La review du jour est un titre proposé par Delcourt. Il s'agit de Murder Falcon, écrit et dessiné par Daniel Warren Johnson. Il est sorti le 27 août pour 22,50 euros. Il contient le titre US Murder Falcon Deluxe Hardcover.
Le créateur de SPACE MULLET, EXTREMITY ou encore DO A POWERBOMB est de retour dans cette nouvelle édition augmentée de MURDER FALCON !
Le monde est attaqué par des monstres et la vie de Jake s'effondre : son groupe de musique est dissout, il n'a pas de copine et pas d'avenir... jusqu'à ce qu'il rencontre Murder Falcon. Il est envoyé par le Heavy pour détruire tout le Mal, mais il ne peut le faire que si Jake déclenche une tempête musicale. Et c'est alors un déchaînement total de kung-fu contre ceux qui cherchent à conquérir la Terre. Ça va déchirer grave !
Le groupe de métal de Jake est dissout. Et alors qu’une faille permet aux monstres d’envahir la Terre, grâce à une guitare magique, il donne sa force à une autre créature nommée Murder Falcon. En gros, un faucon humanoïde avec un bras métallique. Il va alors devoir reformer son groupe, chaque membre avec un instrument contrôlant une créature, afin de sauver le monde ! Le pitch de départ de cet album est assez improbable, un genre de croisement entre Tenacious D et BPRD. Pourtant, Daniel Warren Johnson a un excellent talent de narrateur. Du coup, malgré notre incrédulité, la lecture captive dès les premières planches.
Le grand n’importe de cette histoire laisse tout de même quelques indices laissant comprendre qu’il n’y a pas que ça. Le fond du récit est assez dramatique finalement, et offre une profondeur inattendue à l’album. La lecture fun est complétée par un aspect dur, triste et qui prend aux tripes. L’histoire derrière l’histoire se révèle au fur et à mesure que le récit avance. L’album se fait parfois très onirique, avec un délire poussé jusqu’au bout. Certains passages s'enchaînent de manière un peu surréaliste, un peu trop facilement, mais tout est logique au final.
Murder Falcon est donc une histoire décomplexée avec un fond grave, mais c’est aussi et avant tout une lettre d’amour pour le métal. Cette musique est au centre du récit, et est celle qui permet de tout arranger. Et même si d’autres genres sont présents, ils ne sont là que pour soutenir le métal. DWJ nous transmet tout son amour pour ce style, tout en y mêlant ses sentiments. Il en ressort une œuvre qui semble très personnelle, et très touchante.
DWF est aussi beaucoup connu pour son dessin, et il est très réussi ici. Le dynamisme de son trait colle parfaitement aux nombreuses scènes d’action, et de combat parfois contre des créatures gigantesques. L’aspect spectaculaire est donc bien présent, et on s’en prend plein les yeux ! Bref, vous l’aurez compris, cette histoire est vraiment un coup de cœur. Le fond et la forme nous offrent un récit intelligent, et riche en émotions.
La précédente édition de l’album n’est pas vieille, puisqu’elle date de 2020. La différence se joue au niveau des bonus. Outre un carnet de croquis plutôt riche, se trouve désormais une sélection d'albums de métal en lien avec des couvertures alternatives du comics. Si cette histoire parlera tout de suite aux amateurs de métal, elle reste tout de même universelle. Du coup, la lecture plaira aussi aux non-métalleux, et si par hasard, ça leur donne envie de découvrir le genre, cette sélection d’albums est une excellente chose.
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