Darkseid a de nombreuses fois tenté de conquérir la Terre et de réduire à néant les super-héros qui la défendent.
Mais aujourd’hui, il y est parvenu. Lâchant la terrifiante équation d’anti-vie après un combat contre la Ligue de Justice, il condamne dès lors ce monde à devenir un enfer abritant des individus contaminés et hystériques qui se dévorent les uns les autres laissant les héros aussi vulnérables que désemparés face à ce chaos mondialisé. La Terre est tombée : le jour d’anti-vie est arrivé.
Contenu vo : DCeased #1-6, DCeased: A Good Day To Die #1

  • BartAllen
    BartAllen Staff MDCU

    il y a 1 an

    Petite surprise de l'année passée, DC nous sort sa version d'un monde où les zombies gagnent du terrain sur les humains. Le lancement de l'infection n'est pas terrible, il faut pousser au delà du premier numéro pour trouver l'intérêt de la série et la crainte pour nos héros. On rertouve le Tom Taylor d'Injustice qui prend un plaisir sadique à détruire nos héros pour le bien de son histoire. Graphiquement, Trevor Hairsine fait du bon boulot. 

  • Docfred
    Docfred

    il y a 1 an

    Fabuleux!! On a droit à un Walking Dead version DC comics et c'est génial. Pleins de super zombies, de l'action non stop! La propagation du virus est bien rendu. J'ai attaque ce matin ce tome et je ne l'ai pas laché avant de l'avoir fini. Un des meilleurs comics que j'ai lu!! UN MUST HAVE!!

  • Steyner
    Steyner

    il y a 3 mois

    Au niveau de la chronologie, c'est à lire quand ?

La review du jour est un titre proposé par Urban Comics. Il s'agit de DCeased, écrit par Tom Taylor et dessiné par Trevor Hairsine et Stefano Gaudiano, entre autre. Il est sorti le 28 février 2020 pour 22.50€.

Darkseid a de nombreuses fois tenté de conquérir la Terre et de réduire à énant les super-héros qui la défendent. Mais aujourd'hui, il y est parvenu. Lâchant la terrifiante équation d'Anti-Vie après un combat contre la Ligue de Justice, il condamne dès lors ce monde à devenirn un enfer abritant des individus contaminés et hystériques qui se dévorent les uns les autres, laissant les héros aussi vulnérables que désemparés face à ce chaos mondialisé. La Terre est tombée : le jour d'Anti-Vie est arrivé.

 

Un monstre est tapi en chacun de nous.

S'il y a bien une œuvre dont on a beaucoup parlé il y a quelques mois de cela, c'était bien Dceased. Tout d'abord, parce que les zombies ont toujours la côte (on commence tout doucement à en voir enfin le bout, mais cela fonctionne toujours). Autant dire qu'avoir un « Marvel Zombie » version DC était donc attendu de pied ferme par de nombreux fans. Autre point non négligeable, Tom Taylor en a fait des caisses. Il n'y a pas d'autre mot. Le projet tenait à cœur au scénariste qui a géré à lui seul un gros morceau de la promotion du titre. Déclarations, synopsis, anecdotes, planches dévoilées et même quelques crayonnés, tout ou presque tout passait par lui. A présent que nous avons l'objet entre les mains, il est donc temps de voir si cette promotion acharnée était méritée.

Et monsieur Miracle... Pourquoi pas super-Jesus, tant qu'on y est.

