Pourquoi DC ne marche pas en France

Pourquoi DC ne marche pas en France

bonjour à tous,
Comme vous avez pu le remarquer, la section Dossiers du site a bien changé. Ils sont désormais tous accessible au même format que les news mais vous pouvez les retrouvez directement dans le menu sans avoir à remonter le flux d'actualité.

Contrairement aux news, nous pouvons ici prendre un parti pris subjectif sur le sujet et développer des thèmes plus en profondeur comme aujourd'hui.

Place maintenant au premier dossier nouvelle version de MDCU consacré à la publication de DC en France.



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Lors du Comic Con 2011 de Paris au début du mois de juillet, la nouvelle est tombée : les droits de publication DC allaient changer de mains dès janvier 2012, passant du vendeur de vignettes Panini au numéro un de la BD en France : Dargaud.




Les réactions ont été très variées suite à cette annonce. Certains ont pleurés de joie de voir que des professionnels de longue date du monde de la bande dessinée allaient s'investir dans le monde des comics et d'autres ont regrettés que les récents efforts de Panini pour les publications DC n'aient pas le temps de payer. En tout cas, la donne sera totalement changée en début d'année prochaine, car pour la première fois, une véritable concurrence va se mettre en place avec d'un côté l'exploitation de la totalité de Marvel par Panini et le démarrage d'une toute nouvelle ligne éditoriale pour Dargaud.
À côté, les éditeurs tiers continuent leur développement. Comme Delcourt qui propose un catalogue différent et de qualité, Glénat qui se lance également avec les droits que détenait Merluche Comics et toujours Milady Graphics (affilié à Dargaud) avec ses titres centrés principalement sur l'horreur et la fantasy. Citons aussi d'autres plus confidentiels comme Emmanuel Proust éditions, Dante Comics, Akileos, et Soleil US Comics.


Dargaud se prépare donc à relever un défi qu'aucun n'a réussi jusqu'ici : vendre des comics DC et le faire bien.


Ils sont tous là pour Dargaud



Dans ce dossier, nous allons tenter d'expliquer pourquoi Superman , Batman et les autres n'ont jamais réussi à vendre plus que Spider-Man et les X-men alors que les séries sont intrinsèquement toutes du même acabit. On commencera d'abord par étudier les titres eux-mêmes puis on s'attardera sur l'historique des publications françaises assez… compliqué, voire incompréhensible.





1- DC = Difficile à Comprendre

Avant de se pencher sur la calamiteuse publication en France des titres DC, il serait bon de se pencher sur les titres en eux-mêmes qui ne sont pas forcément faciles à appréhender.

Petit historique
DC comics a réellement débuté en 1938 avec la publication d'Action Comics #1 introduisant pour la première fois le personnage de Superman . D'autres titres ont suivi comme Adventure Comics, Detective Comics, et des séries éponymes aux noms de leurs protagonistes sont apparus : Batman, Superman, Wonder Woman, etc. Rapidement l'idée de les faire cohabiter dans le même univers pour les faire agir en équipe apparaît comme évidente et audacieuse. Voir tous ses héros favoris réunis pour affronter le danger est beaucoup plus excitant.


Premières apparitions de la JSA(1940) et de la JLA (1960)



Avec la nouvelle version de Flash parue dans [/i]Showcase #4[/i], il est établi qu'il existe une multitude d'univers parallèles, sur lesquels différentes équipes et versions des personnages vivent. Les héros du Golden Age (ceux des années 30) ne sont pas dans le même monde que ceux du Silver Age (des années 50).
Par exemple, dans le Silver Age, Green Lantern tient son pouvoir d'une force alien alors qu'auparavant, Alan Scott, le premier Green Lantern utilisait une lanterne magique et un anneau qu'il avait lui-même fabriqué.
Ces différences amènent à certaines confusions entre chacune des "Terres" comme on les appelle.

Au fil des années, le statu quo devient de plus en plus difficile à expliquer et en 1985, DC décide mettre un terme à cette cacophonie avec Crisis on Infinite Earths. Grâce à l'apparition d'un nouveau méchant détruisant un à un tous les univers qu'il visite, il ne reste plus qu'une version de chaque héros sur une seule terre ou toutes les aventures se dérouleront dorénavant. C'est la première des "Crisis".


C'est le bordel!



Tout se passe bien ensuite, on réexplique les origines de chacun comme avec Batman Year One de Frank Miller et tout ce beau monde vit des aventures formidables affrontant des super vilains très très méchants seuls ou en équipe pour voir triompher le bien dans tout l'univers.

Sauf que voilà, le passé laisse des traces et récemment, les auteurs Geoff Johns et Grant Morrison ont décidé de faire revenir les terres parallèles lors de gros crossover : Infinite Crisis et Final Crisis. Des versions alternatives ressurgissent et on sous-entend que les terres parallèles existent toujours.


