Edito : L'avenir du comics kiosque en France

Edito : L'avenir du comics kiosque en France

Sous la chaleur estivale de cette année 2018 est en train de se tramer une triste histoire pour les amoureux des comics. Panini ne publie pratiquement plus de fascicules dans le réseau kiosque, et Urban annonce la réduction radicale de ce type de publications. Pourtant, pour beaucoup d’entre nous, ce format est celui de base pour ce genre. Le comics peut-il survivre à l’absence de format kiosque ?

Je vous parle d’un temps...

J’ai commencé à lire des comics au début des années 90. Le lieu d’achat était très simple à l’époque : la presse, le kiosque. Strange régnait en maître, mais il n’était pas le seul. Peu de publications existaient en librairie hormis certains récits complets aujourd’hui cultes. En 1997, Panini récupère les droits de Marvel, et Semic se met à sortir du DC et du Image. Le nombre de sorties explose et les séries se diversifient. Panini publiait du Marvel, mais pas que, puisque la collection Génération Comics faisait la part belle aux éditeurs indépendants. Du côté de Semic, l’éditeur tentait l’aventure DC dans Strange, et proposait de nombreuses sorties d’indépendants en parallèle, surtout du Image. Bref la deuxième partie des années 90 était riche en comics, mais tout était trouvable uniquement en kiosque.

Un changement arrivera cependant en 1999 : Panini sort sa première publication librairie, un 100 % Marvel. Il sera suivi par Semic en 2000. Les comics commencent alors à se faire une place chez les libraires, mais ces albums restent minoritaires face aux fascicules. Et surtout, il n’y a aucun impact sur les sorties kiosque pour une raison simple : ce qui était publié en presse n’était pas réédité en librairie, du moins pas dans l’immédiat. Il n’y avait donc pas vraiment de concurrence entre les deux formats. La librairie était accessoire face au kiosque. Semic relance l’univers DC en 2003, avec une période passionnante. C’était un petit paradis d’amateur de comics que d’aller dans une maison de la presse et d'y trouver plein de Marvel, de DC et d’indépendants.

Plusieurs étapes ont fait revoir la stratégie de publication des fascicules kiosque. Déjà, en 2003, Panini abandonne sa collection Generation Comics. En 2005, Semic disparaît. Sa licence DC, Panini la récupère, et va se mettre à en publier des fascicules. En revanche, le catalogue indépendant est en grosse partie récupéré par Delcourt, un éditeur beaucoup plus ancré librairie. Il va cependant jouer le jeu et proposer quelques magazines. Finalement, malgré quelques changements majeurs, l’offre kiosque reste importante, même si l’offre librairie se développe de plus en plus. Toute la stratégie de Panini se base d’ailleurs sur ses fascicules, puisqu’on ne savait jamais à l’époque quand les histoires qui y étaient publiées allaient ressortir un jour en album relié, ni même si elles allaient l’être.

La métamorphose du marché

Suivre un univers comics restait donc simple à l’époque, il fallait miser sur le kiosque, mais les années 2011 et 2012 ont apporté un sacré changement. En effet, en 2011, Delcourt cesse de publier du kiosque pour s’en tenir à la librairie. Pour la première fois, Panini est le seul à proposer des fascicules de comics, mais pas pour très longtemps puisqu’il perd la licence DC que va récupérer un nouvel acteur. Urban Comics rassure tout le monde dès le début en proposant du format kiosque. Son nombre de séries est limité mais reste important pour du DC. L’impact sur l’offre kiosque reste finalement limité.

Cependant, Urban va apporter un changement de taille : les différentes séries vont sortir en parallèle en kiosque et en librairie. Par exemple, la série Batman paraît à raison d’un chapitre par mois dans Batman Saga en kiosque dès mai 2012, et en juin 2012, sort le tome 1 de Batman avec les 7 premiers chapitres. Avec cette politique, l’éditeur va à l’encontre de ce qui est fait aux Etats-Unis, mais aussi et surtout de ce que fait Panini. Ce qu’on pouvait en déduire à l’époque, c’est qu’Urban misait surtout sur la librairie, et son offre kiosque était amené à disparaître. Ce qui ne fût heureusement pas le cas.

En revanche, Urban a amené une pression sur le marché des comics. Panini sort en 2014 sa collection Marvel NOW. Celle-ci contient la réédition de séries sorties en kiosque plus ou moins 1 an auparavant. L’éditeur répond par là aussi à une demande qui se développe avec le succès des films Marvel. La bataille de la librairie va s’intensifier, et il prépare ses armes. Ce n’est cependant pas ce qui nous intéresse ici. Le kiosque continue à bien se porter, malgré tout de même quelques interrogations sur son avenir, comme la stratégie d’Urban ou les relaunches réguliers de Panini.

L’affaire Presstalis

Le coup qui fera le plus mal au format kiosque viendrait finalement d’un acteur inattendu : Presstalis. Il s’agit du plus gros distributeur de journaux et magazines de France, il s’occupe environ des trois quarts de ceux-ci. Depuis plusieurs années, il était en déficit, mais récemment (jusqu’à l’année dernière), il remontait la pente et annonçait bien se porter. Apparemment, ses difficultés étaient dues à la concurrence d’internet et des journaux gratuits. Alors aujourd’hui, ça s’est stabilisé, il y a même des magazines qui sont créés. Pourtant, en début d’année, Presstalis va en fait très mal.

Le fonctionnement de la distribution de la presse est simple : le distributeur perçoit les ventes, et les reverse ensuite aux éditeurs. Sauf qu’en février, Presstalis annonce garder un quart des recettes de décembre 2017 et janvier 2018. Puis deuxième couche, il prélèvera 2,25% des recettes jusqu’à juin 2022. Des discussions sont en cours pour revoir le système de distribution, mais les éditeurs prennent les devants pour ne pas mourir. Pour les comics, pas d’abonnement, la majorité des revenus des fascicules passent par Presstalis.

