Le super héros face à la dystopie

Le super héros face à la dystopie

Cet article est la retranscription écrite d'une conférence proposée par MDCU lors du Angers Geekfest 2023.

Pourquoi choisir le sujet du super-héros face à la dystopie ? Tout simplement parce que de par leur définition, la dystopie et les super-héros sont parfaitement opposables. Et comme dans beaucoup d’autres histoires le conflit entre deux entités aussi distinctes produit souvent un récit intéressant et riche d’enseignements.
D’un côté, vous avez la dystopie : une société imaginaire sombre qui vise souvent à souligner des défauts que notre propre société possède ou pourrait posséder. Mais surtout,  une société imaginaire qui possède une notion de fatalité. Par définition, l’homme n’échappe pas à un univers dystopique.
D’un autre côté, le super-héros : c’est un personnage aux pouvoirs extraordinaires qui combat des menaces contre lesquelles l'humanité reste impuissante. 

Donc l’humanité ne peut rien faire contre la dystopie et le super-héros intervient lorsque l’humanité ne peut rien faire. Autrement dit, le super-héros, du point de vue sémantique, est supposé être la solution au problème que représente la dystopie. Qui l’emporte entre la dystopie et le super-héros ? Les définitions sont claires : on n’échappe pas à la dystopie et le super-héros combat les menaces. Mais combattre ne veut pas dire l’emporter.

Marvel et DC aujourd’hui

Comme vous le verrez par la suite, on trouve beaucoup d’exemples d’univers dystopiques chez les super-héros mais il s’agit le plus souvent de récits hors-continuité. Univers parallèles et futurs apocalyptiques sont donc légion, pour éviter de toucher à la sacro-sainte continuité principale.  Pourtant, il y a tout de même quelques très rares lieux qui ont une dimension dystopique qui font partie de la continuité. 
C’est ce que nous allons voir dans cette première partie. 

Latvérie :
Pays imaginaire situé en Europe centrale, c’est le royaume du Doctor Doom, qu’il dirige d’une main de fer en tant que monarque absolu. Le gouvernement et ses ministres sont uniquement symbolique, n’ont aucun pouvoir de décision, et sont tués s’ils échouent dans leur tâche. Le peuple y est constamment observé et les frontières sont lourdement fortifiées et surveillées pour empêcher quiconque de quitter le pays. Les courts moments de répit pour les latvériens sont après les défaites  du dictateur, mais là aussi, comics oblige, le statu quo revient en force, et ré-instaure le tyran au masque de fer à la tête de son pays.

Apokolips :
Il s’agit d’une large planète entièrement recouverte par une ville monde. Dominée par des fosses enflammées, elle est enlisée dans une guerre éternelle avec New Genesis. La planète est dirigée par Darkseid qui opprime son peuple par la force et la peur. Son contrôle est tel que même lorsqu’il est vaincu, son peuple vient fréquemment l’aider, totalement soumis par une sorte de loyauté divine aveuglante. C’est une planète sur laquelle l’amour n’existe pas, la liberté n’existe pas. Les habitants, souvent kidnappés d’autres planètes, vivent dans l’ignorance et font partie d’une société stagnante contrôlée et oppressée.

Gotham City :
Gotham City n’est pas à proprement parler un lieu dystopique. C’est juste une ville dans laquelle règne l’insécurité. La mentionner est cependant pertinent car il est vrai que beaucoup d’auteurs s’amusent à présenter la ville comme étant un être vivant. Un être rongé par un cancer que sont la pègre et la corruption qui pullulent dans la ville. Elle a un peu cette réputation de ville maudite dont on ne s’échappe pas. Cette fois, pas d’armes pour empêcher les citoyens de fuir. Juste une volonté, un refus de la part de la plupart des habitants de laisser les lieux sombrer encore un peu plus dans la folie par un amour ou une loyauté inexplicable pour la ville. Dans No Man’s Land, alors que la ville est ravagée par un tremblement de terre, que les quartiers ont été divisés et répartis entre les différents super-vilains et que le gouvernement l’a officiellement défini comme étant un “no man’s land”, un lieu inhabitable, de nombreux habitants ainsi que de nombreux agents de police vont décider de rester sur place. Bien sûr, ce n’est pas une vérité générale. Comme signalé, il s’agit d’une approche choisie par plusieurs auteurs.

