[Review VF] Punisher - Barracuda

[Review VF] Punisher - Barracuda

Cet album du Punisher intitulé Barracuda est le quatrième tome d’une série qui en comptera très certainement sept. Il s’agit d’une réédition deux par deux de tomes parus dans la collection Marvel MAX chez Panini. Pour le moment, le rythme est d’environ un Marvel Deluxe par an, et je vous invite à lire les critiques des deux précédents tomes (tome 2 et tome 3). Panini a fait le choix de ne pas numéroter ces albums, ce qui est compréhensible puisque chacun contient deux histoires complètes. Voyons d’ailleurs ce que nous réserve le dernier.

Dernièrement, Panini a décidé de publier dans la collection Marvel Icons de gros tomes du Punisher de Garth Ennis, et peut-être vous perdez-vous dans toutes ces histoires. Je vais essayer de clarifier la situation. Garth Ennis est le scénariste qui a réussi à relancer le Punisher dans les années 2000. Il a commencé par sortir une mini-série, puis une série régulière dans le label Marvel Knight. C’est ce qui est publié dans les Marvel Icons (et avant, en 100 % Marvel et Omnibus). Suite à ce succès, Marvel a proposé à Ennis de continuer à raconter les histoires du Punisher dans le label MAX, ce qu’il a fait, et ce travail est contenu dans les Marvel Deluxe qui nous intéressent aujourd’hui. Son travail dans Marvel Knight et dans MAX n’est pas vraiment connecté, ce qui explique que Panini ait décidé de les rééditer de deux manières différentes. Pour faire très simple, la collection MAX est réservée aux adultes : plus de violence, plus de gros mots et plus de sexe. Du coup, comme on l’a vu pour les précédents tomes, Ennis s’en donne à cœur joie.

Ce quatrième tome a la particularité de continuer à nous proposer des aventures plutôt inhabituelles pour notre Punisher. La première histoire se focalise sur les dirigeants d’une entreprise, Dynaco, et leurs magouilles. Comme elle fournit de l’énergie, son PDG a la bonne idée de préparer un plan pour couper l’électricité en Floride dans le but d’augmenter sa valeur dans la région. Seulement l’un de ses employés se défile et tombe sur le Punisher, et un autre couche avec sa femme et commence à vouloir se détacher de son boss. Pour régler les problèmes, le PDG va donc engager les services de Barracuda, une brute épaisse peut-être encore pire que la version du Punisher de cette ligne MAX. Le Punisher va donc cette fois s’attaquer à des criminels en col blanc. Pourtant ce n’est pas si simple, s’il se retrouve là-dedans, c’est en chassant à la base des dealeurs, sa véritable cible. Il est d’ailleurs assez étonnant de voir le personnage un peu dépassé par les évènements. Ennis le relègue pratiquement en personnage secondaire, puisque le gros du récit tient surtout dans les magouilles de Dynaco.

Le Punisher est fidèle à la définition que lui a donnée Ennis dans cette série : c’est un bloc, une brute inaltérable dans sa mission. Le scénariste a donc la bonne idée de varier son univers. Imaginer comment le personnage affronterait des cols blancs, et en voir le résultat est assez jouissif. Ne vous inquiétez cependant pas, il affronte aussi Barracuda, un adversaire à sa hauteur. Alors bien sûr, il y a toujours certains points vulgaires pour être vulgaire, car c’est dans le cahier des charges d’une série MAX, mais il y a aussi une vraie histoire derrière, intéressante et plutôt maline, donc on pardonne facilement : la majorité de la violence verbale et physique, et du sexe, sert tout de même le récit. Les dessins de Goran Parlov sont assez classiques, parfois grossiers, mais efficaces et peut-être plus lisses que les autres histoires, ce qui s’explique par l’univers un peu à part par rapport au reste de la série.

La seconde partie de l’album n’a plus rien à voir avec la première, mais est liée aux évènements survenus dans l’album Mère Russie. En effet, elle s’intéresse au personnage du Général Zakharov qui revient à la charge pour se venger du Punisher. Au milieu de la confrontation entre les deux hommes, nous retrouvons le personnage de Kathryn O’Brien. On renoue donc avec l’ambiance d’espionnage que l’on avait eu dans l’histoire avec Nick Fury. Cette fois-ci, le Punisher est pleinement au centre de l’histoire, et met en avant ses capacités de guerrier. Le récit est encore une fois assez bourrin, mais prenant, et surtout devient de plus en plus personnel pour le Punisher. Le monolithe à la tête de mort éprouve encore des sentiments, ce qui offre une autre dimension à la trame scénaristique pourtant déjà bien complète. Le dessin de Leandro Fernandez n’est pas des plus précis, mais il est bien rattrapé par une bonne couleur.

Si on résume la situation, nous avons un premier récit qui se situe en Floride, chez des cols blancs, avec un Punisher en retrait, et un second en Afghanistan, au milieu de tueurs, avec le Punisher au centre de l’histoire. Ces deux situations opposées offrent une richesse très intéressante à l’album. On reprochera tout de même à Panini une traduction parfois approximative (les traducteurs sont peut-être trop polis pour traduire les injures…). Le Marvel Deluxe à l’ancienne (avec jaquette) est en revanche toujours d’une excellente qualité. Bref, si vous cherchez des histoires du Punisher sans filtre, avec toute la violence que peut amener ce personnage sans super-héros pour l’arrêter, c’est une excellente pioche que ce run d’Ennis. Si le début de la série était peut-être un peu laborieux avec notamment quelques facilités, elle a su se recentrer sur les intrigues, nous offrant des histoires courtes passionnantes à lire.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

La variété des histoires
L’atmosphère
Sans concession

LES POINTS FAIBLES

Une traduction parfois approximative

 

4.5

BAM !

Conclusion

Cet album possède deux facettes de l’excellente série MAX sur le Punisher qui, je le rappelle, est destinée aux adultes !

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