Soyons clairs : ni Panini ni Urban n’ont confirmé avoir changé leur politique à cause de cette affaire, bien que le timing ne soit tout de même pas anodin. Panini est le premier à annoncer son retrait des kiosques. Beaucoup de gens ont râlé à cause du énième relaunch de l’éditeur, mais certains sont passés à côté de la véritable information. Pendant plus 20 ans, le kiosque était le coeur de Panini, et c’est désormais fini. Enfin, pas tout à fait puisqu’il reste Star Wars et Marvel Heroes, mais pour combien de temps ? C’est tout de même une énorme page qui se tourne dans la petite histoire des comics en France.

La solution trouvée par Panini est de proposer des albums librairie au format le plus proche du kiosque. La distribution est différente, ça permet à l’éditeur de continuer, mais les prix sont plus élevés. Urban, quant à lui, choisit une voie différente et décide de restreindre drastiquement le nombre de publications. La coupe se fait au niveau du nombre de ses mensuels qui passe de 3 à 1. A la fin de l’année, en entrant dans une presse, le rayon comics sera donc réduit à une peau de chagrin, avec 2 ou 3 séries… Du jamais vu depuis plus de 30 ans, voire 40 ans.

Mon expérience

Le kiosque a dès le début été mon format privilégié pour deux raisons principales. La première, c’est que j’ai commencé comme ça, pas le choix à l’époque. La seconde est purement économique. Entre l’argent de poche étant gamin, et la période étudiante, les sous étaient rares. J’ai commencé à acheter des albums avec mon entrée dans la vie active. En 2012, avec les changements qui se mettaient en place, j’ai finalement pris une décision radicale : j’ai arrêté les kiosques DC avec Urban pour suivre l’univers grâce aux sorties librairie. A l’annonce de la collection Marvel NOW de Panini, j’ai fait la même chose pour Marvel.

Du coup, je n’ai pas acheté un fascicule comics pendant environ 5 ans. J’ai donc suivi les univers Marvel et DC en achetant des albums librairie, et en ne suivant que les séries qui m’intéressaient le plus. Niveau budget, j’arrivais à être équivalent, puisque je me limitais. Si je ne lis qu’Amazing Spider-Man dans un mensuel Spider-Man, ça revient à peu près au même prix que d’acheter les albums Amazing Spider-Man . Pourtant, j’ai décidé récemment de me remettre au kiosque (mauvais timing…), et je vais vous expliquer pourquoi.

Je pense que les fascicules français sont le meilleur moyen pour suivre un univers dans sa globalité, et c’est cette singularité que j’aime dans les comics. Les éditeurs font le choix des séries en fonction des personnages qu’aiment les lecteurs, mais aussi en fonction de ce qui est nécessaire pour la compréhension de l’univers. Pendant ma période librairie, je suis complètement passé à côté de certains events, car il me manquait des éléments disséminés dans des séries que je ne lisais pas. Une série peut être d’une qualité moyenne, donc embêtante à acheter en album au prix fort, tout en étant primordiale pour la suite de l’univers.

Le kiosque permet aussi la variété. Le fascicule contiendra des bonnes séries et des moins bonnes, mais permettra d’avoir un meilleur aperçu de l’univers. Le prix très avantageux permet de tenter une série avant de se dire “stop !”. D’ailleurs, certaines séries ne seraient jamais sorties en France sans ce format. L’état du kiosque aujourd’hui me fait peur, car s’il s’arrête demain, il sera très difficile de suivre un univers sans avoir un certain budget. Pour la VF, il faudra tout acheter en librairie, et pour la VO, que ce soit en fascicules ou en reliés, les prix seront globalement les mêmes.

Pour terminer

Ce qui se passe en ce moment est fondamental dans l’histoire des comics, et touche à l’idée même de ce format, puisqu’en VO, tout ou presque est prépublié en fascicules. Pourtant, ce fut aussi le cas pour les BD franco-belges à une certaine époque. Or, aujourd’hui, la plupart de ces BD sortent directement en librairie. Peut-être que le comics suivra le même chemin, même si l’impact sera différent, propre à sa structure. En effet, les comics d’un éditeur se déroulent pratiquement tous dans un même univers. Donc les effets se verront en fonction de ce que l’on recherche dans la lecture. Si c’est suivre une série ou un personnage, pas de problème. Si c’est suivre un univers, ça sera très compliqué en librairie.

L’avenir est incertain. Le marché kiosque des comics peut très bien rester comme il sera à la fin de l’année, mais il peut aussi évoluer dans le bon sens ou le mauvais. Ce qui reste des fascicules peut être arrêté, et on peut se retrouver avec uniquement de la librairie, mais à l’inverse, le système de distribution français peut se relever, et offrir aux éditeurs une option valable. Dans ce cas, peut-être que le format kiosque repartira. N’oublions pas non plus que le marché librairie des comics est de plus en plus saturé, et que le paysage des éditeurs comics peut changer à tout moment. Seul l’avenir nous montrera l’évolution du comics en France.

