Commencer les comics : Tortues Ninja

Commencer les comics : Tortues Ninja

S'il y a bien un univers décalé qui a marqué la jeunesse des enfants nés dans les anneés 80, c'est bien les Tortues Ninja. Il faut dire aussi que la création de Kevin Eastman et Peter Laird est rapidement devenu un phénomène incontournable. Il s'agit d'un univers incroyable qui nous aura tantôt envoyé au paradis (grâce à un bon nombre de séries animées de qualité), tantôt en enfer (coucou, Teenage Mutant Hero Turtle !). Mais bien sûr, au-delà des adaptations plus ou moins réussies, il y a le média originel : le comics. Et si l'univers est plus qu'accessible (surtout comparé à du Marvel ou du DC), un petit guide de lecture ne fait pas de mal !

Les origines

Kevin Eastman et Peter Laird ont créé les Tortues Ninja en 1984. A la base, tout est parti d'une vaste blague. Alors qu'ils tenaient déjà la série Le Fugitoïde, Eastman prend une pause de quelques minutes pour dessiner une tortue. Laird, mort de rire, tente d'en faire une "plus cool". A son tour, Eastman a tenté de faire encore mieux. De fil en aiguille, ils se sont retrouvés avec quatre Tortues Ninja ridicules. Ils rajoutent les adjectifs "mutants" et "adolescentes" ainsi que quelques armes et le tour était joué. Autre preuve que le tout n'était qu'un truc "pour la déconnade", ils en font un pastiche des comic books Daredevil (les origines ou le clan du Foot sont directements tirés de cet univers). Leur idée cartonne et ce, dès le premier numéro. La série est lancée !

Les personnages

Le titre de la série est plutôt clair quant aux personnages que nous allons avoir en face de nous. Il va s'agir d'une fratrie, de quatre tortues mutantes et adolescentes qui pratiquent le ninjutsu. Leur origine peut varier d'une histoire à l'autre mais, le plus souvent, il s'agit de quatre tortues tout ce qu'il y a de plus normales qui ont baigné dans un liquide mutagène. C'est ainsi qu'elles ont développé une morphologie un peu plus "humaine". Pour ce qui est de l'art ninja, il est enseigné par Splinter qui tient le rôle de Senseï et de père de substitution. Grâce à son enseignement, les Tortues doivent, en toute discretion, protéger les rues de New York de ses pires ennemis avec, en tête, le clan Foot dirigé par Shredder. Dès le début, les Tortues portent des noms de peintre de la Renaissance, vivent dans les égoûts et mangent des pizzas. Par contre, ce n'est qu'au fil des années et de l'arrivée des différentes adaptations que les Tortues vont développer des personnalités différentes (à l'origine, elles avaient toutes un bandeau rouge et il n'était pas toujours évident de les différencier les unes des autres malgré les dialogues).

Leonardo : porte un bandeau bleu et combat avec une paire de Ninjato. Il est considéré comme étant le leader du groupe du fait qu'il soit le plus sérieux, le plus équilibré.

Raphaël : porte un bandeau rouge et combat avec deux saïs. Il est souvent considéré comme étant le plus fort de la bande. Par contre, il n'a pas le self control de Leonardo et a d'ailleurs beaucoup de mal à écouter les ordres sans discuter.

Donatello : porte un bandeau violet et utilise un bo pour combattre. Il est le plus intelligent du groupe et préfère discuter ou travailler sur ses expériences plutôt que de se battre.

Michelangelo : porte un bandeau orange et se bat avec deux nunchakus. Le plus souvent, il est décrit comme étant celui qui mange le plus de pizzas et le moins intelligent du groupe (par moins intelligent, entendez qu'il peut être juste moins intelligent que ses frères ou complètement stupide, ce qui ne l'empêche pas d'avoir des coups de génie).

Entourage :

Splinter : Senseï et père de substitution, il entraîne et protège les Tortues. Son véritable lien avec ces dernières, Shredder, Karaï et les humains dépend de la version de l'histoire. Le plus souvent, il s'agissait d'un homme qui portait le nom d'Hamato Yoshi. Au-delà de cela, certaines choses ne changent jamais le concernant notamment son code de l'honneur, son amour pour les Tortues, sa sagesse...

