La review du jour est un titre proposé par Delcourt. Il s'agit du tome 1 de la série Night Eaters, écrit par Marjorie Liu et dessiné par Sana Takeda. Il est sorti le 4 septembre pour 25,50 euros.
Milly et Billy , deux jumeaux sino-américains, reçoivent la visite de leurs parents Ipo et Keon. Alors que leur mère, Ipo, décide d'emmener les jumeaux nettoyer le jardin de la terrifiante maison voisine à la leur, d'étranges événements surviennent...
La vie des jumeaux sino-américains Milly et Billy est dans la tourmente. Tandis qu'ils luttent pour maintenir leur restaurant à flot, leurs parents, Ipo et Keon, sont en ville pour leur rendre visite. Ayant émigré de Hong Kong, ils ont toujours soutenu leurs enfants et sont prêts à les aider. Mais lorsque la famille découvre d'étranges ossessements enterrés dans le jardin de la maison voisine, la peur commence à s'installer...
Ce premier tome d’une trilogie a un début assez mystérieux, et va chercher à nous expliquer tout ça. Nous suivons une famille asiatique, dont les parents viennent de Hong Kong. Malgré une introduction assez angoissante, l’album va vite détendre l’atmosphère en proposant une dynamique familiale intéressante. Chaque membre a son style, que ce soit les parents ou les jumeaux. Le ton surprend puisque il est vraiment sur le thème de l’humour. On comprend en tout cas assez vite que la mère est spéciale, sans vraiment savoir pourquoi.
Petit à petit, des éléments étranges vont être amenés au fil du récit, jusqu’à virer franchement dans l’horreur, sans pour autant perdre sa bonne humeur. Ce mélange des genres, qui peut rappeler un style assez manga, fonctionne très bien. D’ailleurs, même s’il s’agit d’un premier tome, une conclusion est proposée. Elle est bien entendu ouverte, mais l’album semble servir de grosse introduction, ou peut-être de préquel s’il était sorti après le tome 2.
L’album traite aussi de sujets sérieux, puisque les protagonistes sont une famille d’immigrés. En gros, il y a un gouffre qui sépare les parents qui sont venus s’installer aux Etats-Unis, et les enfants nés sur le sol américain. Et même si les révélations de la fin rendent plus complexes cet état de fait, ce thème reste très important pour la série.
Le style graphique est assez particulier, et parfois peu lisible. La lecture est plutôt fluide, mais certains dessins sont assez grossiers, et l’utilisation de filtres n’aide pas. Si le marron grisâtre était déjà présent dans Monstress, j’ai l’impression que les dessins sont peut-être moins travaillés sur certaines planches. Ça n'empiète pas sur le plaisir de lecture, mais le style pourrait dérouter. Certains passages sont peu clairs, et il est difficile de savoir si c’est volontaire ou non, et si ce sera expliqué dans la suite de la série.
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