[Review VF] Harley Quinn Tome 6

[Review VF] Harley Quinn Tome 6

La review du jour concerne un titre Urban Comics. Nous vous proposons, avec un peu de retard pour cause de vacances, la critique du sixième tome de Harley Quinn : Tirée par les cheveux. Il est sorti le 25 août au prix de 15 euros.

Harley Quinn connait bien l'amour fou, au sens strict tu terme.

Si elle a décidé de laisser son histoire avec le Joker derrière elle pour se rallier au camp des héros au service du bien, les prétendants continuent de se bousculer au portillon de l'hypnotique jeune femme. Et le dernier en date, Red Tool, n'a rien trouvé de mieux que de lui prouver son amour en tuant des innocents, en la kidnappant et en l'amenant de force devant l'autel.

Comme pour les cinq premiers volumes, le titre Harley Quinn ne propose pas d'histoire sur le long terme. Il s'agit plus d'une suite de numéros voire d'une suite de petites scénettes dans lesquelles Harley est se retrouve plus ou moins malgré elles. Si certaines de ces scénettes parviennent à tirer leur épingle du jeu, d'autres sont clairement inintéressantes.

De manière générale, le scénario est pour le moins insolite. Les personnages excentriques qui s'enchaînent confèrent un côté très nerveux au récit. Les lieux défilent, tout va très vite. Pour autant, les bonnes idées sont très nombreuses. Bien que Red Tool soit un Deadpool like, l'épisode du Skate Club est particulièrement réussi. C'est violent et barré à souhait. Des pages que l'on tourne avec plaisir tant le personnage est attachant et la situation fun. Les quelques cases traitant des boules avec à l'intérieur le Titanic, Leonardo Dicaprio, son collier, mais aussi les personnages de l'univers d'Aquaman sont à mourir de rire. De même, le principe du robot Harley ne plaira sans doute pas à tout le monde, mais il a le mérite de surprendre et de ne pas faire dans la demi-mesure (et encore moins dans la dentelle). 

 

A côté de cela, il y a également des numéros moins intéressants et qui mettent en avant des choses plus... dérangeantes. Après cinq tomes entiers sur Harley Quinn , il est difficile de ne pas se dire "il est possible de ne pas citer son cul durant quelques pages ?". Eh oui, fan ou non du personnage, fan ou non de son fessier, il n'est pas aisé de ne pas trouver lourdes les références à son derrière. C'est simple, il est mis en avant à toutes les sauces ! Entre le passant qui fait une référence à ses fesses et la scène du tatouage sur son derrière, il y a de quoi se poser des questions. On peut se dire qu'il s'agit d'une critique, que l'auteur cherche à changer les mentalités en mettant en scène un personnage bien lourd qui tourne autour des fesses de Harley. Eh puis après, on a la scène du numéro de téléphone sur les fesses du personnage. Encore un peu plus tard, c'est le robot Harley que l'on voit balancer une salve de missiles depuis son derrière... En fait, non, ce n'était pas une critique. C'est un type d'humour récurrent et qui devient rapidement lourd (une critique que l'on peut faire également concernant certaines expressions de Harley : "nom d'un petite vertige", "nom d'un roulage de pelleteuse" etc). Autant être honnête, en ajoutant le facteur insulte (le mot "pétasse", notamment) et la violence, on se rend vite compte que l'opus n'est pas à mettre en toutes les mains. Donner la mention "pour public averti" serait un peu exagéré, mais nous n'en sommes pas si éloignés.

Vous l'aurez sans doute deviné, c'est surtout pour sa partie graphique que le titre impressionne. La situation est simple : il n'y a aucune fausse note. Les covers sont très bien réalisées et imaginatives (Harley Quinn #28 ou la variant cover de Harley Quinn #30 pour ne citer qu'elles) tout comme de nombreuses planches qui sortent clairement du lot. On peut penser à la première planche du numéro 27. Une planche dont l'organisation est particulièrement efficace pour un rendu final très tape à l'oeil (dans le bon sens du terme). De manière générale, il n'y a que peu de représentations de Harley qui déçoivent. Elle a beau être sur toutes les pages, dessinée en long, large et en travers, il y a toujours une petite touche d'excentricité et un travail de réflexion sur la pose du personnage ou sur ses mimiques. Le loup/Joker dans la première partie du volume est très impressionnant tout comme Ivy qui, malgré une faible présence, dégage un certain charisme. A noter que le numéro 30 proposé par Elsa Charretier est clairement différent des numéros précédents. Néanmoins, le dérangement occasionné est de très courte durée tant le travail proposé est de qualité. 

Bref, un numéro qui n'est pas le meilleur du lot. Les excellentes idées sont atténuées par certaines blagues et/ou situations assez récurrentes et parfois très lourdes. Le tout reste agréable à lire sans être exceptionnel.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Les dessins
- La colorisation
- Le traitement des personnages secondaires
- De bonnes idées

LES POINTS FAIBLES

- La récurrence de certaines scènes
- Certains traits d'humour

 

3

Un dernier volume qui aurait mérité un bien meilleur traitement

{C}

Conclusion

Un opus dans la lignée de tous les autres. On suit avec les aventures de Harley Quinn avec un certain plaisir tout en regrettant un cruel manque de prise de risque.
Un peu de folie made in Harley Quinn n'aurait pas été de trop pour casser certaines scènes déjà vues 100 fois.

Pas d'avis pour le moment.