April O'Neil : Première amie humaine des Tortues, elle a souvent un métier qui lui permet de prévenir les Tortues sur les catastrophes imminentes de la surface. Elle possède également une certaine curiosité et une tendance à s'attirer des ennuis. Au-delà de cela, son métier, son âge et son lien avec le ninjutsu dépendent des versions. 

Casey Jones : Un jeune et, le plus souvent, un tocard, qui veut se reprendre en main. Pour cela, il décide de prendre les armes et de défendre les rues des criminels, ce qui finira par le faire rencontrer Raphaël, qui deviendra son ami. Il porte un masque de hockey et se bat, le plus souvent, avec des articles des sport (dont une crosse de hockey). Il est ami avec les Tortues et, fréquemment, le petit-ami d'April.

Vilains :

Shredder : De son vrai nom Oruku Saki. Il est le leader du Clan Foot et n'a qu'une seule mission : éliminer Splinter et les Tortues Ninja. Il possède une armure avec des piques d'où son nom, Shredder, qui signifique le déchiqueteur en français. Le plus souvent, il possède plus ou moins le même niveau de combat que Splinter. Par contre, il n'est pas rare que les Tortues doivent s'y mettre à quatre.

Le clan Foot : Un clan de ninjas à la solde de Shredder. Ils peuvent être de simples combattants pratiquant le ninjutsu ou être des adeptes de la magie noire. De même, ils peuvent être tantôt des humains, tantôt des robots (cela dépend de la version qui elle-même dépend d'une volonté de censurer ou non). Ils sont les ennemis "de base" des Tortues, ceux qui ne font jamais long feu.

Karaï : Fille de Shredder et haut gradée du clan du Foot. Son lien avec Splinter peut varier d'un récit à l'autre.

Bebop et Rocksteady : Sans doute les ennemis les plus connus et les plus appréciés de l'univers avec Shredder, il s'agit des deux hommes de main de ce dernier. Bebop est un homme-sanglier tandis que Rocksteady un homme-rhino. Incompétents au possible, ils avaient pour but, à l'origine, de faire gagner les Tortues sans pour autant que cela soit Shredder qui soit systématiquement mis en échec. A noter néanmoins que, dans le dernier comics en date, ils sont à prendre bien plus au sérieux.

Krang : Son origine dépend de la version. Dans tous les cas, il s'agit d'un extreterrestre venant de la dimension X et qui ressemble à un cerveau avec des tentacules. Son but étant la conquête de la Terre, il peut-être tantôt un allié de Shredder, tantôt un ennemi (sans pour autant devenir l'allié des Tortues). Lorsque Krang est présent dans une histoire, il possède le plus souvent le Technodrome, une Forteresse   de combat mobile gigantesque de haute technologie.

Baxter Stockman : Il s'agit d'un scientifique fou qui finit par devenir un mutant à son tour. Sous sa forme mutante, il devient une mouche anthropomorphique. Il est notamment l'inventeur des Mousers, d'autres ennemis robotiques récurrents des Tortues.

Le roi des Rats : Il vit des les égoûts et a le pouvoir de contrôler les rats. Un pouvoir qui sous-entend qu'il peut tout aussi bien contrôler Splinter.

Points d'entrée : 

Les séries sont présentées dans l'ordre chronologique.

Les Tortues Ninja - TMNT Classics

Synopsis : Un voyage minutieux vers les origines des Tortues Ninja, créées par Kevin Eastman et Peter Laird. Compilant les sept premiers numéros du comic-book de Mirage Studios, accompagnés par la légendaire Micro-Série consacrée à Raphael, cet ouvrage est parfait pour les fans qui veulent revivre les premières heures de gloire des quatre Tortues, et pour les plus jeunes lecteurs qui voudraient tout savoir sur la création de leurs mutants préférés.

Comment je lis ça : Dans la collection Hi Comics (2 tomes parus actuellement en rupture éditeur, ils seront néamoins réédités en septembre/octobre 2021).

Prérequis : Aucun.

L'avis de MDCU : Ce tome 1 nous permet de découvrir les débuts du mythe des Tortues Ninjas qui sont bien différents de celle que connaît le grand public. Et c’est un vrai plaisir de découvrir les premiers épisodes de cet univers. Encore plus en lisant les commentaires à la fin de chaque épisode qui apporte des détails sur la conception des épisodes.

