[Review VF] Joker, l'homme qui rit

[Review VF] Joker, l'homme qui rit

La review du jour est un titre proposé par Urban Comics. Il s'agit de Joker, l'Homme qui rit, écrit par Ed Brubacker et Greg Rucka et dessiné par Doug Mahnke et Michael Lark . Il est sorti le 27 septembre pour 15.50€ et contient les titres US Batman: The Man Who Laughs + Gotham Central: Soft targets #12-15.


Un nouveau criminel hante les rues de Gotham City , ornant le visage de ses victimes d'un sourire crispé et indélébile.
Le meurtrier lève bientôt le voile sur son identité, en passant en direct à la télévision. Il menace alors de polluer les réservoirs d'eau de la ville, promettant à tous les téléspectateurs qu'ils ne tarderont pas à « mourir de rire ». Mais celui qui se fait appeler le Joker va devoir faire face au justicier de Gotham et rencontrer pour la première fois celui que l'on appelle le Batman ...

L'opus est divisible en deux parties. La première moitié est Joker , l'Homme qui rit tandis que la seconde est composé d'une petite poignée de numéros de Gotham Central. Le lien entre les deux ? Aucun si ce n'est qu'il s'agit des mêmes scénaristes. Je vous laisserai juger cet aspect éditorial d'Urban Comics par vous-même. De mon côté, je précise néanmoins que cette review se concentrera sur Joker , l'Homme qui rit. Concernant Gotham Centrale, MDCU en a déjà beaucoup parlé par le passé. Nous n'allons donc pas nous lancer dans une redite. Nous allons nous contenter de vous rappeler qu'il s'agit d'une excellente série déjà disponible depuis un bon moment chez Urban Comics. Ceci étant dit, passons au vif du sujet.

Quelle sorte d'esprit peut engendrer une telle horreur ?

La première planche donne assez vite le ton : nous avons une première victime du Joker . Point intéressant, la victime a le fameux sourire du Joker sur le visage mais pas exactement le même sourire que nous pouvons voir dans les dessins animés ou dans les films, par exemple. Non, le sourire a presque arraché toute la peau du personnage qui est partiellement décollée de son visage. Le message est on ne peut plus clair. Dans Joker , l'Homme qui rit, on n'est pas là pour rire justement. Il faut dire aussi que les scénaristes, pour cette oeuvre, ont presque effectué un tabula rasa. Pourquoi presque ? Tout simplement parce qu'il y a bien une oeuvre qui a été conservée dans cette continuité et c'est The Killing Joke. Voici ce que Gordon dit : Mais au final, il faut bien croire que la ville a changé de visage. Le premier signe, ça a été Red Hood, il y a quelques mois. Un idiot en costume qui enchaînait les larcins. Mais il a disparu dès sa première rencontre avec Batman . Difficile de ne pas penser à l'oeuvre cité en lisant ces quelques lignes des pensées de Gordon. Or, lorsque l'on sait l'approche et le sérieux qui inspirent cette oeuvre, on ne peut que se dire que Joker , l'Homme qui rit, suivra ses traces (après, est-ce qu'il égale le chef d'oeuvre qu'est The Killing Joke, ça, c'est un autre débat). Bien sûr, les scénaristes ont également puisé dans d'autres récits. Ainsi, la relation Gordon Batman n'est pas sans rappeler Year One (en même temps, il s'agit du début de leur partenariat, il est donc difficile de faire autrement). De même, plusieurs scènes semblent directement inspirées des épisodes du dessin animé de 92 mais à nouveau, on parle ici de simples inspirations. Ce n'est pas comme The Killing Joker qui a bien été intégré à la continuité de cette histoire.

Pour ce qui est du récit en lui-même, il reste assez facilement résumable. Le Joker débarque, il annonce qu'il va tuer telle ou telle personne puis il passe à l'action. C'est assez simpliste et, finalement, assez dommage. Par contre, étant donné que c'est la première rencontre entre Batman et le Joker , on ne peut nier que le côté détective est extrêment présent. Il y a une bonne petite dose d'enquête ce qui est, bien sûr, un excellente point. Pour le reste, les personnages sont travaillés, la relation Gordon/Batman est construite, le Joker représente une réelle menace bref, il y a largement de quoi passer un bon moment. Il y a peut-être quelques lignes de dialogues qui font un petit peu tâche comme Batman qui dit "bon sang, il faut que j'emploie la méthode directe". Autant dire que le commentaire n'était pas forcément indispensable. A l'inverse, on notera que l'on a très souvent les pensées du personnage au fil de la lecture. Et concernant ce point, il n'y a rien à redire.

Ce psychopathe est hilare. Je m'apprête à lui briser les os et je n'entends que son rire qui résonne dans la maison.


Côté dessin, le travail proposé est de qualité. La mise en scène est pensée et les détails sont soignés pour proposer une bonne quantité de planches qui ont un réel impact visuel. Beaucoup d'éléments sont à saluer dans  cette oeuvre que cela soit au niveau de la position des personnages, de décors, ou même du visage du Joker qui est très bien réussi. Tout cela pour dire que la partie graphique devrait satisfaire la plupart des lecteurs. Pour ce qui est des covers, elles sont simples, épurées, efficaces. On va à l'essentiel sans trop se poser de question et cela marche.

 

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Une très bonne approche des personnages
- Une bonne dose d'enquête
- La partie graphique
- Les pensées des personnages sont nombreuses et bien écrites

LES POINTS FAIBLES

- L'intérêt de la deuxième moitié de l'opus est discutable

 

4.5

Très bonne lecture !

Conclusion

Une très bonne histoire autour du plus célèbre des super-vilains.

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