[Review VF] Eaglemoss Batman Tomes 20 et 21

[Review VF] Eaglemoss Batman Tomes 20 et 21

Aujourd'hui, MDCU vous propose la review des deux numéros suivants de la collection Eaglemoss : La légende de Batman . Il s'agit des volumes 20 et 21 respectivement Batman R.I.P. et La proie d’Hugo Strange. Le premier portera le numéro 47 dans votre bibliothèque tandis que le deuxième portera le numéro 7. Nous allons commencer par Batman R.I.P..

Jézabel Jet, la nouvelle amante de Bruce Wayne , est désormais au courant de la double vie de son petit-ami. Ce dernier tente alors de lui faire comprendre l’étendue de la lutte contre le crime qu’il mène depuis des années. Cependant, son combat contre le Gant Noir n’est pas terminé et l’organisation s’est dotée d’un nouveau membre terriblement dangereux…

Vous avez ici une des dernières aventures du Chevalier Noir avant le relaunch de DC en 2011 et le début de son New 52. Un changement salutaire pour Batman ? Si on parle du personnage, oui. Si on parle de l’univers… Non. En fait, nombreux sont les fans qui attendaient la reprise de la cape de Batman par Nightwing . Un arc enfin mis en avant grâce au Batman RIP de Morrison (et une petite crise aussi) et qui, après un excellent Battle for the Cowl, une introduction de Damian et plusieurs scènes dantesques, ont placé Nightwing à la place de Batman . Pas de chance, le New 52 annule à peu près toute cette partie là (à part Damian qui reste… alors qu’il n’aurait pas dû… mais c’est encore une autre histoire !) et, finalement, les fans n’ont pu profiter de ce nouveau statut quo que le temps de quelques numéros.

Mais que vaut le Batman RIP en lui-même ? L’arc est assez difficile à cerner sur plusieurs points… On peut commencer par dire que Morrison est un artiste. C’est indéniable. Et en tant que tel, il n’est pas possible de toujours le suivre dans son délire. L’histoire est logique, maîtrisée et narrée avec une approche rarement égalée. Elle est aussi complexe et contient un million de références. En ce sens, l’auteur n’est pas du tout de la même école que Snyder, un autre scénariste qui a marqué DC avec son Batman . Là où Snyder va dégager tout ce qui va l’emmerder pour se concentrer sur son histoire quitte à cracher sur une partie de la mythologie du Chevalier Noir , Morrison va se faire chier. Il n’y a pas d’autres mots. Le scénariste va se faire horriblement chier à reprendre d’anciennes pistes, d’anciens personnages oubliés. C’est un immense respect pour ce qui a été fait avant et un bon moyen de recycler d’anciens personnages inutiles mais qui, forcément, peut en perturber certains notamment du côté des lecteurs débutants. Après tout, il est clair qu’il n’était pas facile de partir d’une histoire autour du club des héros (qui fait ici une nouvelle fois une petite apparition), tout comme il a dû prendre de nombreux fans à contrepieds en reprenant Balance pour son Final Crisis.

 

Le Chevalier Noir est mort ! Levons nos verres… au crime et au Gant Noir !

 

Bref, tout cela pour dire que le récit est exceptionnel mais qu’il faut s’accrocher, par moment. D’autant plus que l’auteur n’hésite pas à creuser la psychologie de Batman et à partir dans un délire assez rare dans un comics, même dans du Batman , avec notamment Bat-Mite et Zur-en-Arrh. La récompense au bout du périple ? Une histoire qui a mis beaucoup de monde d’accord, le Gant Noir enfin révélé, un personnage exceptionnel en la personne du Docteur Hurt… Vous avez aussi un Joker différent : maigre, élancé, avec les cheveux plaqué en arrière et des expressions démentes. Un excellent découpage, du dynamisme, de l’humour (mention spéciale au chargeur CD de la batmbolie, plus intelligent que les malfrats) etc.

Pour ce qui est de la partie graphique, elle est assurée par Tony Daniel. Un travail sérieux et apprécié qui a valu l’auteur de rester un bon moment sur les aventures du Chevalier Noir (sans que cela soit sur la série principale cela dit, tenue après cela par la team Snyder/Capullo). De même, plusieurs couvres ont marqué les esprits et ont clairement fait parler d’elles dans la communauté de fans. On peut penser à celle de Batman #676, Batman #681 ou encore la variant d’Alex Ross pour le numéro 676.

De manière générale, il est à noter que MDCU et sa communauté avaient pas mal écrit sur le sujet lors de la parution de Grant Morrison présente Batman par Urban Comics. Pour avoir d’autres avis sur le numéro (et sur le run du scénariste), nous ne pouvons que vous conseiller d’y jeter un oeil.

Passons au deuxième opus.

Batman n’en est encore qu’à ses premières années de justicier lorsque le maire de Gotham, séduit par le discours médiatisé du charismatique professeur Hugo Strange , ordonne que sa police mette tout en oeuvre pour jeter le v vigilant derrière les verrous. Révélé depuis peu par les médias gothamites, l’inquiétant psychologue fascine par la haine qu’il voue au Chevalier Noir . Une passion qui cache un lourd secret…