Voilà pour le rapide rappel censé vous expliquer pourquoi lire DC n'est pas de tout repos. Pour les nouveaux lecteurs, découvrir qu'il existe une multitude d'autres terres est assez perturbant, mais pour les anciens lecteurs qui tentaient de comprendre et d'établir un tant soit peu de continuité au travers des quelques publications VF (nous allons y revenir plus tard), c'était mission impossible.
DC subit malheureusement les conséquences de sa longévité. Plus on écrit d'histoires, plus le passé à prendre en compte est important dans les scénarios. Malgré quelques reboots de personnage comme Batman en 1987 (Miller) ou Superman Man of Steel en 1986 (Byrne) qui tentent de donner de nouvelles origines plus modernes aux héros, on retourne rapidement au même point.


2-DC vs Marvel

En 1961, DC se voit confronter à l'apparition de son principal concurrent Marvel qui après sera toujours au coude à coude en terme de ventes et de réception face au public. Cette opposition entre les deux géants va façonner la ligne éditoriale de DC, qui se veut différente de la maison des idées.

Quand Stan Lee crée les Quatre Fantastiques, Spider-man et tous ses autres héros, il le fait en réaction aux publications DC. Pour lui, les héros manquent d'humanité et il veut que les lecteurs puissent s'identifier aux héros. Peter Parker est un jeune adulte qui galère pour payer son loyer et subit les réactions hostiles des gens qu'il sauve. Les X-men sont victimes de racisme, Hulk est poursuivi comme un monstre et Captain America représente l'essence même de l'Amérique. Stan Lee veut représenter le monde moderne dans ses personnages alors que DC a une vision plus symbolique de ses protagonistes.


Peter Parker est déjà une victime de moquerie à sa première apparition



DC a créé des icônes intouchables, des personnages qui représentent des idéaux. Superman est un immuable boy-scout aux valeurs bien-pensantes. Green Lantern représente la force de la volonté et de l'imagination, et on pourrait développer pour chaque héros de l'éditeur. Ces caractéristiques font des personnages des êtres basés sur des concepts alors que Marvel s'adapte continuellement à la société et à ses changements.
Par exemple, le monde Marvel est totalement intégré à notre réalité. Les attentats du 11 septembre ont existé et on croise parfois des figures politiques ou médiatiques dans les pages des comics. Contrairement à DC, où parfois on fait référence à notre monde, mais sans que cela puisse avoir une quelconque influence. Mais ce parti pris n'est pas forcément négatif, c'est simplement une différence assumée par les deux éditeurs qui arrange tout le monde, car elle diversifie l'offre donnée aux lecteurs.
D'un côté, les auteurs DC sont plus libres de faire évoluer l'Histoire (avec un grand H) alors que Marvel doit parfois gérer avec l'actualité (guerre en Irak, élection présidentielle, etc). Par contre, cela peut aussi entraîner un manque de renouvellement des scripts, car l'univers n'évolue pas et c'est souvent les mêmes histoires qu'on nous raconte, année après année.

DC pourrait donc être victime d'un manque de modernité et d'identification dans son monde et ses personnages. Aux lecteurs de décider si c'est un avantage ou un inconvénient, mais c'est la principale différence entre La Maison des idées et la Distinguée Concurrence.





1-Les débuts

Il ne faut pas se leurrer, en France, si DC ne fonctionne, c'est à cause de son histoire éditoriale.
On vient de voir que même en VO, c'est difficile d'accrocher les wagons. Alors quand en France, les éditeurs se succèdent et les mauvaises décisions s'enchaînent, il est logique d'expliquer un tel exil vers Marvel.

Au départ, les petits strips qu'étaient les publications DC sont parus dans de nombreux magazines comme Spirou ou l'Astucieux, aux alentours des années 40. Puis la censure va interdire les super-héros américains sur le sol français jusqu'en 1965 ou un éditeur belge va sortir un magazine entièrement consacré à Superman.
À cette époque, plusieurs terres et plusieurs hommes d'aciers existent déjà. De plus, au début des années 60, Stan Lee et Jack Kirby donnent vie à leur première fournée de surhommes et créent Marvel.
Interpresse commence donc pour la première fois à implanter DC en francophonie dans un magazine régulier et essaie d'attraper des lecteurs en expliquant au mieux les origines de cet alien surpuissant.




Dans les années 70, c'est Sagédition qui récupère les droits et s'attelle à publier de nombreux magazines. Les ennuis commencent alors. Les séries se multiplient et se succèdent. Dans chaque numéro, plusieurs séries cohabitent, mais elles peuvent changer d'un mois à l'autre. La parution n'est pas toujours régulière et les formats changent souvent.
Ainsi, on peut prendre pour exemple Superman dont les aventures ont été éparpillés (entre autres) dans les revues : Superman Poche, Superman Géant, Superman et Batman , Superman et Batman & Robin, Superman et Batman & Robin géant.
La plupart du temps, tout est publié dans l'ordre, mais sans le web à l'époque, allez savoir dans quel numéro allait être publié la suite de l'aventure que vous veniez de lire. Souvent, les noms des épisodes VO n'étaient même pas donnés, ce qui rendait la chasse encore plus dure.


Superman+Batman+Robin+Flash...



