[Review VF] BPRD. Un Mal Bien Connu

[Review VF] BPRD. Un Mal Bien Connu

Le précédent gros arc scénaristique de BPRD, L’Enfer sur Terre, s’est conclu avec le tome 8. Il est temps pour la série d’entrer dans une nouvelle ère, qui sera à la fois courte et la dernière. Un Mal bien connu débute donc avec le tome 1 qui nous intéresse ici, et se finira avec le tome 2 en janvier.

Comme souvent avec les albums BPRD, deux parties se distinguent. Dans la première, nous suivons les retombées des catastrophes précédentes, et les suites de la victoire en demi-teinte du BPRD. Il reste du travail pour les agents, avec encore la présence de divers monstres à travers le monde. En toile de fond, Varvara, enfin libre, projette des images dans les rêves des gens afin de les regrouper vers elle. Elle prépare surtout la deuxième partie de l’album, avec une nouvelle menace qui va profiter du chaos en place. La série est donc repartie pour un tour, mais avec des événements qui découlent de pistes introduites depuis longtemps déjà.

L’atmosphère est assez lourde dans cet album. La gravité des pertes n’est pas la seule explication, cette dernière saga ressemblant beaucoup à un grand épilogue destiné à l’entièreté de la série BPRD, voire de l’univers Hellboy. Ce sentiment est renforcé par le retour de personnages. Difficile d’en parler sans spoiler, même si la couverture donne malheureusement de gros indices. Le traitement de cette nouvelle situation est plutôt intéressant, dans la logique et la continuité de ce que Mike Mignola a chapeauté depuis des années.

L’album n’est pas le meilleur de la série, la cause à des scènes assez confuses. La traduction n’est pas toujours au top et peut-être trop littérale, surtout que la narration joue avec les non-dits. Ce manque de clarté gêne par moment, mais rien d’insurmontable. Le BPRD est tiraillé avec tous ces changements, et il y a des hésitations sur la conduite à tenir, ce qui renforce une certaine vulnérabilité. A noter qu’au scénario, Mignola est aidé cette fois par Scott Allie, son éditeur.

  

Concernant les dessins, plusieurs artistes se succèdent. Le plus présent est Laurence Campbell, avec un style plutôt réaliste, mais peu expressif concernant les émotions des personnages, ce qui n’aide pas toujours à la compréhension. Il faut toutefois noter qu’il y a trois pages dessinées par le maitre des lieux, Mike Mignola. C’est bien, mais c’est court. Il y a aussi la présence d’un court récit faisant la transition entre les deux parties de l’album. Le principal point fort étant qu’il est dessiné par l'excellent Tim Sale.

Ce premier tome n’est pas sans défaut, mais il présente suffisamment de points d’intérêt pour en faire un bon album. Surtout, la nouvelle équipe est plutôt excitante, et la menace qui se profile présente suffisamment de mystères pour captiver. L’album finit de meilleure manière qu’il n’a commencé, et tout son intérêt (ou pas) se jouera avec le prochain et dernier album. Je ne suis pas sûr qu’un nouveau lecteur y trouve son compte, mais pour quelqu’un qui suit tout cet univers depuis des années, l’atmosphère est prenante. Très curieux et triste de lire la conclusion, mais aussi de voir ce qui suivra.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- L'ambiance de fin
- Les retours
- La menace qui se met en place

LES POINTS FAIBLES

- Pas le meilleur album du BPRD
- Cette couverture...

 

3.5

Dernière menace

Conclusion

Bien que l'album aurait pu être meilleur, l'ambiance de fin de série se fait ressentir, titillant le fan de la série, et renforcée par le retour de certains personnages. Vite, la suite et fin !

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Edité par Delcourt

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