Les films et les séries adaptés de comics de 2023

Les films et les séries adaptés de comics de 2023

Tel le Père Noël jugeant tous les enfants pour savoir s’ils ont été sages, il est temps pour moi de faire le bilan de cette année. En films ou en séries, revenons sur cette année 2023, point de rupture pour beaucoup de gens. À tort ou à raison ? Découvrons ça tout de suite.

Films 

Ant-Man et la Guêpe : Quantumania : on ne commence pas avec le meilleur malheureusement. Le troisième volet des aventures de Scott Lang l’amène avec sa famille dans le Royaume Quantique. La promesse d’un nouvel univers défiant nos lois de la physique et du temps, comme mentionné dans le premier Ant-Man ou Avengers : Endgame s’avère être un pétard mouillé. Une intrigue banale au possible, avec une direction artistique à peine exploitée, dû notamment à des effets spéciaux désastreux (la faute à une gestion catastrophique de Marvel Studios et non à cause des artistes). 
Kang était le seul point à nuancer (grâce à une performance intense de Jonathan Majors, devenu maintenant problématique à cause de son acteur) mais sa défaite transforme son aura menaçante en une farce. Et cela n’augure rien de bon pour créer des enjeux pour la Saga du Multivers, qui se retrouve sans son acteur pour son méchant principal.

Un potentiel d’une épopée au cœur de l’étrange et de l’inconnu se révèle être au final un chapitre insipide, symptomatique mais révélateur des travers de la méthode Marvel Studios.

Shazam! La Rage des Dieux : Le premier d’une liste de films oubliables cette année pour DC, Shazam! La Rage des Dieux est précurseur dans les flops de cette année. Là où Ant-Man était une déception commerciale mais pas forcément un échec total, La Rage des Dieux n’était et n’est toujours pas très populaire. Étant un gros fan de Captain Marvel / Shazam (surtout dans sa version épique de Kingdome Come) la direction comique du personnage ne m’a jamais plu, alors que le premier volet reste cependant un bon film.

Le deuxième film n’atteint pas les mêmes qualités que le premier volet mais sans toucher le fond comme Ant-Man et la Guêpe : Quantumania ou Secret Invasion. Quelques moments m’ont été sympathiques (notamment les scènes d’actions et les scènes avec la forme humaine de Billy , bien plus intéressante que la version héroïque de Zachary Lévi selon moi) mais d’autres ne fonctionnent pas du tout, et le résultat est quelque peu inégal et pas très mémorable.

Sans être une purge, Shazam : La Rage des Dieux n’offre pas grand-chose à la formule super-héroïque.

Les Gardiens de la Galaxie Vol. 3 : Le départ un peu casse-gueule des films de super-héros ont fait crier les alarmistes que la fatigue du genre super-héroïque est là, juste avant le troisième volet des Gardiens n’arrive et que tout le monde annonce : les super-héros sont de retour (une tendance récurrente cette année). Outre ces changements d’attitude volatile, il est vrai que le dernier film de James Gunn pour Marvel Studios est dans le haut du panier du MCU. C’était sans doute la première fois que l’appellation “meilleur film Marvel depuis Avengers : Endgame” était vraie. Les lacunes habituelles de l’écurie MCU étaient absentes : pas d’effets visuels bâclés, aucune interconnectivité forcée, une réelle conclusion marquée à certaines personnages qui ont vécu une réelle évolution, ainsi qu’une histoire qui se développe avec légèreté quand cela est pertinent et avec gravité quand cela est pertinent.

Sans renier ses racines comiques, les messages du films sont traités sérieusement et on ressent tout l’amour de Gunn pour les créatures et les laissés pour compte. Si je ne veux pas que tous les films adaptés de comics fassent du James Gunn, il est absolument nécessaire d’avoir un minimum de respect et d’appréciation pour les comics comme le démontre le réalisateur, maintenant parti chez DC.

Spider-Man : Across the Spider-Verse : Quoi dire de plus par rapport à toutes les critiques élogieuses (et méritées) du nouveau film d’animation de chez Sony Pictures. Oui c’est visuellement une merveille artistique et technologique. L’histoire est, malgré une structure narrative divisée en deux pour le troisième opus, intéressante à suivre et on veut savoir ce qui va arriver à Miles, Gwen et tous les autres. Faire passer The Spot d’une menace risible à terrifiante (une anti-Kang dirons nous) est risqué mais à porté ses fruits. L'expérience du film dans une salle de cinéma était quasi-hypnotisante pour ma part, et le message du “À suivre” à la fin du film m’a rarement autant laissé en manque d’une suite. Les défauts du film sont heureusement compensés par sa générosité visuelle et narrative. 

