[Review VF] Spawn - Renaissance 2

[Review VF] Spawn - Renaissance 2

Le premier tome de Spawn Renaissance tranchait net dans le style, et nous proposait une vraie différence par rapport à La Saga Infernale. Vous retrouverez d’ailleurs les critiques des précédents tomes ici, ou . La série a eu de nombreux aspects, et a plusieurs fois tenté de lancer un renouveau. Parfois, ces changements ne duraient pas très longtemps. La question est de savoir si ce tome 2 confirme cette nouvelle direction prise.

Petit rappel pour ceux qui veulent se lancer : la série principale Spawn est la même aux Etats-Unis depuis plus de 20 ans. Delcourt a choisi de démarquer certains arcs pour une raison assez simple dans un premier temps, puisque l’éditeur a récupéré les droits il y a seulement une douzaine d’années. Du coup, les anciens numéros sont en cours de réédition dans de gros volumes, la suite est La Saga Infernale, puis Renaissance. Ce qui marque l’arrivée de Renaissance, c’est le retour d’Al Simmons dans le costume de Spawn après une longue absence. Et alors qu’il revient plus en forme que jamais, le voilà qui apprend que sa femme, Wanda, est morte. Si vous ne connaissez pas l’histoire de Spawn, celle-ci est un personnage clé de la genèse de l’anti-héros. En effet, c’est pour revoir sa femme qu’Al Simmons passe un pacte avec Malebolgia qui décide de le faire revenir sur Terre en Spawn, 5 ans plus tard alors que Wanda est marié à son meilleur ami, Terry. Du coup, sa mort n’est pas anodine.

Et effectivement, la réaction de Spawn ne se fait pas attendre : il décide d’aller en enfer pour récupérer sa femme. Le début de l’album est assez perturbant graphiquement puisqu’on a le retour de Szymon Kudranski, le dessinateur de La Saga Infernale, qui a un style très sombre. Il collabore donc avec Jonboy, qui lui, a un style plus lumineux, coloré, et limite cartoon. Du coup, chacun s’adapte au style de l’autre. Ça donne un aspect irrégulier à ce premier chapitre. Heureusemen, seul le premier chapitre est comme ça puisque le deuxième semble uniquement dessiné par Kudranski. Le renouveau de la série était en partie dû à l’arrivée d’un nouvel artiste, Jonboy, et le voilà déjà parti. C’est donc un peu dommage de revenir à ce qui se faisait sur La Saga Infernale, du moins en termes de dessins. Au niveau du scénario de Todd McFarlane, ça reste assez simple, mais sacrément efficace. Spawn doit passer par un tunnel pour accéder aux enfers, et doit être accompagné d’un ange et d’un démon. La traversée renoue avec les trouvailles un peu folles des débuts de Spawn, où on découvre avec le personnage des choses qui nous dépassent.

A partir du troisième chapitre, nous passons réellement aux choses sérieuses. Exit Kudranski, un nouveau dessinateur prend les choses en main, et ce n’est pas n’importe qui : Erik Larsen. Si vous ne lisez que des comics récents et en français, vous ne connaissez peut-être pas le bonhomme. Il s’agit d’une des stars des années 80 qui ont décidé de fonder Image au début des années 90. Lorsque McFarlane a créé Spawn, Larsen créait de son côté Savage Dragon. Ce sont les deux seules séries Image de l’époque qui perdurent encore aujourd’hui. D’ailleurs, Larsen fait très fort puisqu’il a scénarisé et dessiné les plus de 210 numéros que compte actuellement Savage Dragon ! En France, malgré plusieurs tentatives, la série n’a jamais fonctionné. Sur cet arc de Spawn, l’artiste ne va pas se contenter de dessiner. Non, c’est une véritable collaboration entre les deux auteurs qui se met en place. Les deux scénarisent, et les deux dessinent. Et franchement, pour un amateur comme moi des débuts d’Image, c’est avec un plaisir chargé de nostalgie que je me suis plongé dans cette aventure.

Le scénario est bête et méchant : Spawn n’est pas content et va en enfer pour tuer tout le monde (enfin surtout Satan, rien que ça). Ça commence par un chapitre choc, juste visuel, sans aucune bulle de texte. La suite est aussi bourrée d’action, et malgré quelques longueurs, est assez jouissive. Au niveau des dessins, c’est assez marrant de retrouver mêlés les deux styles pourtant différents des auteurs. Larsen prédomine avec ses traits grossiers et rapides, mais on retrouve ceux fins et détaillés de McFarlane. Et les auteurs se lâchent ! Spawn taille du démon de toutes sortes, c’est une véritable boucherie. Alors bien sûr, le côté bourrin peut partager, mais c’est totalement assumé. Le délire va aller assez loin, et on a pourtant une conclusion à la fin de l’album. C’est un peu conventionnel comme final, avec une ouverture pour la suite, qui titille furieusement notre curiosité. Bref, peut-être que ce tome 2 divisera les avis, mais c’est un gros plaisir old school qu’il nous propose, bien plus convaincant que le premier tome.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

Collaboration avec Larsen
Le côté old school
Le plein d’action

LES POINTS FAIBLES

Quelques longueurs

 

4

Satan Saga Wars

Conclusion

Peut-être que cet album ne plaira pas à tout le monde, mais quel plaisir de voir la collaboration entre McFarlane et Larsen, et de lire du Spawn décomplexé !

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