scénariste : Murphy Sean - dessinateur : Murphy Sean

Dans un monde où Batman est allé trop loin, le Joker doit sauver Gotham !
Le Joker, ce maniaque, ce tueur, celui que l'on surnomme le Clown Prince du Crime... si Batman, le Chevalier Noir, sombre du côté obscur, pourquoi le Joker ne pourrait-il pas sortir de sa psychose et devenir le Chevalier Blanc ? C'est ce qui arrive après qu'un traitement inédit a guéri le Joker et le fait redevenir Jack Napier : un nouveau candidat à la mairie de Gotham !
Contenu vo : Batman White Knight #1-8

  • SamSam le grand héros des tout petits

    Quelqu'un sait si on aura la version non censurée où l'on peut voir les tétons très très subsersif d'Harley Quinn, ou devront nous nous contenter de la version pour américaines sensible ?

    • DocteurFeck
      DocteurFeck

      En réponse à SamSam le grand héros des tout petits

      il y a 3 ans

      Apparemment c'est pas prévue, faudra trouver un autre moyen pour voir les tétons de Harley Queen !
       

  • Hawkguy
    Hawkguy Staff MDCU

    il y a 3 ans

    Sean Murphy lance avec ce comics son Murphyverse, un univers Batman très inspiré du dessin animé de Bruce Timm et des films de Burton et Nolan. Le concept initial est intéressant et travaillé, bien qu'un peu tiré par les cheveux par moment. Murphy a le mérite d'avoir réfléchi à son sujet et d'apporter de très bonnes idées, en plus d'avoir toujours un fabuleux coup de crayon. Néanmoins j'ai la sensation qu'il aurait pu faire tellement plus avec ce concept et qu'il a été trop timide (et il n'est pas question des tétons d'Harley hein). Un immanquable j'imagine

  • Stéph
    Stéph

    il y a 3 ans

    Sur le papier Batman White Knight a tout pour être un titre culte à l’instar de Killing Joker. Le postulat de base est intéressant, de plus, ce titre fait partie du DC Black Label qui a pour vocation de proposer des récits hors continuité et aux propos adultes, en totale liberté. Les premiers chapitres sont très encourageants, malheureusement cela ne dure pas et l’on zig zag au fur et à mesure de la lecture entre du DC Black Label et du récit super-héroïque classique avec son lot de fan service. En conclusion, si Batman White Knight est un titre sympa, il passe complètement à côté du DC Black Label dommage.
     

  • Zarkoneil
    Zarkoneil

    il y a 3 ans

    Trés trés bon mais comme Steph dans son commentaire : pourquoi dans le black label ??

  • Alecs
    Alecs Staff MDCU

    il y a 3 ans

    Un vrai coup de coeur. Une montée crescendo, une histoire bien sympa, je regrette juste un peu le final un peu trop classique ... top de l'année 2018 en tout cas !

  • RVolk
    RVolk

    il y a 3 ans

    Super ! 
    Un bon concept 
    Je recommande

  • scarletspider
    scarletspider

    il y a 2 ans

    Un très bon what if. On peut voir ici un Joker redevenant Jack Napier et qui souhaite montrer à Gotham que Batman est un danger pour la ville et qu'il n'as rien d'un héros. On voit donc un héros s'écrouler quand l'autre prends le pouvoir petit à petit. C'est très intéréssant mais je trouve un peu dommage certains détails

     
    Attention Spoiler

  • L'idiot
    L'idiot

    il y a 2 ans

    J'y allais à reculons, me méfiant des avis positifs unanimes. Je l'ai trouvé correct après une première lecture partiale. Je l'ai relu, et oui, c'est un chef d'oeuvre. 

  • A Peter
    A Peter

    il y a 1 an

    Très bon récit, bon rythme, je dirais un "must have"

  • The_Comics_ologue
    The_Comics_ologue

    il y a 1 an

    J'ai sauté le pas, ça y est, j'ai lu le Batman White Knight et comment dire ? C'est une merveille ?
    Je n'irais pas jusqu'à dire que le titre est parfait mais il est incontestablement voué à devenir un classique. Il s'agit selon moi d'une œuvre mâture et adulte qui remet en question tout ce qui fait de Batman ce qu'il est, le masque, le traumatisme ou tout simplement les motivations qu'il entretient dans sa guerre contre le crime et ce, au travers du regard d'un Jack Napier "Déjokersisé". Le personnage de Harley Quinn est ici selon moi le mieux exploité (même si Jack Napier est pas loin derrière) et je dois dire que c'est agreable de ne pas avoir l'archétype d'une Harley quinn à laquelle on est habitué (j'ai un peu de mal avec ce personnage à cause de son côté "Deadpool-like", chose qu'on ne retrouve pas du tout ici et c'est selon moi une bonne chose !)
    Mais sinon Batman White Knight qu'est-ce que c'est ? C'est une histoire hors continuité DC Comics dans laquelle, à la suite d'un affrontement entre Batman et le Joker, ce dernier se retrouve comme "guérit" et met tout en œuvre pour rebâtir Gotham et rendre la ville sûre, sûre face au danger que Batman représente pour la ville et ses habitants.
    Un incontourable, il s'agit d'un récit frais original et le travail fourni vaut vraiment le détour. 

