L'absence de Batman, Superman et Wonder Woman se fait de plus en plus lourde à supporter pour les autres héros.
Charlie et Renee embarquent pour un voyage vers la mystérieuse cité de Nanda Parbat, Ralph Dibny poursuit sa quête, dirigé par le casque de Dr Fate, l'identité de Supernova est révélée, Intergang continue son assaut sur Gotham et les machinations de Lex Luthor et de son projet Everyman provoquent une catastrophe sans précédent.
Contenu vo : 52 #27-39

  • AfA
    AfA Staff MDCU

    il y a 2 ans

    Même si la série traîne un peu en longueur, on ne peut qu'admirer l'exploit de sortir un comic book hebdomadaire écrit à plusieurs mains. Le tout tient parfaitement la route et a le mérite de proposer quelque chose qui se distingue du tout-venant de DC. Un succès éditorial, une qualité honorable, des intrigues intéressantes, des protagonistes inhabituels. Les fans de DC apprécieront.

    • Jusidu
      Jusidu

      En réponse à AfA

      il y a 2 ans

      Oezzz
      p

  • The Batman
    The Batman

    il y a 2 ans

    Mêmes qualités et défauts que le deuxième tome : de bonnes intrigues et d'autres moins intéressantes. Certains anciennes intrigues arrivent même à décevoir en voyant la conclusion de ces dernières. En bref, la série est toujours plaisante à suivre mais commence à avoir des longueurs qui cassent un peu le rythme de l'évènement et notre engouement envers cette histoire.

La review du jour est un titre propsé par Urban Comics. Il s'agit de 52 Tome 3. Il est sorti le 29 juin au prix de 28 €. Geoff Johns, Grant Morrison, Greg Rucka, Mark Waid et Keith Giffen sont les principaux auteurs rattachés à l'opus. Il contient les numéros 27 à 39 de la série VO.

L'absence de Batman, Superman et Wonder Woman se fait de plus en plus lourde à supporter pour les autres héros.
Charlie et Renee embarquent pour un voyage vers la mystérieuse cité de Nanda Parbat, Ralph Dibny poursuit sa quête, dirigé par le casque de Dr Fate, l'identité de Supernova est révélée, Intergang continue son assaut sur Gotham et les machinations de Lex Luthor et de son projet Everyman provoquent une catastrophe sans précédent.

 

 

52 fait partie de ces quelques œuvres dont il faut connaître le contexte avant de se lancer bêtement dans la lecture. Dans le cas présent, il est simple pour les lecteurs et terriblement compliqué pour les scénaristes.

Outre le clin d'oeil au numéro 52, toujours très important pour DC, le titre n'est pas choisi au hasard puisqu'il est cette fois en lien direct avec les 52 semaines de l'année. Pourquoi est-ce important ? Tout simplement parce que les dirigeants de DC de l'époque avaient annoncé que la série 52 allait s'étaler sur une année entière au rythme d'un numéro par semaine ! L'intérêt ? Il y en avait plusieurs. Il y a le côté défi éditorial, la volonté de marquer le coup après la fin d'Infinite Crisis qui vient de s'achever et, enfin, il y a également le souhait d'utiliser la notion de temps réel. C'est-à-dire que lorsqu'un numéro sort chaque semaine, il marque bien une semaine écoulée dans l'histoire. Du coup, nous avons fréquemment des liens qui sont mis en place. Par exemple, si un personnage dit cela fait deux semaines que je ne me suis pas gratté la jambe, vous pouvez vérifier, il s'est gratté la jambe deux numéros plus tôt (ne prenez pas peur, ce n'est pas tiré du livre, c'est un exemple !). A présent que le contexte est donné, commençons la critique.

Comme signalé auparavant, ce qui est marquant dans cette série, c'est que les bonnes idées sont très nombreuses. A nouveau, Skeet est particulièrement intéressant et nous permet de découvrir un affrontement entre lui, Booster Gold et Rip Hunter. Un combat qui était attendu depuis un bon moment et qui ne déçoit pas un instant. Au-delà de Skeet, presque tous les personnages du titre sont très bien exploités. Malgré les apparences, ne n'était pas forcément une mince affaire lorsque l'on sait que plusieurs d'entre eux sont, clairement, des seconds couteaux. Pourtant, nous suivons tous ces personnages souvent oubliés avec le plus grand intérêt. On peut penser à Ralph Debny qui évolue à chaque numéro, à Everyman qui est un personnage qui aura été longtemps gardé sous le coude et qui semble enfin gagner en importance, ou encore à Renee Montoya qui soulève énormément de questions et permet de donner une dimension très humaine au récit grâce à la mise en avant de problèmes connus de tous : la maladie, payer le loyer, la solitude...

