[Review VF] Hellboy & BPRD tome 8

[Review VF] Hellboy & BPRD tome 8

Le tome 8 de Hellboy & BPRD est sorti mercredi dernier chez Delcourt. Le précédent date d’il y a un peu moins d’un an, et ce tome 8 suit le même principe du recueil d’histoires courtes.

L’album contient en tout cinq histoires. Si Mike Mignola participe au scénario de toutes, il est 100% à la barre des trois dernières. La première est intéressante, car elle est scénarisée et dessinée par le français Olivier Vatine. Elle s’appelle La Nuit du Cyclope et se déroule en Grèce en 1962. L’histoire est plutôt originale pour du Hellboy puisqu’elle puise du côté de la mythologie gréco-romaine, avec des faunes et le Dieu Pan. L’ambiance est plutôt dépaysante, et se démarque surtout grâce aux magnifiques dessins de Vatine. Tout en finesse, le trait du dessinateur est vraiment agréable et dynamique.

Le deuxième récit, nommé Le Secret du Manoir Chesbro, est écrit par Christopher Golden, avec Shawn McManus au dessin. Il se déroule dans l’état de New York en 1983. Hellboy part à la chasse au fantôme dans un manoir, avec l’aide d’une medium. Il s’agit de l’histoire la plus longue de l’album, faisant deux chapitres. Le début place le contexte, avec notamment l’histoire du manoir et de la famille qui la possède, sur plusieurs générations. Petit à petit, des choses étranges vont se passer, avec des mystères autour du lieu, et une étrange salle cachée. Le récit est vraiment prenant, avec une belle montée en puissance. Les dessins ont un style assez particulier, mais arrivent à retranscrire une excellente ambiance.

Pour la troisième histoire, Mignola se retrouve seul au scénario, avec Gabriel Hernandez Walta aux dessins. Son titre est Le Vieux Whittier, et les plus fana de Hellboy d’entre vous auront reconnu un nom déjà entendu dans le tome 12 de Hellboy (La Fiancé de l’Enfer). Nul besoin de l’avoir lu cependant, on s’intéresse ici à l’héritage de sa famille. L’histoire se déroule en 1986 dans le Massachusetts. Les dessins de Walta ont un petit ton pastel très sympa, qui change un peu l’ambiance.

Les quatrième et cinquième histoires sont liées. Elles sont dessinées par Mark Laszlo et se déroulent à Budapest en 1989. Le Cadeau de l’avare est une histoire très courte, d’une malédiction liée à une pièce fantôme. Prévue sans suite à l’origine, la conclusion ouverte a donné envie à Mignola d’en fournir une nouvelle histoire. Le Temps est une rivière se déroule donc peu de temps après. Elle reprend l’histoire précédente, et les proposer à la suite rend malheureusement une partie redondante. Mais le récit reste très plaisant à lire, en plongeant dans l’onirisme. Les dessins ont un style assez cartoon, et colle plutôt bien à cette ambiance.

Ces différentes histoires sont très bonnes, bien écrites et mises en images. Leur longueur les rend assez secondaires, mais c'est toujours un plaisir de se plonger dans l'univers d'Hellboy. D'ailleurs, le BPRD du titre de la série est encore mis de côté, l'album se centrant surtout sur Hellboy. En bonus se trouve un sketchbook qui, même assez court, permet de s'intéresser à tous les dessinateurs de l'album. Bref, encore un bon album Hellboy qui continue à enrichir cet univers.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- 5 histoires
- Bons dessins
- Ambiances variées

LES POINTS FAIBLES

- Histoires secondaires

 

4

 

Conclusion

Un nouvel album Hellboy, et un nouveau recueil d’histoires courtes très sympa à lire, à base de fantomes et de faunes. Toujours une lecture très plaisante.

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