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  • Mimovador
    Mimovador

    il y a 4 mois

    Très bon article. Merci

  • AfA
    AfA Staff MDCU

    il y a 4 mois

    L'abandon du kiosque ne fait qu'acter une évolution de la nature du comics qui a commencé avec l'apparition du graphic novel et la distribution des premiers comics dans les librairies US à la fin des années 80. Car le Comic Book, contrairement à la BD franco-belge, était pensé dès sa création (les strips) comme un produit périssable sans valeur artistique et donc pensé pour la presse. Dès les années 40, la France a d'ailleurs distribué les comics en presse, bien avant Lug. La conception artistique des BD en Occident a permis une distribution de comics en librairie dès les années 70 (merci Fershid Barusha). Ensuite, on ne peut pas faire l'impasse sur la censure dans les comics à destination de la jeunesse distribués en presse. Cet âge d'or que tu évoques était l'âge d'or de la censure. Il fallait se rabattre sur les grands formats Lug ou sur les Spécial USA ou Epic pour lire du comics non censuré en kiosque. Le passage en librairie était une façon de contourner ça. Parce que le passage en librairie acte aussi le vieillissement du lectorat et son embourgeoisement. Quand on voit Panini sortir des Books à 150 euros, on se dit qu'une partie lecteurs sont friqués. Ce sont eux qui ont tué le kiosque. À partir du moment où ils ont eu le choix, ils ont choisi. Si les lecteurs préféraient le kiosque, Panini et Urban continueraient car ils n'auraient pas le choix. Tout simplement. Mais les plus grosses révolutions sont encore à venir. La quasi-fin de la sérialisation des comics (les relauches permanents font que chaque titre est prévu comme un arc avec une équipe artistique pour une durée déterminée et chaque fin peut se lire indépendamment. Ce qui facilite le passage en librairie). Le passage au numérique. C'est là que ça va faire mal. Les nostalgeeks du kiosque n'ont pas fini de pleurer. Quand on voit que Marvel et DC multiplient les titres numériques... La nouvelle génération se fout du papier. Enfin, la presse dans son ensemble se meurt, tuée par Internet. Pour l'instant, les librairies résistent. Mais pour combien de temps ? Une collection coûte cher et prend de la place. Une tablette et une plateforme d'abonnement aux comics plus efficace que Comixology, l'équivalent d'un Netflix, pourrait tuer le marché. La seule lueur d'espoir est la sortie de titres DC exclusifs aux grandes surfaces pour toucher un nouveau public. Au risque de nuire aux comicshops qui les font vivre.

    • Vlaams
      Vlaams

      En réponse à AfA

      il y a 4 mois

      L'évolution du numérique, tout y passe...
      Izneo propose déjà un abonnement à la Netflix: 10€ par moi, et tout un tas de titres disponibles. Beaucoup de bd, du manga mais aussi du comics. Urban a été le premier je crois à proposer des titres dans l'abonnement, avec des indes. Et pas n'importe quoi: Saga, low, descender, deadly class... Bien sûr, les titres sont pas tout de suite dans l'abonnement et faut attendre pour les derniers tomes ou les acheter, mais ça commence à arriver.
      J'avais profité de la gratuité offerte par Orange pour lire quelques titres, et franchement, mon budget kiosque pourrait basculer dans l'abonnement du coup. Ya pas de DC ou Marvel, mais j'ai glissé vers l'indé déjà côté librairie, à part quelques titres (thor par exemple).
      Et il y a un autre format "kiosque"  oublié, mais un peu bâtard, c'est les abonnements à la hachette et eaglemoss. Mais c'est également un glissement vers la librairie...

    • Adrien L.
      Adrien L. - Rédacteur de l'article Staff MDCU

      En réponse à AfA

      il y a 4 mois

      A te lire, on a l'impression que c'est tout l'un ou tout l'autre. Ce qui tue le format kiosque, c'est le format librairie. Ce qui tue le kiosque, c'est internet et le numérique. Sauf que ce n'est pas vrai. Ca fait presque 20 ans qu'on dit qu'internet tue la presse, et pourtant elle est toujours là. Certes, elle a changé, mais elle reprend des couleurs, et il y a régulièrement de nouveaux magazines de lancés. Le changement actuel de politique de Panini et Urban n'est en tout cas pas lié à internet, puisque il n'existe pas en VF d'offre équivalente au kiosque.

      Je ne pense pas que l'évolution du comics, c'est d'aller du kiosque vers la librairie. Ce n'est pas l'un ou l'autre, les deux formats attirent un public qui peut être différent ou pas. Ca dépend ce que tu cherches dans la lecture aussi. Perso, j'aime suivre un univers dans sa globalité, donc le kiosque est parfait pour ça. Ensuite, je suis un collectionneur, donc j'aime bien, pour les meilleures séries, les racheter en librairie.

      Pour revenir sur le numérique, ça ne tuera jamais le papier, il faut pas être réac' (je dis ça en toute amitié ^^). C'est comme dire que Netflix va tuer le cinéma ou la TV. Lorsque les premières TV sont sorties, il était évident que le cinéma allait disparaitre. Il est toujours là ! Je suis abonné à Marvel Unlimited. Je suis l'univers Marvel grâce à ça, et c'est génial ! J'attends, je rêve que DC fasse la même chose. Ou mieux que Panini et Urban le fassent. Ca m'empêchera pas, comme pour le kiosque, d'acheter les albums librairie des trucs que j'ai adorés. La nouvelle génération ne se fout pas du papier, elle est juste plus ouverte sur les différents médias. Et l'apparition de nouveau n'entrainent pas forcément la disparition des anciens !

  • Jonathan
    Jonathan

    il y a 4 mois

    Pour panini au contraire ils sont tous heureux ils ont trouvé un nouveau moyen d'augmenter le tarif des revue kiosque en les vendans en librairie. Chose à part encore une une fois on ne pense pas a la province  qui n'a pas forcément une librairie dans sa ville, d'un côté je suis content que mon Leclerc est étoffer sont rayon librairie, sinon c'était comme avant 50km aller ey retour pour un bouquin

    • Tur
      Tur

      En réponse à Jonathan

      il y a 4 mois

      50 km pour acheter un bouquin ?! Tu as bien internet pour commander en ligne ?

