[Review VF] Spider-Man Tome 1 : ville en guerre

[Review VF] Spider-Man Tome 1 : ville en guerre

La review du jour est un titre proposé par Panini Comics. Il s'agit de Spider-Man Tome 1 : Ville en guerre. Le numéro est écrit par Dennis "Hopeless" Hallum et est dessiné par Michele Bandini et Luca Maresca. Il est sorti le 6 novembre pour 18€. Il contient les titres US Marvel's Spider-Man City at War 1-6.

Un grand jeu implique une grande bande dessinée

Entrez dans le gameverse, le nouvel univers de comics Marvel. Cette histoire inspirée du blockbuster Marvel's Spider-Man présente le Tisseur aux prises avec Mister Negative, Wilson Fisk et les Sinister Six. Une épidémie menace New York, et un seul héros a les moyens d'empêcher la tragédie : Spider-Man. Découvrez également le secret de Miles Morales ...

Pour ceux qui n'auraient pas vu le logo sur la cover, nous sommes ici en présence d'un titre à placer dans la catégorie "gamer verse" soit un titre lié d'une façon ou d'une autre à un jeu vidéo. Dans le cas présent, il s'agit d'une opus inspiré de Marvel's Spider-Man sorti en 2014. Avant toute chose, il est important de noter que le mot important dans la phrase précédente est le verbe "inspirer", qui n'a bien évidemment rien à voir avec "adapter". Une adaptation (souvent accompagné de "plus ou moins libre") reprend une oeuvre dans les grands lignes malgré certaines variations le plus souvent. Une oeuvre inspirée d'une autre peut très bien se contenter de reprendre l'univers, quelques personnages ou un morceau d'intrigue. Autrement dit, nous sommes ici en présence d'un opus qui ne peut avoir, finalement, que peu de lien avec le jeu vidéo. Quant à savoir quelle est la part de liberté de cette oeuvre vis-à-vis du produit originel, je n'en ai strictement aucune idée. Retrogamer dans l'âme, je n'ai pas joué à Marvel's Spider-Man . Je suis encore sur Spider-Man sur PS1 (que je conseille, au passage). Tout cela pour dire que vous allez avoir ici la critique de quelqu'un qui n'a pas joué au jeu vidéo. Pour les fans du jeu, cela sera peut-être un point négatif, pour les lecteurs de comics qui ne connaissent rien au jeu, cela sera peut-être un point positif. Ceci étant dit, passons au coeur de la review.

Mon grand garçon, qui part pour son premier jour en prison. On devrait prendre une photo souvenir.

De manière générale, le récit est une oeuvre de Spider-Man assez classique. Bien que nous n'ayons pas les origines de Spidey , Parker n'a pas encore rencontré l'intégralité de ses ennemis non plus. Par exemple, nous assistons notamment à la création de Doctor Octopus .  Ce qui n'empêche pas le scénariste de déjà mettre en avant Morales cela dit. L'histoire est assez intéressante, tout se goupille assez bien et les ennemis s'enchaînent sans trop de problème. Ce dernier point est souvent le plus catastrophique. Ici, le problème est plus ou moins évité grâce au fait que tous les ennemis aient une importance différente dans l'intrigue. A nouveau, nous assistons à la création du Doctor Octopus , à la montée en puissance de Mister Negative mais également aux attaques de personnages qui sont déjà plus à placer dans la catégorie "caméo/anecdote". C'est notamment le cas de l'ami Shocker qui n'a décidemment que peu l'occasion de briller. Une idée intéressante utilisée par le passé et qui est reprise ici, c'est le fait que le Kingpin, bien qu'il soit le super-vilain, se présente ici comme étant le garde-fou de la ville. Son point de vue serait "mieux vaut que je sois là et que cela soit un petit peu le bordel plutôt que je sois absent et que cela soit un massacre". Après, est-ce que sa déclaration est véridique ou non... Nous vous laisserons découvrir cela. Enfin, les dialogues sont plutôt bons et mettent en avant quelques punchlines sympathiques. Le fait qu'il s'agisse d'un univers différent de celui des comics permet aux auteurs d'avoir un petit peu plus de liberté. Ils peuvent ainsi apporter tous les changements qu'ils désirent concernant la mythologie de Spidey sans avoir peur de massacrer l'ensemble du Spider-verse. Par exemple, il y a pas mal de choses à dire concernant l'identité secrète de Spider-Man . Encore une fois, il s'agit d'un excellent point.

Du coup, est-ce que nous conseillons cet opus ? En fait, ce genre d'opus est souvent à placer dans la catégorie "accessible mais pas un bon point d'entrée". Entendez par là que le récit est bon, accessible et qu'il n'y a aucun soucis de compréhension. Lecteur confirmé ou non, vous pouvez donc vous laissez tenter. Par contre, ce livre n'est rattaché à rien au niveau de Marvel au sens large. Une fois la lecture terminée, elle ne va pas vraiment vous aider à entrer dans l'univers de Spider-Man non plus. En ce sens, on ne peut pas vraiment dire qu'il s'agisse d'un bon point d'entrée. Bref, une bonne lecture mais pas forcément LA lecture pour débuter. Néanmoins, elle reste parfaitement accessible.

Oh... regarde, tu as tout cassé le sol... avec ma tête.

Concernant la partie graphique, les dessins et la colorisation sont bons. La mise en scène est intéressante et permet d'avoir quelques cases qui sortent clairement du lot. Le design des personnages est également à la hauteur avec une approche assez différente mais sans dénaturer le produit initial. Finalement, seul Shocker est clairement différent avec une approche un petit peu plus moderne du personnage. Pour le reste, tout est bon. Mention spéciale à la double page mettant en avant le Doctor Octopus . A noter un changement de style radical au milieu du numéro 5. Le changement est évident mais le tout reste de qualité.

Les covers régulières ont été réalisées par Clayton Crain. Inutile de faire des détours, elles sont plutôt bien réalisées notamment les covers des numéros Marvel's Spider-Man : City at War #1, #2 ou encore #6.

En bonus, vous trouverez les les biographies des auteurs ainsi que les variant covers. Des variant covers qui, pour le coup, sont très bonnes. On peut penser celle de Gerardo Sandoval, Tim Tsang, Gang Hyuk Lim ou encore celle de Matthew Waite en mode Super Mario Bros 2.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Un récit accessible
- Pas mal de twists liés aux fondements du personnage
- La présence de nombreux super-vilains
- La partie graphique
- Les covers

LES POINTS FAIBLES

- Pas forcément un point d'entrée judicieux
- Des détails...

 

4

Bonne lecture

Conclusion

Une lecture intéressante et accessible.

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  • Alzio 117
    Alzio 117

    il y a 2 mois

    Pour avoir fait le jeu, le bouquin est assez fidèle. Sur Spidey je suis également "retrogamer" comme tu dis mais ce jeu sort du lot de ce qui a été fait les 10 dernières années en jeux Spider-Man, clairement.
    Il ma manqué juste une peu certaines partie prenantes par l'action ou touchantes du jeux tellement c'était bien écrit et mis en scène dans les cinématiques.
    Je trouve qu'on élude un gros point qui fait la force de ce Spider-verse:

     
    Attention Spoiler

    On a surtout un Peter bien plus mûr et intéressant, des partis prix que la version Disney avec Holland ne proposeront jamais tant c'est plat.
    Le bouquin est sympa, mais il ne rend pas justice au jeu selon moi qui a redonné un souffle au perso (je ne parle pas du gameplay qui est très bon et revisité).