[Review VF] Punisher tome 2

[Review VF] Punisher tome 2

La review du jour est un titre proposé par Panini Comics. Il s'agit de Punisher Tome 2. Il est écrit par Garth Ennis et est dessiné par Leandro Fernandez et Goran Parlov. Il est sorti le 9 mai pour 36.95€ et contient les titres US Punisher #19-#42.

Engagé dans une lutte désespérée contre le crime, Frank Castle, alia le Punisher , poursuit son parcours sanglant. Garth Ennis et Leandro Fernandez, en collaboration avec Gordan Parlov, continuent l'un des cycles les plus réussis et appréciés de l'antihéros Marvel. Frank y affronte des trafiquants de femmes sans scrupules, des mafieux, des idoles du monde entier et de vieilles connaissances dont il semble impossible de se libérer. Le tout assorti de l'habituel humour noir et d'un nombre de cadavres qui croît à une vitesse exponentielle.

 

Il y a certains auteurs avec lesquels la discussion devient immédiatement sérieuse. C'est d'autant plus vrai lorsque ces auteurs se trouvent sur un univers en particulier. C'est par exemple le cas de Chris Claremont avec les X-Men. C'est aussi le cas de Garth Ennis sur le Punisher , à savoir ce qui nous intéresse aujourd'hui. Si vous n'avez pas encore le premier tome, sachez que nous vous le conseillons, et plutôt deux fois qu'une. Il faut savoir que, une fois n'est pas coutume, Marvel a mis les bouchées doubles pour que toutes les pièces soient en place pour avoir d'excellentes histoires. Vous prenez le Punisher qui doit avoir des histoires crades, violentes et j'en passe, vous prenez Garth Ennis, qui n'est pas du genre à y aller mollo, à qui il ne faut jamais dire deux fois d'utiliser le gore et l'humour noir, et enfin, vous placez le tout sous le label Max. Pour rappel, il s'agit d'un label plutôt détaché du reste du Marvel Universe et qui, surtout, est annoncé en tant que tel. Résultat, vous n'avez aucune crainte de continuité et, surtout, personne pour vous dire "ce n'est pas très Marvel... les enfants ne vont pas s'y retrouver". C'est ça, Punisher version Ennis. Vous voulez une preuve ? Pas de problème ! A la deuxième page, vous avez un sourire sadique. A la quatrième page, vous avez les premières goutes de sang. A la cinquième page, vous avez "je vais te trancher les nichons, salope...". Voilà pour le résumé des cinq premières pages qui met parfaitement en avant ce qui vous attend dans cet opus.

C'est le job le plus important de ma vie. Il s'agit de tuer le Punisher ...

De manière générale, Ennis reprend les recettes les plus appreciées autour du Punisher comme l'humour noir ou les morts en pagaille mais en les poussant à l'extrême mais sans tomber dans le ridicule. Clairement, la scène durant laquelle un vilain déterre la famille de Castle pour uriner sur leurs squelettes... il fallait la trouver... et avoir les c**** de le faire, pour parler aussi franchement que le scénariste. Cette scène est la preuve que l'on peut toujours aller plus loin avec le personnage. Toujours concernant les points forts, Ennis prend le temps de développer les ennemis du Punisher , quitte à multiplier les flashbacks. L'approche est bonne car elle permet de s'intéresser au personnage sans mettre en place un lien foireux entre celui-ci et l'anti-héros ni en tombant dans le piège de la suranchère avec l'apparition d'ennemis toujours plus increvables. Dans les faits, tous les ennemis du Punisher sont ici "normaux". Ils tiennent relativement longtemps car le personnage met un petit peu de temps à leur tomber dessus, rien d'autre. En fait, le seul personnage qui est exagéré, c'est Barracuda . Or, là encore, il est difficile de noter cela en point négatif tant le personnage est appréciable. Il s'agit sans doute d'un des adversaires les plus connus du Punisher après Jigsaw et Le Russe . Toujours du côté des ennemis, on notera également que les personnages féminins envoient autant de lourd que les hommes. C'est assez rare pour le souligner. Bien sûr, ce n'est pas pour autant que leur fin sera différente de celle des autres.

Enfin, notons une certaine volonté de l'auteur de faire réflechir les lecteurs. C'est réalisé de manière indirecte quand il développe le réseau de prostitution et de manière plus directe que le Punisher explique qu'il ne faut pas se bercer d'illusions, qu'il s'attaque à une bande précise mais que cela ne changera en rien la traite des femmes. Une phrase qui est plus destinée au lecteur, à la société, qu'autre chose.

En fait, le seul point discutable serait la fin des combats. Les affrontements sont souvent acharnés mais la fin est, finalement, assez expéditive. Notons, une fois encore, que ce point a été placé dans la catégorie des points discutables et non dans celle des défauts.

 

  

Dans l'estomac. Tes tripes vont se remplir de merde. Tu mourras d'un empoisonnement du sang. Ca prendra une ou deux nuits. Personne ne t'entendra ici. T'as touché à ma vie privée. Tout ce que t'as gagné, c'est des souffrances en plus.

Pour ce qui est du dessin, il n'y a pas grand-chose à dire. Le découpage, la mise en scène, les traits du dessinateur... tout est bon. Les visages des personnages sont très travaillés et offrent un beau panel d'émotions.

Côté covers, elles ont toutes été réalisées par Tim Bradstreet. On peut dire sans se tromper que si Ennis est indissociable du scénario du Punisher , Bradstreet l'est tout autant en terme de covers. C'est sombre, sobre, réaliste. On dirait que le personnage "prend la pose" mais vu le résultat final, il est difficile de considérer ceci comme étant un point négatif. Il s'agit d'excellentes covers. Celles du Punisher #23 et du Punisher #27 sortent peut-être du lot mais à nouveau, elles sont toutes bonnes.

En bonus, vous trouverez les biographies des auteurs.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

Faisons plus simple. Partez du principe qu'il n'y a rien à jeter

LES POINTS FAIBLES

Aucun.

 

5

Culte

Conclusion

Ennis sur le Punisher , c'est comme Claremont sur les X-Men, la confiture sur ta tartine, la pile de comics sur ta table de nuit... Oui, c'est à ce point-là.

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