Le règne de Superman touche à sa fin.

Du moins, c'est ce dont Batman et les quelques alliés qu'il lui reste encore sont convaincus. Pour venir à bout du tyran, le justicier de Gotham a fait appel au seigneur de guerre Thanagar pour récupérer la seule arme capable de leur apporter la victoire : la kryptonite. Avec l'aide de cette pierre, et l'appui de Deathstroke et de Lex Luthor, l'avenir de la Terre serait-il enfin sauvé ?

(Contient les épisodes US INJUSTICE: GODS AMONG US: YEAR FIVE #15-20 and INJUSTICE: GODS AMONG US ANNUAL #1)

  • Zarkoneil
    Zarkoneil

    il y a 3 ans

    Enfin la fin !

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La review du jour est un titre Urban Comics : Injustice Tome 11 : Année 5 Partie 3. Il est sorti le 26 janvier pour 15 euros. Il contient les épisodes US INJUSTICE: GODS AMONG US: YEAR FIVE #15-20 and INJUSTICE: GODS AMONG US ANNUAL #1.

A noter que ce volume marque également la fin du premier cycle.

Le règne de Superman touche à sa fin.
Du moins, c'est ce dont Batman et les quelques alliés qu'il lui reste encore sont convaincus. Pour venir à bout du tyran, le justicier de Gotham a fait appel au seigneur de guerre Thanagar pour récupérer la seule arme capable de leur apporter la victoire : la kryptonite. Avec l'aide de cette pierre, et l'appui de Deathstroke et de Lex Luthor, l'avenir de la Terre serait-il enfin sauvé ?

 

Une fois n'est pas coutume, ce volume 11 a réussi à corriger pas mal de défauts que l'on pouvait trouver jusque-là. En tête, il y a les personnages qui apparaissaient un peu à l'arrache, comme si on tirait des noms d'un chapeau. Cette fois, il y a bien une logique quant à l'apparition de tel ou tel personnage. Comme d'habitude, tout va très vite (Arès qui rejoint Superman, Superman blessé qui se remet rapidement), mais il y a au moins une certaine logique.

Les intrigues et les manipulations sont toujours là tout comme les scènes d'action, les morts ainsi que les punchlines (Cyborg à Superman : Tu menaces de me virer ou de me tuer ?). De même, quelques répliques sont plutôt bien trouvées comme Quinn qui dit que le monde a oublié de sourire et elle aussi et d'autres sont assez drôles comme Quinn (yep, encore une fois) qui dit être au paradis en voyant 50 poussins (sous entendu 50 mecs déguisés en Joker).

Par contre, il y a tout de même des choses surprenantes concernant certains personnages. Avant tout il y a Batman qui, une nouvelle fois, est très secondaire durant une bonne partie de l'oeuvre. Plutôt étrange lorsque l'on sait que c'est le leader de la résistance. Wonder Woman est carrément inutile et frôle le simple larbin. Méchant ou non, on ne sait pas vraiment pourquoi Hal Jordan continue de suivre Superman. Cela fait un moment à présent que le personnage doute. De même, cela fait également un bon nombre de chapitres qu'il se retient de s'expliquer avec Sinestro. Faire quelque chose à ce sujet aurait pu être sympa (à moins que cela soit le scénario du jeu qui bloque ?). On peut trouver étonnant que Superman n'ait toujours pas grillé Lex Luthor. Ce dernier a beau être un génie, certaines scènes se passaient presque sous le nez du kryptonien. De même, Batman continue de trouver des planques entourées de plomb. Au bout d'un moment, il ne suffirait pas pour Superman d'aller voir dès qu'il y a un endroit sur Terre où il semble y avoir beaucoup de plomb ? A l'inverse, Flash et Damian sont bien traités et la scène de Deathstroke est un joyeux foutoir.

De manière générale, il est à noter que ce volume propose pas mal de bonnes idées. L'intervention de la kryptonite est bien amenée et a le mérite de changer la donne (quelques instants, certes, mais elle change la donne quand même). Le suspense lié à la vidéo incriminant Superman est extrêmement bien géré. La scène autour de l'anniversaire d'Alfred est lumineuse et remplit parfaitement sa fonction. Même chose pour celle autour de Zsasz en prison qui est très noire et très bien découpée. Enfin, le twist de fin est vraiment sympa et donne envie de connaître la suite.

Concernant les dessins, le travail de Mike S. Miller est assez régulier. Les qualités et les défauts sont souvent les mêmes. De manière générale, ils sont très bons notamment les décors ainsi que certains personnages comme Arès (qui possède une armure sublime). Idem pour la colorisation. Plusieurs scènes sortent clairement du lot comme celle où les super-héros construisent New Metropolis. Une scène avec pas mal de personnages et pas mal de détails, ce qui mérite que l'on s'y attarde quelques instants. Par contre, il y a tout de même quelques ratés ci et là. Ce qui est dommage, c'est que cela concerne des visages le plus souvent avec en tête, celui de Harley Quinn et de Wonder Woman qui ont un sérieux problème sur certaines pages. De même, les effets liés aux pouvoirs sont peut-être un peu trop épurés. Un simple trait rouge derrière un personnage pour montrer qu'il vole. Un gros trait rouge et un éclair jaune pour montrer que Flash va vite. Il était sans doute possible de faire mieux.

Les covers sont le plus souvent assez imaginatives notamment la principale qui, pour la première fois, met en scène un Superman en position de faiblesse.

A noter que Miller laisse sa place à Xermanico et Marco Santucci le temps d'un numéro (chapitre 19). Si la différence est flagrante, la prestation de ces derniers est loin d'être mauvaise.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Une logique dans l'apparition des différents personnages
- De nombreuses bonnes idées
- Deux-trois scènes mémorables
- Le suspense autour de la vidéo incriminant Superman
- Le twist de fin
- Les dessins

LES POINTS FAIBLES

- Un Batman absent une partie de l'oeuvre
- Des actions un peu floues pour certains personnages

 

4.5

Ce premier cycle se termine en beauté

Conclusion

Le premier cycle d'Injustice se termine par un très bon opus. Le scénariste enchaîne les bonnes idées et les retournements de situation avec une facilité qui faisait souvent défaut par le passé. Le tout est accompagné par les dessins de qualité de Mike S. Miller.