Scénario : Joe Hill
Dessin : Gabrielle Rodriguez

Le romancier à succès JOE HILL et le dessinateur prodige GABRIEL RODRIGUEZ vous invitent dans un monde de
terreurs et de merveilles : LOCKE & KEY.
Le récit tentaculaire des aventures de la famille Locke se poursuit avec de nouvelles révélations sur le mystérieux
métal dont sont forgées les clés, et la véritable histoire de leur famille. Zack Wells revient sous une nouvelle
forme, Tyler et Kinsey voyagent dans le temps, un cinquième tome explosif sur les rouages les plus secrets de la
saga signée Joe Hill et Gabriel Rodriguez.
Préface de Patrick Gyger.

  • Azgarel
    Azgarel

    il y a 4 mois

    Superbe

La review du jour est un titre proposé par HiComics. il s'agit de Locke and Key Tome 5 : Rouages. Il est écrit par Joe Hill et est dessiné par Gabrielle Rodriguez. Il est sorti le 19 septembre pour 17.90€.


Le romancier à succès JOE HILL et le dessinateur prodige GABRIEL RODRIGUEZ vous invitent dans un monde de terreurs et de merveilles : LOCKE & KEY. Le récit tentaculaire des aventures de la famille Locke se poursuit avec de nouvelles révélations sur le mystérieux métal dont sont forgées les clés, et la véritable histoire de leur famille. Zack Wells revient sous une nouvelle forme, Tyler et Kinsey voyagent dans le temps, un cinquième tome explosif sur les rouages les plus secrets de la saga signée Joe Hill et Gabriel Rodriguez. Préface de Patrick Gyger.

S’il y a bien un récit horrifique dont on parle fréquemment, c’est bien Locke & Key. L’incroyable récit parfaitement dessiné est un indispensable des indés. Récompensé par un Will Eisner Award, cette histoire digne d’un Stephen King a fait l’objet de plusieurs éditions. Elle raconte l’arrivée d’une famille à Keyhouse, une demeure située à Lovecraft dans le Massachusetts et qui semble avoir beaucoup de secrets liés à des clés. Au-delà du synopsis de base qui est déjà plus qu’intriguant, la force de l’œuvre réside dans la multiplicité des personnages et des points de vue. Cet aspect est renforcé par le fait que le scénariste donne une grande importance aux pensées des personnages. Le tout donne une dimension intimiste à l’œuvre qui n’a rien à envier à l’approche des romans. Chacun des personnages est travaillé et a une importance capitale dans l’œuvre et ce, qu’il soit du bon ou du mauvais côté. C'est d'autant plus vrai avec ce tome 5 qui est, en grande partie, l'origin story du méchant de l'histoire. Un récit qui tend vers le dramatique et qui fait que le lecteur fait preuve d'une grande compassion vis-à-vis du méchant alors que d'ordinaire, il est synonyme de cruauté. C’est ce point, la narration, les dialogues (et le vocabulaire utilisé !) et le découpage qui font que le scénariste peut passer d’un genre à l’autre sans aucun souci, maintenant le lecteur à sa place. On peut penser à la scène durant laquelle Kinsey se retrouve une nouvelle fois "entière". Il s'agit d'une série de cases terriblement touchantes et efficaces. Notons également une certaine envie de jouer avec les codes avec, notamment, la typographie qui change selon le personnage qui s'exprime.

Rendell, mon pote, tu m'as sauvé la vie. Et si tu voulais bien baisser cette lampe, Mark, tu me sauverais la vue par la même occasion. Merci.

Un autre point fort dans l'oeuvre est que le scénariste ne se perd pas en chemin. Le puzzle est composé de beaucoup de pièces, mais se placent toutes les unes à côté des autres sans aucun problème. C'est d'autant plus vrai dans ce tome qui alterne les voyages dans le temps et les flashbacks (ndlr : ici, on sépare bien les deux. Entendez par voyage dans le temps que le personnage se déplace sur la ligne temporelle. Entendez par flashbacks des scènes mais dont seul le lecteur est spectateur). On remonte jusqu'en 1775 mais on se focalise aussi grandement sur 1988. Notons que ces scènes du passé sont également l'occasion pour les auteurs de mettre en avant bien plus de violence et de sang que d'ordinaire. On fait reculer le côté enauête pour narrer l'origin story dramatique de Dodge et ce n'est pas plus mal. Etape indispensable au récit, elle montre que l'on s'approche de la fin, mais également une réelle maîtrise de la part du scénariste (oui, encore une fois !). Hill nous prouve que bien qu'il n'y ait que six volumes, on peut toujours augmenter le nombre de secrets et de fausses pistes.

Le jeu des portes et des clés continue d'apporter une dose d'enquête et de fantastique à l'oeuve bien que les clés aient tendance à se transformer en armes dans ce tome. Il y a un peu plus d'action mais ce n'est pas si surprenant que cela lorsque l'on sait que l'on s'approche à grands pas de la fin de l'oeuvre. Les dernières clés sont dévoilées, les pièces se mettent définitivement en place, certaines intrigues trouvent leur conclusion... Il y a un certain rythme et une volonté de le maintenir ce qui fait que les scènes d'enquêtes sont plus rares ou, au moins, plus expéditives.

Putain, j'ai la poisse ou quoi ? Où l'as-tu planquée, sale grognasse refoulée ? Où est la clé de tête ?

Enfin, côté scénario, notons que nous terminons avec Dodge acculé (c'est suffisament rare pour le souligner) et un magnifique twist de fin qui devrait donner un sérieux coup de fouet à une histoire qui, pourtant, n'en avait pas forcément besoin.

Côté dessin, le travail de Gabriel Rodriguez est particulier… et exemplaire ! Il est rare qu’un dessinateur parvienne à faire passer le lecteur par autant d’émotions. Il donne vie au scénario et une véritable profondeur aux personnages qui n’en deviennent que plus complexes. Les visages, les décors, tout est magnifique. Les ombres sont très bien réalisées tout comme les doubles pages comme celles mettant en avant ce qui se trouve dans la tête de Dodge. Le design des clefs est original. La mise en scène est exceptionnelle. Bonne colorisation, très belles covers.

Concernant les bonus de ce quatrième volume, il y a un petit récapitulatif des clefs ainsi que de petites biographies des auteurs.

  

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Le scénario
- Les dialogues
- L'origin story de Dodge
- Les dessins
- L'univers

LES POINTS FAIBLES

Aucun.

 

5

Indispensable

Conclusion

Hill fait ici une grosse parenthèse basée sur les voyages temporels. L'occasion pour le lecteur d'en apprendre d'avantages sur le méchant de l'histoire mais également d'avoir de nombreux éléments de réponses sur les questions soulevées jusque-là. Un récit extrêmement bien pensé.