Là où Into The Spider-verse était un scalpel de chirurgien, précisément contrôlé dans son exécution, Across The Spider-Verse est plus une massue venant nous exploser la rétine pour notre plus grand bonheur. Pour ma part, que ce soit voir le travail d’un chirurgien ou péter des trucs à la massue, les deux sont aussi divertissants et satisfaisants (mais pour des raisons différentes).
Gros bémol cependant, les conditions de travail des animateurs sont affreuses et la suite ne devrait sortir que lorsque le film sera prêt et fini dans des conditions décentes.

The Flash : passer d’un projet aussi artistiquement vivant à un produit vampirisé par un excès de nostalgie mal utilisé et une incompréhension de son propre univers, voilà une sacrée déception dans les sorties cinéma de cette année. Le film The Flash reprend dans les grandes lignes le concept du comics Flashpoint Paradox. Quelques scènes sont à sauver dans le film, notamment celles avec Nora, la mère de Barry. Ces scènes sont plutôt touchantes, et Ezra Miller (malgré tous ses nombreux problèmes) est bon dans le film, arrivant lui aussi à mettre un peu d’émotion dans un film qui en est autrement dénué. Le film peut parfois être drôle, mais a aussi les mêmes problèmes d’humour que beaucoup de films de super-héros.

Le film est visuellement raté, tantôt dans ses choix artistiques, tantôt dans son aspect technique, et souvent dans les deux. Les scènes d'action manquent de nervosité, et l’utilisation des Kryptoniens souffrent de la comparaison avec Man Of Steel , qui les utilisaient avec de meilleures chorégraphies de combat, avec de meilleurs effets visuels, alors que le film a 10 ans. Cerise sur le gâteau, la fameuse scène avec tous les caméos est non seulement laide au possible et n’apporte rien au film mais est en plus un affront à la mémoire de George Reeves (interprète de Superman dans les années 50), pour qui le rôle était presque un poids l’empêchant d’avancer professionnellement, étant cantonné à son image de Superman .

The Flash n’est pas un film, c’est une succession de scènes nous agitant le Batman de Michael Keaton, Zod, et d’autres caméos sous le nez, espérant nous rappeler d’autres films plus intéressants et qui avait des choses à dire. Un film néfaste qui n’a pas d’âme.

Blue Beetle : En voulant chercher la liste des séries et films de cette année, la présence de Blue Beetle m’a surpris. Et oui, après 4 mois, j’avais déjà oublié qu’il était sorti cet été, et que je l'avais vu en salles. Il faut dire que Warner aussi semblait avoir oublié Blue Beetle. Un manque total de confiance du projet, combiné à une grève des acteurs, qui ne pouvaient pas promouvoir le film, ont fait de Blue Beetle un flop total au niveau commercial. Et c’est un peu dommage, car même n’étant ni un chef-d’œuvre, ni une réinvention du genre, Blue Beetle n’est pas pire qu’un bon nombre de films du MCU qui eux ont bien marché.

Aucune surprise ne vous attend avec ce film, mais il ne s’étire pas en longueur, et l'aspect familial du film fonctionne très bien et est touchant. C’est un long-métrage qui a du coeur, et qui possède également de bonnes scène d’action, le tout porté par Xolo Maridueña qui est un excellent choix pour Jaime Reyes. Et je ne peux pas non plus ignorer l’importance pour tous les specteurs latinos et latino-américains de voir un personnage les représenter dans un film de super-héros.

Donc malgré la banalité de la structure narrative et de l’antagoniste du film, Susan Sarandon, Blue Beetle est un film sympathique.

