Contient :
Captain Marvel (1°) #24 (01/73) Death In High Places
Daredevil (1°) #70 (11/70) The Tribune
Marvel Premiere #17 (09/74) Iron Fist - Citadel On The Edge Of Vengeance
Amazing Spider-Man (1°) #72 (05/69) Rocked By... The Shocker !
Fantastic Four (1°) #11 (2) (02/63) The Impossible Man [1/3]

  • P'tit Bougnat
    P'tit Bougnat

    il y a 2 mois

    Captain Marvel (1°) #24 (01/73)

    Dans cet épisode, nous retrouvons Rick Jones dans la ligne de mire d'une femme, en la personne de Mme Synn recevant des ordres de la part du Dr Mynde. Toujours est-il qu'un véhicule fonce droit sur Rick Jones et au dernier moment, il frappe les deux bracelets enserrant ses poignets. Aussitôt, Captain Marvel apparaît pour écarter le danger mais il s'interroge sur la raison pour laquelle le véhicule a foncé sur Rick Jones. Captain Marvel n'ayant rien découvert, Rick Jones le conjure de le ramener chez sa petite amie, Lou-Ann. Arrivé chez elle, il lui fait des confidences sur ce qu'il a vécu au côté de tous ces super-héros qu'il idéalisait depuis toujours. Les jeunes gens ont rendez-vous chez un ami où ils font la connaissance d'un couple qui finit par inviter Rick à servir de cobaye pour des tests sur l'énergie photonique. Arrivé chez le Dr Mynde, Captain Marvel prévient Rick du danger à venir mais Rick se fiche de ses recommandations. Et effectivement, le Dr Mynde a pour dessein de se prendre au Pentagone et de ses armes secrètes grâce à l'aide involontaire de Rick Jones. Mais, Rick découvre le pot aux roses et s'engage dans un affrontement contre plusieurs opposants malgré les supplices de Captain Marvel afin de remplacer Rick dans la bataille. Madame Synn finit par venir à bout de Rick et l'on découvre que le Dr Mynde a un corps de robot. Revenu à lui, le Dr Mynde expose à Rick les raisons de ses actions contre le Pentagone et sa transformation physique en cyborg. Ayant kidnappé Lou-Ann et le professeur Savannah, le savant fou obtient son aide en faisant pression sur lui. Grâce à la carte des Vengeurs de Rick, ils parviennent à franchir les barrières du Pentagone. Peu après, le Dr Mynde déclenche une attaque à distance par des fusées sur le bâtiment militaire. Rick parvient à frapper ses poings et Captain Marvel entre en piste. Le combat est acharné contre le Dr Mynde et au moment où ce dernier croit la victoire lui tendre les bras, il tue accidentellement Mme Synn. N'ayant pas prévu ce scénario, il finira par se suicider au grand dam de notre héros.

    Mon avis
    Dans cet épisode, l'histoire nous est contée par Marv Wolfman et dessinée par Wayne Boring, ce dernier, dessinateur éphémère, offre un travail de bonne facture en comparaison aux deux épisodes précédents. Quant à Marv Wolfman, il recourt à d'étranges coïncidences pour mettre son complot en place en prétextant que le Dr Mynde et le professeur Savannah se connaissaient d'avant et qu'il savait ce qui liait Rick Jones au Kree. A mon sens, il aurait été plus judicieux de ne pas le mentionner tout en essayant de manipuler Rick. Mynde est, en fait, un super-vilain qui veut dominer le monde, déjà vu. Mais, ce qui surprend, c'est la façon dont Rick en veut à Captain Marvel. Le fait de vouloir rejeter leur complicité, fait de lui un personnage principal assez désagréable, tandis que le super-héros passe au second plan, dans son propre titre. Cet épisode n'apporte rien à la continuité de la série, on peut parler d'épisode bouche-trou avant l'arrivée de Jim Starlin d'abord au dessin puis dans les numéros suivants, comme co-scénariste. Son arrivée engendrera une redéfinition complète du personnage.

