[Review VF] Animal Man Volume 1

[Review VF]  Animal Man Volume 1

La review du jour est un titre proposé par Urban Comics. Il s'agit d'Animal Man Volume 1, écrit par Grant Morrison, et dessiné par Chas Truog et Tom Grummett. Il est sorti le 20 mai pour 35 euros. Il contient les titres US Animal Man #1-13 et Secret Origins #39.

Buddy Baker est un père aimant, un bon époux et un activiste pour la défense des animaux. Accessoirement, c'est un aussi un surhomme, ayant le pouvoir d'acquérir les capacités des animaux qu'il approche. Pourtant, coincé dans une vie banale, sans emploi et sans charisme, il est bien difficile de l'imaginer sauver qui que ce soit. Jusqu'au jour où Buddy enfile bottes et collants et reprend l'entraînement, bien décidé à aller au bout de son potentiel...

Aujourd’hui on s’attaque à une œuvre culte, une des premières séries de Grant Morrison, restée inédite en France jusqu’à maintenant. C’est cette œuvre qui l’a fait connaître chez DC notamment pour son côté métatextuelle propre à l’auteur et que l’on retrouvera dans de futures œuvres, mais aussi car c'est un très bon titre .

Ici, Morrison rend son personnage attachant avec un petit côté loser et simple. Un individu de la vie de tous les jours qui ne peut pas concurrencer les héros les plus connus. C’est rafraîchissant d’avoir ce point de vue, notamment de voir l’univers DC à travers les yeux d’un super-héros mineur qui n’est pas considéré comme important par le monde, ce qui va changer au fur et à mesure des épisodes où il gagnera en importance. Comme le dit l’auteur dans la postface, les 4 premiers numéros fonctionnent comme une mini-série qui modernise le personnage et constitue un très bon point d’entrée pour se familiariser avec son univers. C’est à partir du numéro 5 que Morrison pose les bases du fil rouge qui occupera son run.

On a beau être dans l’une de ses premières séries régulières, à travers ces 14 numéros on y voit déjà une œuvre riche en sujets abordés et en qualité scénaristique. Beaucoup de thèmes sont présents, notamment la maltraitance animale qui est au centre du 1er arc et qui poussera le personnage dans ses convictions, ceci aura même convaincu l’auteur d’être végétarien. On retrouve aussi l'écologie, l'impact de l'homme sur le monde animal, le racisme… le tout traité avec justesse. L'auteur est très accessible dans son récit, chose qu’on ne peut pas toujours retrouver dans ses titres plus récents. Ce qui surprend dans ce tome, c’est l’humour présent dans ces épisodes. Le personnage est souvent soumis à des moments humoristiques, ou est tourné en dérision par diverses situations. Toutefois si le ton prête à des moments comiques, il redevient sérieux rapidement quand il le faut. Malgré l’ambiance bon enfant qui peut être présente, cela se heurte à des thématiques sérieuses et des scènes vraiment dures ou qui peuvent déranger.

Parmi ses thèmes de prédilections, on retrouve déjà son amour, limite obsession, pour la continuité DC en basant un arc sur l’intégration du personnage dans l'univers post-Crisis on Infinite Earths en modernisant ses origines, ainsi qu’en abordant les conséquences de l’event de façon frontale. Ce qui est assez rare car peu de titres DC à l'époque prenait en compte les différences ou l’existence d’une ancienne continuité, ce qui donne un côté méta à l’intrigue qu’on retrouvera au fil de son run. Toutefois, il y a un côté frustrant dans ce tome 1. On sent que ça fonctionne comme une introduction et certaines pistes de scénario devront attendre la suite pour être développées. J’ai abordé le côté méta du récit, en fait à part l'épisode 5 et quelques références, on en entend plus parler dans le reste du tome où on retourne vers des aventures plus super-héroïque. Il faudra attendre la suite pour que ce point revienne en force.

Le point le moins intéressant du volume serait les dessins. Alors, ils ne sont pas mauvais, ça reste un travail solide, mais le style de dessin est très classique sans que cela ne marque visuellement. Néanmoins, il a quand même un côté dérangeant lorsqu'il le faut, notamment pour l’épisode 5. On peut aussi lui trouver un côté humoristique dans l'expression des visages.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- La réactualisation d'Animal Man
- Les thématiques 
- Le talent de Morrison présent dès ses débuts 

LES POINTS FAIBLES

- Les dessins
- Une certaine frustration du fil rouge peu mis en avant

 

4

Classique à lire

Conclusion

On retrouve déjà le futur talent de Morrison à travers cette série. Si on peut relever quelques défauts, ça reste un vrai plaisir de lecture.

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