[Review] Hachette Collection Marvel Tomes 114 et 115

[Review] Hachette Collection Marvel Tomes 114 et 115

Aujourd’hui, MDCU vous propose la review des deux numéros suivants de la collection Hachette : les incontournables Marvel. Il s’agit des numéros 114 et 115 de la collection soit Ultimate Comics Spider-Man : Qui est Miles Morales  (qui portera le numéro 74 sur votre étagère) et Marvel Horror (qui portera le numéro XVIII). Nous allons commencer avec Spider-Man .

Peter Parker est mort. Il a été tué en défendant les siens contre le Bouffon Vert. A New-York, c'est maintenant au tour d'un nouvel homme-araignée de reprender son héroïque flambeau. Miles Morales a peut-être bien les mêmes pouvoirs mais, du haut de ses 13 ans, fera-t-il le poids pour devenir le nouvel Ultimate Spider-Man ?

Avant de dire faire la critique de l'opus, il serait bon de dire quelques mots sur le principe des Ultimates. Pour les rares qui l'ignorent, la continuité a toujours été un problème pour les éditeurs. Si c'est ce que la majorité des lecteurs veulent, il n'empêche que cela reste une entrave vis-à-vis des nouveaux lecteurs (selon eux). Par rapport à cela, Marvel a une idée : ne pas faire de reboot afin de ne pas emmerder les anciens lecteurs mais proposer quand même une histoire qui reprend à zéro. Voilà le principe des Ultimates. Ici, vous avez Ultimate Spider-Man donc un reboot de l'univers mais qui ne bousille pas l'univers connu de tous les lecteurs. On parlera d'ailleurs pour ces nouvelles histoires inédites de l'univers ultimate le plus souvent. Dans cet univers, Spidey est Miles Morales .

L'histoire est lancée en grandes pompes par Brian Michael Bendis et Sara Pichelli. Le but est simple : changer sans dénaturer. L'approche est intelligente et diablement efficace. Nous suivons Miles Morales , un jeune garçon qui se fait mordre par une araignée radioactive et qui développe les mêmes pouvoirs que Spidey . Paniqué, il ne veut pas devenir le nouveau Peter Parker mais c'est pourtant le chemin qu'il va prendre lorsque le "vrai" va tomber au combat.

Ce qui est fort ici, c'est que l'approche est très réaliste. Le contexte, les réactions des personnages, l'intrigue, tout est mis en oeuvre pour que l'histoire fonctionne. En ce sens, la scène de la loterie est peut-être la plus représentative. De plus, il y a énormément de choses qui ouvrent le débat dans cette scène tant, en quelques lignes, elle met en avant ce qui fait un être humain et ce qui fait un super-héros. Le problème est le suivant : Morales veut rejoindre une école mais il y a 40 places pour 700 candidatures. Il y a donc un tirage au sort. Morales est tiré au sort. Il va donc regarder ses camarades qui n'ont pas été choisi, parfois en pleurs et se mettre à leur place. Il va se poser mille questions et avoir du mal à accepter cette différence de traitement. Bref, c'est un super-héros. A côté de cela, vous avez la mère du personnage qui doit sans doute ne pas trouver la situation plus juste mais qui se focalise avant tout sur son enfant. Elle va donc se contenter de déclarations du type "c'est toi qui m'importe". Bref, une réaction humaine. Pourtant, c'était peut-être le moment d'expliquer à l'enfant les injustices qui peuplent la Terre (bien que Morales n'ait pas besoin de cours à ce sujet de toute évidence). C'est juste que cette mère de famille s'est contentée de laisser parler son coeur et de lâcher un soupir de soulagement.

Tu as été pris, c'est tout ce qui compte.

Mais maman, les autres, c'est dur, non ?

Pour le reste, l'humour est cool car il est tantôt made in Spidey , tantôt plus général, plus "ouvert". Les dialogues et les découpages ne sont pas mauvais non plus et le débat sur le fait de rendre hommage ou non en reprenant le non de Spider-Man est intéressant. Les scènes de combat ne sont pas plus nombreuses qu'ailleurs mais elles restent de qualité.

En côté négatif, il n'y a pas grand-chose si ce n'est un abus de langage. Une erreur que l'on retrouve encore et toujours dans les oeuvres Spidey et ce, même si elles sont récentes (nous en avons la preuve ici). Pourtant, il suffit de retenir la chose une fois pour toute : une araignée n'est pas un insecte et, surtout, une araignée ne pique pas... elle mord. Cela a l'air de rien mais c'est vraiment dérangeant. D'autant plus que l'erreur est faite 20 fois...

