Scénario : Robert KIRKMAN
Dessin : Charlie ADLARD, Stefano GAUDIANO

La Colline, Alexandria. Quelque temps après la Guerre totale. Une autre vie commence pour les survivants de la terrible bataille qui a opposé Negan, Rick et Ézéchiel. La menace directe de Negan écartée, chacun espère retrouver une existence à peu près normale. Mais c'est compter sans les zombies, le manque de vivres et surtout Robert Kirkman et son sens du drama... Une autre vie commence.
Contient The Walking Dead vol 21 (#127 à 132)

  • Hawkguy
    Hawkguy Staff MDCU

    il y a 6 ans

    On pensait que Kirkman tournait en rond, ce dernier nous contredit avec ce nouveau tome. Nouvelle ère pour la bande de Rick, nouveaux challenges. On redecouvre avec plaisir cet univers post guerre et ses conséquences. A ne pas manquer !

  • Alecs
    Alecs Staff MDCU

    il y a 6 ans

    Je rejoins l'avis de Hawkguy ... je commençais à m'ennuyer dans Walking Dead, Kirkman arrive et nous prend à contrepied et c'est juste génial ! Le début d'une nouvelle ère !

  • Julien
    Julien Staff MDCU

    il y a 6 ans

    Ah ce Robert Kirkman ! Il réussit une nouvelle fois à nous surprendre et à donner un gros coup de fraicheur à sa série, sans qu'on ne s'y attende vraiment. Beaucoup de choses évoluent, que ce soit les personnages ou leur façon de vivre et on prend du plaisir à tout redécouvrir. Mais les auteurs ne nous laissent pas respirer longtemps et préparent déjà la prochaine menace qui s'annonce des plus originales et morbides, même après 130 numéros. Et soulignons tout de même la rapidité avec laquelle Delcourt publie cette série par rapport aux Etats-Unis, il y aura seulement 4 numéros de retard à la sortie de ce tome.

Le précédent tome de Walking Dead résolvait toutes les intrigues en cours et s’achevait sur ce qui avait tout l’air d’être une conclusion définitive. Comment poursuivre la série quand tout a été dit ? Kirkman apporte une réponse imparable en remettant les compteurs à zéro et en explorant de nouvelles pistes. Bienvenue pour un voyage aussi déroutant qu’haletant au pays des morts-vivants.
 

 
On a beaucoup reproché au scénariste de tourner en rond depuis plusieurs années et d’être incapable de retrouver l’intensité de la période "prison-Gouverneur". La série avait fini par redécoller avec Guerre totale qui voyait l’affrontement impitoyable entre les communautés des survivants et celle de Negan. Mais pour résoudre cette intrigue, Kirkman a abattu toutes ses cartes. Pour poursuivre, il n’a donc d’autre choix de partir sur une nouvelle donne. Et il s’y emploie avec brio, prouvant une fois de plus son art de la narration.
 
Tout commence par un nouveau groupe de rescapés. Alors qu’ils se retrouvent en situation périlleuse, ils croisent des visages qui nous sont à la fois familiers et méconnaissables. Par la grâce d’une ellipse temporelle de deux ans, le monde que nous connaissions a profondément changé. Les auteurs s’amusent à déstabiliser le lecteur en dévoilant petit à petit dans un magistral épisode double la nouvelle vie de nos héros : leurs relations, leur rôle dans la communauté, leur personnalité, leur apparence physique… Tous ont évolué, de façon radicale dans certains cas. Et bien plus que les scènes d’action, c’est la découverte du nouveau statu quo qui tient en haleine le lecteur. Après 12 épisodes de guerre, le retour des scènes intimistes, toujours aussi justes, permet de renouer avec les personnages que l’on aime, bien qu‘ils soient devenus différents.



Pour autant, Kikrman n’oublie pas d’insuffler du suspense dans ce volume. En offrant à ses protagonistes ce qu’ils désirent, il leur donne surtout quelque chose à perdre. Et ce nouveau bonheur, si réconfortant, deviendra source d’angoisse lorsqu’il sera menacé. Quelle forme prendra le danger ? C’est l’un des enjeux majeurs de ce tome : développer des intrigues qui sauront nous donner envie de poursuivre l’aventure, et surtout qui prouvent que la série peut se renouveler. Là encore, la maestria du scénariste fait mouche. Tel un prestidigitateur, il détourne l’attention en nous lançant sur une piste que l’on croit déjà avoir explorée pour mieux frapper là où on ne l’attend pas. En une page, il remet en cause tout ce que l’on croyait savoir. Une révélation qui nous glace le sang et nous emmène dans une direction inédite… jusqu’à ce que l’horreur nous étreigne dans le coup de théâtre final.
 


Même si ce tome apporte une rupture narrative, le graphisme reste dans la continuité des précédents, les seuls changements visuels concernant le look de certains survivants et la maquette des couvertures aux États-Unis. Toujours accompagné de Stefano Gaudiano à l’encrage, Charlie Adlard reste fidèle à lui-même : visages expressifs, usage approprié des pleines pages et doubles pages, découpage efficace qui rend la lecture fluide. Le dessinateur se met entièrement au service de l’histoire et ne montre aucun signe de faiblesse après plus de 10 ans sans interruption. Peu dans l’industrie des comics peuvent se targuer de réussir pareil exploit.

Pour l’édition française, Delcourt n’a pas pris le risque de changer la police du titre sur la couverture. C’est à l’intérieur que l’on découvre une nouveauté que l’on aurait aimé voir plus tôt : les couvertures des épisodes sont enfin reproduites dans leur intégralité et en couleurs, dans un cahier sur papier glacé. Et parce qu’une bonne nouvelle ne vient jamais seule, l’éditeur profite de la sortie ce volume pour publier la version crayonnée des douze épisodes précédents (soit l’intégralité d’All Out War) dans un format plus luxueux sous le nom Walking Dead, L'ultime Combat. Une « artist edition » qui permettra aux fans de redécouvrir le travail de Charlie Adlard.

En Résumé

 

LES POINT FORTS

- De la nouveauté
- Des surprises et rebondissements
- Un retour au meilleur niveau

LES POINT FAIBLES

- Kirkman risque de décevoir si la suite n'est pas du même niveau

 

5

Excellent !

Conclusion

C’est donc à un renouvellement à la fois audacieux et inévitable que s’est livré Kirkman. Il remporte haut la main son pari et retrouve les sommets de son inspiration. Nouveau départ pour les anciens lecteurs et point d’entrée idéal pour les nouveaux, ce tome 22 s’impose comme un incontournable.