[Review VF] Batman Damned

[Review VF] Batman Damned

La review du jour est un titre proposé par Urban Comics. Il s'agit de Batman : Damned, écrit par Brian Azzarello et dessiné par Lee Bermejo. Il est sorti le 25 octobre pour 15.50€. Il contient les titres US Damned #1-#3.

Le Joker est mort.
C'est désormais une certitude.
Mais qui, de Batman ou d'une menace autrement plus malfaisante, a pu mettre fin au règne de terreur du clown criminel ?
Batman, retrouvé inconscient près du corps de son ennemi, est incapable de mettre ses souvenirs en ordre. Pire, il en vient à douter de la réalité elle-même. Pour l'accompagner, et le perdre un peu plus, le justicier reçoit l'aide providentielle de John Constantine au cours d'une enquête qui l'amènera à frayer avec les forces mystiques tapies au coeur de Gotham.

 

Batman : Damned est ce genre d'oeuvre qui, sitôt annoncée, est attendue au tournant par tous les fans du Chevalier Noir . Il faut dire aussi que le synopsis est alléchant mais qu'il est également possible de se casser très vite les dents dessus. Après tout, il y a beaucoup de choses à faire dans une histoire qui commence par "Le Joker est mort". Est-ce que les auteurs s'en sont bien sortis ? Oui... et non. L'un des deux auteurs a bien géré sa partie, l'autre un petit peu moins. Pour rappel, les deux auteurs ont déjà bossé ensemble sur l'univers de Batman . En effet, ils étaient en charge de Joker , un livre très souvent salué mais qui avait également été accompagné de son lot de critiques.

C'est la fin du cauchemar dans lequel est plongé Gotham depuis des décennies.

Une fois n'est pas coutume, nous allons commencer par la partie graphique dans le sens où elle est tout bonnement irréprochable. Les dessins de Lee Bermejo sont reconaissables entre mille et sont dans la continuité de ce qui a été fait sur Joker . Il n'est pas rare de rester bloqué sur une case montrant, par exemple, une simple chauve-souris tant elles sont superbes (mais on peut penser également à la case de la cigarette allumée). La double page du livre 3 avec Swamp Thing vaut de l'or. De manière générale, on retrouve l'univers un peu crasseux de Joker mais tout en s'en éloignant tout de même. Ceci est possible grâce à Constantine qui donne une dimension plus onirique à cette oeuvre qui, de ce fait, s'éloigne du côté très terre-à-terre que l'on avait dans Joker . Pour le reste, les décors, les tenues vestimentaires, les personnages féminins, le découpage... tout est à saluer. Même chose pour les covers d'ailleurs. Toujours réalisées par Bermejo, elles sont toutes superbes. Mention spéciale à la cover non-utilisée du premier numéro et mettant en avant une chauve-souris.

Ça me rappelle une vieille blague. Deux fous qui jouent avec le rayon d'une lampe. J'ai plus les détails en tête.

Pour ce qui est du scénario, c'est déjà un petit peu plus discutable. La narration est superbe, l'intervention du narrateur est bien dosée, le synopsis laisse rêveur mais le tout manque de force et même, finalement, de retournements de situation. En fait, le scénario est sans doute sauvé du fait qu'il fasse partie du fameux Black Label, ce qui place cette histoire en dehors du DC Universe. Cette annonce, au-delà de faire un gros fuck à la continuité, permet également de prévenir le lecteur que cela sera différent. Une carte très bien exploitée par Brian Azzarello qui multiplie les mises en scène et les phrases "choc". Ainsi, nous avons quelques phrases qui vendent clairement du rêve comme celle que vous allez trouver ci-dessous. Cela a l'air de rien, mais cela donne un sacré impact à l'ensemble de l'oeuvre.

Va niquer ta reine, l'anglais.

