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Injustice : God Among Us

The Enemy of my Enemy

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Year Five #4

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The Curious Case of Bizarro

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Unusual Suspects

Injustice : God Among Us

Après avoir vaincu le Corps des Green Lantern, les forces de la magie menées par John Constantine et les Dieux de l'Olympe en personne, le régime totalitaire instauré par Superman semble avoir éliminé toutes les menaces susceptibles d'entraver son pouvoir. Malgré sa toute-puissance, l'Homme d'Acier reste obnubilé par le symbole de la rébellion incarné par Batman. Pour remédier ça cela, il décide de recruter les criminels les plus dangereux que la Terre ait jamais porté.

Contient : INJUSTICE: GODS AMONG US: YEAR FIVE Vol.1 (#1-6)

  • CAPTAINBAT
    CAPTAINBAT

    il y a 3 ans

    On sens que ça bouge au sein du régime, certains héros tombent en désacord avec Superman. Un très bon tome

  • Zarkoneil
    Zarkoneil

    il y a 2 ans

    WTF Superman en est rendu à enrôler toutes les raclures locales contre Batman !?

La review du jour sera celle d'un comics proposé par Urban Comics : Injustice Tome 9 : année 5, première partie. Il est sorti le 7 juillet pour 15€.

Après avoir vaincu le Corps des Green Lantern, les forces de la magie menées par John Constantine et les Dieux de l'Olympe en personne, le régime totalitaire instauré par Superman semble avoir éliminé toutes les menaces susceptibles d'entraver son pouvoir. Malgré sa toute-puissance, l'Homme d'Acier reste obnubilé par le symbole de la rébellion incarné par Batman. Pour remédier ça cela, il décide de recruter les criminels les plus dangereux que la Terre ait jamais porté.

Contient : INJUSTICE: GODS AMONG US: YEAR FIVE Vol.1 (#1-6)

Comme le montre la couverture de ce tome 9 et comme le dit si bien Superman, ici, nous avons droit à un « Retour à la case départ ». Comme annoncé à la fin du tome précédent, tous les super-vilains ont été libérés. Superman et les membres du Régime sont donc bons pour aller leur courir après. Autant dire qu’il y a du boulot.

Avec ce synopsis, il y a déjà une question que l’on peut soulever. Après les super-vilains, la magie et même les Dieux, est-ce légitime de repartir sur quelque chose d’aussi basique qu’une évasion de prisonniers et de tout recommencer ? Pour certains lecteurs, cette idée pourrait être dérangeante. On peut penser que le filon a été exploité au maximum et que cela fait tâche d’aller courir après un Chapelier Fou alors que, quelques mois auparavant, les personnages se retrouvaient face à Zeus. Pour d’autres, le choix est plus que logique. Après tout, il s’agit de la dernière année. Il est donc normal que le scénariste veuille se recentrer sur le DC Universe disons un peu plus « classique ». Les deux points de vue se valent, à vous de voir.

 
Dans tous les cas, on notera que, bien que la situation soit identique, sa résolution n’est pas tout à fait la même. Les personnages ont traversé énormément de choses et, forcément, le Régime de Superman a évolué. Dès les premières pages, on comprend bien que le but est bien d’arrêter les super-vilain mais dans la mesure du possible. S’il faut s’allier à certains d’entre eux pour avancer ou s’il faut carrément se débarrasser des plus costauds pour avoir la paix, qu’à cela ne tienne. C’est en ce sens que la résolution est différente. Superman, au fil des volumes, a toujours été de plus en plus expéditif. D’ailleurs, les débats au sein du Régime témoignent de cette évolution de Kal-El. Nous sommes passés de « peut-on utiliser une extrême violence pour arrêter un vilain ? » à «  peut-on torturer un super-héros pour en attraper trois autres ? ». Cette évolution se ressent également dans les dialogues entre les membres du Régime. Auparavant, seul Hal Jordan avait un peu de mal avec Superman. Dans ce volume, Superman a également des échanges houleux avec Flash et Cyborg. A ce sujet, Kal-El terminera le débat par un magnifique « nous ne sommes pas en démocratie » qui veut tout dire. Bref, tout cela pour dire que cela va toujours plus loin et que l’on finit par se demander où est-ce que cela va s’arrêter ?