Batman: White Knight Part 1

Batman: White Knight

Batman: White Knight #2

Batman: White Knight

Batman: White Knight #3

Batman: White Knight

Batman: White Knight #4

Batman: White Knight

Batman: White Knight #5

Batman: White Knight

Batman: White Knight #6

Batman: White Knight

Batman: White Knight #7

Batman: White Knight

Batman: White Knight #8

Batman: White Knight

La review du jour est un titre proposé par Urban Comics. Il s'agit de Batman : White Knight, écrit et dessiné par Sean Murphy. Il est sorti le 26 octobre pour 22.50€ et contient Batman White Knight #1-#8.

Dans un monde où Batman est allé trop loin, le Joker doit sauver Gotham !
Le Joker, ce maniaque, ce tueur, celui que l'on surnomme le Clown Prince du Crime... si Batman, le Chevalier Noir, sombre du côté obscur, pourquoi le Joker ne pourrait-il pas sortir de sa psychose et devenir le Chevalier Blanc ? C'est ce qui arrive après qu'un traitement inédit a guéri le Joker et le fait redevenir Jack Napier : un nouveau candidat à la mairie de Gotham ! 

Sean Murphy a de grosses connaissances dans l'univers de Batman et il sait ce qu'il fait. Les références à la série animée et aux films sont tout simplement innombrables. Oui, c'est bizarre. L'auteur met en scène un what if assez original mais tout en faisant le maximum pour le lier à l'univers de Batman. C'est assez perturbant. C'est à tel point que, plusieurs fois, on serait à deux doigts de regretter que l'histoire ne soit pas canon. Après, cela ne veut pas dire que l'auteur n'assume pas son choix. On s'en rend bien compte au fil des pages qui se tournent d'ailleurs puisqu'il va de plus en plus loin dans ses idées (des personnages qui découvrent l'identité de Batman etc). A la fin de la lecture, il n'y a plus le moindre doute : c'est une excellente histoire et surtout un what if pur et dur. Cependant, à nouveau, ce n'est pas si évident lorsque l'on tourne les premières pages.

Le travail de l'auteur est impressionnant à plus d'un égard. Les bonnes idées sont peut-être aussi nombreuses que les références disséminées ci et là. Tout ce qui touche à Jack Napier est très bon malgré quelques raccourcis dont on parlera un peu plus bas. Le fait de présenter le Joker comme une maladie est réducteur mais terriblement efficace et permet de mettre en avant une dynamique, de nombreux retournements de situations tout en donnant encore plus de contenu aux personnages. Le coup des deux Harley est osé mais passe bien (tout comme le personnage de Néo-Joker), Alfred est assez peu présent mais magistral, la pression exercée sur Gordon donne lieu à de bons débats...

De même, Murphy a repris d'anciennes idées mais en les développant bien plus. Tout d'abord, il y a le côté violent de Batman. Il a déjà été sous-entendu que Batman a, plusieurs fois, été à deux doigts de passer la ligne avec le Joker. Ici, c'est poussé à son paroxysme avec un Batman qui se retient constamment, qui a un véritable combat intérieur mais également un goût pour la violence. Autre point exploité avec brio : les dégâts matériels. C'est souvent cité dans les comics mais sans aller plus loin ce qui est d'ailleurs assez comique puisqu'il s'agirait d'un point fondamental dans notre société (la vraie, pas celle des comics). Ici, non seulement c'est exploité mais cela devient également une arme politique.

Ajoutez à cela de bons dialogues, de bonnes punchlines, une ambiance particulière et travaillée, une oeuvre sombre, pessimiste et pourtant si porteuse d'espoir, un gros travail sur les personnages et la mise en scène (scène tirée de Mad Love, entre autre). Plusieurs cases sortent du lot notamment lorsque Jack et Harley sont dans la cellule à la fin avec Batman et Gordon. La fin de l'oeuvre est également très intelligente. Enfin, notons également que l'on joue beaucoup sur les mots et qu'il arrive fréquemment que l'on cherche l'exactitude dans le vocabulaire. C'est un souci de précision toujours agréable lorsque l'on y est sensible.

