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Delcourt

1 / 1 (2018)

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19 / 29 (2007)

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29 / 29 (2007)

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20 / 29 (2007)

Oblivion Song 01
  • Sofia
    Sofia Staff MDCU

    il y a 14 jours


    Robert Kirkman est un scénariste de comics américain né en 1978. C’est au lycée qu’il fera une rencontre particulière, celle d’avec Tony Moore, qui donnera naissance bien plus tard à leur collaboration sur The Walking Dead. Souhaitant travailler dans l’univers des comics, il devient vendeur dans une boutique de comics, après le lycée. Son premier travail est une parodie de super-héros appelée Battle Pope sortie en 2000. C’est d’ailleurs le premier projet en duo avec Moore. Par la suite Kirkman se fera remarquer par Erik Larsen, connu dans les comics pour ses travaux sur Spider-Man chez Marvel mais surtout comme l’un des fondateur de Image Comics. Cette rencontre fera entrer Kirkman chez cette même maison d’édition avec un scénario intitulé Super Patriot, dessiné avec Cory Walker. En 2002, les deux artistes créeront le titre Invincible terminé en février 2018. En 2003, Kirkman et Moore s’associent pour The Walking Dead, mondialement reconnu notamment grâce à son adaptation en série télévisée AMC, depuis 2010. On Mais le monsieur ne se résume pas uniquement à ce titre zombiesque, puisqu’il a écrit Outcast, Haunt, Tech Jacket, ou encore Thief of Thieves. 
    Oblivion Song est la dernière série en date de l’auteur, paru en VO chez Image sous le label Skybound appartenant à Kirkman. Il est accompagné par l’artiste Lorenzo de Felici, et édité en France chez Delcourt avant même sa sortie aux États-Unis ! Si The Walking Dead connaît un succès retentissant aussi bien sur papier qu’à l’écran, je dois avouer que moi et les zombies on ne s’aime pas. Je n’ai donc jamais lu ou vu The Walking (enfin si les deux premiers épisodes), mais ce n’est vraiment pas pour moi. Pourquoi ? Simplement parce que je trouve les zombies assez ennuyeux et pas des plus intéressants. Par contre, j’aime bien la série télé iZombie ! De Robert Kirkman, je ne connais que le titre Invincible, que j’ai apprécié, mais dont je n’ai pas continué la lecture.

    Oblivion Song est un titre à l’ambiance très SF post-apocalyptique, se déroulant dix ans après que 300 000 habitants de Philadelphie, aux États-Unis, aient disparu dans une autre dimension, surnommée Oblivion, peuplée par des créatures dangereuses. Seul un homme, Nathan Cole, scientifique se dressera contre le gouvernement qui a abandonné le programme de sauvetage, en explorant la jungle afin de retrouver des survivants et les ramener avec lui. Mais ceux-ci veulent-ils vraiment repartir ? 
    La grande qualité du titre est d’arriver à parler de l’être humain et de sa psychologie face à un cataclysme sans précédent. D’un côté, dans la Philadelphie normal, chacune des personnes présente dix ans auparavant se souviens de ce jour qui a vu une partie des habitants disparaître. Amis, familles, amoureux,… certains ont perdu des êtres proches sans jamais savoir s’ils étaient encore en vie ou non. Nathan, lui, est dans le même cas, puisqu’il ne sait pas ce qu’est devenu son frère, Ed. Nourrissant l’espoir de le retrouver, malgré le temps qui passe, il n’abandonnera jamais. Dans la dimension Oblivion, les jours et les nuits se ressemblent, les quelques personnes que Nathan croise fuient ces étranges créatures sans formes précises mais mortellement dangereuses dans leur action. En les sauvant, Nathan est persuadé de faire le bien. Mais comment faire pour retrouver sa vie d’avant dite de normal et oublier des années d’errance où l’esprit à très souvent flirter avec la folie ? C’est ici, que le talent scénariste de Robert Kirkman prend tout son sens.

    À travers un récit de science-fiction, l’auteur arrive à intégrer de façon cohérente et très intéressante les notions d’humanité et instinct de survie. En parallèle à Nathan nous suivons deux collègues, mari et femme, Bridget et Duncan, ce dernier étant lui-même un rescapé de Oblivion. Bridget est une femme qui vit dans l’ombre de son passé, puisque même après un retour à la vie normal, son mari garde encore les séquelles psychologiques. On peut ici voir une allusion aux soldats retournant à leur vie civile, aux réfugiés de guerre ou survivants d’attentats terroristes. Est-ce être lâche que de vouloir vivre une vie épanouie sans les flashbacks et traumatisme que l’autre à subit ?
    Les six chapitres de ce premier tome permettent de bien mettre en place les différents éléments de l’intrigue, en prenant le temps d’explorer la vie des deux côtés. Quelques surprises, notamment la fin, viendront ouvrir le champ des possibilités scénaristes sans que le lecteur ne sache vraiment encore à quelle sauce Kirkman va nous cuisiner.
    La partie graphique est assurée par Lorenzo De Felici, un nouveau venu dans les comics, ayant illustré les couvertures de quelques numéros de Manifest Destiny, Birthright, Invincible, ou encore Redneck (à venir chez Delcourt). Le trait de l’artiste colle bien à l’atmosphère parfois “peu ragoutante” notamment au niveau de la représentation de la dimension Oblivion. Toutefois, le physique des créatures aurait mérité plus de solidité, le côté brouillon n’aidant pas à se faire une humble idée de la dangerosité qu’elles représentent. Le charadesign est assez bon, et les quelques planches centrées sur le visage des personnages sont particulièrement réussies. La colorisation est de Annalisa Leoni (Dylan Dog, Ringo, Orphelins) et adhère bien au dessin de Felici. Les teintes oscillent entre le vert et le jaune, offrant un rendu visuellement assez prenant.