Ces premiers épisodes nous introduisent beaucoup d’éléments qui composeront la mythologie des tortues Ninjas dans les années à venir, avec l’apparition de Shredder, April, Casey Jones, Les Ultroms, les Tricératons ...
L’histoire est très agréable à suivre, on s’ennuie peu et les situations sont propices à l’action avec des moments de calme consacrés à la discussion et aux développements de l’histoire. Le tous servis de dialogues bien écrits, et surprenamment vulgaire par moments. Car oui, les Tortues balancent aisément des insultes. D’ailleurs en plus d’être grossière, elles sont aussi bien violentes.

Pourtant malgré la qualité indéniable de lire un pan de la culture du comics en VF, ce tome n’est pas parfait. Déjà un petit mot pour les dessins, si ils sont de bonne facture, toutes les planches ne se valent pas. Certains décors ou visages ne sont pas aussi réussis que d’autres, il y a quelques inconsistances graphiques dans ces épisodes. Ressenti personnel mais le noir et blanc n’aide pas toujours à savoir quelles tortues est qui, le seul moyen de les différencier c’est quand elles portent des armes et même là ça m’est arrivé de pas bien associer qui et qui.

Au final c'est un véritable coup de cœur d'avoir pu lire ce comics. Hicomics à fait un très bon boulot pour cette édition.

Les Tortues Ninja Ongoing : L'histoire Secrète Du Clan Foot

Synopsis : Avant New-York, avant les Tortues, se jouait l'histoire de deux maîtres du Japon féodal, destinés à devenir Splinter d'une part, Shredder de l'autre. Un magnifique one-shot qui détaille la tragédie derrière la quête de vengeance de l'ennemi juré de nos quatre Tortues préférées.

Comment je lis ça : Dans la collection Hi Comics.

Prérequis : Aucun.

L'avis de MDCU : Erik Burnham est un auteur et dessinateur américain de comics ayant débuté sa carrière dans Shooting Star Comics Anthology, lui ouvrant par la suite les portes de l’éditeur IDW Publishing, en 2008. Là-bas il écrira des comics autour de la célèbre franchise Ghostbusters, avant de passer chez d’autres éditeurs comme Dynamite Entertainment et Marvel Comics. Chez IDW on lui doit encore le comics Retour vers le futur de la saga cinématographique du même nom, Galaxy Quest et Teenage Mutant Ninja Turtles alias Les Tortues Ninja en VF. Cette mini-série a été écrite principalement par Mateus Santolouco, également en charge du dessin.
Si en France, les publication autour des Tortues ne sont pas inédites, cela faisait de longues années que l’on ne les avait plus aperçus en librairie. Précédemment la franchise était publiée chez l’éditeur Soleil, entre 2012 et 2013, avec quatre bouquins reprenant les seize premières aventures des Tortues de  IDW Publishing. À l’automne dernier, l’éditeur français Bragelonne annonce le lancement d’une nouvelle collection dédiée au comics, HiComics, avec à sa tête Sullivand Rouaud, co-fondateur du réseau ARTS (Comicsblog, SyFantasy et 9èmeArt). En tant que grand amoureux des Tortues, Sullivan se devait de rendre les honneurs à nos chères petits reptiles amoureux de pizza. C’est donc le 21 mars denier, que l’éditeur a publié TMNT : La Guerre de Krang tome 1 et TMNT: L’Histoire Secrète du clan Foot. Et c’est sur cette dernière que nous allons nous concentrer aujourd’hui.

