[Review VF] Décennies : Marvel dans les années 90

[Review VF] Décennies : Marvel dans les années 90

La review du jour est un titre proposé par Panini Comics. Il s'agit de Décennies : Marvel dans les années 90 : L'X-Plosion Mutante. Il est sorti le 4 septembre pour 26€. Il contient les titres US Excalibur 42, Wolverine 48, X-Factor 87, X-Men 27, Generation X 4, X-Man 5, Uncanny X-Men 328, X-Force 55, Deadpool (1997) 2 et Cable (1993) 64.

Célébrons les 80 ans de Marvel décennie par décennie.

Parcourez les années 90 aux côtés des puissants mutants.

A mesure que la popularité des X-Men grandit, les séries qui leur sont consacrées se multiplient. Entre Excalibur, le relaunch de X-Factor et pas moins de deux titres dédiés à l'équipe des X-Men, il y a l'embarras du choix. Les jeunes de Génération X apprennent aussi les ficelles du métier, tandis que X-Force bat des records. Wolverine part quand à lui en quête des secrets de son passé. Cable est aux prises avec son destin, X-Man explore notre monde et Deadpool entame son ascension du podium. Mais deux funestes catastrophes menacent également les mutants dans les années 90 : le virus Legacy et le sauvage Dent-de-Sabre...

La collection Décennies, c'est quoi ? Il s'agit d'une collection exceptionnelle pour fêter les 80 ans de la Maison des Idées, décennie par décennie ! La collection a débuté avec les années 40, ouvrage dans lequel nous avons découvert les aventures de Namor face à la première Torche Humaine. Dernièrement, Panini Comics est revenu à la charge avec les années 90. Le principe est donc le même mais cinq décennies plus tard.

Pour ceux qui n'ont pas encore eu l'occasion de jeter un oeil aux ouvrages déjà sortis, sachez que Panini Comics a frappé fort en proposant ce superbe ouvrage. Non seulement l'initiative est à saluer mais, en plus, l'ouvrage est de qualité. Il s'agit d'un bel objet qui va clairement en jeter une fois sur l'étagère. Le genre de collection qui a de la gueule une fois tous les tomes placés les uns à côtés des autres. La première de couverture est soignée tandis que l'arrière explique très bien ce qui vous attend dans cet ouvrage. La tranche est de couleur rouge, sobre, et met en avant un des personnages sur le bas. Pour ce sixième tome, c'est l'univers mutant au grand complet qui est mis à l'honneur. Notons également que vous avez un marque-page intégré ainsi que la numérotation des pages. C'est suffisamment rare pour le souligner, d'autant que cela joue sur le côté assez prestigieux de l'objet.

T'es personne ! Une râtée ! Une moins que rien qui pense que traîner avec les X-Men la rendra meilleure que la pouilleuse qu'elle est réellement.

Concernant le contenu, Panini a mis l'accent sur les X-Men. Un choix logique lorsque l'on sait que les titres se sont multipliés à cette époque. Bien sûr, multiplication des titres ne veut pas dire que la qualité est croissante. Néanmoins, les choix de l'éditeur restent plutôt bons et, finalement, il y a pas mal de bonnes petites choses à se mettre sous la dent. Une fois n'est pas coutume, il y a peut-être moins d'évènements connus que dans les anciens opus de la collection. Le connaisseur parviendra à remettre toutes les pièces du puzzle en place sans aucun problème, le néophyte trouvera peut-être ces numéros moins importants que dans le tome précédent qui, par exemple, mettait en avant le très attendu mariage entre Spider-Man et MJ . Bien évidemment, les deux opus ne sont pas vraiment comparables et, en toute objectivité, il y a pas mal d'éléments importants dans cet opus aussi. Certes, ce n'est pas à la hauteur du mariage de l'un des super-héros les plus connus de l'univers Marvel, mais cela reste de très bonne facture.

La composition n'est pas prise de tête : un numéro de chacune des séries les plus connues du X-Menverse. L'occasion pour le lecteur de se (re)plonger dans le titre principal X-Men, la très bonne série X-Factor ou encore dans le titre solo Wolverine . Bien sûr, l'immense avantage de cet opus réside dans le fait que, Mutants ou non, les numéros n'ont rien à voir les uns avec les autres. Oui, les personnages glissent d'un titre à l'autre mais ils n'ont strictement rien à voir les uns avec les autres au niveau du contenu, de l'ambiance ou même de l'objectif des auteurs. On peut même dire qu'il y a un sacré fossé entre le numéro de Wolverine et celui de Deadpool .

C'était un coup plutôt vigoureux, Malicia ! Mais comme tu vois... Il n'a servi à rien. Sinestre est bien des choses, femme... mais il n'est pas une victime.

