[Review VF] Gwenpool : La guilde des bras cassés

[Review VF] Gwenpool : La guilde des bras cassés

La review du jour est un titre proposé par Panini Comics. Il s'agit de Gwenpool : La guilde des bras cassés. Il est écrit par Christopher Hastings et est dessiné par Danilo Beyruth, Gurihiru et Irène Strychalski. Il est sorti le 14 août pour 32€. Il contient les titres US Howard The Duck #1-#3,The Unbelievable Gwenpool 0-10 et Gwenpool Special 1.

Gwenpool est une jeune femme énergique et imprévisible. Elle n’est dotée d’aucun super-pouvoir mais sait parfaitement manier les armes à feu, les katanas et elle est tout à fait consciente d’être dans un comic-book. Les malfrats et autres super-vilains ont du souci à se faire car elle a bien l’intention de leur donner du fil à retordre. Quand l’héroïne traque les alliés de la Chatte Noire en compagnie d’Howard le Canard, le détective privé à l’humour féroce, les criminels vivent leurs derniers instants... ou pas !

S'il y a bien un personnage qui a eu un succès pour le moins fulgurant, c'est bien Gwenpool. Personnage créé pour la blague, son succès a été tel lors de son one-shot, pourtant simple histoire back up pour Howard le canard, que Marvel n'a pas manqué de mettre rapidement une équipe créative sur le personnage pour lancer une série régulière. The Unbelievable Gwenpool est née. Ici, vous avez droit à la blague en question à savoir la back-up story avant de passer au titre Gwenpool pur et dur.

Je crois que je suis dans un comic book qui vient d'être prolongé et que je ne peux pas mourir, voilà.

L'histoire du titre est bien jolie, mais qu'en est-il dans les faits ? De manière générale, la lecture est plutôt bonne. Plutôt saluée lors de sa sortie, le titre a le mérite de reprendre un peu tout ce qui fait le charme de Deadpool sans tomber dans la redite. Oui, la recette est la même et si vous n'aimez pas Deadpool il y a peu de chances que vous aimiez sa version féminine mais cela n'enlève rien au fait que le titre possède son lot de surprises. Difficile de parler de réelle originalité, mais il y a suffisamment d'idées neuves pour donner un petit coup de fraîcheur au Deadpoolverse. En somme, oui, il y a des points communs évidents mais on ne s'ennuie pas pour autant. La plupart des lecteurs devraient donc être séduits.

Je suis le bébé Punisher de ton bébé Spider-Man.

Le récit est plutôt bon, possède quelques retournements de situation sympathiques tout en ayant une bonne dose d'action. Sans surprise, la touche Deadpool est bien présente. A ce titre, les scènes légères sont omniprésentes avec un humour qui fait mouche la plupart du temps. Les dialogues sont bons et les références extrêmement nombreuses (cela va de Captain America à Guns and Roses, autant dire qu'il y en a donc pour tous les goûts). Enfin, les punchlines sont nombreuses et, bien évidemment, le quatrième mur ne fait pas long feu. Il y a peut-être moins de franc-parler, moins d'insultes que dans un Deadpool classique mais bon... nous ne sommes encore qu'au premier volume.

 

Oh, j'avais lu quelque chose dessus. Une secte apocalyptique a créé un virus Destructeur incurable. La Chatte Noire a passé un marché pour récupérer le seul échantillon existant. Et je me souviens avoir pensé "bizarre, ce n'est pas très marrant, ou très cosmique cubique, magico-truc..." C'est juste flippant. Bref, je l'ai vendu à l'Hydra.

Concernant la partie graphique, le livre peut être divisé en deux parties. D'un côté, vous avez les numéros tirés de Howard the Duck. Il s'agit de dessins de très bonne facture qui met en avant des traits à la fois nombreux et précis ce qui permet de bien cerner les différents mouvements des personnages tout en multipliant les détails. A l'inverse, le reste du livre laisse place à des traits un peu plus épurés, avec des visages simplifiés et des expressions faciales simples. Une simplicité qui n'empêche pas pour autant une certaine exagération au niveau des expressions du visage du personnage principal ce qui colle parfaitement au personnage de Gwenpool tout en s'éloignant considérablement du style propre aux comics. Bref, côté dessins, il n'y a pas grand-chose à redire. Enfin, la colorisation et la mise en scène sont également de qualité.

Côté covers, il y a également de très bonnes choses à se mettre sous la dent. Elles peuvent être épiques comme la cover de The Unbelievable Gwenpool #5 ou plus fun comme la cover de The Unbelievable Gwenpool #3. On peut penser à celle de Reilly Brown pour la variante de The Unbelievable Gwenpool #2 ou à celle de Kirbi Fagan pour The Unbelievable Gwenpool #3. Comme d'habitude, celle de Skottie Young qui met en scène le personnage en version baby est également très bonne. Notons également que la cover de Francisco Herrera peut prêter à sourire si vous avez l'esprit mal tourné.

En bonus, vous trouverez les biographies des auteurs ainsi que, comme déjà signalé, les variant covers.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Du Deadpool sans être totalement du Deadpool
- De l'action et quelques twists sympathiques
- Les punchlines
- La partie graphique
- Les covers

LES POINTS FAIBLES

- Gwenpool n'est pas un condensé d'originalités non plus.

 

4

Bonne lecture

Conclusion

Comme quoi, parfois, une blague peut se transformer en une bonne série régulière.

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