Auteurs : Robert Rodi, Esad Ribic

L'insatiable soif de pouvoir de Loki, ses sentiments conflictuels pour Dame Sif, son antipathie pour Balder, son profond ressentiment envers son frère aîné Thor et son impitoyable père Odin prennent une tout autre dimension dans ce graphic novel écrit par Robert Rodi et superbement mis en peinture par Esad Ribic.
(Contient les épisodes US Loki (2004) 1-4)

  • AfA
    AfA Staff MDCU

    il y a 9 ans

    Plus qu'une bonne surprise, une révélation. Robert Rodi nous présente un récit d'une grande intelligence dans lequel il adopte le point de vue de Loki. Votre vision de Thor et de son perfide demi-frère en sera ébranlée. Et Esad Ribic explosait littéralement sur cette mini-série que personne n'attendait. Mon coup de coeur du mois.

  • Ecthèlion
    Ecthèlion

    il y a 9 ans

    Que ferait Loki s'il devenait souverain d'Asgard? Vous aurez la réponse dans ce volume. Le rythme est un peu lent et pour cause, on parle plus ici de la psychologie et de l'état d'esprit de Loki. Quant aux dessins, c'est beau, c'est même très très beau!

  • Kit_Fisto
    Kit_Fisto

    il y a 9 ans

    Synopsis L'insatiable soif de pouvoir de Loki, ses sentiments conflictuels pour Dame Sif, son antipathie pour Balder, son profond ressentiment envers son frère aîné Thor et son impitoyable père Odin prennent une tout autre dimension dans ce graphic novel écrit par Robert Rodi et superbement mis en peinture par Esad Ribic. Mon avis Un graphic novel regroupant les volets d’une histoire où Loki a pris le pouvoir sur Asgard et les 9 Royaumes. Ce dernier a renversé son père adoptif, Odin et fait emprisonner Thor, Balder, Heimdall et Dame Sif. C’est très beau, les planches et les aquarelles de Ribic sont magnifiques. On prend un plaisir coupable à s’attacher à Loki, le manipulateur, devenu maître après avoir toujours échoué dans ses précédents plans. Restera-t-il roi assez longtemps s’il ne supprime pas définitivement son demi-frère ? Rodi signe un très bon scénario tout en dialogue et approfondissement du caractère de Loki.