Autant le dire tout de suite, Dceased n'est malheureusement pas sans défauts. De manière générale, on peut même dire que certaines critiques US ont tapé dans le mille en signalant que, d'ici quelques temps, on parlera sans doute plus des covers que de l'oeuvre en elle-même. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce semi échec (ou cette semi réussite, si vous êtes du genre à voir le verre à moitié rempli). La première, sans doute la plus importante, est le fait que Tom Taylor ait conservé la même approche que pour son Injustice. Un super-héros fout la merde ? On le dégomme ! Dans Injustice cela fonctionne car on a construit les personnages. Et nous savons qu'ils ont fait un choix, qu'ils sont « fautifs ». Or, dans Dceased, ce n'est pas un choix. Les personnages qui sont tombés face à l'équation de l'anti-vie sont avant tout des victimes. Eh ici, il n'y a rien par rapport à cette situation. On s'attarde un peu sur le côté fin du monde, mais pas sur l'être humain qui vient de perdre la vie en face de toi. On frôle vraiment le zéro compassion, ce qui n'est clairement pas possible dans une œuvre pareille. L'exemple le plus parlant est sans doute concernant l'un des speedsters. Dès lors qu'il a été transformé, il s'est fait étalé sans aucun problème. Tout au plus a-t-on eu droit à un « désolé » de la part de son exécuteur. Certes, ils partent du principe qu'ils n'ont pas été contaminés par un virus mais bien qu'ils sont morts, touchés par l'équation de l'anti-vie, mais quand même... C'est également le cas dans Blackest Night et pourtant, on s'attarde bien sur ceux qui sont tombés au combat et/ou ceux qui sont revenus à la vie. Sur ce point, Blackest Night est à des années lumières de Dceased.

Il n'y a rien que je puisse faire. Ou bien... une part de moi m'en empêche et souhaite que ça arrive.

Toujours dans le même ordre d'idée, les dialogues sont bien trop quelconques. Attention, ils sont bons et il y a même quelques bonnes punchlines, mais il n'y a pas de cohésion entre les déclarations. D'un côté, Taylor monte la sauce, vous montre que c'est catastrophique et d'un autre côté, trois cases plus loin, vous avez des personnages qui font des blagues et qui, du coup, dédramatisent constamment la situation. Il y a une grosse disproportion dans les réactions des personnage. Lorsque c'est Constantine, cela fonctionne, puisque c'est le personnage qui veut ça. Il a toujours eu un gros côté « je m'en contrefous ». Lorsque c'est Green Arrow et Black Canary, c'est déjà plus dérangeant. Bref, il y a un réel manque de compassion. Ceci étant, passons aux points positifs.

Malgré les apparences, ils sont également nombreux. Comme signalé, même si les dialogues peuvent desservir le côté dramatique de l'oeuvre, ils n'en restent pas moins plutôt bons. De même, les bonnes idées sont nombreuses et on n'oublie pas de parler de tout ce qu'il y a autour de la Terre (Green Lantern Corps, île des Amazones etc). Certains personnages sont plutôt travaillés et apportent un réel plus à l'oeuvre. De même, certaines morts sont bien amenées et sont, en fin de compte, assez touchantes. Il y a également un grand rôle qui est laissé à la génération suivante notamment par l'intermédiaire des personnages de Jon et de Damian. L'idée est bonne et le tout est bien amené. Il s'agit de l'un de très bons points de l'oeuvre.

C'est de ton esprit qu'on a besoin. Pas de ta grande gueule.

Pour ce qui est de la partie graphique, il y a du moins et du moins bon. Les dessins et la colorisation sont, de manière générale, plutôt bons. Plusieurs cases sont travaillées et ont un réel impact sur le lecteur. La contamination est bien représentée et les transformations ainsi que les scènes plus sanglantes sont très belles. C'est un réel plaisir de voir nos super-héros favoris en version « zombie ». Enfin, il y a également un beau travail sur la mise en scène. La double page mettant en avant le Kraken est tout simplement sublime. A l'inverse, il est vrai que nous avons des planches déjà plus discutables qui ont un petit côté "brouillon".

Néanmoins, le point fort réside dans les covers qui sont toutes de qualité. On en avait parlé à plusieurs reprises lors de la promotion US d'ailleurs. Les covers, les variant covers ou même les covers tirées de films sont toutes superbes. Elles peuvent être simples et très efficaces ou plus travaillées et d'autant plus inquiétantes. Mention spéciale aux cover tirée de Ça et de A nightmare on Elm Street (Les griffes de la nuit).

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Les dialogues
- Les personnages sont plutôt bien traités
- Les transformations des héros
- Quelques scènes "choc"
- Les covers

LES POINTS FAIBLES

- Un gros manque de compassion
- Un peu trop de blagues pour un récit supposé sérieux ?

 

3

Intéressant mais dispensable

Conclusion

On attendait mieux des zombies made in DC.