La mention spéciale revient cette fois encore à Lex Luthor. Toutes ces scènes sont particulièrement bonnes et permettent, grâce à son équipe de super-héros montée de toute pièce, de mettre en avant pas mal d'éléments (et presque autant de critiques) de l'univers des Super-héros. On parle identité ethnique, costumes, nom de code, ce qu'il faut dire face à un super-vilain, régime bref, l'importance des apparences lorsque l'on désire sauver la veuve et l'orphelin. Il y a également un beau parallèle mis en place entre les jeunes à la solde de Luthor et les super-héros plus vieux, représentés par la Justice Society of America. C'est particulièrement bien amenée et intéressant. Avec ce troisième tome, on se focalise un peu plus sur le super-vilain en lui-même ainsi que sur son plan diabolique. La scène de l'annulation des pouvoirs des membres de son équipe est magistrale tout comme la toute dernière image qui mériterait d'être dans toutes les biographies autour du personnage tant elle en dit long sur le super-vilain.

Lex Luthor : Je sais ! Je suis choqué ! Consterné ! Mon Dieu, si seulement Superman était présent, il pourrait mettre fin à ce chaos... Dommage !

A l'inverse, on notera peut-être une baisse de régime au niveau de l'histoire de Lobo. Cela ne bouge pas beaucoup, les dialogues sont un peu moins travaillés et les retournements de situation font souvent pâle figure par rapport aux autres histoires. Il s'agit de situations qui traînent en longueur et qui n'offrent pas assez de rebondissements pour que l'on suive l'histoire avec un intérêt continu.

 

De même, les scénaristes continuent de tenir la promesse de DC avec brio : tout se passe en temps réel et les absences de Batman, Superman et Wonder Woman sont maintenues. Pour le reste, l'humour est efficace les rares fois où il pointe le bout de son nez, les dialogues sont bons, le découpage correct et la mise en scène extraordinaire. Enfin, l'oeuvre joue énormement sur les symboles. C'est toujours aussi flagrant avec Black Adam et les siens.

Côté dessin, il est difficile de donner une critique générale tant la série change de main. C'est à la fois indéniable et pas surprenant pour un sou. Forcément, avec un tel rythme de parution, il aurait été étonnant que les équipes artistiques parviennent à se compléter ou à suivre sans aucune baisse de régime. Néanmoins, on peut s'accorder à dire qu'il s'agit là de quelques ratés, absolument rien de catastrophique. Lors du second volume, on pouvait noter que les dessins de Drew Johnson, sans être mauvais, marquaient tout de même une certaine rupture avec ce qui avvait été fait auparavant. Cette fois, c'est encore le cas mais avec les dessins de Rodney Ramos et la colorisation d'Alex Sinclair qui s'intègrent moins bien au récit. Les covers (notamment celles proposées dans cette news) reprennent souvent le poins fort du numéro. Elles sont, le plus souvent, diablement efficaces grâce à une incroyable mise en scène comme pour 52 #35.

Comme d'habitude, le travail éditorial d'Urban Comics est tout simplement irréprochable. Il y a mille choses à se mettre sous la dent ce qui donne clairement un statut tout particulier à la série. On notera des crayonnés, les travaux de recherches, les covers, les découpages, les notes des auteurs, les extraits de scripts... C'est très intéressant lorsque l'on est curieux de savoir ce qu'il y dans l'envers du décor.

 

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Le concept
- Les nombreuses bonnes idées
- Lex Luthor
- Les dessins et les covers
- Les bonus

LES POINTS FAIBLES

- Quelques lenteurs
- Beaucoup d'informations à digérer
- L'histoire autour de Lobo

 

4.5

Une oeuvre importante dans l'histoire de DC

Conclusion

Récit particulier au contexte de création tout aussi particulier, l'oeuvre n'en reste pas moins importante dans l'univers de DC. Quelques lenteurs que l'on oublie rapidement tant les bonnes idées sont nombreuses. Une excellente lecture garantie sans Trinité DC !