La malédiction continue alors que c'est Aredit/Artima qui reprend le flambeau et commence de nombreux magazines dans lesquels les noms des super-héros n'apparaissent pas. En vrac, nommons Comics Parade, Les Défenseurs, Super Star comics, dans lesquels il faut feuilleter pour trouver qui sont les protagonistes.
Pire ! Certains magazines portent le nom de héros qui ne figurent même pas à l'intérieur comme DC Flash qui contient surtout les aventures de Firestorm.
Autre exemple, le magazine Les Jeunes T regroupait le formidable run de Perez/Wolfman sur les Teen Titans. Tous les épisodes sont contenus dans ce magazine SAUF les 5 premiers de la série New Teen Titans que l'on peut lire dans Super Star Comics #1, #2 et #3.
Mais ne soyons pas trop négatifs, même s'il y a eu plus de défauts que de qualité, énormément de sorties sont à dénombrer, la quantité a plus joué que la qualité (on verra plus tard que ce sera différent avec Panini).
Dans les réussites, on peut parler de La ligue de Justice , des jeunes T, ou de l'essai Shazam. Et je ne vous parle pas des titres en dehors de DC comme Conan qui ont enthousiasmé toute une génération.


Un numéro #1 avec Darkseid en méchant… Ça nous dit quelque chose



Aujourd'hui, certains sites comme Comics VF permettent de référencer beaucoup de ces parutions, au plus grand bonheur des fans collectionneurs en détresse.


2-Marvel s'impose

Le désintérêt pour DC naît aussi en comparaison de la montée de Marvel en France. En janvier 1970 parait le premier numéro de Strange, un titre devenu mythique et dont les premiers numéros se vendent à plusieurs centaines d'euros aujourd'hui.
Le numéro #1 regroupait les premières aventures des Uncanny X-men, d'Iron Man, de Daredevil et du Silver Surfer, en faisant instantanément une légende.


La légende



Mois après mois, les éditions Lug (qui deviendront Semic) parviennent à créer un engouement pour leur magazine et la sortie de Strange devient un rituel pour de nombreux fans de super-héros. Leur réussite vient aussi du fait qu'ils ne multiplient pas les revues indéfiniment.
Nova et Spidey vont se greffer à Strange. Le premier accueillera surtout des aventures cosmiques et le second se centrera sur l'homme araignée. On peut aussi compter Titans dans les grands titres de Lug qui contiendra plus tard les principales séries X-men.
Les séries sautent parfois de magazine en magazine, mais c'est bien plus abordable que le chemin de croix qu'il faut traverser pour lire correctement DC.

L'héritage de Strange en France est énorme (si l'on relativise au petit monde des comics). Toute une génération de soixante-huitards a commencé à lire des histoires de super-héros avec Strange. Et les magazines sont passés de père en fils encore jusqu'aux générations récentes. Qui n'a pas un père ou un oncle qui possède un numéro de Strange rangé au milieu d'Asterix et Blake et Mortimer?

Lug/Semic a permis l'implantation de Marvel et a fidélisé beaucoup de lecteurs. Le revers de la médaille est arrivé en 1997 quand les droits ont été récupérés par Panini qui à l'époque publiait sous le nom Marvel France.


Exit Marvel



En juin de la même année, Lug décide de continuer Strange mais avec les héros de la concurrence : DC. Le relaunch de la Justice League of America par Grant Morrisson et Howard Porter était une occasion rêvée pour donner un second souffle au magazine. Ils accompagnent l'équipe phare avec Batman, Flash, Wonder Woman ou encore Impulse. Les ventes ne suivront pas et Semic décide de recommencer à zéro l'exploitation de ses licences.

Sans Marvel, ils lancent beaucoup de magazines tels que JLA, Batman, Superman,Spawn, Wildstorm, Wildcats, etc. De grand succès, mais les titres DC ont du mal à se faire une place perdus au milieu des autres franchises malgré des parutions librairies avec les Semic Books qui regroupent des arcs entiers inédits.
Toute cette bonne volonté n'a pas suffit à pérenniser Batman et les autres. En 2005, Panini récupère les droits et devient le leader absolu du comics en France en détenant les deux éditeurs phares américains. Les concurrents sont dépassés et cette suprématie va durer 10 ans.


3- L'ère Panini

Ça commence mal

Avec le passé de Marvel en France, Panini n'a pas eu de mal à multiplier les revues Marvel. En quelques années, les magazines X-men, Spider-man, Marvel Icons, et consorts ont trouvé leur public et, couplés avec des sorties librairies cohérentes, les lecteurs français peuvent lire presque toutes les parutions américaines traduites chaque mois avec un décalage d'environ un an.

Quand commence la publication DC, le fabricant de vignettes est plus prudent. Pas sur de l'intérêt du public, trois revues lancent la ligne éditoriale : Batman; Superman et DC Universe. Si le contenu des deux premières est évident, la troisième sert à attirer des nouveaux lecteurs avec des histoires et des personnages à succès outre-Atlantique. Citons la JLA, Flash et surtout Green Lantern comme des récurrences du mag. La tactique de Panini est bonne et les ventes sont correctes.




