[Avent #16] [Review VF] Eaglemoss tome 54 : Batwoman - Elégie

[Avent #16] [Review VF] Eaglemoss tome 54 : Batwoman - Elégie

La collection Eaglemoss s’est intéressé à Batman, Nightwing, Robin ou Batgirl, mais elle ne s’était pas encore attardé sur Batwoman. Normal, l’héroïne est moins connue du grand public, pourtant elle a une histoire plutôt intéressante.

Le personnage peut sembler surgir de nulle part pour le néophyte, mais il faut savoir qu’en réalité, Batwoman a été créée en 1956. A l’époque, des doutes ont été émis sur la sexualité de Batman, et l’héroïne a surtout servi à les lever. En 1964, l’éditeur de Batman change et décide mettre le personnage de côté, et Batwoman est totalement supprimée de l’univers DC pendant Crisis on Infinite Earths en 1985/86. Pourtant, elle va revenir sous une nouvelle version lors de la maxi-série 52. Après quelques apparitions, elle va finir par devenir le personnage principal de Detective Comics, la fameuse série consacré à l’univers de Batman. Pour être précis, elle arrive dès le #854 que contient l’album d’Eaglemoss qui va jusqu’au #860, soit un arc de quatre chapitres, et un de trois.

Lorsque l’on lit le premier arc, on a un peu l’impression de débarquer en plein milieu d’une intrigue. Greg Rucka, le scénariste, fait sûrement ce choix pour intégrer plus rapidement le personnage dans l’univers, surtout que ce n’est pas la première fois qu’on le voit. Dans cette première histoire, Batwoman enquête sur le Culte du Crime, une organisation dont elle semble être la cible. Elle cherche à connaître le nom du nouveau chef, et la raison de leur intérêt pour elle. Pour être tout être tout à fait honnête, à la lecture de ce récit, on est un peu perdu. Rucka nous fournit beaucoup d’information sans s’attarder sur les origines du personnage et de son enquête. Heureusement, arrive le deuxième arc.

Celui-ci est constitué de nombreux flashbacks qui vont nous donner toutes les informations dont on avait besoin. Les origines du personnage sont dévoilées, et révèlent tout sa profondeur. Rucka maitrise totalement son récit, en toute circonstance. Les dialogues sont bien écrits, et les personnages bien travaillés. On apprend donc que Kate Kane a des parents militaires, et que sa mère a été tuée alors qu’elle était enfant. Elevée ensuite par son père, elle souhaite suivre une carrière militaire. Cependant, l’armée refuse les homosexuels, elle sera donc renvoyée. C’est très intéressant, puisque se basant sur des choses réelles. Sa vision de l’armée et son homosexualité sont traitées avec authenticité par Rucka, ce qui permet de nous offrir un personnage vraiment passionnant.

L’album a donc de sacrés atouts, mais il manque encore un gros point fort : ses dessins. J.H. Williams III est aux crayons et fait des merveilles. Il joue avec les ombres, et nous offre de régulières double-pages impressionnantes. Son dessin est maitrisé, et on sent que l’artiste se fait plaisir, mais pas au détriment de la lisibilité. Son style n’est pas conventionnel, et on a parfois l’impression de regarder une série de tableau, sauf que le dynamisme est présent. Lors des flashbacks, son trait devient plus simple, et plus on se rapproche du présent, plus le style se complexifie, et les ombres se font plus marquées. Bref, le dessin surprend, le personnage de Batwoman aussi, et ça fait un sacré bien.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

Les dessins
L'histoire bien écrite
Le travail sur le personnage

LES POINTS FAIBLES

On est un peu perdu au début

 

4.5

Raffraichissant

Conclusion

Batwoman montre le génie de certains auteurs de comics qui arrivent à recycler de vieux personnages pour les mettre au goût du jour. Et en plus, cet album est visuellement une merveille !

Partagez cet article !
Ça peut vous intéresser
Un acteur pour Pennyworth

Un acteur pour Pennyworth

15 Octobre 2018

Pennyworth a trouvé Alfred

Rahul Kohli sera Scarecrow dans Harley Quinn

Rahul Kohli sera Scarecrow dans Harley Quinn

12 Octobre 2018

C'est lui qui l'a dit !

Trailer et infos pour la saison 5 de Gotham

Trailer et infos pour la saison 5 de Gotham

09 Octobre 2018

Une conclusion aux allures de guerre

  • valdup
    valdup

    il y a 1 an

    À noter que, format kiosque oblige, le tome ne contient pas l'arc Cutter contrairement à la version Urban Comics. Cet arc n'est pas indispensable contrairement aux deux arcs magistraux contenus dans ce tome !