    Daredevil (1°) #70 (11/70)

    L'histoire débute à Los Angeles où la star de cinéma, Buck Ralston, politiquement très à droite, tient un meeting sur Hollywood Boulevard. Il harangue la foule en tenant un discours sur le manque de patriotisme des concitoyens américains. Karen Page, amie de Daredevil, est présente et son agent la pousse pour obtenir le rôle féminin du prochain film de Ralston. Cependant, le patriotisme excessif de ce dernier n'est pas du goût de Karen Page. A la fin du meeting, Ralston rejoint ses acolytes et se méfie d'elle en la considérant comme une communiste. De l'autre côté du pays, au pied de l'hôtel Hilton à New York, beaucoup d'agitation a mis en alerte Daredevil. En effet, le Vice-Président des Etats-Unis, le républicain Spiro Agnew en l'occurence, est chahuté par une foule de contestataires mais Daredevil ne veut pas s'en mêler. De retour chez lui, Karen Page lui téléphone et elle parle de son désir de faire carrière loin de Matt Murdock. Mais une fois le téléphone raccroché, le District Attorney et ami Foggy Nelson, demande à Matt de le rejoindre au Hilton car les événements ont pris une tournure plus musclée. La police tente de disperser la foule mais une bombe explose faisant plusieurs victimes. Le reporter célèbre Walter Cronkite se trouve sur les lieux et décrit la situation qui se déroule devant ses yeux. De retour sur la côte ouest, Ralston semble satisfait devant les images qu'il voit et explique ce qu'il a prévu pour tous ceux qu'il juge comme des traîtres à la Nation. Il considère que c'est à lui de rendre la justice en tant que Tribun costumé et il commence par exécuter un jeune homme qui refuse d'aller rejoindre les forces armées américaines au Vietnam. Sur les lieux, Daredevil découvre que des individus louches sont en train de placer des explosifs au Hilton de New York dans le but d'incriminer les jeunes hippies. Il s'agit des hommes de main du Tribun mais Daredevil ne peut empêcher l'explosion de se produire. Le bruit de la détonation a été entendu par Foggy Nelson et la police qui arrête dans la foulée un manifestant venu porter secours à notre héros. Ce dernier part rapidement de peur d'être démasqué à l'hôpital mais se doit d'aider le jeune homme arrêté par la police. Les trois représentants des manifestants sont également arrêtés sans preuves. Cependant, le Tribun continue à rendre sa justice à l'égard de jeunes gens qu'il considère comme des traîtres. Plus tard, il décide de se rendre à New York pour juger à sa manière les trois jeunes gens impliqués dans les attentats du Hilton. Foggy et Matt se préparent à contrecœur à représenter la ville au tribunal et prouver leur culpabilité même s'ils estiment que les Trois de New York sont innocents.

    Mon avis
    Les auteurs nous content un récit qui nous plonge dans l'Amérique des années 70 avec en toile de fond, la guerre du Vietnam. L'Amérique est militairement dans une impasse et la guerre est de plus en plus impopulaire. Une partie de la jeunesse manifeste son hostilité envers un gouvernement républicain autoritaire. Dans cet épisode, le vilain a pris les traits d'un acteur populaire et pour certains, il s'agit ni plus ni moins que de faire le lien avec John Wayne. Il considère que les manifestants sont antipatriotes et que l'amour du pays et le sacrifice qui en découle doit être placé au-dessus de tout. L'auteur ne veut pas prendre partie pour l'un ou pour l'autre mais notre héros finira par être rattrapé par les événements. L'atmosphère est très lourde et on ressent cette haine à chaque coin de rue comme si la ville de New York était également un personnage. Les dessins de Gene Colan ont cette particularité de mettre en mouvement l'histoire comme s'il s'agissait d'un film. Ce ne sont pas les plus beaux dessins qui existent mais son style dynamique est reconnaissable entre tous.

    Marvel Premiere #17 (09/74) Iron Fist

    Iron fist arrive au bâtiment de Meachum Industries situé à Manhattan et va devoir affronter de nombreux pièges mortels ainsi que des hommes armés. Une fois tous ces pièges franchis, il entre dans le bureau d'Harold Meachum, l'homme qui a ,jadis, tué son père. Mais, à sa place, il est confronté à un assassin costumé dont on ne connaît pas encore le nom.