Les futurs apocalyptiques

Old Man Logan :
Même s’il existe plusieurs titres estampillés ‘Old Man’, Old Man Logan est le récit le plus connu et le plus iconique d’entre eux. Et puis c’est aussi celui qui a établi les bases de cette continuité, la Terre 807128. Le film Logan est d’ailleurs une adaptation libre de l’histoire écrite par Mark Millar et illustrée par Steve McNiven. Pour résumer brièvement le contexte, Logan, anciennement Wolverine , est désormais un homme ayant vieilli, marqué à la fois physiquement et psychologiquement. Vivant aux côtés de sa famille, il se retrouve embarqué par Clint Barton à travers un road-trip à travers ce qu'étaient autrefois les États-Unis d’Amérique désormais contrôlé par différents villains (mais pas que) de l’univers Marvel. Plus dans le post-apo que l'événement apocalyptique en lui-même, ce monde est donc dystopique par son régime brutal, autoritaire et injuste.
Les figures héroïques ne le sont plus tant que ça, voir plus du tout (c’est du Millar après tout), le sort des personnages bascule avec la moindre erreur ou inattention, bref on est clairement sur un récit hors-continuité qui permet d'exploiter à fond la nature pessimiste du récit. Malgré une atmosphère assez négative voire nihiliste qu’on retrouve chez pas mal de récit super-héroïque de Mark Millar (sauf sur Superior), on a tout de même une lueur d’espoir parmi tout le chaos du monde et du récit. On perd des personnages des figures du bien, certains ont été pervertis mais le récit se conclut avec un Logan déterminé à réparer son mode et trouver une sorte de rédemption avec le dernier né du clan Hulk (la rédemption par un enfant est une idée narrative assez courante, encore aujourd'hui, et inspirera le film Logan comme dit précédemment).

Kingdom Come :
Kingdom Come de Mark Waid et Alex Ross, est un récit similaire à Watchmen. Une longue attente de l'apocalypse impliquant des être surpuissants sur fond de crise du monde des super-héros. Un monde plus extrême que le nôtre et plus extrême qu’auparavant. Mais au final le plus intéressant chez Kingdom Come, ce n’est pas son apocalypse, c’est comment le monde y est parvenu, et les conséquences de l’inaction des puissants. Il y a également un second niveau de lecture, où le récit est une métaphore de ce que DC deviendrait s’ils suivaient la mode d’Image Comics de l’époque : des héros toujours plus extrêmes, ne reculant devant rien et avec des design plus extravagant…
Un récit dystopique par ses habitants, en quête d’un jusqu’au boutisme qui aura même fait abandonner les plus grands héros de chez DC Comics, y compris Superman .Un récit dystopique par ses héros donc également. Même si ultimement, nos héros sortent de l’ombre pour résoudre la solution, il se sont forcément compromis à un moment ou un autre, pour protéger leur couverture (comme pour Batman ), ou en étant manipulé (pour Billy Batson ). L'affrontement de plusieurs factions de super-héros mélangeant, anciens et nouveaux, de voir les symboles de bonté et d’altruisme s’affronter pour leur survie mais aussi la survie du monde contribue également à ce sentiment de désespoir. Le monde de Kingdom Come a souffert, et la réponse de ses habitants a été de chasser ses héros, traités comme naïfs et obsolètes, dans une quête de vengeance envers les ennemis de ce monde après l’incident du Midwest et du Daily Planet .
Contrairement à Injustice, qui sera abordé un peu plus tard, cette dystopie est enclenché par la volonté du peuple, et même si l’autorité de Superman n’est pas aussi forte, le sentiment dystopique est bien plus angoissant car il résulte d’une réponse humaine. On est donc sur un schéma qui colle beaucoup à ce qu’on peut voir dans notre monde à nous, et c’est sans doute ça le plus effrayant.

