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Hellboy - Dossiers Secrets: Raspoutine
  • yann2440
    yann2440

    il y a 2 mois

    Malgré une couverture mettant en avant Raspoutine, le personne se fait rare dans ce volume portant son nom. Je m'attendais vraiment à lire quelque chose sur l'histoire ou l'origine du personnage dans l'univers hellboy. Au final on a droit à une histoire d'espionnsage qui se passe en France et en Angleterre pour laquelle j'ai eu beaucoup de mal à me passioner.

Une Touche De Couleur
  • Jeff
    Jeff Staff MDCU

    il y a 2 mois

    C'est un fait. Avec un tel synopsis, on a l'impression que l'auteur en fait des caisses et que l'on peut déjà sortir les violons. Rassurez-vous, rien ne serait plus faux. En fait, cela fait sans doute un sacré bout de temps que nous n'avons pas eu droit à un livre aussi sincère. Vous l'aurez compris, il s'agit ici d'un livre "tranche de vie" (on peut même dire que l'on est dans l'autobiographique puisque l'auteur nous livre ici sa jeunesse). Et le point fort réside dans le fait que chaque page transpire la douceur et la sincérité. Vous prendrez de plein fouet la naïveté de l'enfant et la froideur de l'adolescent. Tout ceci est possible grâce à plusieurs points. Tout d'abord, bien évidemment, le narrateur est l'auteur du livre. Il utilise donc constamment le "je", ce qui créé un lien évident avec le lecteur. Ensuite, les anecdotes sont extrêmement parlantes. Lorsque Jarrett parle de ses grands-parents, il parle de la guerre, de la séparation, des mariages de l'époque, de l'argent... Le genre d'anecdote qui refait de temps en temps surface lors des repas de famille. Tout cela pour dire qu'il est possible que vous ayez déjà entendu ce genre d'anecdotes de la bouche de votre tante ou de votre grand-père. Voici un exemple tout bête : "Elle voulait appeler le bébé Holly, car elle avait toujours adoré ce prénom. Mais la voisine d'en face avait un chat nommé ainsi. Alors ils ont décidé de l'appeler Lynn". Qui n'a jamais entendu une histoire de ce genre ?
    L'autre point fort majeur est le fait que l'auteur décrit les personnes qui l'entourent comme elles le sont / comme elles l'étaient. Il ne semble y avoir ni édulcoration, ni diabolisation. Il faut prendre les personnages comme ils viennent avec leur complexité, leurs nombreuses qualités et leurs nombreux défauts; Vous pouvez très bien adorer un personnage et le détester la page d'après. En somme... comme dans la réalité donc. Ce n'est pas tant le personnage que vous aimez mais plus une facette de ce dernier. Or, il est peu probable que vous appréciez toutes les facettes d'un personnage (ou d'une personne). Cette approche rend certaines scènes d'autant plus fortes comme la scène de la peluche pour ne citer qu'elle. Ajoutez à cela des dialogues forts, des mots qui ne sont mâchés ("ça vous tuerait de vous marier avant de commencer à pondre ?") et vous vous retrouvez une bande dessinée qui sort réellement du lot.
    Par contre, pour ce qui est de la partie graphique, c'est déjà un petit peu plus litigieux. En fait, le travail présenté est bon. De plus, il colle plutôt à l'oeuvre en général et aux thèmes abordés mais cela n'enlève rien au fait que la technique utilisée reste peu conventionnelle. Et comme d'habitude, lorsque ce n'est pas conventionnel, il y a des chances que cela dérange. En fait, l'auteur réalise toutes les pages à la peinture à l'huile (ndlr : j'espère ne pas me tromper...). Il y a donc un effet brouillon/flou. Et autant le dire tout de suite, tout le livre est ainsi. Si vous n'aimez que les cases avec le classique crayonné/encrage/colorisation, ce n'est peut-être pas un livre pour vous. Pour tous les autres... foncez ! D'autant plus que la partie graphique possède bien moins de limites que l'on pourrait le croire. Il n'y a qu'à voir les scènes de cauchemars du personnage principal qui permettent à l'auteur d'avoir une approche différente et qui sont très efficaces. A noter que c'est le scénariste qui fait le dessin. Or, on vous a expliqué combien la sincérité était omniprésente dans ce livre. Il est donc tout bonnement impossible de remplacer les dessins sous peine de perdre de cette sincérité, justement.
    En bonus, vous trouverez les notes de l'auteur, les note techniques ainsi que les notes de la traductrice. A titre personnel, je pense que tous ces éléments font partie intégrante de l'oeuvre. C'est notamment dans cette partie que l'on découvre pourquoi "une touche de couleur" ou encore pourquoi cette cover.

