Scénariste : BRUBAKER Ed
Coloriste : BREITWEISER Elizabeth
Illustrateur : EPTING Steve

La série mettant en scène une très belle et sexy agent secret imaginée par Ed Brubaker et Steve Epting est de retour pour cette fin de cycle ! Espionnage et film noir se mélangent à merveille sous les talents conjugués de deux maîtres du genre !

Tout ce en quoi Velvet Templeton croyait jusqu’alors a volé en éclat au cours de la pire nuit de sa vie. Après avoir de peu échappé à la mort, elle reprend son destin en main, et est bien décidée à pourchasser ceux qui l’ont trahie. Les pistes qu’elle met à jour la conduisent à nouveau à Washington, au plus près du pouvoir, pour ce qui promet d’être un final explosif !

  • Kit_Fisto
    Kit_Fisto

    il y a 5 ans

    Une fin de cycle sur les chapeaux de roues pour Velvet, brillamment menée jusqu’au bout par le fidèle duo Brubaker/Epting. Infiltration, trahison et retournement de situations dans un final aux petits oignons, lié à l’histoire américaine avec un grand H. On a franchement envie de voir revenir Miss Templeton dans un nouveau récit l’espionne de Image Comics. Un run idéal pour qui voudrait découvrir une autre facette des comics, par le biais d’une lecture indé axée polar/espionnage.

  • Zarkoneil
    Zarkoneil

    il y a 3 ans

    Un dernier tome plein d'action pour notre James Bond féminine.. excellent

Troisième et dernier tome pour Velvet ! La série, qui avait commencé très fort, a maintenu le niveau jusque-là. Alors qu’en est-il de cette conclusion ? A la hauteur ou pas ?

Avant de se lancer dans le résumé des épisodes précédents, n’oubliez pas que la critique du tome 1 et celle du tome 2 sont disponibles sur MDCU afin d’éviter les spoilers. Dans le premier tome de Velvet, l’intrigue qui allait nous mener jusqu’à la fin se mettait en place par la mort de Jefferson Keller, un espion travaillant pour l’agence Arc-7. Velvet Templeton, une prétendue secrétaire qui se révèle vite être bien plus, décide d’en savoir plus. Elle va se faire piéger, et traquer pour un meurtre qu’elle n’a pas commis. Dans le tome 2, elle enquêtait pour savoir qui l’avait piégée. Ses aventures l’amènent à la rencontre d'un certain Damian Lake qui semble avoir un rôle clé dans cette machination. Le tome 3 prend directement la suite, après la mort de certains pontes de l’Arc-7, tués par Lake. Et on retrouve rapidement nos marques.

Un nouveau personnage va être introduit, du nom de Maximillion Dark, un espion américain à la limite de la caricature. On suit comme précédemment Velvet, et on lit ses pensées, même si elles sont entrecoupées plusieurs fois par Colt, l’agent qui la pourchasse, voire par Max. Nous ne sommes pas dans un récit manichéen, il n’y a a pas de méchants ou de gentils. De plus, les intentions de chacun nous sont inconnues, tout est faux-semblant et manipulation. Ed Brubaker, spécialiste du polar et des récits d’espionnage, se fait plaisir, et nous construit une histoire très précisément ficelée. On assiste à une véritable partie d’échecs, où chacun avance ses pions précieusement, tout en devant être extrêmement réactif. Pour faire simple, c’est captivant. On commence le bouquin, et il faut vraiment un évènement d’ampleur pour qu’on le lâche des yeux.

Même si finalement, on peut penser de la série qu’elle nous présente un récit d’espionnage assez classique, ce n’est pas tout à fait vrai grâce à son personnage principal. Non seulement il s’agit d’une femme d’âge mur, ce qui est finalement assez rare, mais Brubaker lui offre une personnalité très travaillée, crédible et bien construite. Ce n’est pas juste un personnage prétexte, mais vraiment un choix réfléchi et pertinent. Et même les autres personnages que l’on croise sont travaillés. De plus, la construction de l’intrigue est très bonne, bien ficelée et captivante. On notera tout de même quelques éléments un peu tirés par les cheveux, mais trois fois rien. Surtout qu’on se console avec une nouvelle idée du scénariste d’incorporer des choses réelles dans son récit fictionnel. Et ça marche très bien !

Niveau dessin, il n’y a pas grand-chose à dire de plus que dans les tomes précédents. C’est du grand art ! Steve Epting nous offre des planches d’une précision incroyable. Ses dessins collent parfaitement à l’atmosphère. Son style est réaliste, et travaillé. Mais le plus impressionnant reste sa façon de raconter l’histoire. Tout y est fluide, et clair. Ses scènes d’action sont palpitantes, et participe beaucoup à nous empêcher de lâcher le livre. Sans parler des incroyables couleurs d’Elizabeth Breitweiser. Bref, cet album, totalement dans la continuité des précédents, nous propose un final grandiose, où tout s’emballe au fur et à mesure que les masques tombent. Velvet est une série riche et exigeante qu’il faut lire de toute urgence !

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

Le personnage principal
Le scénario bien ficelé
Les dessins très précis
Le travail sur les personnages

LES POINTS FAIBLES

Quelques éléments un peu tirés par les cheveux

 

4.5

Génial !

Conclusion

Si vous avez déjà les tomes 1 et 2 de la série, aucune raison de bouder la conclusion de l’histoire. En revanche, si vous n’avez rien lu de la série et que vous aimez les histoires d’espionnage, pas la peine d’hésiter, ce triptyque ne vous décevra pas !