 

Si l’auteur réutilise encore et toujours certains points de l’intrigue avec, en tête, le déséquilibre des forces entre Superman et Batman, il y a également pas mal de choses nouvelles. Tout d’abord, l’apparition de nombreux personnages qui sont respectés (tout du moins le plus souvent). On peut penser aux Lascars et leur code de ne pas tuer qui ont leur petit moment de gloire mais aussi et surtout à Bizarro. Ce dernier était une carte que le scénariste avait longtemps gardé sous le coude et qui est finalement jouée de la plus belle des manières. D’ailleurs, tout ce qui touche à Bizarro est clairement « au-dessus du reste ». Ses combats sont cool et bien amenés, ses dialogues sont décalés comme ils le devraient et nous avons droit à quelques scènes bien fun comme la scène du logo sur son torse ou son échange avec le Trickster. D’un autre côté, ce n’est pas surprenant puisqu’il s’agit d’un des seuls personnages à qui on a donné suffisamment de page pour l’introduire correctement. Une autre réussite concerne la gestion des méchants. Pas au cas par cas (là, cela serait plus discutable) mais au sens large. En effet, l’auteur ne se contente pas de remettre les méchants dans les rues. Il parvient à peu près à mettre en avant le fait que les super-vilains sont tous différents. Ainsi, si certains font cavalier seul et foutent effectivement le bordel dans plusieurs villes, d’autres forment des équipes tandis que d’autres encore font tout simplement profil bas. Sans crier au génie, il s’agit d’un moyen simple et rapide de bien montrer qu’il y a des profils différents.

En fait, ce volume est plutôt bon, mais il possède un gros point négatif : le scénariste ne va pas au bout de ses idées. Le cas le plus flagrant concerne la mention du Joker. Durant une petite page, on se demande si ce n’était pas mieux avant soit à l’époque où le Joker était encore en vie. Le sujet est intéressant, il y a effectivement un débat à mettre en avant ici. Le problème, c’est qu’il n’y a pas de débat. On fait juste mention de l’idée. Or, quel est l’intérêt de se contenter d’effleurer le sujet ?

 

Le deuxième cas le plus flagrant concerne le choix des super-vilains. D’accord, Bane qui intervient dans le combat Superman/Doomsday, c’est une bonne approche. Mais pourquoi lui ? Pourquoi pas Gueule d’Argile ou un autre ? Il n’y a rien d’expliqué. C’est également le cas de Grundy qui sort de nulle part. On ne sait pas ce qu’il fait là ni comment il en est arrivé là. Enfin, on peut penser au combat Hawkman et Hawkgirl. Les deux personnages tombent comme un cheveu sur la soupe et se lancent dans une bataille acharnée. Ici encore, pourquoi ? Il n’y a rien d’introduit. Résultat, on se fiche pas mal du combat, encore plus du résultat, et en plus cela casse le rythme. Souvent, le scénariste tente de mettre plusieurs de ses choix sur le compte du combat psychologique entre Superman et Batman. Cela se tient… Mais encore faudrait-il de bons dialogues qui vont dans ce sens.

Concernant les dessins, il y a du bon et du moins bon. De manière générale, on notera tout de même que les décors sont de bonne facture grâce, notamment, aux nombreux changements de lieux (les catacombes du cimetière Père-lachaise à Paris, par exemple). De même, les personnages féminins, avec Wonder Woman en tête, sont également réussis. Enfin, le design des nouveaux personnages sont également très bons, sans être revisités pour autant (le Chapelier Fou, l’Epouvantail ou encore Black Mask). Le découpage est efficace par contre, il arrive, à deux ou trois reprises, que l’on se demande s’il ne manque pas une case. C’est peut-être dû aux nombreux changements de lieux mais il est possible que cela soit également des changements de situation trop abruptes dans le scénario. Si vous penchez vers la deuxième solution, il s’agit quand même d’un problème plus que regrettable.

Pour résumé, l’aventure Injustice continue d’être toujours aussi intéressante. Se reconcentrer sur l’univers DC pur et dur est une bonne idée afin de boucler la boucle. Par contre, il y a également le revers de la médaille : les combats et les enjeux ne sont clairement pas du niveau des anciens volumes.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- On se recentre sur l'univers DC "classique"
- L'évolution du Régime de Superman
- Bizarro
- Les dessins

LES POINTS FAIBLES

- Des raccourcis
- On ne va pas jusqu'au bout des idées
- Des personnages qui ne sont pas introduits

 

4

Une petite baisse de régime

{C}

Conclusion

Injustice continue de proposer son lot de retournements de situation. On se recentre sur l'univers DC "classique" afin de mieux voir l'évolution du Régime de Superman. Malgré de nombreux raccourcis et certains personnages qui sont vite expédiés, le scénariste parvient à rendre son récit intéressant notamment en évitant une redite pourtant tentante.