    L’édition de Delcourt ne présente aucun bémol. Le format cartonné est de qualité, et met bien en valeur le travail de l’équipe créative. La traduction de Lucille Calame est bien menée du début à la fin.En fin de tome, vous pourrez découvrir les couvertures de chaque numéro VO.
    En conclusion, Oblivion Song de Robert Kirkman présente une intrigue intéressant intégrant plusieurs genres à celui de la science-fiction comme l’aspect militaire et politique. Dans sa narration, les protagonistes, aussi bien centraux que secondaires, se présentent comme un véritable atout, bénéficiant de plusieurs degrés de lecture selon leurs motivations et passé. À la vu des dernières pages, « Le chant de l’oubli » de Kirkman et Felici promet des surprises intéressantes pour la suite… À suivre donc.

Luther Strode 3. L'héritage
  • Stéph
    Stéph

    il y a 1 mois

    Luther Strode Tome 3 est le volume que j’ai le plus apprécié de cette série. Enfin les personnages sont un minimum développé ce qui donne de la consistance à l’histoire. Le seul bémol à ce troisième opus, c’est l’action qui est toujours aussi bouillions.
     

Walking Dead Prestige Vol Vii
  • AfA
    AfA Staff MDCU

    il y a 1 mois

    La série retrouve un rythme de croisière confortable avec ce volume, mais sans jamais arriver à retrouver les sommets atteints avec le Gouverneur. Une lecture qui reste solide sur le long terme et dont l'efficacité de la narration reste intacte. Un succès mérité.

Walking Dead - Negan
  • Alecs
    Alecs Staff MDCU

    il y a 1 mois

    Une histoire sur le passé de Negan. Très sympa de découvrir Negan avant qu’il ne devienne le Negan que l’on connait. On en vient presque à s’attacher à lui. Presque. Une histoire pas indispensable mais un bon complément pour parfaire le background des persos de Walking Dead

Genius
  • Anthony Soiky

    Une sorte de Will Hunting en mode gansta. L'histoire ne m'a pas particulièrement branché, un quartier qui veut vivre dans le non droit, mené par Destiny, dont l'intelligence lui permet de faire face aux autorités. Cela manque de contexte qui amène ce quartier à vouloir vivre ainsi, et j'aurais voulu en savoir plus sur les origines de Destiny. Il y a quelques flashbacks mais cela reste peu approfondi. Ne pas se fier à la couverture qui est sublime, les dessins sont assez basiques, ils retranscrivent cependant bien l'ambiance. Lecture pas indispensable. 

Redneck 01
  • Sofia
    Sofia Staff MDCU

    il y a 14 jours

    Redneck est un comic book publié en 2017 par Skybound Entertainment et Image Comics. Le scénario est signé Donny Cates, ayant fait ses débuts avec les titres Buzzkill, The Ghost Fleet ou encore The Paybacks. Il a également travaillé chez Marvel (Doctor Strange, Thanos) ou encore sur quelques numéros des séries de chez Valiant. Actuellement on lui doit les séries God Country et Redneck, toujours en cours aux USA. L’auteur vit actuellement à Austin au Texas avec sa femme et son chat. Le dessin est signé Lisandro Esthereen (The Last Contract), avec les couleurs de Dee Cunniffe (The Wicked + The Divine, Paper Girls). En France, le premier tome de Redneck est paru en avril dernier chez Delcourt Comics.

    L’histoire débute à l’est du Texas dans une bourgade parmi la poussière, l’humidité et les champs sauvages. Dans une petite ferme vit la famille Bowman, ayant la particularité d’être des vampires, propriétaires d’un bar-grill, mais ne se nourrissant que de sang d’animaux. Là-bas, ils tentent de faire profil bas pou ne pas attirer l’attention sur eux, mais surtout de cohabiter ensemble. Parce que ma foi, avec des vampires aux caractères forts bien distincts et aux envies différentes, les tensions sont inévitables. Mais lors d’une sortie au strip club de la ville, trois des jeunes Bowman vont tomber sur le clan ennemi : Les Landry. Ayant toujours trouvé un terrain d’entente pour ne pas se marcher dessus, mais suite à la mort d’un des leurs, les Landri déclarent la guerre aux autres.

