Amateurs de gentilles souris, fans de Bernard et Bianca ou des Aristochats, cette trilogie n'est pas pour vous ! Scurry, ce sont des souris, des chats et des animaux violents dans un univers post-apocalyptique !

Au cours d'une escapade pour tenter de trouver de la nourriture qui a mal tourné, deux souris se retrouvent loin de chez elles dans une région sauvage pleine de loups voraces, de serpents affamés et d'oiseaux de proie. Alors qu'elles sont séparées, elles doivent à tout prix regagner leur repaire avant qu'il ne soit trop tard...

Pas d'avis pour le moment.

Prévu en trois tomes, Scurry revient pour son deuxième opus, toujours chez Delcourt. Pour commencer par le commencement, vous pouvez lire la critique du premier tome publié sur MDCU.

Wix est parti avec un groupe à la recherche d’un camion, mais il s’agit d’un piège. Pict veut les prévenir mais se retrouve embarqué par un aigle. Le début de l’album prend directement la suite de ces intrigues. Pict se retrouve au refuge, une île protégée par des castors, et Wix décide de partir à sa recherche. Le périple s’annonce dangereux. Après un premier tome dans un milieu plutôt urbain, cet album va nous faire découvrir la forêt et ses habitants.

L’histoire, inspirée de l’écologie animale, est toujours plutôt bien pensée. L’anthropomorphisme est toujours savamment dosé, et l’absence d’humain permet d’éviter de se poser trop de questions. Dans la forêt, de nouvelles espèces sont introduites, dont certaines majestueuses. Le monde de Scurry s’enrichit donc, de belle manière, et nous présente de nouveaux biomes. Plus que dans le premier album, l’esprit d’aventure est présent. Maintenant que nous connaissons le cadre, le récit s’emballe et rend plutôt justice à son titre, Scurry qui se traduit en course rapide.

Certains aspects du premier tome sentaient un peu le réchauffé, et je me demandais vraiment comment l’intérêt allait être renouvelé pour la suite. Le deuxième album n’a plus rien à voir, et les découvertes sont nombreuses. Il est même plus fascinant que le premier au final, à nous montrer l’intimité d’une forêt. Le refuge rappelle le moyen-âge avec un roi castor prêtant son fief à ses vassaux. L’idée donne une légère teinte plutôt agréable d’heroic-fantasy à l’univers.

La grande force de Scurry est de s’inspirer de nombreux genres, comme le post-apocalypse ou la fantasy, et d’en créer un nouveau en l’adaptant au monde animal. Le récit nous propose une fuite en avant, une grand aventure, avec ses mystères et ses menaces. L’univers s’agrandit grandement, et Mac Smith nous offre un deuxième tome plus convaincant que le premier. Le seul défaut est qu’à l’échelle de l’intrigue globale, cet album n’apporte finalement pas grand chose, du moins pour le moment. Le dernier tome permettra probablement de mieux comprendre son intérêt.

Le dessin est de toute manière toujours aussi grandiose, voire encore meilleur. Les nouveaux personnages sont magnifiques, et toute la partie graphique est un régal pour les yeux. Si les planches qui illustrent cette page vous plaisent, sachez que tout l’album est de ce niveau. La maîtrise du rythme et de la narration semble s’être améliorée par rapport au précédent. Les bonus en fin d’album nous montrent une partie du travail de création, notamment des croquis très réalistes, puis déformés pour rendre les animaux plus expressifs. Très intéressant. Une carte du monde de Scurry et une description des nouveaux personnages s’y ajoutent.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Les dessins
- L'univers qui s'enrichit
- Mieux maitrisé que le tome 1

LES POINTS FAIBLES

- Peu utile à l'intrigue principale

 

4

Mieux

Conclusion

Après un premier album d’introduction, ce deuxième tome de Scurry développe tout son potentiel, et nous propose une solide histoire avec des dessins incroyablement beaux.