[Review VF] Venom : Agent Venom

[Review VF] Venom : Agent Venom

La review du jour est un titre proposé par Panini Comics. Il s'agit de Venom : Agent Venom , écrit par Rick Remender et Dan Slott et dessiné par Tony Moore et Tom Fowler, entre autre. Il est sorti le 2 décembre pour 32 euros. Il contient les titres US Amazing Spider-Man (1963) 654 (II), 654.1 et Venom (2011) 1-12, précédemment publiés dans MARVEL DARK : AGENT Venom 1-2 et Spider-Man 143-144.

Flash Thompson est le nouveau Venom ! Mais chaque fois qu'il se lie au symbiote, s'il retrouve l'usage de ses jambes, il risque aussi de plus en plus de se faire dévorer par la personnalité du terrible extraterrestre. Avec des épisodes liés à Spider-Island ! 

Bien que cette histoire date d'il y a quelques années déjà, une petite remise en contexte va sans doute faire du bien à pas mal de monde. D'un côté, nous avons donc Venom . Ennemi de Spider-Man , le costume (qui est en réalité un symbiote autrement dit une entité extraterrestre qui s'allie à son hôte mais qui peut aussi tenter d'en prendre le contrôle) est porté un bon moment par Eddie Brock . Plus tard, c'est Mac Gargan (ancien Scorpion) qui va s'y coller tout en donnant une dimension encore plus cruelle et violente au personnage. D'un autre côté, nous avons Flash Thompson. Très connu des lecteurs de Spidey puisqu'il apparaît dès les premiers numéros pour être celui qui va torturer le pauvre Peter au lycée (tout en étant, paradoxalement, le fan numéro 1 de Spider-Man ), il va lui aussi subir de nombreux changements au fil des années. Le dernier en date : la perte de ses jambes alors qu'il sauve deux camarades soldats lors de la guerre en Irak.

De là, les éditeurs et les scénaristes ont la bonne idée de mettre les deux personnages ensemble. Et si, sur le papier, l'alliance des deux personnages ne vend pas du rêve à tout le monde, d'un point de vue "personnage", l'éditeur fait d'une pierre deux coups : non seulement ils peuvent placer, plus ou moins, Venom dans la position du gentil (ce qui est clairement arrangeant puisque le personnage est super apprécié) mais, en plus, ils peuvent réutiliser Thompson et lui redonner des jambes grâce au symbiote. Ceci étant dit, passons à la critique pure et dure.

Général, nous n'avons récupéré que 99% du symbiote. 

Si nous devions résumer cette oeuvre, cela serait assez simple. Il s'agit tout simplement d'un Suicide Squad mais avec Venom . Après tout, Thompson a beau être un bon gars, on sait bien que ce n'est qu'une question de temps avant que Venom ne prenne le dessus. Les dirigeants ont donc constamment un doigt sur un bouton afin de... définitivement arrêter Venom au besoin. Néanmoins, l'approche est n'en reste pas moins très différente. Il n'y a pas vraiment de grandes déclarations. C'est au lecteur de faire les rapprochements. Par exemple, on parle beaucoup d'un nombre de missions défini. Pourquoi ? Que va-t-il se passer une fois que ce nombre sera atteint ? La réponse n'est pas donnée mais elle n'en reste pas moins évidente. Ainsi, ils vont donner beaucoup d'importance à Venom. En fin de compte, même sans le montrer, il y a toujours une ombre qui plane, un danger omniprésent. Et c'est ça qui est fort. Là où, dans de nombreux numéros de Suicide Squad, on signale que l'on peut tuer les membres s'ils font des conneries mais sans jamais le faire la plupart du temps, ici, on ne le dit qu'une ou deux fois mais on a constamment cette notion de danger en tête. 

Autre point fort, l'alliance Venom /Thompson n'est pas balancée à la tête des fans. Il y a l'origine du duo mais au-delà de leur rencontre, on se rend vite compte qu'il y a pas mal de conditions à leur alliance. Une approche intelligente qui donne une notion d'écrit qui a été pensé. L'auteur a clairement préparé le terrain, et cela s'en ressent d'ailleurs d'autant plus lorsque Flash n'est pas en mission. On aurait pu croire que ces moments plus calmes allaient plus mous alors que pas du tout puisqu'il subit, directement ou indirectement, les repercussions de chaque mission. Tout ceci est d'ailleurs possible grâce au fait que les missions s'enchaînent assez vite. En début de récit, c'est un numéro, une mission. Une approche qui peut décevoir mais qui est diablement efficace afin d'avoir cette notion de temps qui passe et donc cette notion d'horloge qui tourne au-dessus de la tête de Thompson.

Bref, une alliance très agréable à suivre à travers une situation qui, sans être d'une originalité folle, offre pas mal de possibilités. Ajoutez à cela de bonnes petites idée comme le "chien détecteur" à la Terminator et autre et vous avez une lecture devant laquelle on ne boude pas son plaisir. 

Et si jamais je perdais le contrôle du symbiote... ils ont intégré un bouton pour me tuer. C'est pas sympa ?

Pour ce qui est de la partie graphique, c'est assez difficile à dire. Non seulement les dessinateurs s'enchaînent mais, en plus, on ne peut pas vraiment dire qu'il y ait de réelle continuité graphique. De manière générale, on notera qu'il y a clairement des dessinateurs qui s'en sortent mieux que d'autres mais que, dans tous les cas, le coupage aura été effectué de manière intelligente et il y aura toujours eu un soin tout particulier apporté aux scènes de Venom . Les covers sont très bonnes.

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En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Une écriture intelligente
- De nombreux rebondissements
- Venom, présenté comme une menace à la fois plutôt absente et omniprésente
- Les covers

LES POINTS FAIBLES

- Des inégalités dans le dessin

 

4

Bonne lecture

Conclusion

Agent Venom était une bonne surprise lors de sa sortie. C'est encore le cas aujourd'hui.

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