Bone Parish Tome 01
  • Jeff
    Jeff Staff MDCU

    il y a 2 mois

    Bone Parish est... glauque. Foutrement glauque. C'est sans doute le comics le plus glauque sorti en 2020 jusque-là. Il faut dire aussi que le point de départ est assez fou : utiliser les cendres des défunts comme une drogue. Autant dire que si votre vie se résume à Mary Poppins et à Oui-oui, ce titre n'est définitivement pas pour vous. De plus, le scénariste parvient à mettre en place pas mal de choses qui découlent du synopsis : consommer les cendres du défunt revient à vivre le passé de ce dernier, recherche de cendres de célébrités (mais aussi de maître vaudou ou d'actrice porno), trafic de cadavres etc. Tout ceci en plus, bien évidemment, de tout ce qui touche à l'univers même de la drogue à savoir la dépendance, le marché, les risques et tout ce qui s'en suit.
    De plus, au-delà de l'idée de base, le scénariste prend le temps de développer les différents personnages notamment la famille qui tient le business en question. Une approche assez singulière qui permet d'aller encore plus loin dans cet univers noir et de mettre en avant de nombreux thèmes. Le tout est accompagné de dialogues assez percutents et il n'est pas rare d'avoir un petit pincement au coeur notamment lorsqu'un personnage déclare "sans mes secrets, je ne suis rien pour cette famille". 
    Bref, un premier opus complet qui est sans doute aussi addictif que la cendre. 
    Pour ce qui est de la partie graphique, le travail proposé est plutôt bon et, surtout, accompagne parfaitement le scénariste dans ses délires les plus tordus. Le style réaliste jouant énormément sur les ombres accompagne parfaitement l'ambiance morbide déployée par l'auteur. Même chose pour les covers qui sont, pour la plupart, plutôt bien trouvées.
    En bonus, vous trouverez les covers ainsi que les biographies des auteurs.

Gaijin Salamander
  • Jeff
    Jeff Staff MDCU

    il y a 2 mois

    On serait tenté de dire que l'on a remplacé les Tortues par des Grenouilles et les Ninjas par des Samouraïs, mais rien ne serait plus faux. Les deux n'ont strictement rien à voir. Pour les Tortues Ninja, vous avez un comics avec une grosse dimension WTF dans lequel les Tortues sont présentes au milieu des humains tandis que, pour Gaijin Salamander, c'est l'intégralité des personnages qui sont transformés en animaux.  Une approche singulière, plutôt rare et qui, pour le coup, possède quelques avantages. Le premier est que l'on peut mettre en avant des personnages qui se font coupés en petits morceaux sans aucun problème (même si, l'impact des cases en question perd en force, bien évidemment). Le second, plus important, permet de renforcer justement cette idée de "Gaijin" qui, pour rappel, veut dire "étranger". Or, représenter un étranger aurait peut-être été délicat. Ici, il n'y a plus ce problème puisque l'étranger est tout bonnement représenté par un animal différent de ceux qu'il affronte. Dans le même ordre d'idée, étant donné que tous les personnages sont des animaux, cela fait également du lecteur un étranger par rapport à l'oeuvre, ce qui lui permet de se mettre plus facilement à la place du gaijin.
    A côté de cela, le récit est complet et très bien narré. Le Japon médiéval est très bien retranscrit, tout comme le monde des samouraïs au sens large. Le vocabulaire utilisé contribue également à l'ambiance générale de l'oeuvre ainsi qu'à la cohésion de l'univers. Les dialogues sont plutôt bons et les pistes de réflexions intéressantes. On ne s'ennuie pas et ce, malgré un rythme général plutôt lent.
    Concernant la partie graphique, le travail proposé est très bon et ce, que cela soit au niveau des dessins ou de la colorisation. Le découpage et la mise en scène sont très bons et les animaux sont très bien représentés. Notons tout de même une petite incohérence. En effet, assez rapidement, les auteurs ont recours à un copier/coller de cases. C'est un procédé déjà vu, très pratique et qui, lorsqu'il n'est pas omniprésent, ne dérange pas outre mesure. Le problème, c'est qu'il n'est pas vraiment possible de copier-coller dans certains cas. Ici, nous sommes dans l'un de ces cas et ce, à cause de la pluie. Le dessinateur a, par la force des choses, fait tomber la pluie exactement au même endroit et ce, à plusieurs reprises (ce qui n'est pas possible). L'autre explication serait que le personnage a effectué plusieurs mouvements de combat en une fraction de seconde (ce qui n'est pas possible non plus). Bien sûr, il ne s'agit pas vraiment d'un point négatif, plus d'une anecdote.
    Notons la présence d'un petit lexique en fin d'ouvrage afin d'avoir quelques informations sur les termes utilisés (gaijin, shogun etc). Il faut juste avoir le réflexe de chercher le lexique avant de commencer la lecture.