La cohérence avec la période Semic est bien abordée. Les sorties librairies changent seulement de design, mais des titres comme Gotham Central, bien que plusieurs formats se soient succédé, sont parus intégralement.
Lors du premier crossover sous l'ère italienne, Panini mise gros et accompagne les magazines de cinq Big Books ( ou Monster) qui complètent Infinite Crisis qui ne trouveront pas leur public.
Refroidi, les choix éditoriaux vont alors mener à plus de frilosité.

Les deux magazines Batman et Superman vont fusionner en un seul: Superman & Batman et à part de rares recueils souples ou des rééditions, suivre l'univers DC devient plus compliqué. Le succès de Green Lantern et la qualité de ses histoires vont transformer le magazine DC Universe et lui faire gagner ses tranches vertes. Seules la JSA et la JLA vont survivre à côté de Hal Jordan et ses amis colorés.


beaucoup de vert



Final Crisis, un évent très compliqué à comprendre même en lisant tous les tie-ins sera très peu exploité et le succès n'est forcément pas au rendez-vous.
Panini semble résigné ne cherche plus la bonne surprise qui lui fera vendre des tonnes de séries DC alors que pour Marvel, tout sort, tout se vend et sous tous les formats.

La plupart de ces échecs ont une explication. Superman et Batman sont les deux figures qui font le plus vendre et ils trustent les ventes ce qui amènent Panini (qui veut quand même gagner un maximum de sous) à trop en faire. Les magazines foisonnent et on se croirait au temps d'Artima : Batman, Superman, Batman & Superman, Superman & Batman, All-star Batman , All-star Superman , Superman & Batman hors série.
Les géniales Identity Crisis et Infinite Crisis sont publiés dans Batman & Superman. Pourquoi ce choix ? Le lecteur ne comprend pas, car ce ne sont pas les deux héros qui sont les plus présents à l'intérieur des pages.

Autre exemple avec Wonder Woman. Un Big Book paraît en février 2006 et n'aura pas de suite. Le mini-event : Amazons Attack ! vient occuper deux numéros du magazine DC Univers hors série. Deux volumes DC Heroes (regroupant chacun un arc entier) sortent en mars 2008 et juin 2009. Dix numéros manquent entre les deux. Et le principal problème vient du choix des numéros justement, car les fans s'accordent à dire que la suite va en s'améliorant.
Flash subira à peu de choses près le même traitement : Big Book/DC Heroes et s'arrêtera à cause des faibles ventes que l'on peut principalement attribué à la mauvaise qualité des scripts. Certes Panini n'est pas coupable des choix de l'éditeur VO, mais il est dommage de passer à côté d'autres bonnes séries ou d'arcs majeures.

Mais ne soyons pas que négatifs. Certaines parutions étaient de vrais partis pris. La saga Seven Soldiers of Victory de Grant Morrisson, qui n'a pas eu grand succès outre-Atlantique est parue en intégralité dans la collection DC Heroes. Supergirl a eu sa chance, mais n'a pas convaincue. De même pour Green Arrow .
Tous ces numéros 1 sans suite sont aussi révélateurs des conséquences de l'édition calamiteuse de DC dans le passé.


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Faisons un petit aparté dans cette longue période Panini pour se consacrer à un autre problème majeur.
Là, à ce point de la lecture, vous vous dites sans doute que nous les éditeurs n'ont jamais fait les bons choix pour DC, mais n'est-ce pas la faute des lecteurs qui n'achètent pas assez?

On a vu avant que Marvel s'était implanté éditorialement grâce à Strange, ce qui a mené à une demande importante des fans qui voulaient que cela continue. Mais d'ou vient la demande de DC si les fans n'ont jamais accroché aux comics?

Tout simplement des autres médias. Après le Superman de Richard Donner, en 1989 sortait sur les écrans du monde entier Batman réalisé par Tim Burton et explose tous les chiffres du box-office en étant le premier long-métrage a rapporté plus de 100 Millions de dollars en moins de dix jours d'exploitation.





Le succès est planétaire. Ce film est le premier à adapter sur grand écran un super-héros de manière aussi fidèle. Il y avait eu bien des années avant des séries télé ou des films sur Batman , Captain America ou Superman mais les moyens techniques ne permettaient pas de mettre en image les aventures des super-héros.
Trois autres suivront, avec plus ou moins de qualité et de succès mais Batman est devenu une icône encore plus populaire qu'il ne l'était. Il faudra attendre 2002 pour que Marvel riposte et propose Spider Man et un développement de la franchise Marvel au cinéma.

Même si maintenant, c'est la maison des idées qui devance DC sur au niveau cinématographique, la Distinguée Concurrence mène toujours sur un autre niveau: l'animation.


De même que pour les films, il y a eu énormément de dessin animé de super-héros mais la vraie révolution arriva en 1992. La même année débutent deux séries: Batman: The Animated Series et X-men: The Animated Series.


un bout de notre enfance



Si la deuxième est culte pour les fans, c'est bien celle de Batman qui connu le plus grand succès en France. Bruce Timm est l'architecte derrière ce chef d-'oeuvre. Il crée une ambiance sombre et malfaisante dans un programme pour enfants et le rend plus adulte. La série remportera des dizaines de récompenses et lancera une domination de DC sur Marvel qui dure encore aujourd'hui. Suivront ensuite Superman: The Animated Series en 1996, Batman Beyond en 1999, Justice Leagueen 2001 et Justice League Unlimited.