      • elmarkone
        elmarkone

        En réponse à Tur

        il y a 4 mois

        Avec 10% des librairies qui ferment chaque année, privilégier les boutiques à Internet quitte à faire des kilomètres est vraiment louable. Le moindre client aide un petit vendeur à survivre, alors qu'Amazon et les autres peuvent se passer de quelques clients.

  • mack86300
    mack86300

    il y a 4 mois

    D'accord avec toi Jonathan. Je suis d'ailleurs heureux d'avoir réussit a faire étoffer mon espace culturelle de Leclerc.

    En ce qui concerne le kiosque, je suis inquiet, Hausse des prix, distribution. Mais ce qui m'inquiète le plus c'est la nouvelle offre d'Urban Comics, On se retrouve avec un seul kiosque mensuel nommé Batman Rebirth (Encore lui pour vendre au lieu de Justice League ou autre nom) qui regroupe plusieurs série et de temps en temps un Récit Complet soit sur l'univers de la Justice League soit Batman.

    Ses Récit Complet (pour combien de temps vont t'il durée ?) c'est eux qui vont en souffrir. Ces kiosques avaient pour rôle de faire découvrir des récit qui n'aurait pas spécialement trouvé leur public en librairie dans des histoires complete a petit prix. Mais maintenant on se retrouve bloqué :

    Soit Urban décide de poursuivre les histoires déjà commencé dans les numéros précédent et on dit au revoir a l'apparition de nouvelle série que l'ont espère. Supergirl pour ma part

    Soit l'éditeur fait le choix de nous sortir plusieurs nouvelles séries mais il faudra attendre longtemps avant la suite. Certe le magasines peut servir de test pour de futur séries publiée en librairies mais on retombe sur un marché qui commence a saturé.

    Autrement dit, beaucoup devront se spécialisé sur leurs personnages favoris et non un univers complet. Seule les fans de Batman pourront être satisfait un certains temps. les autres devront se rabattre sur la librairie plus chère et moins fournis concernant les autres héros. Ses choix forceront certains lecteurs a ce tournée vers les TPB VO pour certains de leurs personnages. Les autres se désintéresseront de série dite mineurs pour suivre les formats librairies et qui risque de mettre un coups a la diversité du catalogue. Mais la c'est un autre problème.

    • Vlaams
      Vlaams

      En réponse à mack86300

      il y a 4 mois

      La perte des récits complets chez Urban serait d'autant plus dommage qu'ils servent aussi de test pour des séries à risque...

      On a vu aquaman passait en format librairie après le succès du premier récit complet par exemple.
      Birds of prey ou green lantern ont du avoir des ventes mitigées pour beaucoup continuer que dans ce format...

      Après, je m'attendait à ce que Panini copie et propose dans son nouveau format des récits complets également, proche des anciens formats select d'antan...

      • valdup
        valdup

        En réponse à Vlaams

        il y a 4 mois

        "Birds of prey ou green lantern ont du avoir des ventes mitigées pour beaucoup continuer que dans ce format..."
        Au contraire je pense que Green Lanterns marche bien on en est au 4ème mais c'était peut être pas suffisant pour une sortie librairie au départ et ils peuvent pas vraiment recommencer/poursuivre en librairie maintenant qu'ils sont lancés en kiosque.
        (En tout cas perso, j'adore cette série et je suis devenu fan de Jessica Cruz)

  • SUPDC
    SUPDC

    il y a 4 mois

    Ce que j'ai toujours préféré à Urban est qu'il sorte en même temps en librairie et en kiosque, alors que chez Panini une oeuvre parut en kiosque sort 2 ans après en librairie. Ca faisait beaucoup à attendre, donc forcement je m'achetais en kiosque les Marvel, alors que pour DC, j'attendais la sortie librairie qui était immédiate.
    Je pense que si Urban va arrêter ou réduire ses magazines, il va continuer à "surfer" sur ses librairies. Par contre j'espère que Panini va se bouger un peu plus pour que si ils arrêtent les kisoques, au moins les oeuvres suivantes sortent en librairie et qu'on n'a pas attendre longtemps. Exemple : en ce moment au kiosque Legacy et en librairie XMen vs Inhumains, un sacré décalage.

  • valdup
    valdup

    il y a 4 mois

    tl;dr : Pas dérangé par la diminution des kiosques traditionnels mais souhaite plus de Récits Complets en kiosque.

    Merci pour cet édito faisant le point sur les kiosques !

    Ayant commencé les comics récemment, j'ai quasiment acheté uniquement des formats librairies jusqu'à l'arrivée des Récits Complets.
    J'ai testé le format kiosque traditionnel avec le premier "Batman Univers" (correspondant au début de DC You, soit le "Batbunny") et si j'ai trouvé interressant de voir plusieurs séries, je me sentais pas d'attendre 6 mois pour avoir un arc complet... Je pense que ça peut être cool lors d'un mois de cross-over entre les séries mais quand elles évoluent indépendamment, ça fait long.

    Je ne sais pas si mon sentiment est représentatif de la majorité des nouveaux lecteurs mais on a tendance à dire que la société actuelle est moins patiente et veut tout tout de suite et je ne suis pas sûr que le format kiosque traditionnel puisse survivre à cette nouvelle demande. On voit d'ailleurs que les éditeurs ont pris ça en compte par le passage au bimensuel de certaines séries en VO et par le dédoublement qui en découle de ces mêmes séries dans les kiosques VF.

