[Review VF] Batman One Bad Day : Le Pingouin

[Review VF] Batman One Bad Day : Le Pingouin

La review du jour est un titre proposé par Urban Comics. Il s'agit de Batman One Bad Day : Le Pingouin . Le numéro est écrit par John Ridley et est dessiné par Giuseppe Camuncoli et Cam Smith. Il est sorti le 5 mai pour 15 euros. Il contient les titres US Batman - One Bad Day: Pingouin.

Autrefois, le Pingouin avait un empire. Alors au sommet de la pègre de Gotham, il avait institué des règles strictes, s'était imposé des limites. Mais pour certains, les limites sont faites pour être franchies. C'est en tout cas ainsi que résonnait Umbrella Man, avant de prendre à son maître tout ce qu'il avait et de répandre le chaos dans la ville. Cobblepot est aujourd'hui un homme brisé, frayant à travers les rues poisseuses de Gotham, un revolver à la main. Muni d'une unique balle, il a bien l'intention de réagir, car l'heure de la vengeance a sonné.

 

 

En huit tomes consacrés à autant de vilains de l'univers Batman , la série One Bad Day dissèque le basculement à l'oeuvre, la transformation de huit destins "ordinaires" de Gotham en monstres. Après un ouvrage sur le Sphinx et Double Face , nous avons droit, ce mois-ci, à un ouvrage sur le Pingouin  tandis qu'un autre sur M Freeze nous attend pour le mois de juin.

Il y a deux mois, nous avions souligné les qualités de Batman One Bad Day : Sphinx (review disponible ici). A l'inverse, le mois dernier, nous avons souligné les trop nombreux défauts de Batman One Bad Day : Double Face (review disponible ici). Qu'en est-il aujourd'hui ? Est-ce que cet opus se rapproche plus de celui sur le Sphinx ou de celui sur Double Face ?

"Pingouin". Il y a bien longtemps que personne ne m'avait appelé comme ça.

Bonne nouvelle, cet opus est une très bonne lecture. A travers un scénario qui place le Pingouin plus bas que terre, l'auteur nous livre une histoire humaine, aux thèmes intéressants et aux rebondissements assez étonnants. Ces derniers ne sont pas forcément nombreux mais ils ont le mérite de prendre le lecteur à contre-pied. Et c'est peut-être d'autant plus vrai si vous êtes dan de Batman . Placer le super-vilain en position de faiblesse pour lui faire remonter, peu à peu, les échelons est une bonne idée et permet également de voir un peu l'envers du décor de son empire et notamment la manière dont il traite ses hommes de main.

A noter que le one bad day est plutôt double pour le coup puisque le super-vilain passe tant une mauvaise journée dans le passé que dans le présent. D'ailleurs, c'est peut-être même plus révélateur dans le présent car on a l'impression que tout se passe bel et bien sur "une journée" contrairement à son passé qui englobe toute sa jeunesse malheureuse et ce, malgré le fait que la scène de flashback tienne sur une ou deux pages.

Néanmoins, le point fort de ce titre réside dans ses dialogues qui ont le souci d'exactitude et qui mettent en avant des idées novatrices avec, en tête, l'idée selon laquelle Batman parvient à gérer les super-vilains de Gotham uniquement car, indirectement, le Pingouin le permet car c'est dans l'intérêt de son business (ndlr : comme quoi, on peut prendre des personnages aussi vu et revu que Batman et le Pingouin et trouver tout de même des pistes pour surprendre). C'est osé mais pas si idiot, d'autant plus que l'auteur multiplie les faits qui vont dans ce sens. 

Les enfants ont beau être innocents, ils peuvent aussi être cruels. La maltraitance que j'ai subie juste parce que j'étais né différent... Les insultes, le harcèlement... Sauf qu'à l'époque, on ne disait pas harceler, "taquiner", tout au plus. J'informais les professeurs de mon calvaire, mais ils s'en désintéressaient... Quel mal y a t-il à taquiner ?

Pour ce qui est de la partie graphique, nous sommes face à, il faut bien le dire, des dessins de qualité. L'approche réaliste des dessinateurs est intéressante car ils font d'Oswald un être tout ce qu'il y a de plus normal durant presque l'intégralité du récit. Il est diforme, pas très gracieux mais réaliste. Cette volonté d'avoir fait du super-vilain un être normal est intelligente car elle permet de mettre en scène une sorte de transformation bestiale vers la fin de l'oeuvre, révélant, de manière d'autant plus efficace, toute la monstruosité du personnage. 

Pingouin ">

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Les dialogues
- La partie graphique
- Des idées assez novatrices
- L'humanisation du Pingouin pour mieux le déshumaniser par la suite

LES POINTS FAIBLES

Aucun en particulier

 

4.5

Une excellente lecture

Conclusion

Une lecture qui place le Pingouin non pas au sommet mais en bas de l'échelle. Une approche singulière qui fait l'on étudie le Pingouin et Batman avec un oeil neuf, ce qui permet de contenter le lecteur occasionnel mais également celui qui lit dix comics Batman par jour.

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