SCÉNARISTE : AZZARELLO BRIAN - DESSINATEUR : BERMEJO LEE

Le Joker est mort.
C'est désormais une certitude.
Mais qui, de Batman ou d'une menace autrement plus malfaisante, a pu mettre fin au règne de terreur du clown criminel ?
Batman, retrouvé inconscient près du corps de son ennemi, est incapable de mettre ses souvenirs en ordre. Pire, il en vient à douter de la réalité elle-même. Pour l'accompagner, et le perdre un peu plus ?, le justicier reçoit l'aide providentielle de John Constantine au cours d'une enquête qui l'amènera à frayer avec les forces mystiques tapies au coeur de Gotham.
Contenu vo : Contenu : Damned #1-3

  • Julien
    Julien Staff MDCU

    il y a 2 ans

    Un récit assez original de Batman dont le fond s'avère intéressant, mais sur lequel la forme, qui laisse à désirer et ne fonctionne pas toujours très bien, prend le dessus et gâche un peu toute la profondeur de l'intrigue. On a vu du Batman "sombre" bien meilleur que celui-ci, mais il a le mérite de proposer une vraie alternative dans le ton aux histoires actuelles du chevalier noir. Le tout est bien sûr relevé par les planches de Bermejo qui sont comme toujours superbes.

  • Stéph
    Stéph

    il y a 2 ans

    Deuxième titre du DC Black Label que je lis et deuxième déception.
    Batman: Damned a une narration molle, je me suis limite ennuyé pendant ma lecture. De plus la pseudo-philosophie/réflexion du comics est du vu et revu et intéressante.
    Pareil au niveau de l’histoire et de l’intrigue, ce sont toujours les mêmes ficelles de la mythologie de Batman que l’on nous ressert et malgré le fait que certains points soient revisité, cela n’enlève pas le sentiment de latitude de relire encore et encore la même chose.
    Le seul point positif de Batman: Damned sont les magnifiques planches de Bermejo.

  • jy77
    jy77

    il y a 2 ans

    A lire uniquement pour la partie graphique. 

  • Le Beyonder
    Le Beyonder

    il y a 2 ans

    J'ai vraiment adoré pour ma part. Et pourtant c'est pas faute d'être un lecteur de Batman de très longue date.
    Bermejo est au sommet de son art et Azzarello nous livrent un scénario très complexe qui demande vraiment de l'attention avec une certain portée philosophique en effet.
    L'on pourrait même considérer ce récit comme un What If ? Même si c'est plutôt une suite à l'excellent Joker de 2008 par ce même tandem.
    Je pense qu'une suite serait la bienvenue.
    Ce qui pourrait permettre une certaine trilogie dont peut-être une réelle conclusion. Car il est vrai que la fin pourrait amener à une suite et rendre les choses plus claires pour celles et ceux qui ne seraient pas entrés dans le "délire" si je puis dire des auteurs.

  • A Peter
    A Peter

    il y a 1 an

    Les dessins sont léchés et participent à l'ambiance lugubre, mais le scénario est annecdotique.

Book One

Batman: Damned

Book Two

Batman: Damned

Book 3

Batman: Damned

La review du jour est un titre proposé par Urban Comics. Il s'agit de Batman : Damned, écrit par Brian Azzarello et dessiné par Lee Bermejo. Il est sorti le 25 octobre pour 15.50€. Il contient les titres US Damned #1-#3.

Le Joker est mort.
C'est désormais une certitude.
Mais qui, de Batman ou d'une menace autrement plus malfaisante, a pu mettre fin au règne de terreur du clown criminel ?
Batman, retrouvé inconscient près du corps de son ennemi, est incapable de mettre ses souvenirs en ordre. Pire, il en vient à douter de la réalité elle-même. Pour l'accompagner, et le perdre un peu plus, le justicier reçoit l'aide providentielle de John Constantine au cours d'une enquête qui l'amènera à frayer avec les forces mystiques tapies au coeur de Gotham.

