Death Of X #1

Death Of X (2016)

Death Of X #2

Death Of X (2016)

Death of X #3

Death Of X (2016)

Death of X #4

Death Of X (2016)

Auteurs : Lemire, Soule, Kuder, Garron

Pour Cyclope et ses X-Men, la coupe est pleine : les brumes tératogènes des Inhumains ont tué leur dernier mutant. Pour Scott Summers, le temps des négociations ou des explications est dépassé. L'heure de la guerre a sonné. Un one-shot essentiel à l'histoire des X-Men.
(Contient les épisodes US Death of X 1-4, publiés précédemment dans la revue ALL-NEW X-MEN HORS-SERIE 3)

  • Julien
    Julien Staff MDCU

    il y a 2 ans

    Une mini-série solide, qui renferme de jolis twists et qui lance intelligemment le crossover Inhumans Vs X-Men. Peut-être un peu faiblarde sur sa partie graphique.

  • AfA
    AfA Staff MDCU

    il y a 2 ans

    Encore un mystère longtemps teasé dont la résolution déçoit. On apprend enfin quel est le sort de Cyclope. Il y a un joli twist et, en ces temps de disette X, c'est déjà beaucoup. Mais de là à recommander cette mini-série, il y a un pas que je ne franchirai pas.

La review du jour est un titre proposé par Panini Comics. Il s'agit de Death of X, écrit par Jeff Lemire et Charles Soule et dessiné par Aaron Kuder et Javier Garron. Sorti le 13 mars pour 18€, il contient les titres US Death of X #1-#4.

Pour Cyclope et ses X-Men, la coupe est pleine : les brumes tératogènes des Inhumains ont tué leur dernier mutant. Pour Scott Summers, le temps des négociations ou des explications est dépassé. L'heure de la guerre a sonné. Un one-shot essentiel à l'histoire des X-Men.

Derrière ce synopsis un petit peu simple se cache en réalité un récit maîtrisé et aux nombreux retournements de situation. Tout commence avec des allures de Civil War et autres Avengers Vs X-Men. Deux communautés de super-héros ne tombent pas d'accord donc il s se foutent sur la gueule. Dans le cas présent, les Inhumains sont opposés aux Mutants. L'élément déclancheur est la Brume Tératogène, indispensable pour les Inhumains mais visiblement meutrière pour les Mutants.

La situation, assez inédite, permet de mettre en avant de nombreux débats sur la légitimité de combattre ou non l'autre communauté. A ce petit jeu, chacun suivra sa propre route. Si pour Tornade, il est évident que le problème ne vient pas des Inhumains et que l'on peut encore intervenir, pour Cyclope, la chose semble entendue : les Inhumains attaquent. Une différence de point de vue qui va permettre de lier les différents personnages et de monter les intrigues de manière assez bien pensée. C'est une bonne approche du scénariste qui va éviter de tomber dans la facilité que nous avons déjà eu l'occasion de voir dans des crossovers passés. Bien sûr, nous n'échappons pas au fait de penser que tout ceci est inutile et que, finalement, une bonne grosse discussion aurait pu régler le problème mais bon... c'est aussi ça, les comics. Le plus souvent, c'est taper d'abord et aviser ensuite. Un exercice pour lequel Scott est passé maître d'ailleurs. On aurait pu penser que Avengers Vs X-Men et le retour du Phénix par le passé l'aurait calmé mais non, il reste toujours aussi extrême dans ses idées. Le tout s'en ressent d'autant plus dans ses discours. Cyclope prend la parole et parle de menace imminente pour la communauté mutante allant jusqu'é parler de Brume qui "sème la mort partout". Ouais... sans vouloir relativiser le drame qui s'est produit, il est peut-être un petit exagéré de parler de mort omniprésente. Il n'y a eu qu'un seul mort, après tout. Pourtant, le personnage s'était fait son avis avant même que le lien entre la brume et le décès ne soit démontré.

Les idées ne meurent jamais.

Mais encore une fois, il faut aller plus loin que les quelques lignes que nous vous proposons aujourd'hui. A nouveau, le récit est bien mieux ficelé qu'il n'y parait et les retournements de situation, notamment le tout dernier, valent le détour. Il s'agit d'une excellente fin qui donne une dimension différente à l'intégralité de l'oeuvre. Le procédé n'est pas nouveau mais il aura rarement été aussi bien écrit. Dommage que la dernière case ne rende pas plus hommage à toute cette belle narration (ndlr : nous en reparlerons un peu plus bas). Enfin, on notera des dialogues plutôt bons, de bonnes punchlines et quelques bons échanges, souvent argumentés. Ajoutez à cela une bonne petite dose d'action et vous avez une oeuvre plutôt complète.

Si c'est bien la brûme qui a provoqué ça alors on y a tous été exposés.

Vous l'aurez peut-être compris, le gros point noir de l'oeuvre concerne la partie graphique. Au tout début, on peut parler d'une certaine irrégularité au niveau de la qualité. Quelques cases valent le détour tandis que d'autres ont clairement été réalisées de manière plus expéditive. Or, cet avis ne fonctionne que pour la première partie de l'oeuvre. Concernant la deuxième partie, nous trouvons des choses qui vont encore au-delà du dessin un petit peu bâclé. Non, certaines cases sont carrément mauvaises. Nous n'irons pas jusqu'à dire que la planche entière est à revoir mais on ne peut nier non plus qu'il y a clairement des choses ratées. Par contre, on notera que ces dessins plus discutables concernent avant tout les personnages notamment les visages. Mais pour le reste (édifices, vaisseaux et autres décors), le tout reste plutôt bon. Bonne colorisation.

Concernant les covers, il y a du bon et du moins bon. La cover de Death of X #1 est vraiment bonne (la principale donc), tout comme celle du numéro 4. Même chose du côté des variant covers, partie dans laquelle on peut également trouver de bonnes choses. En tête, on notera la variant du numéro 1 par  Jackson Guice et celle du numéro 2 par Dale Keown.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Les retournements de situation
- La fin
- La brume, salvatrice et meurtrière

LES POINTS FAIBLES

- Les dessins

 

4

Bonne lecture

Conclusion

Une bonne lecture qui offre de nombreux retournements de situation et une fin magistrale. Dommage que le dessin ne soit pas toujours à la hauteur du scénario.