    Les vampires ont toujours su plaire au public, et cela depuis la nuit des temps comme le prouve l’intemporel Dracula de Bram Stoker. On peut même dire qu’un genre à part entière s’est créé au fil des années, évoluant dans différents sous-genres comme la romance, l’horrifique, le surnaturel, la science-fiction, et j’en passe. Dans les comics, les vampires trouvent une place de choix avec des titres tels que American Vampire, Graveyard Shift, The Strain, et d’autres, pourvus aussi bien de qualités que de faiblesses. Alors où placer Redneck dans le tableau ?

    Le scénario de Donny Cates se veut très proche de la nature même d’un vampire à savoir dans l’horreur tout en y injectant l’atmosphère suante d’un état comme celui du Texas, où les rivalités sont nombreuses. L’importance de la famille et du respect des lois qui érige une communauté est également de mise ici, et qui voit celui qui ne rentre pas dans les rangs se faire mettre à la porte. Le récit nous est narré par le vampire Bartlett, considéré comme l’oncle un brin bougon au physique proche d’un fermier ayant déjà bien roulé sa bosse. Dans la maisonnée vit la petite Perry, possédant le don de pouvoir lire les pensées des autres, ce qu’elle ne se gêne pas de faire à longueur de temps. Nous avons aussi le père JV tentant de faire respecter l’ordre dans sa famille, les éternels adolescents Slap, Seamus et Greg. Une famille quasi 100% masculine qui se complète avec le Grand-Père vivant reclus au dernier, tant ses idées et racines ancestrales de vampires pourraient compromette la sûreté du clan.

    Dans cette trame scénaristique déjà riche en hémoglobine, l’auteur prend le temps d’installer des protagonistes au statut spécial comme les deux humains à la solde de JV, aidant à faire prospérer les affaires de la famille tout en les fournissant en sang. On peut aussi évoquer la mise en lumière d’une partie de la société parfois montrée du doigt pour leur manque de motivation ou leur mode de vie plus implicite. Chapeau de cowboy, salopette sale, moustache, crâne rasé, casquette de routier vissé sur la tête sont les accessoires de mode de nos vampires et autres habitants. Entre les plus anciens et les plus jeunes, les valeurs et envies de libertés sont très différentes créant des conflits en interne, mais aussi des interrogations concernant leur futur. Bartlett, servant de narrateur, trouvera une certaine place auprès du lecteur qui sera souvent témoin des mises en accusations dont il fait preuve de la part des autres. Perry, saura apporté un peu de douceur dans cet univers de violence, où la part d’horreur trouvera son nom en le Grand-Père de la famille. Rien que graphiquement ce dernier se présente sous une forme décharnée, squelette apparent, rappelant bien les très anciens vampires comme on a pu le voir dans la saga Underworld, par exemple.

    Le dessin de Esthereen retranscrit très bien à toute l’atmosphère que dégage le récit et les personnages mis en place par le scénariste. C’est lourd, sale et sanguinolent. Le trait se veut rugueux, et il faut dire qu’il ne plaira pas forcément à tout le monde au premier regard. Le découpage se veut classique mais efficace, tout comme le décor. La colorisation de Cunniffe accentue l’effet de violence et de sang qui gicle, tandis que d’autres corps brûlent sous un arbre. C’est sombre et chaotique mais délicieux. L’édition de Delcourt est dans la ligne de ce qu’ils font d’habitude, cartonné solide, impression de qualité et galerie d’illustrations en fin de tome.

    En conclusion, ce premier tome de Redneck s’inscrit dans un récit vampirique de qualité sans pour autant révolutionner le genre. En revanche, il ravira les fans de créatures suceuses de sang auquel Twilight et autres versions édulcorés ont putfaire grimacer. Le récit de Donny Cates est donc un hommage traditionnel au genre, qui se veut violent et polariser de manière à ce que le lecteur y trouve son compte, tout en y mêlant valeurs familiales et personnelles. Et on peut dire que ça fonctionne.

Fathom 1 : A L'aube De La Guerre
  • Anthony Soiky

    3 étoiles surtout pour les dessins de Turner, toujours aussi magnifiques. L'histoire ne m'a pas emporté, il y a 3-4 camps différents, c'est un peu dur de s'attacher aux personnages pour l'instant. Aspen, sensée être l'héroïne, n'est pas très présente dans ce premier tome. Tout cela sera peut-être plus développé dans les prochains tomes, mais je ne suis pas sûr de poursuivre la série. 

Strange Fruit
  • Anthony Soiky

    Graphiquement, c'est magnifique, chaque planche est un véritable tableau d'artiste. L'ambiance Mississipi des années 20 est bien retranscrite. Mais j'ai été déçu de ne pas assez voir le personnage central, l'homme noir qui arrive dans la ville et qui sème l'admiration ou la peur chez ses habitants. J'aurais voulu plus de révolution, et la fin tombe au moment où je commençais à savourer. Donc une fois le livre refermé, beaucoup de frustration !