Lorsque, Bryce et Jackie, les jumeaux du Joker et de Harley Quinn s'enfuient dans une Batmobile volée, seul l'hologramme de Jack Napier, a un espoir de les ramener chez eux sains et saufs et de les tenir à l'écart des séides du Joker. Mais le crime n'est pas la seule tentation à laquelle ils vont être confrontés : les enfants découvrent un secret qui pourrait ramener leur père à la vie pour de bon ! Arriveront-ils à faire revivre le plus grand ennemi du Chevalier Noir ?
Contenu vo : BATMAN WHITE KNIGHT: GENERATION JOKER #1-6

  • ACTHAEON
    ACTHAEON Staff MDCU

    il y a 1 mois

    BWK - Génération Joker propose un roadtrip familial plutôt singulier et sans réelles surprises. Cette suite n'est pas à la hauteur des précédents titres de la série. Il est d'autant plus dommage de ne pas retrouver Sean Murphy aux dessins...

La review du jour est un titre proposé par Urban Comics. Il s'agit de Batman White Knight : Generation Joker, écrit par Sean Murphy, Katana Collins et Clay McCormack et est dessiné par Mirka Andolfo . Il est sorti le 3 mai pour 17 euros. Il contient les titres US BATMAN WHITE KNIGHT: GENERATION JOKER #1-6.

Lorsque, Bryce et Jackie, les jumeaux du Joker et de Harley Quinn s'enfuient dans une Batmobile volée, seul l'hologramme de Jack Napier, a un espoir de les ramener chez eux sains et saufs et de les tenir à l'écart des séides du Joker. Mais le crime n'est pas la seule tentation à laquelle ils vont être confrontés : les enfants découvrent un secret qui pourrait ramener leur père à la vie pour de bon ! Arriveront-ils à faire revivre le plus grand ennemi du Chevalier Noir ?

Il y a six ans déjà, MDCU vous dévoilait la review de Batman : White Knight (une review disponible ici). Un titre fort, l'un des what if les plus efficaces de ces dernières décennies et, finalement, un titre majeur de l'année 2018. Le genre de titre qui met tout le monde d'accord ou presque. Sans surprise, lorsque Sean Murphy annonce vouloir faire une suite, cela grince donc un petit peu des dents. Après tout, non seulement l'oeuvre originale est excellente mais, en plus, on a un sentiment de boucle bouclée. Et on ne peut pas vraiment dire non plus que la fin mettait en avant une ouverture ou qu'elle laissait sous-entendre une quelconque suite. En partant de ce principe, il était difficile de ne pas voir, avant la lecture, le titre Batman : Curse of the White Knight comme étant un complément, quelque chose qui se "greffait" au récit originel plutôt que comme étant une véritable suite. Nous sommes à présent en 2024 et les titres qui composent ce qui est désormais considéré comme étant le "Murphyverse", sont au nombre de cinq. Aujourd'hui, nous allons voir de plus près le petit dernier de l'univers de son créateur : Batman White Knight : Génération Joker.

Je vois la route que prend Jackie, Harley... C'est la mienne.

Là où les quatre premiers tomes prenaient tous la même direction et frôlaient le sans faute, ce cinquième tome est déjà plus discutable et pour cause, on a l'impression de retrouver les personnages de Murphy mais pas son univers. Les dialogues manquent un peu de panache et ne s'enchaînent pas aussi naturellement que dans les tomes précédents. Les références à l'univers de Batman sont plus discrètes tout comme l'humour qui est bien plus rare. Et à l'inverse, nous avons une double dose de Joker. Sans doute un peu trop d'ailleurs. Pour ma part (ce n'est donc que mon avis), je pars du principe que le Whiteknightverse de Murphy n'est pas un univers autour du Joker/Jack Napier mais un univers à part qui avait pour point de départ Joker/Jack Napier. Aussi, cela ne serait pas une énormité de "partir sur autre chose". Et c'est d'autant plus vrai lorsque l'on sait que le personnage a disparu. Ici, on commence tout doucement à pousser, à faire des pieds et des mains pour maintenir le Joker. Autant dans le tome précédent, cela passait. Autant, avec celui-là, cela commence à faire beaucoup. Le côté "IA Joker" a créé un beau foutoir qui, en plus, n'était pas une nécéssité pour avoir un tome supplémentaire. Résultat, on multiplie les explications dont, il faut bien l'avouer, on se fiche un peu, et on se focalise encore sur le Joker au détriment des autres personnages. De plus, durant une grande partie de cette oeuvre, on a l'impression que le personnage a été ramené pour rien... Il s'agit du Joker qui dit à ses enfants "je vais vous montrer un truc" et ce, par trois fois. Au final, seul le dernier chapitre permet un peu de remettre le train sur les rails.