The Marvels : A l’image de Blue Beetle, la grève des acteurs a fortement impacté les chiffres du box-office. De plus, la qualité médiocre du premier film Captain Marvel n’a pas non plus aidé à en faire un projet attendu par les spectateurs. Et pourtant The Marvels est un meilleur film que Captain Marvel. Malgré des défauts assez similaires, comme des antagonistes oubliables, et une histoire pas très engageante, le film possède une meilleure réalisation, et la relation entre nos trois personnages principaux fonctionne bien.
La durée assez courte d’une heure et demie est à la fois une force et une faiblesse. Le rythme est assez bien maîtrisé, et il n'y a pas vraiment de moments trop longuets. Mais certaines choses auraient grandement bénéficié à avoir plus de temps d’écran. Les remords de Carol pour avoir détruit l’Intelligence Suprême auraient pu être très intéressants à développer, tout comme le personnage de Monica, qui mériterait de plus explorer ses traumas causé par l’Éclipse, par la perte de sa mère, et par l’absence de sa tante.

Kamala est toujours aussi bien interprété par Iman Vellani, qui se confirme de plus en plus comme l’une des meilleures décisions de castings du MCU. Un peu plus de temps sur la planète Aladna, et ses dialogues chantés, aurait pu aussi inscrire le film dans un délire mélangeant les genres et exploitant le potentiel loufoque de cosmos Marvel, mais là on a plus l’impression de voir un caméo étendu pour Park Seo-joon (un acteur très populaire en Corée du Sud), donc là aussi c’est du potentiel gâché.

The Marvels n’est pas aussi horrible que ce que pas mal de gens disent, mais n’est pas non plus à la hauteur de ce que le film aurait pu être.Un film assez sympathique, qui passe plutôt vite, et dont le plus grand intérêt est de regarder la scène post-générique.

Aquaman et le Royaume Perdu : Ah le chant du cygne du DCEU. Une production mouvementée, des acteurs problématiques, une interférence du studio et des plans pour le futur qui vont à l’encontre du film, voilà ce que doit gérer James Wan, pour le deuxième volet des aventures du Roi des Mers. Un vrai projet du DCEU donc, et qui malgré le succès du film précédent, celui qui a ramené le plus de recettes, dépassant le milliard de dollars, semble s’avancer vers nos salles de cinéma dans l'indifférence des spectateurs, et du studio. Un manque d’engouement surement dû au bilan mitigé du DCEU, et du bilan catastrophique des recettes des films DC récents.
La vision de James Gunn n’aide pas non plus, car tout le monde (ou presque) semble vouloir mettre le DCEU sous le tapis, pour commencer la nouvelle ère de DC au cinéma. À l’heure de publication de cet article, je suis potentiellement en salles en train de regarder le film, donc je n’aurai pas vraiment d’avis sur le film sauf pour ce qu’on a vu des bandes-annonces.

Les costumes ont l’air toujours aussi bien réussis que dans le premier, voir peut-être plus, le film ne saura pas probablement quoi faire avec Mera (Amber Heard étant marquée par les affaires avec Johnny Depp), et tout les fans d’Aquaman sont impatients (et bizarrement hypés) de savoir si le bébé d’Arthur et de Mera va finir six pieds sous terre. Un fin d’univers qui s’annonce… unique dirons-nous.

 

Séries TV

The Flash : Neuvième et dernière saison pour le Bolide Écarlate. Fin de la course donc pour Barry Allen et Grant Gustin en service depuis 2014. À une époque l’apogée des séries DC chez la CW, après deux premières saisons, qui sont encore ce qui fait de mieux dans ce genre selon moi, la série sera malheureusement en constante baisse de qualité (à l’exception de l’arc Bloodwork). J’ai moi-même arrêté de suivre les épisodes après le crossover Crisis On Infinite Earths.
Les quelques épisodes que j’ai regardé après ne m’ont jamais redonné confiance dans la direction de la série.Les fans et les critiques chantaient à l’unisson les défauts de l'histoire, des personnages et des effets spéciaux, saison après saison, et la fin de la série n'est malheureusement pas un bon point final pour le personnage, et pour certains des anciens méchants qui sont ramenés pour l'occasion, mais à moindre efficacité. Les motivations des personnages ne sont pas très claires, les combats sont moins bien mis en scène que dans les premières saisons, les effets visuels ne sont plus à la hauteur de la compétition, bref on sent bien que la série s'essouffle mais aussi que le concept même de super-héros sur des networks (chaîne gratuite américaines) ne permet pas d’être viable artistiquement et financièrement.