Loki, Part 1

Mini-séries Thor

Loki, Part 2

Mini-séries Thor

Loki, Part 3

Mini-séries Thor

Loki, Part 4

Mini-séries Thor

[b]Le moins que l’on puisse dire, c’est que Loki accumule les succès ces derniers temps : il vole la vedette à Thor au cinéma et vient d’obtenir un comic-book à son nom. Mais son plus grand triomphe, c’est dans cette série limitée de 2004 qu’il le connaît.[/b] [center][galerie2]http://www.mdcu-comics.fr/upload/news/news_illustre_1383403954_68.jpg[/galerie2][/center] Lorsque [b]Robert Rodi[/b] et [b]Esad Ribic[/b] se lancent dans cette aventure, ce sont alors deux auteurs peu connus du grand public tandis que la série Thor s‘achève faute de ventes. Difficile d’imaginer pire contexte pour nos auteurs. Heureusement, le génie sait parfois faire fi des circonstances et la mini-série s’affirmera comme une réussite artistique totale. Dès la première planche, le lecteur est plongé dans un contexte inhabituel : [b]Loki[/b], éternel trublion d’Asgard, a vaincu [b]Thor [/b]et [b]Odin[/b]. Nous assistons aux premières minutes de son règne, l’observons enfin jouir de l’accomplissement des noirs desseins qu’il nourrissait depuis des siècles. Comment est-il parvenu à ses fins ? Quels complots a-t-il fomentés pour cela ? Nous n’en saurons rien car tel n’est pas le propos. Désormais, Loki gouverne les Ases et rien ne pourra gâcher son plaisir. Rien, vraiment ? Le fieffé fils adoptif d’Odin découvre alors que l’exercice du pouvoir se révèle moins doux et sucré qu’il ne l’imaginait. Et cette amertume qui vient gâcher sa victoire fera tout le miel de la série. [center][/center] Pour explorer la personnalité de Loki, Robert Rodi utilise un procédé astucieux : il le place dans une situation inédite qui l’oblige à dévoile ses motivations. Avec la version du « Prince des mensonges » des légendes asgardiennes, c’est l’envers du décor qui nous est montré. En effet, l’Histoire officielle, écrite par les vainqueurs, ne s’accorde pas toujours avec la réalité des faits. Ce postulat jubilatoire a d’ailleurs été exploité par d’autres écrivains ces dernières années. Citons par exemple Neil Gaiman qui revisita le conte de Blanche-Neige dans le recueil Miroirs et fumée ou Anne Rice qui redora le blason de Lucifer dans sa saga vampirique. Rassurez-vous, Rodi ne tente pas de faire passer Loki un agneau incompris. Il ne trahit pas le personnage et conserve son côté maléfique. Mais, une fois que ce dernier a triomphé, qu’il n’a plus besoin d’user de ruses, de malice ou d’artifice, il peut enfin exposer au monde entier sa vraie nature. Indéniablement mauvais, certes, mais avec de sacrées circonstances atténuantes. Car ces Dieux contre lesquels Loki complotent ne valent finalement pas mieux que lui. Avec finesse et cruauté, l’auteur s’amuse à déconstruire méthodiquement la mythologie nordique. Derrière l’exercice ludique, Rodi offre au lecteur de nombreuses pistes de réflexion, quelles soient philosophie (Les hommes - et les dieux - sont-ils maîtres de leur destinée ? Quelle est la nature du mal ?), psychologiques (Comment les rapports familiaux déterminent-ils la construction d‘un individu ?), sociologiques, politiques… Et pour ne rien gâcher, il tire le meilleur parti du langage shakespearien de la série pour écrire des dialogues aussi élégants que réjouissants. [center][galerie2]http://www.mdcu-comics.fr/upload/news/news_illustre_1383404103_672.jpg[/galerie2][/center] A la lecture de ce récit, on comprend aisément pourquoi il se situe hors continuité. En nous montrant la victoire de Loki et ses conséquences, le scénariste nous livre l’aboutissement unique et la fin inéluctable de toutes les intrigues asgardiennes. Plus que Ragnarok, sa conclusion rend toute suite impossible car superfétatoire. Peut-être est-ce pour cette raison que les autres récits que Rodi a pu écrire sur l’univers de Thor furent décevant. Tout a déjà été dit. A l’instar de Marvels dont le scénario brillant aura permis de révéler le talent du peintre Alex Ross, le script de Loki a fourni à Esad Ribic l’occasion de donner toute la mesure de son génie. Ses premières pages sont tout bonnement magistrales. Puisant son inspiration chez les peintres de la Renaissance (on compte Raphaël, de Vinci et Michel-Ange parmi ses influences), il arrive à reproduire la dimension majestueuse et théâtrale des tableaux de ses modèles. Saluons notamment la sophistication de son crayon. C’est avec grâce que ses personnages se meuvent, leur gestuelle participant tout autant que leur visage à retranscrire leur état émotionnel. Et ces traits sont sublimés par une mise en peinture qui exploite brillamment la lumière. Cependant, pour sublime qu’il soit, le travail de Ribic souffre de certaines faiblesses. La première et la plus visible est l’insuffisance de contraste. Sa palette de couleurs sobre donne un plutôt fade ne permettent pas de faire ressortir ni les personnages, ni l’action. Par ailleurs, sans doute pressé par les délais, l’artiste n’arrive pas à maintenir longtemps la qualité des premières planches. Il finit par enchaîner des cases dépouillées de tout décor, presque monochromes et aux finitions parfois décevantes. Mais ces quelques remarques ne doivent en aucun cas minorer l’exploit graphique que constitue de recueil. En effet, rarement un illustrateur de comics nous aura offert un travail aussi soigné avec une telle ambition artistique. [center][/center] [b]OEuvre mature, intelligente et iconoclaste, Loki n’a hélas pas rencontré le succès qu‘il méritait. S’attelant à une mini-série sur laquelle personne n’aurait parié, les auteurs ont donné le meilleur d’eux-mêmes et le résultat dépasse toutes les espérances. Depuis, Ribic a vu son talent reconnu à sa juste valeur tandis que Rodi n’a jamais réussi à reproduire un scénario aussi abouti. De leur rencontre reste un rare moment de grâce qui nous prouve que les comics n’auront jamais fini de nous surprendre. Il est plus que temps de redécouvrir ce bijou à la faveur de la sortie du film Thor 2.[/b] [conclusion=5][/conclusion][onaime]- La version ultime de Loki - La cruauté du récit - La finesse et l’intelligence du propos[/onaime][onaimepas]- Des couleurs trop fades - Un graphisme superbe mais irrégulier[/onaimepas]