Les univers parallèles

Earth 10 :
C’est un univers parallèle dans lequel la seconde guerre mondiale a été remportée par l’Allemagne Nazie grâce à Overman, une autre version de Superman qui a été élevé et endoctriné par Adolf Hitler. La JLA (ici appelée Gerechtigkeitsliga), y compris les deux autres super-héros de la trinité DC à savoir Batman et Wonder Woman qui se nomment, dans cet univers, Leatherwing et Brunhilde, est aux ordres du parti nazi. La Terre y est opprimée par les nazis qui ont mis en place des installations pour faire un tri dans les lignées génétiques et ainsi éliminer les lignées jugées inférieures à travers de nombreux génocides et pousser les lignées supérieures à se reproduire entre elles. 

Injustice :
La série de comics Injustice de Tom Taylor avec Brian Buccelato à l’écriture et Bruno Redondo (et plein d’autres) au dessin est adapté du jeu vidéo éponyme de NetherRealm. Piégé par le Joker , Superman tue sa femme, Lois Lane alors enceinte, croyant qu’elle était Doomsday . Relié au cœur de Loïs, un détonateur qui s’enclenche lorsque son cœur s’arrête de battre, faisant exploser une ogive nucléaire dans Métropolis. Après cette tragédie, Superman ne sera plus jamais le même. Décidant de plus jamais laisser une telle chose se reproduire, il place la Terre sous sa protection, devenue froide et totalitaire. La première série, divisée en 5 ans, raconte la chute lente et complexe de l’Homme d’Acier au rang du tyrannique Haut Conseiller de Terre Unie. Les comics sont pour moi essentiels à la compréhension et à la nuance du monde créé pour le jeu-vidéo. La tyrannie provient d’une douleur profonde, mélangeant colère, peur et honte.
Contrairement au film animé, que je ne recommande absolument pas, Superman ne devient pas un despote meurtrier du jour au lendemain. Il souffre, et est manipulé par certains de ses alliés et de ses ennemis. Une poignée d’individus influence une personne qui à son tour a le pouvoir de contrôler toute la planète. Le Superman d'Injustice nous rappelle surtout que le pouvoir symbolique est sans doute encore plus important que les super pouvoirs. Superman est capable de renverser n’importe quel pays sur Terre, mais la création et le maintien de son Régime réussit grâce à son aura sur les autres, que ce soit par la peur, l’admiration ou l’amour. Et je trouve également que la solution au monde dystopique du Régime, qui vient littéralement d’un univers différent véhicule un message assez, peut-être pas défaitiste mais en tout cas absolu quant à la puissance d’un régime totalitaire mis en place par des personnes ayant des pouvoirs quasi-divins.
On explore également la tendance du mauvais Superman . La toute puissance du kryptonien fait qu'on atteint très vite la limite entre protéger et contrôler, qui s’avère souvent être proche. On reste autour de cette ligne pendant un bon moment, on finit éventuellement par la franchir mais ce suspens est très bien utilisé et on a envie que Clark fasse le bon choix, ou que ses plus mauvaises influences disparaissent. Mais si ce dernier est parfois victime des circonstances et de manipulations, il y a d’autres occasions où la faute est entièrement sur lui, donc on a affaire à un surhomme en puissance, mais un homme dans sa pensée, avec ses contradictions et ses défauts.