    Mon avis
    Pour une meilleure compréhension de l'épisode, plusieurs flashbacks nous rappellent comment le père de Danny Rand est mort par Harold Meachum dix ans auparavant. Car si vous n'avez pas lu les précédents épisodes, on ne sait pas vraiment ce que fait ici Iron Fist. Les dessins de Larry Hama sont de bonne facture mais on n'a pas l'impression d'avancer dans cette histoire de Doug Moench.
    La preuve en est, au début de l'épisode, Iron Fist est après Harold Meachum et à la dernière page, c'est encore le cas. Toujours est-il, qu'il n'a pas encore pu rencontrer l'assassin de son père. Il ne sait pas où le trouver et de plus, le mystère s'épaissit, avec ce ninja qui l'a sauvé avant de franchir la porte. On a l'impression que l'on avance guère dans cette intrigue. En fait, tout au long des dix-huit pages, Iron fist échappe à tous les pièges mortels les uns après les autres comme si rien ne pouvait l'atteindre. Sur ce coup-là, Doug Moench n'a pas beaucoup forcé son talent d'écrivain.

    Amazing Spider-Man (1°) #72 (05/69)

    L'histoire débute avec le Shocker qui entre par effraction dans la maison du Capitaine George Stacy. Il est à la recherche d'une tablette d'argile d'une valeur inestimable que Spider-man a donnée au Capt. Stacy. Le shocker force le coffre-fort et trouve la tablette devant les yeux de Gwen. Par la suite, le Shocker se rend chez un prêteur sur gage pour la vendre au plus offrant mais ce dernier ne veut prendre aucun risque car il a peur de la réaction de Spider-Man. Justement, Peter Parker se trouve dans un bus lorsqu'il entend que le Shocker est de retour. Il enfile son costume de l'araignée et parvient à retrouver le vilain. Le combat commence mais Spider-Man rencontre toutes les difficultés à toucher le Shocker. Il arrive à esquiver les coups sans que Spider-Man ne puisse le mettre au tapis. Avant de s'enfuir, Spider-Man place un traceur sur le Shocker. On retrouve Peter Parker à la gare ferroviaire où il dit au revoir à Tante May avant de remarquer un article de journal sur le docteur Curt Connors. En lisant l'article, Peter se souvient de ce qu'est devenu Connors, une menace mortelle lorsqu'il se transforme en lézard. Et pourtant, il serait heureux de travailler pour lui. Alors que J.J. Jameson est toujours convalescent à l'hôpital, il fulmine contre un titre de première page qui traite Spider-Man de héros. Dans la rue, Peter Parker rattrape ensuite Gwen Stacy, et les deux tombent par hasard sur Flash Thomson en permission. Peter prend très mal le fait que Flash plaisante sur sa relation avec Gwen et les deux jeunes gens partent laissant Peter Parker ruminer suel dans son coin. Il décide de trouver le Shocker afin de se défouler sur ce dernier. Spider-Man finit aisément par le retrouver en train de braquer un fourgon blindé et le combat final peut démarrer jusqu'à ce que le Shocker provoque un éboulement de mur sur Spider-Man. Le tisseur l'empêche de s'enfuir avec l'argent et l'aveugle avec un jet de toile puis lui assène un coup de poing qui le met KO. Juste le temps, de l'entoiler contre un mur , l'un des convoyeurs lui tire dessus et ils s'aperçoivent qu'il leur a laissé l'argent sur place. Malgré le fait qu'il ait stoppé le Shocker, Spider-Man trouve que c'est une petite victoire puisque Gwen est toujours en colère contre lui et qu'il n'a pas une seule photo du combat à proposer au journal.

    Mon avis
    C'est la deuxième apparition du Shocker dans la série Amazing Spider-Man et il donne du fil à retordre à notre héros. Il n'est certes pas le vilain le plus dangereux que Spidey a affronté jusqu'ici puisqu'à aucun moment, notre héros n'a été en danger de mort comme il a pu l'être précédemment avec le Lézard par exemple. Un mot concernant les auteurs de cet épisode, nous avons le droit à l'incontournable Stan Lee à l'écriture et à deux piliers de l'univers Marvel, à savoir, John Buscema et John Romita Sr. D'un point de vue scénaristique, la patte de Stan Lee est reconnaissable puisque Peter Parker doit régler ses problèmes personnels tandis que Spider-Man doit s'occuper du vilain de service. Pour ma part, les dessins de Buscema et Romita sont beaucoup plus dynamiques que leurs prédécesseurs si on les compare à ceux de Steve Ditko en son temps.
     

Rocked By..The Shocker!

The Amazing Spider-Man (1963)

The Tribune

Daredevil (1964)

Death In High Places!

Captain Marvel (1968)

Citadel On The Edge Of Veng...

Marvel Premiere (1972-1981)