Chez Marvel, Spider-man eu aussi son heure de gloire en 1994 mais la barre était si haute que c'est de Batman dont tous les enfants de cette génération se souviennent.

Malheureusement, les téléspectateurs n'achètent pas tous de comics et peu vont faire l'effort de poursuivre leur intérêt en achetant les magazines français. C'est sans doute de là que viennent la majorité des jeunes fans de Batman et les autres qui demandent aujourd'hui toujours plus de DC à la vente. Et cela explique aussi les différences de ventes entre les deux éditeurs.


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Mais ça finit bien

En 2010, Panini revoit sa copie, poussé par des fans en manque de lecture. Ils profitent de la mort de Batman (si, vous le saviez, je ne spoile rien) pour arrêter le magazine Superman & Batman et en commence un autre : Batman Universe. BINGO : énorme succès pour ce magazine dont le numéro 1 se trouve à des prix indécents d'occasion sur le net.


Un numéro de Batman sans Batman



Panini semble avoir trouvé la bonne formule. Batman sort bimestriellement, d'abord par 100 pages puis 120, Superman est édité en Big Book et les principaux évènements comme le retour de Barry Allen , paraît dans une nouvelle revue DC Heroes (à ne pas confondre avec la collection DC Heroes en librairie).
Il faut dire que la qualité est là, et le méga crossover Blackest Night bénéficie d'une couverture presque totale avec un Big Book et des tie-ins dans le magazine DC Heroes.

La machine semble s'être remise en route et les annonces se suivent pour étoffer l'offre. Brightest Day, le post Blackest Night va même se voir consacrer un magazine, les hors série de Batman se multiplient et on attendait beaucoup de nouvelles parutions pour l'année 2012, mais l'annonce de la reprise des droits par Dargaud lors du Comic con de Paris a fait l'effet d'une bombe. La pente ascendante s'est immédiatement transformée en faux plat.


4-Au tour de Dargaud

Le nouvel acquisiteur de la licence a eu l'énorme chance de voir naître à quelques semaines de différence une autre information de taille : le relaunch DC. On l'évoquait dans la première partie de ce dossier, la continuité était un obstacle à l'innovation chez DC, ainsi les patrons Jim Lee et Dan Didio ont décidé de régler le problème de manière drastique.
En septembre 2011, tous les titres DC recommencent au numéro #1, ce qui fournirait un point départ idéal pour lancer une nouvelle ligne originale.
Mais l'exploitation de Panini se terminera le 31 décembre et Dargaud a annoncé que le premier trimestre serait pauvre en parution.





Alors vont-ils attendre quelques mois de plus sans rien sortir et profiter du relaunch DC pour offrir un nouveau départ aux lecteurs ou bien une poursuite du programme de Panini servira-t-elle à mettre un terme à l'ère qui a pris fin avec l'évent Flashpoint. Ce dernier choix pourrait être vu comme une période d'entraînement avec des tests entre kiosque et librairie (Dargaud ayant déjà annoncé qu'il souhaitait mettre les sorties magazines en avant), mais cela risque de semer le trouble quand après seulement quelques mois, tout recommencera à zéro.

Les premières annonces seront faites dès que Panini aura révélé la fin de son exploitation de la licence DC et MDCU est sur le coup pour vous apporter au plus vite toutes les nouvelles informations relatives à ce nouveau départ.

  • Ministry
    Ministry

    il y a 6 ans

    Dargaud a clairement intérêt à commencer DC avec le reboot. Sinon en effet, ça va être confus et les néophytes auront décroché avant. Sinon article très intéressant.

  • Kyrens
    Kyrens

    il y a 6 ans

    Oui et si Dargaud fait ça, les lecteurs français vont vites être fidélisés car les histoires vont sortir avec un intervalles de temps plus court qu'avant. On suivra DC en VF presque au même rythme que la VO et ça serait une excellente chose.

  • Mr Green
    Mr Green

    il y a 6 ans

    Ministry : Je ne crois pas non, je ne pense pas que Dargaud a interet a commencer DC avec le reboot, explication : De une, c'est beaucoup trop récent, Dargaud va publier des magazines en janvier 2012. On est en Septembre 2011, combien de titre DC sont sorti actuellement ? Ah oui... 1 et encore, tout n'est pas sortit. Ce qu'il fait qu'en janvier, il n'y aura que 4 épisodes de JLA par exemple. Timing bien trop tendu pour pouvoir proposer une production mensuelle, voir bimestrielle. Le temps de traduire, de mettre en page, je ne me vois pas acheter un magazine à 5.60 comme DCU avec, deux épisodes de JLA... Deuxiemement, pour l'instant ont a aucune idée de ce que va donner le reboot de DC, et c'est pas en 4 numéros que l'on va se faire une idée, il faut un arc complet pour bien montrer ce que vaut une série. Donc, quelles séries peuvent sortir ? Aucune idée. Et enfin, les néophytes c'est bien, mais les fans ? C'est cool de penser aux néophytes mais qu'est ce que l'on fait de Brightest Day ? Flashpoint ? On amène le reboot comme ça de nul par ? Je pense pas que se soit faisable. Les néophytes ne sont pas si néophytes que ça, il est rare de passer devant le rayon presse et de se dire "tiens je n'ai jamais lu de comics je sais pas ce que c'est je vais en acheter un", les personnes sont quand même un peu au courant... En commençant par le reboot, les personnes vont déjà se demander, "tiens pourquoi Sup n'a plus de slip"... Avant d'attaquer le reboot, il faut finir ce qui a été mis en place !