Red Son :
Un récit Elseworlds par Mark Millar et Dave Johnson. Pour résumer le point du divergence du récit, c’est tout simplement que Kal-L atterrit non pas au Kansas, mais en URSS en 1938. En 1953, le Surhomme soviétique est révélé au monde, et la guerre froide prend une tournure bien particulière. La transformation d’un symbole historiquement américain (avec cette fameuse phrase associée à Superman jusqu’à très récemment : Truth, Justice and the American Way) pour en faire le symbole de l’ennemi historique des États-Unis est une proposition qui peut faire froid dans le dos. Et si l’être le plus puissant de la Terre n’était pas de notre côté ? C’est ce que Millar a voulu explorer. Et par certains points, on a des éléments dystopiques, mais ils ne sont pas si éloignés de notre réalité. L’URSS sous Staline connaît les mêmes tyrannies et les mêmes dérives. Superman n'est cependant pas un méchant classique, puisqu’il ne souhaite que protéger son peuple. Il va bien évidemment trop loin, mais le kryptonien n’est pas un personnage manichéen, uniquement méchant pour être méchant.
Côté américain, Luthor est un reflet de Superman . Il souhaite protéger son peuple, mais ira trop loin et commettra des choses horribles pour la “sécurité” des ses concitoyens et obtenir la victoire. La route vers l’enfer est pavée de bonnes intentions, et il faut savoir parfois s’arrêter avant qu’il ne soit trop tard. Ce sera le cas de Kal-L qui parvient à amener un touche d’héroïsme pur dans le récit pour nuancer le tout, en plus des solutions pour Luthor qui s'avèrent être bénéfiques malgré certaines restrictions sur les libertés. Tout cela viens nous amener à penser que le bien et la mal peut être une question de point de vue, et que tout n’est pas noir ou blanc.

Earth 2 (version New52) :
Earth-2 ou Terre-2 est une actualisation du concept de terre alternative où vivent les héros de l’âge d’or. Le premier Green Lantern , le premier Flash, Doctor Fate, la Société de Justice etc. Les héros DC connus de la Trinité (Wonder Woman, Superman et Batman ) meurent en affrontant Darkseid et ses armées.Cinq ans après, des nouveaux héros surgissent, tout comme de nouvelles menaces, dans un monde marqué par la guerre avec Apokolips. Le début du récit par James Robinson et Tom Taylor, illustrée par Nicola Scott explore  l’émergence des super-héros, mais très vite la menace d’outre-monde se complique et empire, au point de condamner la planète. Malgré une défense terrienne qui est sur beaucoup de points supérieure à la nôtre (militairement parlant), le destin de cette planète alternative est très vite condamnée à la destruction.
La temporalité alternative permet d’explorer pleinement les répercussions des événements de l’histoire. Des villes sont rasées de la carte, des personnages meurent, d’autres reviennent d’entre les morts, mais tout le temps dû à une raison scénaristique et non pas un impératif éditorial ou marketing. Pas besoin de sortir une série régulière sur tous les personnages de Terre-2, donc on profite de cet angle mort pour créer de réels enjeux. Et comme pour DCeased,( qui a aussi une évacuation de la terre face à une menace qui semble insurmontable) on crée des enjeux assez impitoyables, mais avec toujours une lueur d’espoir, au moins au niveau scénaristique. Le côté publication, lui a plutôt amener une  fin assez brutale à l’histoire, amère certes mais pas sans issue non plus.

