Pendant que la Suicide Squad s'habitue à leurs mystérieux nouveaux membres : Shade et Duchesse, Captain Boomerang échappe à la surveillance d'Amanda Waller afin de commettre des méfaits sous le déguisement du Maître des Miroirs. De plus, Waller est forcée par un politicien corrompu à faire campagne pour ce dernier. Contenu : Suicide Squad #16-30, + Annual #1, Checkmate #15-18, Manhunter #14, Firestorm #86

  • Batdetective
    Batdetective

    il y a 4 ans

    Un tome aussi culte que le précédent. C'est le must en terme de Suicide Squad et c'est un incontournable pour les fans de l'équipe de supers-vilains. Seul bémol : les dessins old-school qui pourront en repousser certains

  • Zarkoneil
    Zarkoneil

    il y a 3 ans

    A ne pas manquer

La critique du jour de MDCU concerne Les archives de la Suicide Squad, tome 2 édité par Urban Comics. Il est sorti le 18 août pour 35 euros.

Pendant que la Suicide Squad s'habitue à leurs mystérieux nouveaux membres : Shade et Duchesse, Captain Boomerang échappe à la surveillance d'Amanda Waller afin de commettre des méfaits sous le déguisement du Maître des Miroirs. De plus, Waller est forcée par un politicien corrompu à faire campagne pour ce dernier. Contenu : Suicide Squad #16-30, + Annual #1, Checkmate #15-18, Manhunter #14, Firestorm #86

Dans ce deuxième volume, nous retrouvons tous les points positifs du premier volume et qui en avaient fait une excellente lecture. Autant dire que ce deuxième tome est donc tout aussi indispensable. Ceci est dû à plusieurs points avec, en tête, la volonté d'ancrer le récit dans la réalité. Il y a une multitude de personnages réels qui sont mis en avant au fil de la lecture. Personnages importants ou secondaires, pour ou contre la Suicide Squad, simples anecdotes, les liens avec l'histoire américaine n'en reste pas moins nombreux : le sénateur Joe McCarthy, le président Truman, la mise en scène de l'assassinat de Kennedy à Dallas le 22 novembre 1963, la citation du World Trade Center... Le résultat est assez simple : le lecteur entre immédiatement dans l'univers du Suicide Squad. 

Cette volonté de raconter ce qui se passe autour du Suicide Squad est également présente par d'autres moyens. On peut penser au petit cours d'histoire autour de l'équipe elle-même. Un cours très rapide dans lequel on apprend qu'elle a été montée suite à la disparition de la Justice Society of America. On peut penser aussi à tous les débats lancés et qui dépassent la simple question du bien et du mal. La question politique est particulièrement intéressante grâce au personnage de Tolliver.

A côté de cela, les relations entre les personnages sont toujours très travaillées. Cela se ressent sur l'ambiance générale de l'oeuvre. Il y a pas mal de tensions et de prises de têtes, ce qui est logique puisque chaque personnage a ses propres objectifs, sans compter du caractère bien trempé (et bien exploité) de la plupart d'entre eux. Il n'y a pas un personnage qui est mis de côté. Mieux encore, on peut même découvrir certains d'entre eux en dehors du "travail". C'est le cas notamment d'Amanda Waller dont la vie est un peu dévoilée. On se rend alors rapidement compte que la femme n'est pas forcément plus vivable/recomandable dans la vie de tous les jours. Un personnage toujours fort et toujours aussi intéressant.

 

Ceci est l'avantage de ces oeuvres un peu old school. La narration est plus posée, les descriptions plus nombreuses ce qui donne un rythme plus lent, certes, mais également des personnages que l'on cerne plus facilement. Ce point est notamment renforcé par l'utilisation d'un vocabulaire... "direct" avec, en tête, insultes et sous-entendus ("j'ai besoin d'un câlin, tu prends combien ?", "grognasse", "sale catin"...), ce qui donne lieu à des dialogues souvent savoureux. 

Au passage, s'il était utile de le préciser après la lecture de ce dernier paragraphe, nous vous confirmons que l'équipe présentée est plus "Suicide" que "Squad". Ce que nous voulons dire par là, c'est qu'il ne s'agit pas de la bande de joyeux lurons qui part en vadrouille comme dans le film. Il s'agit bien de missions avec beaucoup de blessés dans l'équipe et beaucoup de morts chez leurs adversaires.

Plusieurs scènes sortent du lot avec, en tête, la scène où Waller annonce que le colonel Flag est à arrêter par tous les moyens. Une poignée des membres du Suicide Squad ne veut pas avoir à tuer Flag et donc, refuse de partir en mission. Waller explique alors que ceux qui ne veulent pas tuer Flag doivent partir en mission pour, à l'inverse, arrêter ceux qui partent en mission pour le tuer. Or, au fond de la case, on peut voir Deadshot et Captain Boomerang se préparer, le sourire aux lèvres, en commentant que tuer Flag est une mission qu'ils adorent ! Ceci est d'ailleurs un point important. Bien que l'univers soit bien plus sombre que les séries Suicide Squad actuelles, le côté déconnade reste présent. Ceci est marqué par l'apparition de nombreux types d'humour différents. Cela peut passer de la classique tarte à la crème dans la gueule (une scène qui tient sur une planche et qui, malgré les apparences, est géniale car totalement what the fuck) à la réplique bien placée :

Maître des Miroirs : Je suis pas obligé de vous obéir !

Amanda Waller : Tu n'es pas non plus obligé de finir avec mon pied dans le derrière. Mais ça risque fort d'arriver !

 

De manière générale, on notera d'ailleurs que l'humour tourne essentiellement autour de Captain Boomerang étant donné qu'il passe pour le boulet du groupe. On peut penser à son jeu avec le maître des miroirs (on va se contenter de dire cela pour ne pas spoiler) ou à la plupart de ces scènes avec Waller. 

RAS pour les dessins. Bien sûr, c'est old school. Pour ceux qui n'ont pas l'habitude, un petit effort sera à fournir. On notera tout de même qu'à l'époque, ils étaient loin d'être les pires du lot.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Le scénario
- L'ancrage dans la réalité
- La noirceur et l'humour
- Le travail sur les personnages
- Les questions que l'existence de l'équipe soulèvent

LES POINTS FAIBLES

- Des dessins old school qui nécessitent un temps d'adaptation de la part des jeunes lecteurs

 

5

Une série à posséder

{C}

Conclusion

Une lecture présentant la Suicide Squad telle qu'elle est supposée l'être : badass et véritablement suicidaire ! Un univers assez noir avec des personnages plein d'humour, certes, mais qui sont surtout un peu plus salauds à chaque page tournée.
Ajoutez à cela le fait que chaque membre de l'équipe soit travaillé et une réelle volonté d'ancrer le récit dans la réalité et vous avez une excellente lecture.
Cette série n'est pas pour les fans de la Suicide Squad, mais pour les amoureux de la BD au sens large.