Envoyé en mission secrète dans le pays de Durovnie pour le compte de l'armée américaine, Steve Trevor se retrouve bien vite en mauvaise posture et y est fait prisonnier.
Venue en renfort afin de le libérer, Wonder Woman ne se doute pas que cette incursion dans un pays étranger va la voir à nouveau réunie avec son demi-frère Arès, mystérieusement transformé. Ce dernier choque d'ailleurs Diana par sa proposition : l'ancien dieu de la guerre désire à présent aider la justicière dans son combat contre toute forme de tyrannie. Mais peut-on vraiment faire confiance au père de toutes les guerres ?
Contenu vo : Wonder Woman #58-72

  • Julien
    Julien Staff MDCU

    il y a 1 mois

    Un premier arc extrêmement décevant pour l'arrivée de G. Willow Wilson sur Wonder Woman, heureusement le niveau remonte par la suite et la fin de ce tome, ainsi que le suivant, sont plus appréciables. Les idées sont bonnes sur l'ensemble même si leur réalisation laissent trop souvent à désirer. La qualité d'écriture semble étrangement hétérogène avec des passages qui sonnent faux, des thématiques politiques trop appuyées, et une Diana qu'on a du mal à reconnaitre, et à d'autres moments, les dialogues sonnent très justes et l'écriture est tout simplement belle. Pour ne rien arranger, le style de Cary Nord ne colle pas vraiment à la série et on est bien plus épaté par les dessins de Xermanico, qui sont superbes.

La review du jour est un titre proposé par Urban Comics. Il s'agit de Wonder Woman Tome 1 : Guerre et amour. Il est écrit par Wilson G. Willow et est dessiné par plusieurs artistes avec en tête Cary Nord. Il sort aujourd'hui pour 35 euros. Il contient les titres US Wonder Woman #58-#72.

Envoyé en mission secrète dans le pays de Durovnie pour le compte de l'armée américaine, Steve Trevor se retrouve bien vite en mauvaise posture et y est fait prisonnier.
Venue en renfort afin de le libérer, Wonder Woman ne se doute pas que cette incursion dans un pays étranger va la voir à nouveau réunie avec son demi-frère Arès, mystérieusement transformé. Ce dernier choque d'ailleurs Diana par sa proposition : l'ancien dieu de la guerre désire à présent aider la justicière dans son combat contre toute forme de tyrannie. Mais peut-on vraiment faire confiance au père de toutes les guerres ?

Votre cause est-elle si juste que la mort d'innocents ne peut la souiller ?

Avant d'entrer dans le vif du sujet, il serait de bon ton de situer l'oeuvre au sein de l'univers Wonder Woman. Comme vous pouvez le constater, aucun auteur n'est annoncé. Ce n'est pas "Willow Wilson présente Wonder Woman" ou quelque chose comme cela. Il y a donc de grandes chances que l'on soit dans quelque chose de récent. Et Urban a beau avoir appelé ce tome "Tome 1", la mention "Wonder Woman Rebirth" et la présence de Wilson ne laissent que peu de place au doute : Nous sommes bien en présence de la série principale à savoir Wonder Woman Rebirth. La seule différence c'est que l'éditeur a abandonné la numérotation classique (nous en étions à Wonder Woman Rebirth tome 7, si je ne me trompe pas) pour repasser à un numéro 1. Mais dans les faits, ce tome serait plutôt un Wonder Woman Rebirth tome 9. Oui, tome 9. Pas tome 8 car il y a quelques numéros qui ont été sauté. Nous passons en réalité de Wonder Woman #50 en VO (la fin de Wonder Woman rebirth tome 7) à Wonder Woman #58 (le début de Wonder Woman guerre et amour). Concernant le pourquoi du comment, Urban explique ce changement par une volonté de mettre à part le travail de Willow Wilson qui, dès lors, pourra être condensé en deux volumes (il y aura donc un tome 2). Ceci étant dit, passons à la critique pure et dure.

Au final, le vainqueur n'est pas la guerre. C'est le temps.

Sur plusieurs points, Wilson G. Willow a su s'adapter au titre Wonder Woman. Souvent, on pense que le titre ne fait que suivre le/la scénariste. Ce n'est vrai que dans une petite portion des titres. La plupart du temps, et encore plus lorsque le titre existait déjà, c'est le scénariste qui doit s'adapter à l'univers et non l'inverse. Dans le cas présent, c'est également vrai puisque Wilson G. Willow doit passer derrière Robinson. Dans un sens, le pari est réussi. Entendez par là que, sur plusieurs points, nous sommes dans la continuité de ce qui a été fait précédement notamment en terme de thèmes abordés. C'est plus l'organisation des idées et la cohérence générale qui forment un petit frein quant à la qualité générale de l'oeuvre. Robinson n'était pas mauvaisdans les numéros précédents et Willow était très bonne sur Ms Marvel. C'est donc sans surprise que l'on attendait beaucoup de l'arrivée de la scénariste sur le titre. Or, il est vrai que le tout met du temps à se mettre en place. Les dialogues sont plutôt bons, les idées intéressantes (notamment la revisite d'Arès) mais cela n'enlève rien au fait que la première moitié du tome souffre un petit peu de lenteurs, presque d'incertitudes. Ce n'est qu'une fois la partie Arès derrière nous que la scénariste semble un petit peu plus libre et que le titre décolle réellement. Après, est-ce que la première moitié de l'oeuvre est vraiment hétérogène ou est-ce que l'on en attendait trop et surtout trop rapidement de la part de la scénariste... le débat est ouvert. 

Tu as provoqué un chaos impressionnant pour quelqu'un qui est arrivé il y a dix minutes.

Pour ce qui est de la partie graphique, le tout est déjà un petit peu plus discutable. En fait, la majeur partie de la partie graphique est tenue par Cary Nord. Les décors, la mise en scène, le découpage et la colorisation sont plutôt bons, mais les personnages en arrière plan ou même Wonder Woman en elle-même ne sont pas géniaux. Cela va mieux une fois qu'Emanuela Cupacchino prend le relais et cela devient encore plus intéressant une fois que Jesus Merino s'en occupe à son tour. Mais à nouveau, la majorité de l'oeuvre est tenu par Nord. Et bien que l'on puisse tout-à-fait apprécier son approche, on n'ira jamais jusqu'à dire que l'on rend hommage à la super-héroïne. Pour résumer, des dessins plutôt bons, mais une Wonder Woman peut-être un petit peu plus discutable.

A l'inverse, le travail réalisé sur les covers est pour le moins impressionnant et ce, tant sur les covers principales que sur les variantes. En tête, on peut penser à la double cover et à la cover simple réalisées par Stanley "Artgerm" Lau. C'est un artiste qui fait clairement du bon travail et qui est, en fin de compte, assez souvent cité dans les reviews. Ces dessins sont des oeuvres d'art qui parviennent à mettre en avant Wonder Woman, la femme, la guerrière, mais également son côté un petit peu plus divin. C'est assez impressionnant.

En bonus, vous trouverez les variant covers.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- De bons dialogues
- Le travail autour d'Arès
- Une bonne deuxième partie
- Les covers

LES POINTS FAIBLES

- La Wonder Woman de Nord
- La première moitié manque de cohésion, d'organisation

 

3.5

Bonne lecture

Conclusion

Un premier tome qui, sans être parfait, parvient largement à tirer son épingle du jeu. Le tome 2 commence sous les meilleurs auspices.