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Dark Nights: Metal #4

Dark Nights: Metal

Hawkman Found

Dark Nights: Metal

Metal #5

Dark Nights: Metal

scénaristes : Snyder Scott, TYNION IV James, Morrison Grant - dessinateurs : Capullo Greg, Collectif

Les Chevaliers Noirs contre la Ligue de Justice : le Multivers contre le Multivers Noir.
Alors que Batman et Superman se retrouvent capturés et prisonniers d'une des tours de Barbatos, les derniers super-héros libres tentent tant bien que mal de réunir les différents métaux capables de leur assurer une victoire décisive et de leur permettre de sauver de l'extinction les nombreuses réalités parallèles.
Contenu vo : Contenu : Dark Nights Metal #4-6 + The Flash #33 + Justice League #32-33 + Hal Jordan and the Green Lantern Corps #32 + Hawkman Found #1 + Dark Knights Rising: The Wild Hunt #1

  • Julien
    Julien Staff MDCU

    il y a 2 ans

    Snyder et Capullo ne ralentissent pas dans la folie de leur event qui atteint même des sommets pour ce final. C'est très divertissant et si l'histoire a tendance à froler la surenchère, elle réussit à rester en équilibre sur un fil et à nous offrir un event comme l'on en a rarement vu. Même si la résolution est assez attendue, l'aspect intéressant réside dans le fait que cet event ne représente qu'une brique du travail de Snyder, l'histoire a donc de grosses retombées qui vont avoir des conséquences par la suite, notamment que sur les séries Justice League. Greg Capullo fait encore un travail assez dingue pour mettre en page les délires de Snyder. Un event qui ne restera peut-être pas dans les mémoires d'ici quelques années et qui se concentre surtout sur l'aspect "blockbuster" mais les idées sont là et la construction est bonne, et franchement, on ne boudera pas notre plaisir.

  • RVolk
    RVolk

    il y a 2 ans

    Je suis resté sur ma fin ...

  • Zarkoneil
    Zarkoneil

    il y a 1 an

    Ca part à priori dans tous les sens en commencant avec Flash et Sup' qui court... et le début de la course se trouve au milieu du tome 2. Il manque un gros travail d'éditeur pour expliqué que tel numéro se lit "en même temps" que celui qui suit... bref un plan global que l'éditorial ne fournit pas. C'est archi bourré de références sans aucune explication là non plus, tu sais tant mieux, tu sais pas crève... encore une occasion pour l'éditorial d'exister mais là aussi il est absent.
    Au final, j'ai aimé le 1er tome, moyennement le second et le 3ème est une catastrophe.

  • A Peter
    A Peter

    il y a 4 mois

    Ce dernier tome commence bien mais fini un peu mollement.

La review du jour est un titre proposé par Urban Comics. Il s’agit de Batman Metal Tome 3 : Matière hurlante. L’équipe créative est composée de Scott Snyder, James Tynion IV, Grant Morrison, Jeff Lemire, Greg Capullo et Bryan Hitch, entre autre. Il est sorti le 2 novembre pour 22.50 € et contient les titres US Dark Nights Metal #4-6 + The Flash #33 + Justice League #32-33 + Hal Jordan and the Green Lantern Corps #32 + Hawkman Found #1 + Dark Knights Rising: The Wild Hunt #1.

Les Chevaliers Noirs contre la Ligue de Justice : le Multivers contre le Multivers Noir.

Alors que Batman et Superman se retrouvent capturés et prisonniers d'une des tours de Barbatos, les derniers super-héros libres tentent tant bien que mal de réunir les différents métaux capables de leur assurer une victoire décisive et de leur permettre de sauver de l'extinction les nombreuses réalités parallèles. 

Avec ce tome 3, Urban Comics reprend la suite de l’histoire. Par le passé, on mettait pas mal en avant les histoires des différents antagonistes à coup de one-shot. Des histoires indispensables au récit et surtout de très bonne qualité. Ici, nous basculons à nouveau sur l’event Metal « pur et dur ».

Autant le dire tout de suite, l’opus est, une nouvelle fois, incroyable. C’est dur, malsain, horrible bref, tout ce qui avait été promis par les auteurs. Cette approche et le design des antagonistes donnent une saveur très particulière au récit. Le combat final a une réelle dimension apocalyptique qui devrait plaire au plus grand nombre. Les combats ont beau être assez expéditifs, ils restent bons et participent à cette ambiance incroyable (Hal Jordan contre Dawnbreaker vaut le coup d’oeil). La fin a des allures de Blackest Night, les morts en moins. Même la dimension « Ténèbres contre Lumière » est présente grâce aux héros qui se retrouvent avec des armures qui semblent directement tirées de Saint Seiya tant elles sont étincelantes. Tout ceci est également possible grâce au contexte même de l’histoire. Chaque Batman a vaincu la Justice League de son univers à lui-seul pour devenir ce qu’il est actuellement. Or, chaque Batman se retrouve à présent face à un seul membre de « notre » Justice League. En quelques mots, le scénariste a immédiatement placé la Justice League en position d’infériorité. C’était une excellente idée.

 

Dans cet opus, l’event est également un peu plus connecté au reste de DC. Jusque-là, il s’agissait d’une histoire à part sans réel lien avec quoique ce soit. Il est même possible (à peu de choses près) de débuter l’histoire dès lors que vous savez qu’il existe un Multivers. Pour le reste, ce n’était pas si compliqué. Avec ce tome, les différents liens avec l’historique DC se multiplient. On peut penser à Barry Allen et son lien avec Eobard Thawne mais aussi avec la mort, mais on peut aussi penser à Hal Jordan et son lien avec Coast City.