    En revanche, j'ai tout de suite accroché au format "Récit Complet" d'Urban que j'avais testé à peu près en même temps que les kiosques normaux avec un numéro consacré à la Justice League International (équipe dont je suis devenu fan d'ailleurs) et que j'achète quasiment mensuellement depuis Rebirth.
    Ce format a l'avantage comme le kiosque traditionnel de faire découvrir de nouvelles séries qu'on aurait pas eu en librairie (à part Aquaman...) avec un prix très compétitif et tout ça en gommant le défaut pour moi de l'attente pendant des mois pour finir un arc.

    Par contre je vois que les Récits Complets vont aussi être impacté par la diminution des kiosques normaux : Justice League of America  qui était publié dans Justice League Rebirth va se retrouver dans un récit Complet. C'est cool de voir une nouvelle série mais est ce que prendre le run en court de route ne va pas être handicapant ? Est ce que ça va vraiment être un "récit complet" ou est ce qu'il faudra pleins de prérequis ? Est ce que d'autres séries qui étaient dans le kiosque traditionnel vont être mis dans les Récits Complets ?
    Heureusement, le travail éditorial d'Urban pour expliquer le contexte des histoires est en général de très bonne qualité et devrait être suffisant pour comprendre.

    Du coup, j'espère qu'Urban n'arrêtera pas les Récits Complets et pourquoi pas doubler le nombre ? Tant qu'ils proposent des histoires qu'on ne trouvera pas en librairie.


    Note: je ne suis pas du tout les comics Marvel donc mon commentaire ne s'y applique peut être pas.

    • Ironic
      Ironic

      En réponse à valdup

      il y a 4 mois

      TL;DR

      Puis se met à écrire un commentaire plus long que l'article...

      • valdup
        valdup

        En réponse à Ironic

        il y a 4 mois

        Euh désolé si j'étais pas clair en fait le tl;dr c'était pour mon commentaire à moi. J'ai bien lu l'article sinon je ne me serais pas permis de commenter

  • TheShadow2012
    TheShadow2012

    il y a 4 mois

    Prestallis a(vait) 3/4 de la distribution des journaux et magazines. Je me pose alors une question: comment est-ce possible ? Il me semblait dans mes souvenirs, que le droit des affaires européen interdisait à une société d'avoir un monopole dans un domaine, et qu'il fallait au moins deux acteurs. 

    Parenthèse, je crois d'ailleur que c'est la raison pour laquelle la Fox se sépare de ses chaines sportives à cause du deal Disney/Fox, si je ne m'abuse pour appuyer mon interrogation.

    Il est donc possible en France d'avoir un monopole ? EDF était pourtant il me semble ''affaibli'' de l'arrivée qu'on lui a imposée de concurrents.

    • pirrou
      pirrou

      En réponse à TheShadow2012

      il y a 4 mois

      3/4 ce n'est pas un monopole faut croire. Mais la concurrence ne doit pas être terrible sinon Panini et Urban seraient passes chez eux. J'ignorais que Presstalys avaient gardé un quart des revenus sur deux mois. Je comprends que Panini et Urban l'aient eu mauvaise. Pour des entreprises privées c'est un sacré manque à gagner. Sinon malgre les 2,25%  ils auraient pu continuer en presse. Cela serait revenu moins cher pour les acheteurs.on aurait eu 50 c au lieu de 1 €.  Ils ne doivent plus avoir confiance et anticipent une faillite ? En final je prefere les revues en librairie. Avec un peu de chance certaines maisons de presse vont s'adapter si elles ne veulent pas mettre la cle sous la porte. Et elles vendent deja des bd type librairie. Ceux qui vont perdre ce sont les bureaux de tabac deja attaques sur le tabac. Bientot il ne leur restera que les timbres.

      • mmat1986
        mmat1986

        En réponse à pirrou

        il y a 4 mois

        Il y a surtout un beau cinéma de manipulations politiques entrain de profiter de la situation aussi...

    • Adrien L.
      Adrien L. - Rédacteur de l'article Staff MDCU

      En réponse à TheShadow2012

      il y a 4 mois

      Presstalis a un statut particulier, puisqu'à la base, c'est les nouvelles messageries de la presse parisienne, crées en 1947 à la libération. C'est une coopérative en fait je crois, qui a une longue histoire. Son principal concurrent est MLP.

  • Zeke1138
    Zeke1138

    il y a 4 mois

    Malheureusement, la presse en kiosque se meurt à petit feu avec les quotidiens gratuit et surtout l'explosion d'internet. Il était tout à fait inéluctable que les comics dans ce canal de distribution allait suivre le même chemin.

  • La Nuisance
    La Nuisance

    il y a 4 mois

    J'ai commencé a lire des comics à l'age de 14 ans, a la grande epoque de Lug avec Strange Special Strange, Special strange origines, Titans, Nova, les RCM, ( j'ai l'impresison de faire une liste de soldat tombé au combat ) j'ai dépassé les 40 ans ( heuresement j'ai toujours 14 ans d'age mental ) j'ai toujours acheté mes comics, dans la méme maison de la presse durant toute ces années. Le quasi arret ( qui va precédé un arret total, ne nous faisons pas d'ilusion ) me porte un immense coup au moral, comme j'en ai rarement eu.
    Lors de la reprise de DC par Urban, j'ai exprimé dans les commentaires et les forums de l'époque ( je vous invite a vérifié si vous les retrouver )que la parution en librairie en simultané du kiosque allez tuer le marché du kiosque.
    Tous le monde m'a rit au nez en me disant que c'était pas possible, que les editeurs n'aller pas se tirer une balle dans le pieds, que de toute maniére, la librairie c'était plus pratique et plus beau que des facicule en carton pourris, que Urban aller develloper son offre kiosque au fil des années ( ca n'a pas depasser 3 ou 4 revue ) je ne me rappelle méme plus de tout les argument pourris qu'on m'a sorti pour justifier qu'il fallait acqueillir l'offre de Urban comme le messie des comics en france. 