  • Ministry
    Ministry

    il y a 6 ans

    je parle des néophytes car je pense que ce sont la principale cible de Dargaud. ils ne sont pas dupes, ils savent bien que la plupart des fans français de DC n'ont jamais été contentés par les productions Panini et suivent pour la plupart DC en VO. Donc s'ils veulent fidéliser des nouveaux lecteurs qui n'y connaissent encore rien au monde de DC et récupérer les anciens fans, ils ont plutôt intérêt à accélérer la cadence, et proposer dès janvier les numéros de septembre du reboot. Tu dis que c'est impossible, je ne sais pas, Panini a déjà publié des histoires Marvel à 3 ou 4 mois dintervalle avec la VO. Donc s'ils y mettent du leur, ça peut le faire.

  • Ashka
    Ashka

    il y a 6 ans

    Bah perso j’espère que Dargaud ne commencera pas par le reboot, car il serait vraiment dommage pour eux de manquer la fin de Brightest Day, War Of Green Lantern et ainsi que Flashpoint qui même si l'event est beaucoup critiqué, reste quand même un univers vraiment excellent et pas si compliqué pour les néophytes je pense. Commencer par le reboot ça serait vraiment casse gueule, car comme le dit Mr Green, trop peu de délais entre la parution FR et US et ça deviendrais très vite ingérable pour eux, surtout sur un début. Je pense qu'ils vont tranquillement reprendre la où Panini ce sera arrêter et essayer de reprendre plus large à partir de ce point la.

  • Susano-wo
    Susano-wo

    il y a 6 ans

    Pour commencer, un grand bravo au rédacteur du dossier ! Tu as très bien montré les différences entre DC et Marvel et a bien expliqué les raisons de l'échec relatif de DC en France. En tout cas, j'ai trouvé que tu as traité ça de manière super intéressante. En ce qui concerne Dargaud, j'espère qu'ils débuteront par remplir la transition de Panini à eux grâce à des sorties en librairie de Big Book, par exemple un avec Flashpoint 1 à 5 + Wonder Woman et Aquaman. Et ensuite essayer de sortir les autres mini-séries en trois épisodes en un ou deux Big Books, même pas forcément besoin de toutes les sortir car certaines valent pas forcément le coup mais en faire au moins 1 BB serait pas mal, à mon avis ça leur permettrait de faire pas mal de vente et le lectorat français s'y retrouverait, et surtout ça servirait de 1er test. Ensuite, pourquoi pas d'autres sorties en librairie avec des couvertures souples pour War of the Green lanterns, qui suit Brightest Day qui lui sortirait également sous forme de big books si il n'a pas été complété par panini (au moins tous les chapitres initulés brightest day). En tout cas, sortir tout ça leur donnerait 3 ou 4 mois, le temps de voir si le public est réceptif, avec bien entendu au sein des big books pas mal de pub pour les magasines qui arriveraient donc vers mars ou Avril avec le relaunch de l'univers DC. Je sais que le public est différent mais un peu de pub dans les big books pour ceux qui les auront acheté, et une campagne de pub format papier dans différents magasines (comic box, magasines de jeux vidéos, de cinéma fantastique,...), je pense que ça ferait déja un bon lectorat de base qui se développera ensuite forcément par le bouche à oreille entre fans de comics.

  • Doc'
    Doc'

    il y a 6 ans

    Rater Brightest Day serait triste, Flashpoint c'est plus que dispensable et War of the Green Lanterns, bien que le récit soit dispensable a des conséquences importantes.

  • Lordo
    Lordo

    il y a 6 ans

    Dargaud seras completement en relation avec DC j'ai l'impression (ils bosserons vraiment en partenariat total pas seulement en temps que traducteur et revendeur FR). Du coup avoir 3-4mois de decallage c'est rien, franchement quand tu voit que des fan sur internet traduisent un chapitre de Naruto, One Piece, ou meme des comics en 5h ... des professionnels n'ont pas a avoir 4mois pour traduire une vingtaine de page, c'est abuser aprés, je pense que si il commence en janvier c'est le meilleur choix pour les magazines. Et que le reste (Brightest Day + Flashpoint sortent en TPB pour les fan). Et c'est totalement debile Mr.Green ton commentaire a propos de l'arc et de savoir si c'est bien ou pas oO Meme si c'est nul a chier, Dargaud seras OBLIGER de nous les vendres, on a bien eu de la merde en JLA chez panini ^^, et surtout ils on pas le choix, tu crois quoi ? Que si JLA DCnU est nul a chier ils vont nous publier des JLA vieux de 15ans ? Bah non on auras quand meme les nouveaux. On ne parle pas ici de qualité mais de ce qu'il devrais publier et le temps entre VO-VF. Donc clairement que ca soit mauvais ou pas ils devrons le publier, le DCnU ne vous plait pas ? C'est nul ? Bah si vous voulez lire du DC vous n'avez pas le choix, il y a pas une gamme JLA comme avant et JLA DCnU, c'est juste JLA et vous lisez ce qu'il y a, donc pour dargaud la question de la qualité du recit leurs passe largement au dessus de la tete ^^