Plusieurs affrontements jonchent l’opus. Si les coups pleuvent et les affrontements physiques sont bien détaillés et proposent de bons enchaînements, c’est bien évidemment le jeu de cache-cache psychologique entre Batman et Strange qui est ici intéressant. L’intervention de la police dans ce petit jeu est capital et passionnant à suivre, mais ce n’est que peu de choses à côté de l’aura de Strange qui parvient, contre toute attente, à faire craquer Batman à distance. Tout ceci est possible grâce à la qualité des dialogues. Ils sont tout simplement exceptionnels. Lorsque l’on connait Hugo Strange , on ne peut que se dire que c’est logique, qu’il n’est pas possible de s’amuser à lui faire dire tout et n’importe quoi. Néanmoins, ce n’est pas parce que c’est logique que c’est avéré. C’est bien souvent ce qui coince, d’ailleurs. Mais ici, aucun souci de ce genre. Les dialogues font la force du personnage et on ne s’en lasse pas une seconde. A chaque fois qu’il analyse Batman , c’est un moyen pour le lecteur d’analyser le docteur Strange. Et c’est en observant ses déclarations et ses actes que l’on se dit qu’il y a tout de même de sacrés barges à Gotham. Parfois, on le sait car le scénariste nous le dit et, dans ce cas-là, il faut le croire sur parole. Là, c’est le lecteur qui fait cette observation qui ne fait pas le moindre doute. Rien qu’en voyant le pauvre docteur agir avec les femmes, on ne peut que se dire qu’il n’a pas toutes les pièces qui sont éclairées de la même manière.

 

Oh comme je l’envie. Oh comme je le hais.

 

Concernant les autres personnages, on parlera surtout de Gordon et de Maxwell Cort. Pour le premier, il est important car il est le seul personnage mis en avant qui semble à peu près normal. De plus, son rôle est intéressant ici car il est clairement tiraillé entre sa volonté d’aider Batman et le fait d’être à la tête d’une brigade destinée à son arrestation. A ce titre, il est fréquemment mis sur le même plan que Strange, ce qui donne de très bons dialogues. D’un côté, vous avez Strange posé, intelligent et qui cherche mille explications à tout et n’importe quoi, de l’autre, vous avez Gordon, particulièrement terre à terre. Le résultat final donne ceci :

C’est clair, il exulte dans l’exercice du pouvoir que procurent ses apparitions terrifiantes.

Oh pitié, il veut juste foutre la pétoche aux criminels.

Pour ce qui est de Cort, le personnage est bien amené et a clairement un intérêt, que cela soit au sein de l’intrigue ou au sens large. Par contre, il n’aurait pas forcément été dérangeant de lui donner une autre direction au fil du scénario. Un personnage plus terre à terre aurait permis de respirer un peu vis-à-vis de tous les cinglés qu’il y a déjà à Gotham. Car, pour le coup, le seul représentant de l’esprit sain et, encore une fois, Gordon. On notera également la présence de Catwoman dans l’oeuvre. Ses scènes sont sympathiques mais cela s’arrête là. Disons qu’en pleine période Batman #50, c’est toujours bon à prendre.

Concernant la partie graphique, il n’y a rien à redire. Il y a un certain souci du détail notamment visible dans les tenues des personnages (voire les petites tenues des personnages). La colorisation est à la fois ancienne et intelligente. Par contre, le découpage est dynamique mais pas toujours très clair. Bonnes covers.

Notons que le tout a été accompagné de Batman : 100 couvertures emblématiques. Ici, pas de critique, juste une copie du texte accompagnateur. Ce n’est pas une question de flemme. C’est juste que le texte fait lui-même le point sur les avantages mais également sur ce qui fait défaut à ce classement. Des raisons avancées avec lesquelles je suis d’accord.

Depuis sa création en 1939, Batman est devenu l’un des personnages de fiction les plus emblématiques, et l’un des plus immédiatement reconnaissables. Au fil des décennies, il a orné les couvertures de milliers de comics. Ce livre présente les 100 plus belles, depuis les premières apparitions du héros jusqu’aux plus récentes.

Limiter la sélection à 100 couvertures implique inévitablement des compromis, et le choix des illustrations pourra parfois sembler arbitraire pour certains. De nombreuses couvertures très connues et appréciées des lecteurs feront donc forcément défaut ici. Cette sélection met à l’honneur plusieurs des grands dessinateurs ayant donné vie à Batman, comme Bob Kane (son créateur), Neal Adams, Frank Miler, Jim Lee et Greg Capullo, la star du moment.

Les couvertures choisies montrent l’évolution de Batman , de ses premiers pas dans Detective Comics aux années 1940 et 1950, où le héros apparaît plus lumineux et positif, avant qu’il ne se pare d’une aura plus sombre à la fin des années 1960, caractéristiques qu’il conservera jusqu’à nos jours.

Ces couvertures témoignent aussi de l’évolution du monde du comic, qui proposait autrefois des images plus lumineuses, colorées et percutantes, et qui repousse aujourd’hui les limites du graphisme. Au même titre que Batman lui-même, les couvertures présentées dans ce livre sont exceptionnelles et particulièrement ambitieuses. L’art graphique évolue sans cesse en réinventant le Chevalier Noir à chaque génération.

Exemples de covers que je voulais absolument et qui se trouvent dans le recueil :

 

Detective Comics #27 en 1939

Batman #251 en 1973

A death in the family en 1988

Batman #497 en 1993

Batman #21 en 2017

 

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Le choix des oeuvres
- Les cadeaux
- Les bonus
- La remise en conteste des oeuvres

LES POINTS FAIBLES

Aucun

 

5

Une collection grandiose

Conclusion

Eaglemoss propose ici deux nouveaux tomes qui couvrent deux époques différentes. Batman RIP a marqué les esprits tant Morrison a été exceptionnel tandis que La proie d'Hugo Strange, sans être l'histoire la plus connue, reste également de qualité.

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  • Timassirelli
    Timassirelli

    il y a 4 mois

    Pourquoi il n'y a pas les notes ?

    • Jeff
      Jeff - Rédacteur de l'article Staff MDCU

      En réponse à Timassirelli

      il y a 4 mois

      Note ajoutée.