Ce récit regroupant 4 numéros publiés en 2011 en VO (inédit en VF), nous narre les origines revisitées de Splinter, maître des Tortues, et Shredder, l’un des vilains emblématiques de cet univers.  Pour comprendre comment a débuté le conflit entre les deux, il faut remonter au Japon féodal (XVIIème siècle), où le guerrier et lieutenant Takeshi Tatsuoprovoqua lui-même la disparition de son clan Yuu à coup de katana et de sabre. Afin de le stopper dans son ascension de violence, le Daimyo Ashikaga Yuu envoya une légion entière de guerriers pour être certain de se débarrasser de lui. Survivant tel le démon qui semblait le posséder durant les combats, Tatsuo ne s’en sorti tpas totalement indemne, mais pu compter sur l’aide d’un être mystérieux pour enclencher sa vengeance. De ce point de départ, le récit alterne entre retour en arrière et présent, avec à New York les Tortues (Leonardo, Donatello, Raphael, Michel-Angelo), accompagné de Splinter, de la journaliste April O’Neil et de Casey Jones, justicier autoproclamé à ses heures. Le groupe assiste à la conférence du professeur Baxter Stockman, auteur de recherche sur l’histoire du clan Foot et ses origines (issus des cendres du clan Yuu)  à travers des artefacts. Ayant eu vent des trouvailles du professeur, Shredder charge alors Karai, sa plus proche alliée, d’aller le trouver afin qu’il se joigne à eux. 
Pour info, mes connaissance sur les Tortues Ninja se limite à la série animée Tortues Ninja : Les Chevaliers d’écaille,des années 80/90 – dont j’étais une grande fan – diffusée à l’époque sur France 2 puis France 3. Si au fil des comics, séries télévisées et films, les origines des Tortues on été aussi diverses que variées, celles dans L’Histoire secrète du clan Foot se veut plus mystiques et intemporelles. Dans cette mini-série, le récit se concentre donc sur les origines de Splinter et de l’ennemi Shredder. Les informations concernant le passé du duo étant rares, il fallait bien qu’on les mette un peu en lumière, non ? La partie flashback est présente à 85% du récit, et c’est certainement la plus dense. Le voyage dans les terres enneigées et montagneuses du Japon se veut à la fois dépaysant et séduisant. En empruntant les codes des récits Japonais le scénariste Erik Burnham offre un bel écrin aux personnages des Tortues, franchise parfois un peu moquée due à son manque de sérieux apparent. Si dans l’ensemble cet univers se veut amusant, l’inclusion du personnage Kitsune (signifiant le Renard ) issu du folklore japonais donne une mythologie solide à la franchise.

À travers la narration, Burnham et Santolouco explorent les conflits familiaux liés à la succession, au conflit entre clans et disciples, et à la réincarnation. Ce dernier point est subtilement amené au fil des cases, donnant une impression de fluidité. La transition entre le passé et le présent, avec nos Tortues, est harmonieuse et la compréhension du récit n’est pas entachée. C’est d’ailleurs, selon moi, un bon point d’entrée pour ceux n’ayant jamais vraiment lu de comics autour de ces personnages, ou même vu les différentes séries et films depuis leur création en 1984 par Kevin Eastman et Peter Laird. Comme dans toute origin story, l’aspect dramatique est bien là et joue sur la psychologie des personnages, notamment Shredder, qui volerait presque la vedette à Splinter et ses disciples.Noirceur de l’âme, jalousie et possession, le personnage de Shredder se veut plus profond et réaliste dans ses monomanies d’humain.
Dans le présent, les Tortues sont un peu comme nous puisqu’elles assimilent les données au même rythme que le lecteur. L’intégration de cette partie permet au récit principal de respirer et de ne pas se noyer dans les différents éléments qu’elle dévoile. De plus la personnalité de chacun de nos héros à carapace est intacte, voguant entre humour, sérieux et envie de casser des dents à coup de battons. 

Le dessin assuré par l’artiste brésilien Mateus Santolouco (Dial H, 2 Guns) met très bien en valeur toute la fresque féodale du récit avec ces créatures fantastiques, ses scènes de combat intense et sanglant sans jamais tomber dans la violence inutile. Le trait se veut précis et dynamique mettent amplement en avant le chara-design des personnages. L’ensemble se veut organique et authentique dans sa mise en page, nous faisant naviguer entre passé et présent sans que le dessin ne souffre de la transition. La colorisation est assurée par João “Azeitona” Vieira (Suffrajitsu Mrs. Pankhurst’s Amazons, Robocop : Memento Mori) épouse parfaitement les courbes du trait de Santolouco, mettant encore plus en lumière le travail artistique aussi bien au premier plan qu’au second plan.
L’édition de HiComics est de bonne qualité, et se voudrait équivalente à celle des éditions Bliss Comics, et presque à celle de Glénat Comics. Le papier étant de qualité, le travail de l’équipe créative est respecté et ne souffre d’aucune coquille. La traduction assurée par les Studios Makma est moderne tout en gardant l’ambiance japonaise antique. On appréciera également le chapitrage des numéros, reprenant soit la couverture du fascicule VO soit une variante. Le seul petit bémol ici est le manque d’édito permettant d’ouvrir le récit sur le contexte de la série et ses Al éas de publications en France. Le nouveau lecteur pourrait peut-être se trouver un peu perdu…
En conclusion, Tennage Mutant Ninja Turtles : L’Histoire secrète du clan Foot est aussi bien une porte d’entrée pour les néophytes, qu’un hommage de toute beauté à deux anciens disciples ninjas qui raviront les fans de la franchise. On y ressent toute l’envie de Burnham et Santolouco d’insuffler du sérieux dans cet univers, que l’artiste brésilien et coloriste Vieira viennent compléter de façon lumineuse.