  • Susano-wo
    Susano-wo

    il y a 6 ans

    Il faut arreter avec les délais, ils peuvent provenir des délais d'impression et tout ça, mais je ne pense pas que ça se compte en mois, surtout que quand on voit les traductions qui sortent en librairie ou kiosque... on peut se demander si ils y passent vraiment beaucoup de temps. Donc publier la majeure partie des sorties DC à 3 mois de délai serait largement faisable mais je ne pense pas que ça se fera, ils seront obligé de sélectionner une partie des séries uniquement. Enfin bon, comme il a été dit au-dessus, avant de chercher des excuses sur la traduction et le temps que ça prend, il vaudrait mieux connaitre votre sujet, car personnellement j'ai fait du fansub, et j'arrivais largement à sortir un épisode de série japonaise de 45 minutes traduit à peine 24h après sa diffusion, et avec un résultat final au niveau du sous-titrage souvent mieux que ce qu'on trouve sur les DVD vendus dans le commerce (puisqu'ils ne font aucun travail sur la recherche de police et les effets). Donc même pour une cinquantaine de séries, si l'on embauche entre 5 et 10 traducteurs, ça se fait assez rapidement au final en principe, surtout que le vocabulaire est rarement ultra élaboré.

  • Guillaume
    Guillaume

    il y a 6 ans

    Nan mais attendez, les délais VO/VF ne s'expliquent pas par le besoin de temps pour la traduction. C'est un confort éditorial avant tout. Au contraire, les arguments de Mr Green sont plus que recevables. Dargaud ne pourra pas sortir les 52 séries donc ils ont besoin d'y voir plus clair avant de balancer une programmation batie sur des sollicitations. Jeremy Manesse (traducteur chez Panini et responsable de la page FB notamment) l'a très bien expliqué, l'opération Flash Forward consistant à réduire l'écart VO/VF ne changera rien dans ses méthodes de travail. Il aura juste un planning plus chargé pour rattraper le retard mais une fois la vitesse de croisière installée, chaque traducteur passe le meme temps sur une trad, que le comics soit sortie 6 ou 4 mois avant les traducteurs s'en fichent et leur travail reste le même. C'est avant tout une question d'édition et de programmation dont on parle. Un bon écart VO/VF permet à l'éditeur de faire des choix sur ce qui est dispensable ou pas car le public francais n'achètera pas tout. Si vous voulez le reboot dès Janvier, Très Bien mais faudra pas venir pleurer 6 mois après si une superbe série ou une autre importante pour la continuité du DCnU a été zappée lors de la programmation et du lancement des mag. Le récent succès de DC en France dont Fitz parle très bien dans son dossier, s'explique aussi par le gros retard qu'on pris les parutions par rapport aux US. Ca permettait à Panini de mieux faire ses choix éditoriaux, en tout cas, moins dans l'urgence d'une parution rapide. (Je parle du Batverse notamment et de Blackest Night, très bien anticipée dans DCU). Alors je sais que vous êtes tous super excité par ce reboot mais soyez patient, le travail n'en sera que meilleur si Dargaud (qui débute dans le monde des comics hein, meme si ils sont déjà très pro dans la BD) a plus de temps pour préparer son affaire. Et puis comme dit l'adage, c'est toujours meilleur quand on attend. Moi même, j'attend la sortie des TPB VO pour lire ce reboot afin de mieux orienter mes choix en fonction de la qualité et des essentiels à lire. Enfin, je ne pense pas que Dargaud prenne le risque de se mettre à dos le Lectorat actuel en zappant tout ce qui n'aura pas été publier par Panini, même au profit des nouveaux lecteurs attirés par le reboot. Ils n'ont aucune urgence de ce coté là. Les lecteurs pressé se seront déjà tourné vers la VO de toute façon (on le voit bien sur MDCU, merci pour votre participation à la section comics !). Donc autant prendre le temps de faire les choses bien et tranquilement.

  • Ashka
    Ashka

    il y a 6 ans

    "Enfin bon, comme il a été dit au-dessus, avant de chercher des excuses sur la traduction et le temps que ça prend," Mais les délais ont rien a voir avec la traduction, les délais qu'on a en France sont fait pour tout ce qui est éditorial et avec seulement 3-4 mois, c'est vraiment casse gueule. Imaginons que Dargaud décide de sortir un mag Justice League, mais DC décide en Fevrier que Justice League est pas assez bien et du coup annule le titre au numéro #6 (C'est un exemple hein), sauf que du coup chez Dargaud ayant un délais que de 3-4 mois et sachant que ses boites ont des prévisions de titres sur plus ou moins 6 mois et qu'ils annoncent leurs titres au public généralement 3 mois a l'avance, si dans le numéro de Juin, ils ont prévue Justice League #7, ça les fout très vite dans la merde car ces trucs la c'est souvent un bordel pas possible pour les changer et surtout ça aura fait un mag écourté pour Dargaud, alors qu'avec un délais allant de 6 à 12 mois, ça leur laisse largement plus de marge a ce niveau la pour être tranquille et faire le nécessaire s'il y a un problème. Les délais qu'il y a dans ce milieu là, c'est juste pour l'anticipation et en rien pour de la traduction qui doit prendre au max une journée au traducteur.