Si j’éprouve une nostalgie sincère des premières saisons de la série, son départ ne me fera pas grand-chose en soi. Mais c’est tout de même la fin d’une ère, et ce n’est pas rien. Seul Superman et Lois subsiste pour une quatrième et ultime saison, mais les financements d’HBO / Max en font une série hybride. La fin de The Flash marque bel et bien la fin des super-héros chez la CW.

Superman et Lois : Une troisième saison pour la série que tout le monde voyait comme au mieux juste ok, mais qui s’avère une des meilleures surprises que DC nous ait offert sur les écrans. Ancrer la famille de Clark dans des problèmes communs à énormément de personnes, et le faire avec justesse et émotion n’est pas chose aisée, mais Superman et Lois y arrive quasiment sans faute. Le cœur du récit est donc dans les histoires interpersonnelles, mais le reste n’a pas à rougir non plus.

Visuellement, la série reprend certains codes de la patte Man of Steel , notamment dans ses combats et c’est là aussi une excellente décision. La prochaine saison sera malheureusement sérieusement impactée par la baisse de budget, mais j’espère que les qualités d’écriture seront toujours aussi pertinentes, quitte à avoir moins d’action et de personnages qu’auparavant.

A l’heure où tout le monde pense savoir ce que le personnage de Superman devrait être ou faire, il est important de souligner que les trois saisons ont été accueillies dans une grande majorité de fans (dont j'en fais partie) de manière positive, et que Tyler Hoechlin est un excellent Clark Kent et Superman .

Secret Invasion : Si la perte de vitesse de Marvel en films est symbolisée par Quantumania, celle de Marvel en séries est symbolisée par Secret Invasion. Promis comme un nouveau thriller à la manière d’un Captain America et le Soldat de l’Hiver, les six épisodes sont à la place une perte de temps et de potentiel.
Une perte de temps car l’histoire est floue et inintéressante. Les enjeux ne sont pas bien définis et certains comportements étranges ne sont pas dû au fait que certains personnages soient des Skrulls , mais plutôt dû à une écriture qui n’a pas de sens (probablement à cause de grosses réécritures des scripts et des changements importants dans la production). Le rythme n’aide pas, car tout est mou et sans énergie.

Et un potentiel gaché car le casting est excellent. Samuel L. Jackson, Ben Mendelsohn, Olivia Colman, Emilia Clarke, Don Cheadle et Kinglsey Ben-Adir sont tous d’excellents acteurs. Les voir tous ensemble dans un projet devrait garantir des scènes aux performances mémorables, et à la place on a droit au mieux à 2-3 scènes plutôt sympas mais qui ne marqueront personne par leur écriture. La récente décision de Marvel de finalement engager des showrunners, sera j’espère, la solution à ces problèmes flagrants de gestion de récits. Rien n’a vraiment de conséquences, et l’aspect paranoïaque d’une histoire avec les Skrulls n’est jamais vraiment là. Là aussi, Le Soldat de l’Hiver faisait mieux en un film que cette série de 6 épisodes.

The Marvels paraît se dérouler dans une chronologie parallèle, tellement Secret Invasion ne semble rien mettre en place. Bref, une perte de temps pour tous.

Loki : Loki saison 2, contrairement à Secret Invasion, n’a jamais effectué de reshoots ou de remaniements créatifs. Et bizarrement, la série est bien meilleure. Coïncidence ? Non. Si peut-être pas tout à fait à la hauteur de la première saison, à cause de certaines longueurs, et d’une fin un peu mal expliquée, Loki continue de pousser l’histoire du dieu de la malice et du MCU dans une direction intéressante et qui résonne auprès de son audience.

La direction artistique est toujours aussi bien travaillée, les interprètes toujours au top, et la musique est à mon plus grand plaisir, un régal pour les oreilles. Concernant la fin, que je mentionnais comme un peu mal expliquée, elle reste néanmoins une conclusion touchante et épique pour le personnage, et permet de mettre en place un système qui pourrait rendre service au futur du MCU.

Donc pas grand-chose à redire, on en veut plus comme des comme ça Marvel s’il vous plaît.