  

Pour ce qui est des références, la plus évidente est bien évidemment la réutilisation de l'identité civile Jack Napier, directement tirée du Batman de 89 de Burton. Un choix qui, à l'époque, avait fait énormément réagir les fans. Mais vous en avez beaucoup d'autres. Parfois la référence est évidente et parfois il faut avoir l'oeil : le Joker avec le pisolet géant qui vise le Batplane comme dans le film, Baby Doll qui tient la main de Killer Croc comme dans Batman TAS, Quinn à moitié nue dans le lit alors que le Joker déprime dans la pièce d'à côté parce qu'il n'arrive pas à vaincre Batman comme dans l'épisode Mad Love... Il est également possible de voir une référence à Batman & Robin. Freeze dit qu'il est désolé mais qu'il n'a pas de jeux de mots à faire. Or, il n'y avait pas de jeux de mots jusque-là. Par contre, il y a beaucoup de jeux de mots foireux dans Batman & Robin... A voir en VO, c'est peut-être juste un problème d'imagination débordante. Toujours est-il que le travail sur les clins d'oeil est assez costaud.

On forme une équipe, Bat. Admets-le ! C'est notre dynamique. Il ne nous manque que la réconciliation sur l'oreiller.

Après, l'opus lance tout de même pas mal de débats du fait que l'auteur utilise de sacrés raccourcis. En tête, il y a le coup de la pillule, forcément. C'est vraiment... osé. Résumer la folie à un simple microbe que l'on peut soigner avec trois cachets, il fallait le faire. On a beau dire que le tout vient de Quinn, cela ne tient pas la route. De même, le fait que Jack Napier, tout comme le Joker, soit amoureux de Harley Quinn est assez ambigüe. Difficile de ne pas voir un raccourci mêlé à un certain fan service ici. Enfin, le fait que Gotham City accepte le Joker en sauveur est également plus que litigieux. L'auteur a beau dire qu'il s'agit du quartier de la ville le plus défoncé par Batman, c'est un petit peu gros. Après, certains personnages nuancent et avancent le fait que c'est surtout le fait que le quartier soit sous le feu des projecteurs qui est important, ce qui donne un peu plus de crédibilité. 

 

Le hic dans ces trois points, c'est qu'ils sont terriblement faciles... mais nécessaires. Il n'était pas vraiment possible de passer à côté. Napier ne peut être dessiné comme étant le gentil si personne n'est derrière lui. Quinn est importante dans le récit, difficile de la mettre en avant sans la lier au Joker. Enfin, le coup des pillules est pratique. Il n'y a pas d'autres mots. Murphy aurait pu utiliser tout simplement le coup de la thérapie miracle mais à ce moment-là, le lecteur peut toujours penser que le Joker joue la comédie et cela aurait pris bien plus de pages. Non, la pillule, c'est certes très facile, mais nécessaire. De plus, le Joker devient ici la souffrance, la maladie, le cancer qui revient encore et encore. Tu le sens revenir à la charge, tu craches du sang et tu sais que ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne te fasse crever. Ce n'est pas un peu ça, le Joker ? En fait, le seul point qui est déjà plus délicat est le lien entre les SS, Freeze et la famille Wayne. Le scénariste a rendu son histoire inutilement complexe.

Plus de rire, plus de sourire, plus de maquillage, plus de Joker en fait.

Concernant la partie graphique, les dessins de Murphy sont de qualité et nombreuses sont les cases qui sortent du lot tant la réalisation et la mise en scène sont bonnes (certaines pages valent le détour comme celle qui fait écho à l'épisode Mad Love de Batman TAS). Le design des personnages est parfois assez éloigné de ce que l'on a l'habitude de voir comme le Chapelier Fou qui devient une sorte de troll/vieillard, mais cela passe plutôt bien. Ils sont parfois simplifiés (attention, pas simplistes, simplifiés !) mais, encore une fois, cela passe bien. C'est d'ailleurs assez drôle lorsque l'on sait qu'à l'inverse, l'auteur met les bouchées doubles en terme de détails concernant absolument tout le reste. On peut même dire qu'il y a un sens du détail, il suffit de voir Gotham, ses ruelles et ses édifices ou les différentes Batmobiles, reconnaissables entre 1000. Les covers sont bonnes et plutôt bien pensées la plupart du temps. Celle mettant en avant les deux Harley est très cool. Même chose pour la colorisation qui est plutôt bonne. De manière générale, elle est assez discrète, presque effacée. Une approche qui colle particulièrement bien à l'univers de Murphy. Ajoutez à cela un bon travail d'Urban et une covre principale attrayante et vous avez ce que l'on appelle un bel ouvrage.  

Côté bonus, vous trouverez les covers, les covers alternatives, des crayonnés, des recherches de personnages, des recherches de covers bref, il y a pas mal de choses à se mettre sous la dent !

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Le nombre de bonnes idées
- Le nombre de références
- Le Joker qui devient une maladie
- Un univers qui tient la route
- La partie graphique

LES POINTS FAIBLES

- Des raccourcis
- L'histoire des SS

 

4.5

Joker = cancer

Conclusion

Une histoire qui multiplie les bonnes idées et offre un regard nouveau sur l'univers de Batman. Le principe était casse-gueule mais Sean Murphy s'en est sorti à merveille.