  • Susano-wo
    Susano-wo

    il y a 6 ans

    Enfin bon, je vois pas trop quelle réflexion à avoir quant au reboot de l'univers DC, surtout que j'imagine qu'ils vont surement faire en kiosque ce que panini faisait déjà, à savoir faire des magasines. Donc en gros, avec un magasine axé Batman, un autre axé Superman et un autre axé Green lantern, ils peuvent déjà couvrir une bonne partie de l'univers avec des ventes quasi assurées. Après en ce qui concerne les séries héritées d'autres univers que le DC classique, bien sûr il y aura une sélection à faire, mais c'est plus axé sortie librairie dans des soft covers ou des hard covers qui reprendraient par exemple environ une année de publication. Bon pour le kiosque, j'avoue que ce que j'ai proposé est quand même ultra simplifié car si c'était le cas, exit les héros comme Flash ou Wonder Woman, mais bon, à ce moment là ils en font un de plus. Ca ferait sans doute des magasines plus gros (entre 130 et 150 pages) mais bon, je pense que si on se retrouve avec un magasine qui fait par exemple 150 pages, on aura pas forcément trop de regrets de lacher entre 6 et 7 euros.

  • Doc'
    Doc'

    il y a 6 ans

    Ce ne serait pas une bonne idée, Superman n'a jamais attiré en france c'est un fait (en tout cas en kiosque). J'imagine plutôt des mags dotés de séries dites derrière (Aquaman notamment, qui ne bénéficie pas de sa rédemption américaine suite à Brightest Day en France)et de gros titres au succès assurés. 4-5 mags pour débuter, et 50 pourcent ou presque de couvert. Un mag du type : Justice League avec Flash, Aquaman, Green Lantern et Justice League International. (GL et Flash attirant). Un mag Trinity avec Superman, Batman, Wonder Woman et on peut imaginer JL. (Bat' et Jl attirant). Un mag Batverse avec Detective Comics, Batwoman, Batgirl et Nightwing. Un mag "Teams" avec Green Lantern Corps, New Guardians, Teen Titans et autres. Vaut mieux varier, cela me semble essentiel plutôt que de se cantonner à un univers. (Il y a de nombreux lecteurs qui achètent que pour UNE série d'ailleurs). Le choix des thématiques me paraît donc plus intéressant et vendable.

  • Batdetective
    BatdetectiveStaff MDCU

    il y a 6 ans

    Du côté Batman, il ont vraiment trouver la bonne formule avec Batman Universe : j'espère que Dargaud gardera comme c'est en ajoutant pourquoi pas une revue Gotham Knights avec Detective Comics, Batgirl et Nightwing...

  • Kyrens
    Kyrens

    il y a 6 ans

    Ils peuvent très bien reprendre le modèle de Semic sortir en single ou regrouper deux numéros les séries dont ils sont surs de tirer du profit (cf: Batman). Avec en fin de numéros une autre série (si on garde l'exemple, Batwoman ou Nightwing) de manière à avoir un mag très léger et du coup moins cher. Car je doute qu'ils risquent -si on parle de commencer au relaunch- de faire paraître dans de gros mags plusieurs séries comme Mr Terrific, Animal Man même si sur la cover il y a marqué "DC Universe" ou "Justice League". C'est plutôt dans ces mags là qu'on trouvera les séries phares. Ce serait trop risquer de débarquer avec pleins de mags et donc toutes sortes de héros inconnus du grand public (même si je pense que c'est ce qui va se passer. Il faudrait d'abord commencer avec du léger et vendeur tout en publiant en TPB ou dans un mag spécial Flashpoint, BD, etc.

  • emelin
    emelin

    il y a 6 ans

    pour ma part je lis les BD américaines en import, pas de prise de tête avec les choix éditoriaux français

  • Aonde
    Aonde

    il y a 4 ans

    Je suis un fan des comics DC depuis des années mais depuis 1995 je n'acheté plus aucun car je trouvent que les dessinateurs sont presque a 100% nuls, excuse-moi d'être aussi direct. J'aimerais que l'on publie de façon correct tous ces comics de la DC oubliés de 1950 a 1990, les series avec Superman, Wonder Woman, Batman et autres Tarzan, Korak, Aquaman, et ceux de science-fiction etc... Dans cela les dessinateurs valaient quelque chose ils avaient de la class, et les histoires étaient intéressantes, aujourd'hui c'est a celui qui dessine le dessin le plus laid et c'est équerrant. De plus les personnages son tous devenus des malades et des drogués, c'est lamentable, c'est triste.