    6 ans plus tard, quasi disparition des comics kiosque
    Aprés je suis pas idiot, je sais bien que d'autres facteurs ont joué sur cette decision, mais pour moi, c'est la pression qu'a mit Urban sur la librairie qui a commencé à condamné le kiosque

    Alors, je vous voit venir, vous allez tous dire que je fait mon vieux con, que j'aurai qu'a me rabattre sur la librairie comme tout le monde, voire evoluer un peu et aller sur internet, que le papier c'est Hasbeen et que j'ai qu'a me mettre au numérique, mais moi ça me fait chier de ne plus aller dans ma maison de la presse pour acheter mes comics, d'aller dans une librairie type cultura ou fnac ou des vendeurs en ont tellement rien a foutre qu'ils disparaissent lorsque t'a besoin d'eux et ca me fait encore plus chier de devoir passé d'un magazine autour de 5 Euros a un album à 15 Euros et de ne plus voir que du Batman, du Spider-man, bref toutes les grosse licences et adieu les trucs plus modeste ou les series satellites genre Bird of prey ou Spider-man 2099. sans compter qu'avec le Kiosque nous n'avions pas de coupe dans les series proposé, ont pouvait suivre en intégralité une serie ( pour le meilleur comm ee pour le pire ) alors qu'avec la librairies je sens bien la coupe des épisode qui plaisent pas a l'équipe redacionnelle, pour proposer que la saga qui a fait un carton et oublier les épisodes qui plaisent pas

    Bref je pourrait defendre le Kiosque longtemps, ca changera pas les choses de toute maniére. En faisant disparaitre le kiosque, Panini et Urban font disparaitre une offre qui ne s'est jamais arrété depuis 1970 et qui a permit a des générations de Grand Gosses comme moi de decouvrir les comics bien des années avant qu'ils ne deviennent a la mode avec le Cinéma ( qui savait qui était Iron Man avant 2008 ? ) et ça, ça me fout un cafard noir. 

    • AfA
      AfA Staff MDCU

      En réponse à La Nuisance

      il y a 4 mois

      La fin des revues en kiosque était inéluctable. Les kiosques disparaissent progressivement. Internet à tué une partie de la presse car les gens s'informent autrement. Ensuite, le format meme des comics US n'est plus pensé pour la presse mais pour une distribution en TPB. Ensuite, les fans ont eu memm parlé en preferant les comics en librairie. Les éditeurs ont proposé les deux formats. Les lecteurs ont choisi. On ne peut reprocher à Urban d'avoir proposé le choix aux lecteurs, non ? Mais pour moi, la plus grande transformation reste à venir avec le numérique.

      • La Nuisance
        La Nuisance

        En réponse à AfA

        il y a 4 mois

        Je ne croit pas a la disparition ineluctable de la presse pour son remplacement par le tout numérique.
        Premiérement parce que le numérique est de plus en plus accecible certes, mais pas encore par tous, il demande de l'equipement (portable, tablette, ordinateur ) et tout le monde n'a pas les moyens de se le payer, d'autres encore fuient le numérique.
        Deuxiément, parce qu'il y aura toujour des gens qui seront attaché a des objets, a un format en particulier, plutot qu'a un equipement froid qu'il faut changer tout les 5 ans pour rester performant. 
        Troisiémement, parce que, comme pour les jeux videos ou les films, on ne peux pas se passer une tablette ou un portable, comme on preterait un bouquin ou un JV. Tu peux preter un film en blue ray, tu fait comment pour un film Netflix ?
        Et enfin, un livre en kiosque ou en llibrairie reste un bien materiel, que tu acquirt et que tu peux conserver. avec le numérique, tu t'abonne a un site qui va te proposer des centaine de comics, mais tu devra payer un abbonement mensuel pour les conserver, et que deviendra ta selection si le systeme crashe, si un abruti supprime ton compte ou si le site ferme tout simplement ? 
        voila pourquoi, je pense que le papier en general a encore de beau jours devant lui et que sa disparition, n'est pas ineluctable. 

  • Adrien L.
    Adrien L. - Rédacteur de l'article Staff MDCU

    il y a 4 mois

    Pour ceux qui pense qu'internet tue la presse : c'est un raccourci qui mériterait un dossier entier consacré. C'est une idée qui est apparu au début d'internet, parce qu'on y trouvait du contenu gratuit. Pourquoi payer son journal alors qu'on peut avoir l'actualité sur internet, plus rapidement. Aujourd'hui, les sites meurent car ne sont pas rentables, la presse se transforme et des magazines apparaissent régulièrement. Ce deux médias arrivent à cohabiter, et ça m'étonnerait que la presse disparaissent de sitôt. C'est exactement comme quand on disait que la TV allait tuer le cinéma. Le numérique n'est pas une évolution logique de la presse, il s'agit de deux formats différents, avec chacun des avantages et des défauts, répondant à des besoins différents.

    Les comics, c'est un peu différent mais encore plus vrai puisqu'il existe des collectionneurs qui font réellement vivre les éditeurs. Si demain, plus de papier, les éditeurs vont perdre beaucoup de clients. Le papier existera toujours en BD, car on achète pas juste le contenu, on achète aussi l'objet. Alors oui, l'objet kiosque n'est pas très classe à collectionner et est plus à même de passer au numérique, ce que je lui souhaite. Mais aujourd'hui, aucune offre en France ne permet se passage, et même pas une piste vers cette offre...