Pour ce qui est de la partie graphique, les dessins transpirent les années 90 par tous les pores. Nous pouvons trouver absolument tous les codes de cette époque dans ce volume que cela soit au niveau du dessin et de la colorisation mais aussi au niveau du découpage, de l'ambiance générale ou même de la narration. On alterne du bon et du moins bon, du culte et du moins connu. Cela va des incontournables dessins de la série Wolverine de l'époque (reconnaissables entre mille), aux traits précis, intuitifs et de qualité de la série X-Men tout en passant par des choses plus discutables comme la partie graphique de The Uncanny X-Men : Psylocke vs Sabretooth qui sont extrêmement épurés, très cartonny. Les covers sont peut-être un petit peu moins connues que dans les anciens tomes de la collection mais on trouve tout de même de bonnes petites pépites comme l'excellente cover de Wolverine #48.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- L'initiative
- La qualité de l'ouvrage
- Une belle introduction
- Une belle façon de fêter les 80 ans de Marvel

LES POINTS FAIBLES

Aucun.

 

5

Incontournable !

Conclusion

Panini continue son excellent travail autour de la collection Décennies avec ce tome autour des années 90. Pour ce sixième tome, ce sont les X-Men qui sont mis à l'honneur.
Pour les curieux, c'est à découvrir. Pour les collectionneurs, c'est à posséder.

Partagez cet article !
Ça peut vous intéresser
Marvel Television ferme ses portes

Marvel Television ferme ses portes

11 Décembre 2019

Place au MCU et Disney+

La phase 4 du MCU plonge dans le multivers

La phase 4 du MCU plonge dans le multivers

10 Décembre 2019

Kevin Feige confirme

Affiche exclusive au CCXP pour Black Widow

Affiche exclusive au CCXP pour Black Widow

09 Décembre 2019

Viuva Negra !

  • Adam
    Adam

    il y a 1 mois

    "Pour ce qui est de la partie graphique, les dessins transpirent les années 80 par tous les pores "
    Gné ? J'ai pas ouvert ce tome mais j'ai lu les integrales des xmens des années 1990 à 1994 (je me suis arrété peu de temps avant l'ere d'apocalypse) ainsi que d'autres recits. J'ai senti une grosse difference dans le design des personnages (qui tirent tous une gueule bizarre) et la narration entre cette periode et ce qui se faisait dans les années 80...

    • Jeff
      Jeff - Rédacteur de l'article Staff MDCU

      En réponse à Adam

      il y a 1 mois

      Oui, car je me suis trompé sur la date. C'est modifié.
      Eh oui, je suis d'accord. Que cela soit au niveau du design ou même au niveau des visages des personnages, il y a une grosse différence entre les années 80 et ces dessins qui, sur plusieurs points, s'approchent déjà de l'époque moderne.

      • Adam
        Adam

        En réponse à Jeff

        il y a 1 mois

        Je suis rassuré.
        Je crois je l'ai dit ailleurs mais punaise la baisse de qualité sur les xmens qu'il y a eu aprés le cross over inferno alors que Claremont etait encore aux commandes. Ce fut un trou noir qui a duré au moins jusqu'à la fin de la saga de l'ile de Muir (milieu de l'année 1992).

        Pour ce qui est né de la decennie elle même, 1990-1998 est franchement la periode à oublier chez marvel pour ce que j'en ai vu. Chez DC je ne sais pas ce qui a pris à l'editeur de martyriser ses têtes d'affiche avec knighfall, la mort de superman. Hal jordan perd la boule, WW pert son titre de princesse des amazones et ou Aquaman perd un bras (litterallement)

        Krislenoob
        Krislenoob

        En réponse à Adam

        il y a 1 mois

        Tout est question de goût. La fin des années 80 et début des années 90 fut une claque visuelle des plus intéressantes

        Adam
        Adam

        En réponse à Krislenoob

        il y a 1 mois

        Si tu parles toujours des xmens, t'es bien clément. Je confirme une claque visuelle mais du genre qui te laisse les joues rouges en te demandant pourquoi. Ca date un peu mais j'avais souvenir de dessins trop detaillés sur les tenues, les armes et les decors urbains.
        Maintenant peut être que je suis sévère parce que l'auteur faisait n'importe quoi en multipliant les personnages et donc les pistes scenaristiques. Si deja t'as du mal à suivre l'histoire et que t'es pas convaincu par le dessin...

        Krislenoob
        Krislenoob

        En réponse à Adam

        il y a 1 mois

        Ben je parle de styles sans concession comme la perfection selon Jim Lee, le style si particulier de Whilce Portacio, Marc Silvestri, l'impressionnant Joe Quesada, le "petits pieds gros guns" de Rob Liefeld, les débuts prometteurs de Greg Capullo, les frères Kubert, Joe Madureira , Chris Bachalo, Steve Skroce, Tony Daniel, Salvador Larroca,  et mon chouchou Carlos Pacheco...