La partie graphique est exceptionnelle. Les dessins sont au top, les mouvements de Spidey agile, l'action est fluide, la mise en scène dynamique... De manière générale, on notera également que la dessinatrice s'est emmerder à ajouter pas mal d'éléments qui devaient être bien longs à dessiner comme des Lego ou encore des Puzzles. On prend un vrai plaisir à suivre les différentes actions. La colorisation et également de qualité tout comme les covers qui sont toutes exceptionnelles. Plusieurs cases sortent du lot et certaines sont même très connues des fans comme celle où Morales retire son masque de Spider-Man .

Dracula, Frankenstein, la Momie Vivante, le Fils de Satan ou Ghost Rider ... Attention, les créatures de la nuit hantent ces pages ! Tremblez à la lecture des terrifiantes aventures des personnages les plus effroyables de la Maison des Idées. Ces histoires d'épouvante vous feront découvrir un autre aspect de l'Univers Marvel ! Attendez-vous à ne pas fermer l'oeil de la nuit !

Ici, l'approche proposée par Hachette est encore différente. Cette fois, l'idée n'est pas de mettre en avant une histoire ou une époque. Cette fois, le principe est encore différent car il s'agit d'un thème commun à tous les numéros présents dans l'opus. Le nom de l'opus parle de lui-même, le thème en question est l'horreur. En fait, ici, vous allez découvrir Ghost Rider 1 et 2, Marvel Spotlight 2 et 12, The Amazing Spider-Man 101, Savage Tales 1, Tomb of Dracula 1, Monster of Frankenstein 1, Supernatural Thrillers 5 et Strange Tales 169. En d'autres termes, vous allez découvrir des personnages Marvel à la dimension horrifique (Morbius et Ghost Rider , par exemple) mais également des monstres plus connus venant d'autres milieux (Loup-garou, Dracula, monstre de Frankenstein, voodoo, momie...). Autant dire que l'approche est différente et que le côté super-héroïque frôle l'absence totale. Pour autant, il est évident que ces histoires, peu connues parfois, font bien partie du paysage Marvel. Les retrouver dans un même opus est une initiative osée mais qui n'en reste pas moins excellente. 

Mais à présent, la nuit est tombée... et la nuit est le domaine de... Morbius.

En tête de liste, nombreux sont ceux qui mettront en avant le numéro de Spider-Man . Non pas parce qu'il y a un super-héros classique, mais bien grâce à l'arc mis en avant. Souvent, on retient Morbius dans ces quelques numéros alors que, finalement, l'intrigue va bien au-delà de cela. Le principe lancé par Roy Thomas est simple et sans concession : Spider-Man se transforme et il se retrouve avec six bras. En ce sens, il se rapproche donc encore un peu plus d'une araignée. Il s'agit d'un arc exceptionnel qui contribue grandement à la dimension horrifique de l'intrigue. C'est donc à lire absolument et pas uniquement pour Morbius. Concernant les autres histoires, elles sont sombres, dérangeantes voire oppressantes. Elles sont, effectivement, horrifiques à souhait et ont le mérite d'avoir des origin story à chaque fois très différentes. Cela va du surnaturel à la simple erreur scientifique. On peut découvrir ou redécouvrir toutes ces créatures incontournables de l'horreur à la suite, sans avoir un sentiment de répétition. 

Après, il faut garder à l'esprit que le titre n'est pas exagéré. De l'horreur, il y en a. Entendez par là que ce n'est pas quelque chose interdit aux enfants mais il reste évident qu'il ne faut pas tourner ces pages pour lire du super-héros. On peut penser notamment à Marvel Spotlight qui met en avant le fils de Satan et dont l'ambiance n'a rien à voir avec une histoire des Quatre Fantastiques, par exemple.

Côté dessins, le tout est à l'ancienne, forcément. Cela se ressent notamment au niveau du découpage et de la colorisation. Pour autant, il y a quand même pas mal de choses qui sortent du lot. Ainsi, on notera que les deux numéros autour de Ghost Rider sont très bien représentés. En fait, seule la tête du personnage est discutable. En effet, le côté crâne en feu n'est pas génial. On peut même dire que l'on peut avoir l'impression qu'il s'agit des cheveux du personnage, tout simplement. Mais pour le reste, c'est du tout bon. Mention spéciale pour les personnages féminins. Concernant les histoires plus horrifiques, ils collent parfaitement à l'univers et contribuent grandement à l'ambiance générale. Cela se ressent notamment dans le numéro en noir et blanc autour de l'Homme-Chose. Un excellent numéro.

Le tout est accompagné des bonus habituels (galerie de covers alternatives, point sur le scénariste Brian Michael Bendis, les origines Marvel Horror).

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Les bonus, le travail autour
- Le choix des oeuvres
- Une certaine prise de risque
- Le prix

LES POINTS FAIBLES

Aucun.

 

4.5

Une excellente collection

Conclusion

Hachette continue de proposer d'excellentes oeuvres. S'il n'est pas trop tard pour la commencer, n'hésitez pas !

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