Daybreak
  • Jeff
    Jeff Staff MDCU

    il y a 2 mois

    Daybreak est un comics aussi déroutant que bon (et par bon, entendez en réalité "très bon" ou même "excellent"). Le synopsis est assez simple en fait : il y a des choses dehors qui bouffent les vivants. Donc vous vous planquez avec les quelques autres vivants qui restent et vous essayez de trouver de quoi survivre. En somme, il s'agit d'un survival tout ce qu'il y a de plus classique. Sauf qu'il s'agit là de la seule "banalité" de ce comics. Pour tout le reste, c'est un festival d'originalité et de prises de risque. Tout d'abord, l'approche. Vous commencez par une simple rencontre : un homme avec uniquement un bras. On ne connait pas ses arrières-pensées mais il reste sympathique et extrêmement bienveillant. On ne sait pas trop quelle direction le comics va prendre mais, entre tous les "entrez, entrez, faites comme chez vous", on vous parle rapidement de "sécurité" et de "tour de garde". Il y a donc clairement quelque chose qui ne colle pas et qui intrigue. Et la première attaque, à la fois incroyable et expéditive, termine d'accrocher le lecteur. Voilà les premières pages du comics.
    L'autre point fort du récit est la narration. En fait, tout le comics utilise le point de vue interne. Pas d'intervention du narrateur et pas d'intervention de votre part. Vous êtes à la place d'un personnage (toujours le même), vous voyez ce qu'il voit (on ne sait donc pas à quoi vous "ressemblez"), mais vous ne dites rien. Cette approche sous-entend également que le personnage que vous venez de rencontrer est, indirectement, dans un monologue continuel puisque vous ne répondez jamais. On pourrait même penser que vous n'existez pas, que tout se passe dans la tête du personnage que vous venez de rencontrer mais il n'en est rien car il y a effectivement quelques preuves de votre existence. Donc, lorsque le personnage vous pose une question puis rebondit sur votre réponse, vous avez bel et bien répondu. C'est juste que le lecteur ne voit jamais les réponses en question. C'est un petit peu comme dans certains anciens jeux vidéo. C'est une approche peu commune qui va conditionner toute votre lecture. Et c'est également ce qui va la rendre si intéressante.
    Les créatures à l'extérieur ne sont pas très présentes et frôlent le prétexte. On ne sait rien sur elles et, finalement, on s'en fout un peu. Ce n'est pas ce qui est le plus important et l'auteur le fait bien comprendre. A côté de cela, vous avez des personnages intéressants, de bons dialogues, des retournements de situation plutôt sympathiques et les scènes fortes laissent, de temps en temps, place à des scènes plus légères, parfois drôles. Le point de vue interne adopté renforce la proximité avec le lecteur et permet d'entrer très vite dans l'univers de Brian Ralph. D'ailleurs, ce n'est pas plus mal que l'on entre vite dans le vif du sujet car le comics se lit extrêmement vite.
    Pour ce qui est de la partie graphique, le travail proposé est très différent de ce que l'on a l'habitude de voir. Les dessins ne sont pas aussi détaillés que dans un comics ordinaire mais ils restent plus détaillés que dans de simples croquis. C'est un style particulier, sans prétention et qui ne nécessite pas un grand temps d'adaptation. De manière générale, le tout est plutôt bon. Le fait que tout soit réalisé d'un point de vue interne fait que l'on ne peut pas se permettre de grosses folies en terme de mise en scène et pourtant, cette dernière reste particulièrement soignée. Enfin, à noter que le comics est intégralement en noir et blanc et offre quelques jeux d'ombres bien sympathiques.
    La cover qui est très révélatrice de la partie graphique mais également de l'ambiance du comics au sens large. Elle semble ne rien raconter alors que, justement, elle en dit long. Il s'agit d'une cover parfaite pour ce comics.
    Nous allons terminer par le lien avec Netflix. Delcourt a placé une petite étiquette sur le comics signalant que le comics a été adaptée en série TV par Netflix. C'est un fait. Je tiens juste à préciser que je ne connais que le comics. Je ne connais pas la série TV et je ne peux donc pas faire de comparaison. Néanmoins, au vu du résumé de la série Netflix, on dirait bien que l'on s'éloigne quand même pas mal du comics mais à nouveau, je ne l'ai pas vu, je ne peux pas l'affirmer.

Bêtes De Somme T02 - Surveillance De Quartier
  • AfA
    AfA Staff MDCU

    il y a 3 mois

    Voici une pépite qui risque de passer inaperçue. Et pourtant, quel gâchis ce serait. Bêtes de somme est un mélange assez unique entre la fable animalière et l'horrifique, le tout sublimé par les aquarelles de Jill Thompson. On en ressort charmé, touché, surpris du ton adulte de certaines histoires. Sortez des chemins battus, vous ne le regretterez pas. 

Fcbd2020 - Bone
  • Julien
    Julien Staff MDCU

    il y a 3 mois

    Pour ceux qui hésiteraient encore à se lancer dans ce chef-d'oeuvre, jetez-vous sur ce premier numéro, vous aurez un aperçu de l'univers et de l'humour de Bone. Sans pour autant être préparés à ce qui vous attend avec cette folle série !

Invincible - Intégrale T01
  • The Batman
    The Batman

    il y a 15 jours

    La série commence dans la banalité super-héroïque la plus totale pour finalement nous faire chavirer sans crier gare avec un retournement de situation bienvenu et qui nous prouve que cette série Invincible veut nous présenter un univers où tout peut chambouler à tout moment.