 

Batman : Damned est ce genre d'oeuvre qui, sitôt annoncée, est attendue au tournant par tous les fans du Chevalier Noir. Il faut dire aussi que le synopsis est alléchant mais qu'il est également possible de se casser très vite les dents dessus. Après tout, il y a beaucoup de choses à faire dans une histoire qui commence par "Le Joker est mort". Est-ce que les auteurs s'en sont bien sortis ? Oui... et non. L'un des deux auteurs a bien géré sa partie, l'autre un petit peu moins. Pour rappel, les deux auteurs ont déjà bossé ensemble sur l'univers de Batman. En effet, ils étaient en charge de Joker, un livre très souvent salué mais qui avait également été accompagné de son lot de critiques.

C'est la fin du cauchemar dans lequel est plongé Gotham depuis des décennies.

Une fois n'est pas coutume, nous allons commencer par la partie graphique dans le sens où elle est tout bonnement irréprochable. Les dessins de Lee Bermejo sont reconaissables entre mille et sont dans la continuité de ce qui a été fait sur Joker. Il n'est pas rare de rester bloqué sur une case montrant, par exemple, une simple chauve-souris tant elles sont superbes (mais on peut penser également à la case de la cigarette allumée). La double page du livre 3 avec Swamp Thing vaut de l'or. De manière générale, on retrouve l'univers un peu crasseux de Joker mais tout en s'en éloignant tout de même. Ceci est possible grâce à Constantine qui donne une dimension plus onirique à cette oeuvre qui, de ce fait, s'éloigne du côté très terre-à-terre que l'on avait dans Joker. Pour le reste, les décors, les tenues vestimentaires, les personnages féminins, le découpage... tout est à saluer. Même chose pour les covers d'ailleurs. Toujours réalisées par Bermejo, elles sont toutes superbes. Mention spéciale à la cover non-utilisée du premier numéro et mettant en avant une chauve-souris.

Ça me rappelle une vieille blague. Deux fous qui jouent avec le rayon d'une lampe. J'ai plus les détails en tête.

Pour ce qui est du scénario, c'est déjà un petit peu plus discutable. La narration est superbe, l'intervention du narrateur est bien dosée, le synopsis laisse rêveur mais le tout manque de force et même, finalement, de retournements de situation. En fait, le scénario est sans doute sauvé du fait qu'il fasse partie du fameux Black Label, ce qui place cette histoire en dehors du DC Universe. Cette annonce, au-delà de faire un gros fuck à la continuité, permet également de prévenir le lecteur que cela sera différent. Une carte très bien exploitée par Brian Azzarello qui multiplie les mises en scène et les phrases "choc". Ainsi, nous avons quelques phrases qui vendent clairement du rêve comme celle que vous allez trouver ci-dessous. Cela a l'air de rien, mais cela donne un sacré impact à l'ensemble de l'oeuvre.

Va niquer ta reine, l'anglais.

En parallèle, vous avez également plusieurs scènes qui avaient fait couler pas mal d'encre à l'époque. En tête, vous avez la fameuse image avec Batman nu mais aussi la scène avec Harley qui est clairement osé et qui, dès lors, a parfaitement sa place dans cette oeuvre. Mais une nouvelle fois, ces bonnes idées ne poussent pas le récit au sens large vers le haut, malheureusement. Le résultat, c'est que l'on a dû mal à comprendre où le scénariste veut en venir et, finalement, on a l'impression de se perdre dans une suite d'anecdotes. De bonnes anecdotes, mais qui n'ont pas de finalité si ce n'est celle de renvoyer au synopsis : le Joker n'est plus là. De même, il y a quelques références sympathiques avec notamment un joli clin d'oeil à The Killing Joke mais une fois encore, il s'agit plus d'anecdotes que de réels éléments qui vont intervenir de manière directe sur le scénario.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Une partie graphique irréprochable
- L'univers d'Azzarello
- De bonnes idées
- Des scènes et des répliques "choc"

LES POINTS FAIBLES

- Le scénario

 

4

A tester

Conclusion

Un peu comme pour Joker, le scénario est un peu à la traîne par rapport à la partie graphique. Les bonnes idées sont là mais elles n'ont, le plus souvent, aucune finalité.