X-Men : Days of future past / Age of Ultron / Age of Apocalypse : 
On aborde ici les trois œuvres en même temps car, au final, elles sont similaires sur pas mal de points. On va commencer par Days of Future Past. On l’aborde assez rapidement car contrairement à presque tout ce dont on vous parle aujourd’hui, X-Men Days of future past a été adapté en film par Bryan Singer en 2014. Il est donc possible que beaucoup connaissent les grandes lignes de l’histoire. Pour rappel, il s’agit d’une réalité alternative futuriste dans lequel l’assassinat du sénateur américain Robert Kelly sur fond de haine anti-mutante va pousser le gouvernement à réactiver les Sentinelles afin qu’elles traquent les mutants à travers tout le pays. En réalité, les Sentinelles prennent tout simplement le pouvoir et enferment les quelques mutants qu’ils ne tuent pas dans un camp d’internement dans le Bronx où leurs pouvoirs sont neutralisés par des colliers. Les derniers X-Men encore vivants décident alors d’envoyer l’esprit de Kitty Pryde dans le passé afin de les prévenir et d’éviter l’assassinat du sénateur. L’univers dystopique n’est pas très détaillé. Il faut dire aussi que cette histoire est très connue, et très appréciée alors que dans les faits, elle ne tient qu’en deux numéros. On sait juste que les mutants sont traqués seulement parce qu’ils sont mutants et que leurs vies sont menacées. Cet univers dystopique gagne beaucoup en profondeur grâce aux survivants en fait. C’est grâce à eux que l’on voit vraiment que la race des mutants mais aussi toute l’humanité est aux abois. Un constat qui n’est pas exagéré puisque les Sentinelles , une fois qu’elles ont éliminé tous les mutants des Etats-Unis, projettent d’envahir le Canada. Une nouvelle menace qui fait réagir les autres pays et qui sont prêts à se défendre à coup de missiles nucléaires.
Sur beaucoup de points, ce récit fait penser à Age of Ultron à la différence près que dans ce dernier, le méchant est Ultron et que ce sont ses Sentinelles qui contrôlent les rues. À noter également que pour le coup, ce n’est pas un univers parallèle. C’est Ultron qui, depuis le futur, vient semer le chaos dans son passé (qui est du coup notre présent, vous suivez ?)
Age of Apocalypse continue d’être à la limite entre réalité alternative et futur apocalyptique. C’est un crossover Marvel mêlant toutes les séries X-Men, réparti sur 39 numéros. Dans cet univers, Apocalypse prend la tête des Etats-Unis et domine les humains à l’aide d’une armée d’infini et ses cavaliers de l’apocalypse. La statue de la liberté est remplacée par une statue de lui. Apocalypse appliqua sa philosophie de la survie du plus fort sur une échelle colossale. Il mit en marche son programme d'épuration génétique sur les humains, écartant ceux qu'il estimait trop faibles ou inadaptés pour survivre. À travers un nettoyage permanent de la population, Apocalypse menaça la race humaine d'extermination. Au fil des années, le conflit s’étend aux autres continents et finalement seul l’Antarctique est réellement épargné.

Les immanquables ailleurs que chez les super-héros :

V pour Vendetta :
Ailleurs que chez les super-héros, je serais presque en désaccord. V n’est qu’un être humain, mais tout comme Batman , il incarne une idée. Et en ça, il transcende sa mortalité pour devenir plus. V pour Vendetta est un peu le 1984 (de George Orwell) des comics. Le totalitarisme fasciste est ici utilisé dans sa forme la plus connue : un contrôle social, ehtnique et politique de la population, surveillé en permanence par une police des mœurs. Peut-être pas très super-héros, mais un classique de la littérature dystopique néanmoins.

Y, le dernier homme :
Avant d’être une série TV foireuse, c’est un excellent comics de 5 tomes édité par Urban Comics et écrit par Brian K. Vaughan (qui a également écrit le comics Saga que nous vous conseillons mille fois). Comme son nom l’indique, le principe est simple, une épidémie mystérieuse a décimé toute la population mâle de la Terre à l’exception de deux de ses représentants : un jeune homme du nom de Yorick et son singe du nom d’Esperluette. De là, Yorick va tenter de découvrir pourquoi il est le seul à avoir survécu, de retrouver sa petite amie et d’éviter divers groupes de femmes qui veulent, pour une raison ou pour une autre, sa mort. C’est un road trip dystopique intriguant et extrêmement bien écrit.

Il existe bien d’autres récits abordant les mondes dystopiques, cet article n’est là que pour vous donner quelques conseils et explications sur des classiques ou bien sur des coups de cœur de la rédaction. Mais si vous devez commencer quelque part, il s’agit d’un bon point de départ.

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