    • AfA
      AfA Staff MDCU

      En réponse à Adrien L.

      il y a 4 mois

      Adrien, je suis d'accord acav toi, plusieurs formats peuvent exister en parallèle. La télévision n'a pas tué le cinéma ni le livre. Mais pour la presse, son déclin est une réalité. Le nombre de points de vente chute. Et au sein des points de vente (les Relay par exemple), l'espace consacré a la presse diminue. C'est un fait. Oui, de nouvelles revues continueront à sortir. Mais il n'empêche que, globalement, c'est un secteur en déclin. Les quotidiens et magazines d'information ne survivent que grâce aux subventions et aux actionnaires. Ensuite, le format de l'information ne compte pas. Peu importe qu'on lise un article sur sa tablette ou sur du papier. Internet risque donc de tuer les points de vente, et, par ricochet, les comics kiosque. Le comics en librairie est en effet encore lié a un phénomène de collection. Il est donc moins exposé à une disparition prochaine. Mais pas sur que la nouvelle génération soit fétichiste du papier.

      • Adrien L.
        Adrien L. - Rédacteur de l'article Staff MDCU

        En réponse à AfA

        il y a 4 mois

        Je n'ai jamais dit que la presse n'était pas en declin. Juste qu'elle ne va pas disparaître, et c'est pas juste à cause d'Internet. Si lire sur une tablette ou sur un magazine, c'est la même chose, alors regarder un film au ciné ou à la TV, c'est pareil ?

        Pour revenir au sujet, tu considères que la baisse du nombre de comics en presse est dû à internet ?

        AfA
        AfA Staff MDCU

        En réponse à Adrien L.

        il y a 4 mois

        Le cinéma est un spectacle. Donc ça continuera tant qu'on aura les films dans de meilleures conditions qu'à la télévision et avec 6 mois d'avance. Un article, ce n'est pas la même chose. Un magazine de photos ne sera pas concurrencé par internet car on l'achète pour l'objet. Un quotidien, j'ai plus de doutes. Directement, Internet concurrence peu les revues kiosque, même s'il existe des lecteurs de scantrads. Mais internet, en faisant chuter le nombre de points de vente presse, peut avoir un effet indirect. Pour moi, c'est plus les comics en librairie qui ont tué le kiosque. Car les lecteurs ont fait leur choix et preferent les albums cartonnés.

        Adrien L.
        Adrien L. - Rédacteur de l'article Staff MDCU

        En réponse à AfA

        il y a 4 mois

        Ok merci pour les précisions. Je ne partage pas ton avis. Je ne crois pas que la librairie remplace les comics kiosque, je pense vraiment que chaque format répond à un besoin différent. Les commentaires de nos lecteurs me confortent d'ailleurs dans cette idée ^^

        AfA
        AfA Staff MDCU

        En réponse à Adrien L.

        il y a 4 mois

        Les lecteurs qui se manifestent sont ceux qui se plaignent de l'arrêt des comics en kiosque. Il y en a et ils sont nombreux. Et ne va pas croire que je n'aurais pas préféré que le comics continue en kiosque (je préfère ce format car j'ai 40 ans d'habitude derrière moi). Mais si les lecteurs préféraient massivement le kiosque, ils n'achèteraient pas autant en librairie. Il n'y a qu'a voir l'explosion du marché des comics cartonnés. Tu l'évoquais toi-même dans ton édito .Ce développement n'est possible que parce qu'il y a de la demande en face. Si deux concurrents arrêtent le kiosque en même temps, ce n'est pas seulement parce que Presstalis durcit les conditions économiques. Ils auraient pu faire le choix d'augmenter leur prix pour cimpcompl (d'ailleurs Panini l'a fait). C'est juste que le kiosque n'est plus un modèle de développement rentable aujourd'hui. Si la demande était suffisante, la question ne se poserait pas. Je crois en la règle d'un marché régulé par l'offre et la demande quand il est concurrentiel. Quand la demande est suffisante, l'offre se développe. Si beaucoup de lecteurs achètent le kiosque, l'offre se développera à nouveau. Le lecteur à toujours le dernier mot. Le voupacou n'est pas l'éditeur.

        Adrien L.
        Adrien L. - Rédacteur de l'article Staff MDCU

        En réponse à AfA

        il y a 4 mois

        Le problème, c'est qu'on n'a pas de chiffres, donc c'est de la spéculation. Et je ne partage pas ton analyse ;)

        AfA
        AfA

        En réponse à Adrien L.

        il y a 4 mois

        Il existe des chiffres de vente http://www.actuabd.com/Le-dernier-rapport-Ratier
        En revanche, ce qu'on ne possèdera jamais, ce sont les chiffres de la rentabilité. Car le problème de la presse, ce sont les invendus qui peuvent atteindre des proportions déprimantes. C'est une raison qui pousse les éditeurs à privilégier le réseau des librairies. Les chiffres de vente des kiosques sont relativement modestes en kiosque. Avec des volumes un peu plus faibles par tome, la librairie rapporte au final un CA superieur. Mais ce n'est pas la seule explication. En effet, les éditeurs ont intérêt à etre présent sur les deux marchés car il ne s'agit pas toujours du même public. Donc, je suis d'accord zvav toi pppo dire qu'il y a d'autres causes que les chiffres de vente pour justifier l'abandon du kiosque maïs je reste persuadé que ça reste une des principales raisons. Personne n'abandonne un marché qui se porte bien.

