[Review VF] Spawn Renaissance 01

[Review VF] Spawn Renaissance 01

Le Spawn nouveau est arrivé ! Alors que la série a atteint son numéro 250 américain, Delcourt en profite pour lancer une nouvelle série sous un nouveau titre. On le savait depuis le dernier tome de La Saga Infernale, dont vous trouverez la critique ici. Le renouveau se voulait total, puisque l’équipe créative est changée, mais on va voir que même si on peut vraiment parler de renaissance, par beaucoup de points, ça reste, et restera toujours la série de Todd McFarlane.

L’album commence par un chapitre faisant le point sur le retour d’Al Simmons sous le costume de Spawn. En effet, on retrouve le personnage en train de discuter avec un chien qui semble être Dieu. Ce n’est pas la première qu’on a un aperçu de Dieu dans la série, mais c’est la première fois qu’Al peut échanger autant avec elle (oui, c’est elle ou lui apparemment). Ici, le scénario est géré par Paul Jenkins. C’est plutôt bien écrit, et ça permet de mettre en place les nouveaux éléments de l’intrigue. Lors des évènements de la fin de La Saga infernale, il y a eu des émeutes dans New York. Wanda (la femme d’Al, et la raison pour laquelle il a accepté de devenir un Hellspawn) s’est trouvée au mauvais endroit au mauvais moment, et est morte brûlée vive avec son enfant à naître. L’enfer a arrangé ça pour mettre la main sur l’âme de Wanda pour faire chanter Spawn, mais elle a réussi à trouver une protection. Al va alors tout faire pour la secourir.

Si vous avez suivi La Saga Infernale dans son intégralité, vous vous demandez peut-être un peu d’où sort cette histoire. C’est bien normal, et c’est peut-être le défaut majeur de cet album. C’est réellement une renaissance, un nouveau départ pour le personnage, mais pas seulement. La narration a radicalement changé aussi. Fini les chaines TV d’information qui tournent en fond, fini les différents personnages que l’on suit, on revient à quelque chose de bien plus simple : on suit Spawn dans sa quête. L’atmosphère change donc aussi, et c’est aussi accentué par le dessin. Jonboy a un style légèrement manga, qui peut rappeler du Joe Madureira en plus grossier. Les couleurs sont plus présentes, et c’est beaucoup moins sombre. Bref, beaucoup de choses changent, et c’est assez perturbant. Pourtant, au fil de la lecture, on commence à y prendre goût.

Jenkins laisse rapidement sa place à McFarlane lui-même. Jonboy prend ses aises sur la série, tâtonne moins, a un trait plus sûr. De notre côté, on s’habitue à ce changement, et derrière lui, on commence à percevoir quelque chose de familier. C’est tout simplement un retour aux sources du personnage. Même s’il y a une trame principale, chaque chapitre se détache avec de petites histoires. On retrouve notre Al Simmons bourrin, avec une certaine confiance en lui, et qui est prêt à en découdre. Et finalement, on se souvient de certains passages avec Capullo, ou même Medina aux dessins, et on y trouve des similitudes. Ce n’est malheureusement pas le meilleur de la série, mais il y a de bonnes idées. Et puis, Al est enfin entré dans la cours des grands : il est confronté à Dieu et Satan. Ça promet donc des choses intéressantes pour la suite.

Si vous n’avez jamais lu un Spawn, et que vous vous demandez si c’est un bon moyen de se lancer, la réponse est oui. Très peu d’éléments du passé sont utilisés dans un premier temps. C’est d’ailleurs assez dommage. Jim Downing est mentionné, mais les éléments laissés en suspens dans La Saga Infernale semblent totalement abandonnés. J’espère sincèrement qu’on reviendra dessus à un moment. Donc oui, c’est un bon point d’entrée, même si certains détails vous échapperont, mais c’est facilement remédiable. Au fur et à mesure de l’histoire, des liens avec le passé d’Al semblent cependant se faire, et on a même le droit à une petite révélation. Bref, vous l’aurez compris, c’est assez irrégulier, mais il y a des choses prometteuses. Il faudra donc attendre pour voir où la série nous mène avant de se faire une idée définitive. En tout cas, ça reste une lecture plutôt agréable dans l’ensemble. En bonus, en plus des couvertures en couleurs et en noir-et-blanc, nous avons le droit à un poster présentant toutes les versions du costume de Spawn. Une très bonne idée !

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

Un retour aux sources
Bon point d’entrée

LES POINTS FAIBLES

L’ère de Downing oubliée
Dessin un peu trop caricatural
Assez classique

 

3.5

Vraie renaissance !

Conclusion

Spawn reste toujours sympathique à lire, mais le changement de style de cet album risque de partager, même si l’on retrouve certains éléments familiers. A voir sur la durée ce que ça donnera !

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Conclusion de la série

  • The Man Of Steel
    The Man Of Steel

    il y a 6 ans

    Ah, ça fait bien longtemps que je suis interressé par celui-ci.
    J'en ai entendu que du bien ;)