[Critique] The Umbrella Academy

[Critique] The Umbrella Academy

Adaptation par Netflix du comics éponyme sorti en 2010 et publié par Dark Horse, la série sera bientôt sur la plateforme de streaming. On vous donne notre avis sur l'ensemble des épisodes, sans spoiler.

Pour résumer, 42 enfants sont nés tous en même temps de femmes non enceintes, à travers le monde. Un mystérieux inventeur richissime en adopte 7 dans le but de monter une équipe de super-héros qui sauvera le monde. Mais l'équipe est dissoute et ne sera réunie que des années plus tard à la mort du père. C'est là que commence la série.

Avec la prolifération des adaptations de comics et encore plus de comics de super-héros, qu'est-ce qu'Umbrella Academy a de plus à apporter au genre ? Le comics se voulait une parodie des super-héros, reprenant les archétypes de personnages dans un monde délirant. Les différents personnages, qui sont nombreux, sont tous intéressants car torturés. Chacun, à sa façon, est fragile et pas à 100 % de ses capacités. On trouve toujours de quoi s'attacher à l'un d'eux. Les comédiens sont tous bons et crédibles. Chacun a son charisme, bien que certains sortent du lot, Ellen Page en tête. On retrouve également le Nathan de Misfit, interprété par Robert Michael Sheehan, qui retrouve un rôle similaire ici. Enfin, la surprise vient du personnage de Five. Un enfant de 12 ans avec beaucoup de prestance, un jeu fort et un aplomb excellent qui dénote avec son âge. Malheureusement, beaucoup de personnages se retrouvent mis de côté dans une intrigue qui les dépasse, ou emportés dans des sous-intrigues inintéressantes. Il est par exemple fâcheux que les deux seules femmes de l'équipe se retrouvent dans l'histoire de cœur. De plus, le personnage de Five est vite embarqué dans une intrigue que lui seul comprend, le rendant exclu du groupe et détaché du public. Le comics était particulièrement délirant, la série fait ressortir cet aspect tout en le rendant plus vraisemblable. On n'échappe pas à un singe qui parle, et incroyablement réaliste, ni à une bonne robot.

L'esthétique de la série, les décors, l'époque pas vraiment définie, les musiques renforcent cet aspect loufoque. La réalisation est superbe, offrant des moments très réussis à l'image, des cadrages intelligents et travaillés. Pour les fans de Netflix, on retrouve le style des Orphelins Baudelaire et de Dirk Gently. Cependant, l'humour ou le sarcasme ne sont pas autant au rendez-vous que ce que l'on pourrait penser. Quelques brides d'humour, des répliques bien senties, mais dans l'ensemble la série reste très sérieuse. C'est dommage lorsqu'on a des tueurs à gages munis de masques d'animaux qui sont, dans le comics, fan de sucreries. La série aurait pu être plus barrée et grinçante. Umbrella Academy aurait pu dénoter davantage avec les autres adaptations de super-héros autrement que par son image. Néanmoins la série reste un ovni par rapport au genre, notamment grâce à son intrigue.

Plus éloignée des classiques histoires de super-héros, car les personnages n'en sont plus vraiment. La série tourne beaucoup autour de leurs relations, de leur rapport à la famille et au père. Umbrella Academy est donc une série qui parle beaucoup et qui donne au compte-gouttes ses indices. Basé sur les voyages dans le temps, le scénario met de côté toute logique du voyage temporel. L'histoire en est simplifiée mais subit de gros trous de scénario. On se pose des dizaines de questions, dès le début de la série, en espérant avoir des réponses à la fin. La série tient en haleine pour ça mais ne tient pas toutes ses promesses. Certaines choses restent sans doute en réserve pour une éventuelle suite. Malheureusement la fin reste abrupte alors que le début de saison démarre bien et parvient à introduire tous les personnages. L'intrigue se met en place et suscite des interrogations. Le milieu de saison tourne en rond, dans l'espace et le temps. Le rythme s'essouffle et les personnages n'avancent plus, ne communiquent pas et font cavalier seul dans la plus grande des stupidités. C'est frustrant et il faut attendre les trois derniers épisodes pour que l'intrigue regagne ses rails et pointe le bout de ses réponses. On a cependant droit à plusieurs situations dramatiques vraiment bien trouvées, bien écrites et qui jouent avec les bons personnages. 

Dans l'ensemble, la série est bonne mais vise un public de niche, les fans de super-héros. Même si la série s'éloigne du genre, elle reste dans les codes. Sa force réside dans son caractère étonnant. Visuellement, musicalement, la série surprend et marque vraiment. Elle aurait pu aller plus loin dans sa folie douce. Cela aurait évité les écueils d'une série qui perd du rythme et ne donne pas toutes les réponses que l'on attendait.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Une réalisation maîtrisée
- Des personnages forts
- Le côté décalé
- L'intrigue intéressante

LES POINTS FAIBLES

- Trop de questions sans réponse
- Une intrigue avec des trous
- Un essoufflement à mi-saison

 

4

Cool

Conclusion

Umbrella Academy n'est pas parfaite mais tente des trucs et vaut le détour pour ça. Bien sûr son intrigue est maladroite car elle repose sur des voyages dans le temps. Il y a de la prise de risque, mais pas assez.

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  • RV Da Cunha
    RV Da Cunha

    il y a 7 jours

    Merci pour cette review.

    Question: c'est visionnable avec des gamins de 13 et 14 ans?

    • Lucas
      Lucas - Rédacteur de l'article Staff MDCU

      En réponse à RV Da Cunha

      il y a 6 jours

      De rien 
      c'est peut être un peu violent ou cru par moment.