Une fois n'est pas coutume, nous allons également faire un petit point sur la traduction. Il est communément admis que, dans une traduction, soit vous traduisez tous les noms, soit vous n'en traduisez aucun. Dans les comics, nous savons que cette règle n'est pas respectée. Ainsi, vous n'avez ni Batman contre Two Face ni l'Homme chauve-souris contre Double Face mais bien Batman contre Double Face. Dans le monde de la traduction, c'est une erreur. Dans le monde des comics, c'est un jour comme un autre. Tout cela pour dire que les éditeurs/traducteurs ont une certaine liberté au niveau des noms. Ils choisissent, au feeling, quel nom doit être traduit ou non. Rapidement, Urban Comics s'est démarqué de Panini Comics en traduisant plus de noms. C'est ainsi que nous avons perdu le Martian Manhunter de Panini pour avoir le Limier Martien d'Urban Comics. Mais au-delà du feeling et de la liberté, il y a tout de même une certaine logique à avoir. Dans le cas présent, ne pas avoir traduit le nom "Riot" est une erreur. Dans le livre, un personnage dit "tu fous le bordel, tu mets tout à feu et à sang, tu ferais mieux de t'appeler Riot". Pourquoi "Riot" ? Parce "riot" veut dire "émeute". Mais si le lecteur ne sait pas que "riot" veut dire "émeute", cette phrase n'a aucun sens. La phrase "Tu fous le bordel donc on va t'appeler Riot" à proprement parler n'a pas de logique. Ici, il aurait fallu traduire et mettre émeute ou, au moins, ajouter un asterisque pour signifer que "Riot" veut dire "Emeute" pour ceux qui ne parlent pas anglais. D'ordinaire, Urban Comics ne se gène pas pour traduire. Pourquoi ne pas l'avoir fait ici alors que c'était, tout de même, important au niveau de la compréhension ?

Gloire aux enfants du Joker, les véritables leaders des Jokers.

Pour ce qui est de la partie graphique, Sean Murphy passe la main à un autre artiste et ce pour la deuxième fois. Après Matteo Scalera sur Batman White Knight: Harley Quinn, c'est à présent Mirka Andolfo qui s'y colle. Pas de panique, les dessins restent dans la même veine que ce que proposait Murphy. On retrouve donc le design des personnages voire certaines mimiques. Il n'y a pas toujours la même "force" mais cela n'empêche pas d'avoir de sacrées scènes. De manière générale, nous restons très proche de ce qui a été fait par le passé et le tout est largement recevable. Il s'agit d'un bon boulot de la part de Matteo Scalera.

En bonus, vous trouverez la galerie des variant covers. Et bien qu'elles soient toutes de qualité, le fan de catch en moi ne peut que doublement saluer celle réalisée par Dan Panosian.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Des bonnes idées
- Un final très cool
- La partie graphique, toujours aussi bonne

LES POINTS FAIBLES

- Beaucoup de Joker
- Le fil conducteur n'est pas clair et le récit manque de fluidité

 

3

Un peu décevant

Conclusion

Un titre que nous lisons avec un certain plaisir mais qui n'est pas à la hauteur des quatre autres.