[Review VF] Out There Tome 1

[Review VF] Out There Tome 1
Pour ceux qui suivraient de près l'actualité comics de Glénat, vous n'êtes sans doutes pas passés à côté de l'annonce de la réédition d'Out There. Pour les autres, soit vous aviez déjà lu Out There lors de sa sortie chez Semic, soit il est temps de prendre connaissance de l'ouvrage.



Out There nous plonge au cœur de la ville d'El Dorado aux États-Unis, ville huppée avec ses quartiers tranquilles, ses habitants sans soucis, et ses jardins bien tondus. Pas de problèmes à l'horizon, pas de crimes, pas de drogue en vente au quartier du coin, rien, NADA. Seulement voilà, les apparences sont souvent trompeuses, et derrière cette belle façade se cache un secret bien sombre. En effet, une petite élite de la ville est entrée en contact avec une entité démoniaque qui compte bien prendre le pouvoir dans cette dimension pour l'instant inaccessible. Tout semble marcher comme sur des roulettes jusqu'à ce qu'une bande de jeunes adolescents découvre la chose et décide donc de s'unir pour faire triompher le bien.

Nous suivons donc le chemin de 4 jeunes, qui jusqu'ici ne se coutoyaient pas, et n'avaient aucune raison de le faire puisque tous (hormis un duo) faisaient partie de groupe différent. En effet, nous retrouvons l'éternel loser/nerd, la fille étrange, et le beau couple à succès du lycée (une belle blonde et un sportif). Ces jeunes vont être amenés à s'unir lorsqu'ils feront la rencontre de mystérieuses créatures, des démons si l'on peut ainsi dire. Ces 4 personnages ont donc des caractéristiques bien distinctes, et qui servent un certain stéréotype comme dit plus haut. Le tout est donc très classique.



Le scénario en lui même l'est tout autant, des jeunes qui vont devoir faire cause commune pour vaincre le mal, se méfier des adultes, et donc en passant sauver leur village (et la Terre) est chose commune. En effet, ce genre d'histoires a déjà été vu dans de nombreux cartoons ou films (Les Gonnies pour ne citer que lui). C'est même peut-être le genre d'histoire que vous vous amusiez à créer lorsque vous étiez plus jeunes. Et pourtant, c'est là que réside la force d'Out There, car le récit nous fait retomber en enfance, avec un mécanisme scénaristique simple à suivre, de grosses ficelles, mais étrangement le tout passe parfaitement durant la lecture, et le plaisir s'en fait ressentir. La série a fait renaître tout un tas de bons souvenirs d'enfance, une grosse nostalgie de ces histoires auxquelles j'étais habitué, et ce fut donc un plaisir de retrouver tout ça dans un comics bien écrit, et indéniablement accessible. Ajoutons à cela que le récit de Brian Augustyn est bien construit, on en apprend plus sur la trame de l'histoire au fil des pages ainsi que sur les personnages et leurs backgrounds.

Quant au dessin, qui pouvait mieux servir un tel récit qu'Humberto Ramos ? Le trait du dessinateur est parfait ici, et sert magnifiquement cette histoire grâce à un trait cartoony désormais connus des lecteurs.
Je ne suis pourtant pas friand en général de l'artiste (certains de ses passages sur Amazing Spider-Man m'avaient rendu fou), mais ici, il m'est tout simplement impossible de venir nier les qualités artistiques du Monsieur. Et lorsque le dessin colle parfaitement avec le récit, l'harmonie générale n'en est que plus plaisante, cette cohésion n'est rien d'autre qu'un grand atout pour cette série.

L'univers ici mis en image est vraiment agréable à suivre, on se retrouve avec de belles couleurs, et les scènes plus sombres sont de vraies réussites. Un vrai dynamisme ressort du trait de Ramos, et les scènes d'actions sont un vrai plaisir à suivre (ce que je lui reprochais pourtant dans ASM). Son découpage est lui aussi bien exécuté, pour le coup je n'ai rien à dire sur la partie artistique d'Out There.



Que retenir donc de ce récit ? S'il vous est impossible de faire abstraction de l'évidente facilité du récit, de son côté bon enfant, vous aurez sans doute du mal à apprécier Out There, dans le cas contraire, vous succomberez au charme durant la lecture et aurez du mal à attendre la sortie du second tome l'an prochain (le 22 janvier pour être précis). Classique mais efficace.

[conclusion=3,5][/conclusion][onaime]- Un beau retour en enfance
- Les dessins d'Humberto Ramos
- Un récit simple mais maîtrisé [/onaime][onaimepas] - Quelques ficelles scénaristiques un peu grosses
- Le tout reste assez classique [/onaimepas]
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