En parallèle, vous avez également plusieurs scènes qui avaient fait couler pas mal d'encre à l'époque. En tête, vous avez la fameuse image avec Batman nu mais aussi la scène avec Harley qui est clairement osé et qui, dès lors, a parfaitement sa place dans cette oeuvre. Mais une nouvelle fois, ces bonnes idées ne poussent pas le récit au sens large vers le haut, malheureusement. Le résultat, c'est que l'on a dû mal à comprendre où le scénariste veut en venir et, finalement, on a l'impression de se perdre dans une suite d'anecdotes. De bonnes anecdotes, mais qui n'ont pas de finalité si ce n'est celle de renvoyer au synopsis : le Joker n'est plus là. De même, il y a quelques références sympathiques avec notamment un joli clin d'oeil à The Killing Joke mais une fois encore, il s'agit plus d'anecdotes que de réels éléments qui vont intervenir de manière directe sur le scénario.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Une partie graphique irréprochable
- L'univers d'Azzarello
- De bonnes idées
- Des scènes et des répliques "choc"

LES POINTS FAIBLES

- Le scénario

 

4

A tester

Conclusion

Un peu comme pour Joker , le scénario est un peu à la traîne par rapport à la partie graphique. Les bonnes idées sont là mais elles n'ont, le plus souvent, aucune finalité.

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  • mmat1986
    mmat1986

    il y a 1 mois

    Effectivement ce titre à largement été survendu par sa promo du scandale du "bat penis" car franchement le scénario ne mérite pas autant de bruit contrairement au dessins où une fois de plus Bermejo provoque un orgasme visuel à chaque case et planche...

    mais pour un récit lançant le black label DC, honnêtement, scénaristiquement, c'est pratiquement un non événement, style les soirées de TF1 où on t'annonce des stars et que tu te retrouves avec Jean Patrick Fourchon boulanger trapéziste ....

  • Le Crapaud 99
    Le Crapaud 99

    il y a 1 mois

    J'ai beaucoup aimé l'association de la JL Dark avec Constantine, Swamp Thing etc, je veux pas trop spoilé pour ceux qui sont intéressé, j'ai trouvé que ça faisait sens avec l'histoire raconté, les souvenirs de Batman sont durs et franchement bien pensé notamment une scène avec Bruce qui fait peur a sa mère que j'ai particulièrement trouvé forte.
    Maintenant les dessins je ne peux que m'incliner, hônnetement c'est du grand art, j'avais découvert cet artiste sur le titre Joker que j'avait vraiment beaucoup aimé, mais là je trouve que graphiquement c'est irréprochable, là où sur Joker j'avais trouvé que par moment j'aimais un peu moins le stye (notamment Killer Croc) mais là franchement chapeau bas, 
    Le comissaire Gordon... mon Dieu peu de présence mais quelle charisme retransmis.
    C'est pas la meilleure histoire du Bat, mais pour une petite histoire vite faite ça reste très qualitatif.
    En tout cas, le duo qui opèrent m'intrigue de plus en plus et je vais me faire un plaisir à les suivre plus régulièrement. J'étais d'ailleurs dégouté quand j'ai su qu'ils avaient fait une séance de dédicace à Lyon et que je n'avais pas eu l'info à temps.
    En bref, pour moi, vu le prix ça vaut clairement le coup de se faire un petit plaisir.

  • L'idiot
    L'idiot

    il y a 1 mois

    Le drame de ce comics, c'est quand même ses dimensions. Le prendre, c'est ruiner l'uniformité de sa bibliothèque! Du coup je l'ai zappé.

  • Jeff
    Jeff - Rédacteur de l'article Staff MDCU

    il y a 1 mois

    Ah pas faux. C'est vrai que je n'en ai pas parlé.

    Le mieux, cela reste de sacrifier une étagère et d'y foutre tous les comics aux dimensions casse-*****

    • Lordo
      Lordo

      En réponse à Jeff

      il y a 1 mois

      Et dedans t'y met les BD, les absolute Panini et toutes ces conneries :D

      • Jeff
        Jeff - Rédacteur de l'article Staff MDCU

        En réponse à Lordo

        il y a 1 mois

        Par exemple xD