Pour le reste, on retrouve un peu les mêmes qualités que par le passé. Le big boss dégage vraiment quelque chose, les dialogues sont bons et les idées afin de surprendre le lecteur sont nombreuses (comme Batman et Superman qui sont à part durant un bon moment de l’opus).

Toutes les routes mènent à Barbatos.

Après, il faut bien avouer que ce tome a plus de points négatifs que les autres. Ce n’est pas au point de faire baisser la qualité générale ou de conclure l’histoire sur une mauvaise note, mais il est clair qu’il y a des décisions qui sont plus discutables.

En premier lieu, il y a plusieurs blagues disséminées ci et là. C’est toujours le cas dans un comics de super-héros. Cela fait partie du « charme ». Le problème, c’est que cela ne va pas ici. On nous présente un univers sombre (les ennemis viennent du Multivers noir, c’est déjà un sacré signe), des personnages horrifiques et on met l’univers entier en jeu. Les blagues sont ici assez malvenues. Cela dédramatise et casse un peu l’univers horrible que les équipes créatives s’emmerdent à mettre en place. Il n’y a que le « Tu appelles ça une batcave » qui est moins dérangeant car il s’agit, avant d’être une phrase qui prête à sourire, d’une attaque directement dirigée vers son adversaire. C’est de l’ironie (donc une forme d’humour) mais qui, ici, sert l’histoire et notamment le combat à venir. 

Même chose pour le personnage de Détective Champ qui est, peut-être, un personnage un peu trop décalé pour cette histoire. Néanmoins, il ne s’agit là que d’un avis. Tous les lecteurs ne seront pas forcément gênés. 

 

Un autre point est le fait d’avoir casé la Cour des Hiboux… encore ! Cela a l’air de rien, on peut croire que l’on cherche la petite bête, mais si vous regardez au-delà de ce tome 3, vous vous rendrez compte qu’il y a un sérieux problème. Les clins d’oeil, c’est cool. Les auto-référence aussi… si c’est bien fait. Sauf qu’ici, c’est maladroit et cela en devient presque ridicule. Dès lors qu’il y a Capullo et Snyder sur un titre, il doit y avoir une référence aux Hiboux. C’est sans doute la première ligne de leur cahier des charges. Sauf qu’au bout d’un moment, ce n’est plus possible. Vous imaginez si à chaque nouvelle histoire, le scénariste devait caser toutes ces créations ? Pis bon… la cour des Hiboux… Oui, c’était une excellente histoire mais cela remonte à 2011 maintenant. Cela en est presque triste de se dire que la team créative reste bloquée 7 ans en arrière et qu’ils n’ont jamais rien eu d’autre à caser depuis.

Le deux contre un final est discutable. La symbolique est très belle et le combat intéressant, mais il est évident que cela sert plus deux personnages que le troisième. Concernant ce dernier, de nombreux lecteurs devraient sans doute se demander si c’est vraiment le genre du personnage d’agir de la sorte.

Enfin, la toute fin est très maladroite. L’histoire bascule rapidement sur la destruction du Mur Source qui va introduire une nouvelle partie de l’univers et, avec elle, une nouvelle catastrophe encore plus terrible. Le problème avec cette approche, c’est qu’elle fait énormément relativiser Dark Nights : Metal en faisant presque passer l’histoire pour une grosse introduction au vrai problème qui arrive à grands pas. Pour le coup, il aurait mieux fallu amoindrir l’impact de ce qui va arriver ou l’introduire de cette manière mais dans l’opus à venir. Ici et mis de la sorte, cela sert la suite, mais pas vraiment l’arc actuel.

J’ai beaucoup voyagé dans le Multivers, Steel, et j’ai toujours apprécié sa discipline. Dans le Multivers Noir, au contraire, il n’y a aucune discipline. C’est du chaos à l’état brut…

Pour ce qui est de la partie graphique, le travail est toujours aussi incroyable. Les ennemis sont toujours aussi dark, leur design est toujours aussi dingue. C’est un véritable plaisir de les voir en action. Les scènes de combat sont superbes notamment la double page mettant en scène l’affrontement général. Les flashmobiles sont également à couper le souffle. Ironiquement, c’est peut-être le travail sur Dark Night: Metal (le titre principal donc) qui est le moins bon notamment avec le numéro 4. Attention, il est dit que c’est sans doute le moins bon, pas qu’il est mauvais. La dernière scène de l’oeuvre est également très différente graphiquement parlant et on a du mal à l’intégrer dans la continuité de l’oeuvre.

La colorisation est bonne. Elle peut surprendre car les couleurs sont bien moins sombres que par le passé (tout du moins dans certains numéros) mais elle reste bonne.

Les covers sont très bonnes et mettent fréquemment un membre de la Justice League contre un des Evil Batman. L’idée est bonne et le rendu final est souvent impressionnant. La cover principale est incroyable, tout comme la cover de Dark Nights: Metal #5 et la variant cover du numéro 6.

En bonus, vous trouverez les variant cover.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Les bonnes idées
- Un suspense maîtrisé
- Un combat final dantesque
- Le design des personnages

LES POINTS FAIBLES

- Des dessins variables
- L'ouverture finale, discutable

 

4,5

Excellent !

Conclusion

Une conclusion à la hauteur des deux premiers tomes. C’est dur, malsain, horrible, sans concession, jouissif.