Gen V : deuxième (mais pas dernier) spin-offs de la The Boys, Gen V réussit l’exploit de mettre en scène des jeunes adultes et une université sans rendre tous les personnages insupportables ou caricaturaux. Une véritable extension de l’univers qui amène pas mal de nouveautés et qui fait avancer les choses. Le côté X-Men d’un campus avec des super-pouvoirs, mais détourné à la sauce The Boys, à savoir capitalisme, course à la popularité et j’en passe fonctionne très bien. Je mentionne aussi le clin d'oeil (volontaire ou non) d'avoir abordé l’idée d’une séparation et d’un conflit idéologique entre super-héros, avec d’un côté un télépathe et de l’autre un manipulateur de magnétisme mais avec des camps inversés par rapport au Professeur X et Magneto

En plus d’être captivante, l’histoire se permet d’aborder les questions de troubles mentaux, de boulimie, d’acceptation de soi, le tout de plusieurs manières et avec plusieurs personnages intéressants sans jamais être forcée ou mal traitée, donc chapeau. La saison 2 à déjà été commandée, mais pour la suite, ça se passe dans la saison 4 de la série mère.

Invincible : Faisant partie de mes comics préférés, je ne peux pas juger Invincible de manière suffisamment objective. Mais vu que c’est mon article, je fais ce que je veux. Comme la première saison, ces quatre premiers épisodes sont en grande partie fidèle au matériau de base. Mise à part quelques éléments secondaires et l’ordre de certains évènements, c’est plus ou moins la même chose… et tant mieux. L’adaptation améliore une histoire déjà très bonne avec ces quelques changements, les voix sont excellentes, et l’animation a reçu un peu de plus de budget et ça se voit, même si ça pourrait être encore plus amélioré selon moi.
La série n’a fait qu'effleurer le potentiel de l’univers de l’histoire et je ne peux que vous conseiller de suivre la série et d’aller lire les comics, vous ne le regretterez pas !

Il me tarde de revivre les moments les plus marquants et épiques du comics en version animée, et de découvrir les histoires inédites à la série. Rendez en 2024 (dans les premiers mois on espère) pour la seconde partie.

Scott Pilgrim prend son envol : Développée par le créateur du comics original, Bryan Lee O’Malley, et Edgar Wright, le réalisateur de l’adaptation en live-action, cette nouvelle adaptation, animée cette fois-ci, se permet de développer pas mal de chose que le film n'avait pas pu par manque de temps. Les acteurs du film sont de retour pour donner leur voix aux personnages qu’ils ont interprétés auparavant, et ça fonctionne bien. L’aspect visuel est très fidèle à la direction artistique de O’Malley. Mais ce n’est pas pour autant que les connaisseurs de l’univers ne seront pas surpris. Dès le premier épisode ( et surtout sa fin), des changements au récit de base devraient prendre de court pas mal de monde, et nous emmener là Scott Pilgrim ne l'a jamais fait auparavant.

Pour résumer, ça passe très bien, et cela vient ajouter à l’univers de Scott Pilgrim, qui est déjà bien fourni avec un excellent comics et un film fourmillant de créativité visuelle et comique.

What If…? : Comme pour Aquaman et le Royaume Perdu, la série n’est pas encore sortie au moment où j’écris ces lignes, mais de ce que la bande-annonce nous a montré, on aura surement un schéma d’épisode similaire à la première saison, des épisodes épiques et d’autres bien plus légers. Un des épisodes de la première saison, qui n’avait pas été terminé à cause de la pandémie, se retrouve également dans cette nouvelle fournée d’épisodes qui sortent, je le rappelle, au rythme d’un par jour à partir du 22 décembre.


2023 est une année charnière dans le monde des adaptations. Des hauteurs stratosphériques aux profondeurs abyssales, la qualité de ces projets a été très volatile. Une année qui, je l’espère, démontrera le fait que les super-héros ne deviennent pas lassants, mais qu’ils sont utilisés dans des projets trop peu inspirés pour être tout le temps appréciés. Et il est temps aussi de pleinement assumer les origines du genre, au lieu de constamment dénigrer les histoires originelles, ce serait rafraîchissant (c’est toi que je regarde Secret Invasion).

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  • Alzio 117
    Alzio 117

    il y a 4 mois

    Indéniablement MArvel se plante, a par Loki qui est une master class on a eu que des navet (She Hulk, Secret invasion, Mrs Marvel...). Je me demande parfois si les relation presse/publique font leur taff chez eux.

    L'an dernier on avait eu Moon knight qui proposait enfin un ton différent également et pas mal du tout!