Les Tortues Ninja Ongoing Tome 0

Synopsis : L’histoire est bien connue : des mutants, un rat géant, quatre frères et l’inévitable Shredder. Et s’il y avait beaucoup plus d’éléments qui font des Tortues Ninja ce qu’elles sont réellement ? Et si Leonardo, Raphael, Michelangelo et Donatello n’étaient pas les seuls à avoir goûté au stupéfiant Mutagen ? C’est ce que vous allez découvrir dans cette édition regroupant les quatre premiers tomes de la série définitive consacrée aux fils de Splinter. Transposés tout droit de leur Japon féodal à un laboratoire de New York, les voilà destinés à déjouer les menaces qui pèsent sur le monde depuis leur base légendaire dans les égouts de Manhattan.

Comment je lis ça : Dans la collection Hi Comics (il va bientôt être réédité).

Prérequis : Aucun.

L'avis de MDCU : Il est toujours délicat de savoir si on doit prendre un tome 0 ou non. Après tout, on a presque l'impression que ledit tome est dans la série mais sans trop y être non plus. Et c'est d'autant plus vrai lorsque l'on ne sait pas exactement à quoi correspond le tome 0. Sauf qu'en l'occurence, ici, on sait exactement à quoi correspond le tome 0. 

Pour faire simple, lorsque l'éditeur a récupéré les droits des Tortues en France, la série avait déjà pointé le bout de son nez en France. En effet, Soleil avait déjà édité quatre numéros avant d'arrêter (parler de "récupération de droit" est donc parfaitement approprié). Hi comics a donc "continué" la publication de Soleil, leur tome 1 équivalant au tome 5 de soleil. Il s'agissait du meilleur moyen pour ne pas à avoir à rééditer les 4 tomes de Soleils qui, en plus, s'étaient déjà bien cassés la figure auparavant. Plus tard, Hi Comics a tout de même proposé un tome 0, un gros pavé qui reprend donc les 4 premiers tomes de Soleil.

Dans les faits, il s'agit donc du véritable début de la série. Un premier pas dans le monde des Tortues qui, sans être exceptionnel, permet de poser les bases et de découvrir les premiers adversaires des Tortues dans cette version. Ce tome 0 n'est pas indispensable pour la suite et n'est pas non plus le meilleur du lot, mais il est tout-à-fait possible de prendre du plaisir à le lire quand même. 

 

Les Tortues Ninja Ongoing

Synopsis : L’histoire est bien connue : des mutants, un rat géant, quatre frères et l’inévitable Shredder. Et s’il y avait beaucoup plus d’éléments qui font des Tortues Ninja ce qu’elles sont réellement ? Et si Leonardo, Raphael, Michelangelo et Donatello n’étaient pas les seuls à avoir goûté au stupéfiant Mutagen ? 

Comment je lis ça : Dans la collection Hi Comics (12 tomes parus).

Prérequis : Aucun (ou le tome 0, à la limite)

L'avis de MDCU : La série régulière qui n'a pas à rougir une seconde des anciennes séries souvent jugées comme étant très bonnes. Ici, vous avez les Tortues que vous avez appris à découvrir dans le dessiné animé mais avec la maturité des anciens comics. Non seulement, c'est bon, mais en plus, c'est riche en rebondissements. Preuve en est, nous en sommes à 12 tomes pour la VF tandis que la VO a passé avec brio le cap des 100 numéros (avec, une fois encore, un incroyable twist à la clé). Le seul défaut de cette série est surtout le fait que ce tome 1 est, peut-être, le moins bon du lot. C'est à partir du deuxième tome que cela décolle véritablement (pour ne plus s'arrêter !). Mais vu la qualité de la série au sens large, vous ne regretterez pas bien longtemps d'avoir commencé avec un tome 1 assez mou. Promis, juré, craché, cowabunga !

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