        Adrien L.
        Adrien L. - Rédacteur de l'article Staff MDCU

        En réponse à AfA

        il y a 4 mois

        Peut-être parce qu'il ne rapporte plus bien à cause des parts plus importantes que se prend Presstalis ?
        Nous n'avons pas les chiffres de vente des BD, juste le nombre de tirages. Ce n'est donc pas tout à fait comparable, puisque un numéro de mensuel presse a une durée de vie d'un mois, alors qu'en libraire, on peut tirer plus et vendre sur une période bien plus longue. Le tirage donne juste un ordre d'idée de vente, même si les éditeurs se plantent parfois ^^

  • Kojiro
    Kojiro

    il y a 4 mois

    Bon article qui éclaire les choses.

  • Ichigo Samuru
    Ichigo Samuru

    il y a 4 mois

    Bonsoir,

    Cela fait 40 ans que je lis des comics. En kiosque le choix était énorme entre les Comics Pockets en NB: Étranges Aventures, Eclipso, l'inattendu, THOR, FLASH, HULK, DRACULA, LE FILS DE SATAN, KAMANDI...Les comics en couleur comme Strange, Spécial Strange, Nova, Titans, et Batman Poche, Batman Geant, Tarzan, les Défenseurs, le Fantôme... Puis arriverent les comics IMAGE: Spawn, Savage Dragon etc. Meme Chaos Comics fit une courte apparition avec EVIL ERNIE et LADY DEATH

    Il y a eu deja de fameux coups d'arrêts : Tarzan, Mandrake, Tout DC jusqu'à ce qu'Urban arrive. Mais l'arrêt de Strange et des autres séries a été un coup dur. Certains courageux essaient de faire vivre Strange mais en librairie, ils sont trop rares.

    S'il n'y a plus de comics en kiosque, ce n'est pas grave. Les autres labels ne publient qu'en librairie.

    Bonne nuit
    Ichigo Samuru 

  • Jack Hasse
    Jack Hasse

    il y a 4 mois

    Je suis vraiment partagé sur la question de cette disparition : d'un coté, sans le kiosque, je n'aurai peut-être jamais découvert l'univers Comics vers le milieu des années90. Mais quand on voit l'envolée récente des prix Panini et le contenu ... Je continuais Spiderman et X-Men avant tout par habitude, pas par impatience car scénaristiquement, cela fait 10 ans que pour moi, ça se dégradait chez Marvel (et donc Panini) entre crossover occupant la moitié de l'année (l'autre gérant les retombées et prémisces du suivant), all new all now ready go age of heroes legacy relaunch tous les ans et influence beaucoup trop grande du cinéma.
    Je prenais beaucoup plus de plaisir chez DC, même new 52, et donc chez Urban et j'aimais vraiment avoir à petit prix l'essentiel d'un univers. Prenons une revue Batman ou JL, ça le faisait en gros 5 séries pour 5.5, soit 33 euros pour l'équivalent de 5 TPB. En Librairie, cela fait 5x 15 à 17 euros à peu près en ce moment, soit entre 75 et 85 euros. Sacrée différence. Très peu de monde pourra suivre à ces tarifs là.
    Le comic, BD populaire par essence, devient un produit de luxe qui va mourir à petit feu pour au final ne plus proposer que 2 séries SPiderman, une ou deux Avengers, une ou deux Batman. Et une quantité astronomique de jeunes lecteurs ne les connaitront que par leur déclinaison cinéma.

    Et j'aimerai vraiment connaitre les chiffres de ventes librairie parce que franchement, les piles des ex-kiosques Panini de juillet ne descendent pas beaucoup. D'ailleurs, dans mon espace leclerc et à Auchan, il y a très peu de nouveautés Panini/Urban qui pourquivent leurs sorties au delà des numéros 2 ou 3 car les anciens ne se vendaient pas (Auchan n'a eu que le premier WW Déesse de la guerre et plus rien depuis, le responsable du rayon m'ayant dit queq WW ne se vendant pas, ils ne pouvaient pascontinuer à rentrer des nouveaux TPB car pas de place. Même réponse chez Leclerc avec l'ajout : "on peut vous le commander, vous l'aurez dans une semaine"). Pire, la puissance de Panini/Hachette et Urban font qu'ils noyent l'espace librairie au détriment des autres éditeurs qui essayent de proposer quelque chose comme Glénat ou Hi Comics. Sur un espace Leclerc où je vais occasionellement, ils ont carrément réduit de moitié le petit coin comics pour faire de la place aux mangas et du coup, on ne trouve plus les albums Deadpool, les ex kiosques Panini, des vieux albums Urban (quasi pas de nouveautés car pas de ventes) et du Star Wars / Walking Dead. Et c'est tout, pas de Glénat, pas de Hi Comics, pas de 666, rien d'autre. C'est triste.

    On sent qu'on est sur une vraie transition mais je crains le pire, surtout niveau diversité.

  • Michel CG
    Michel CG

    il y a 3 mois

    Merci pour votre article qui permet d'y voir plus clair ! Espèrons que ce n'est que temporaire et que cela puisse rentrer dans l'ordre ... Ha ... ou est le bon temps ou Marvel, DC, Image, voire meme Dark horse se cotoyaient dans les kiosques ?
     

  • Frédéric
    Frédéric

    il y a 3 mois

    Tout à fait d'accord avec vous. J'ai commencé "un peu" avant vous à lire des comics (en 77) j'avais 10 ans et le mensuel à plusieurs séries est pour moi icônique d'un univers (que ce soit Marvel ou DC). Si le principe reste pour Marvel, mais en librairie, il va s'étioler  dans les jours qui viennent pour DC.
    Les kiosques perdent de l'argent, les lecteurs sans librairies proches se font avoir, amazon se régale donc pour les futures commandes. Au final, les ventes de ces 2 univers vont s'en doute chuter, en tout cas en France.
    Une page se tourne... hélas.
    Mais il faut reconnaître la lecture n'est plus le loisir dominant (s'il l'a jamais été), la facilité étant ailleurs.