scénaristes : Peter Tomasi, John OSTRANDER - dessinateur : Doug MAHNKE
Ancien champion du Sorcier Shazam et détenteur du pouvoir de l'éclair vivant, Teth-Adam a passé de nombreux siècles dans un sommeil magique, rêvant de son Égypte antique. Réveillé aux temps modernes, il décide de faire régner la justice par tous les moyens possibles. Ses méthodes expéditives attirent l'attention de tous les super-héros du monde, et sous peu, Black Adam se retrouve seul contre le monde entier. Mais derrière cet inflexible justicier en lutte perpétuel contre le mal se cache un être blessé et fragile, hanté par un amour perdu.
Contenu vo : 52 #50 et 52 + World War III #1-4 + Black Adam The Dark Age #1-6

  • Uraphire
    Uraphire Staff MDCU

    il y a 2 ans

    Très bonne mini-série faisant suite à 52 où le personnage est toujours aussi violent et tragique à suivre, sublimé par Doug Mahnke qui ne lésine pas sur la violence des scènes. Idéal pour se familiariser avec le personnage.

The Dark Age

Black Adam: The Dark Age (2007)

The Dark Age Part 2

Black Adam: The Dark Age (2007)

The Dark Age Part 3

Black Adam: The Dark Age (2007)

The Dark Age Part 4

Black Adam: The Dark Age (2007)

The Dark Age Part 5

Black Adam: The Dark Age (2007)

The Dark Age Part 6

Black Adam: The Dark Age (2007)

La review du jour est un titre proposé par Urban Comics. Il s'agit de La Colère De Black Adam, écrit par Peter Tomasi, John Ostrander, Keith Champagne et Collectif, et dessiné par Doug Mahnke, Pat Olliffe, Andy Smith, Tom Derenick et Jack Jadson. Il est sorti le 24 juin pour 23 euros. Il contient les titres US 52 #50 + World War III #1-4 et Black Adam The Dark Age #1-6.

Ancien champion du Sorcier Shazam et détenteur du pouvoir de l'éclair vivant, Teth-Adam a passé de nombreux siècles dans un sommeil magique, rêvant de son Égypte antique. Réveillé aux temps modernes, il décide de faire régner la justice par tous les moyens possibles. Ses méthodes expéditives attirent l'attention de tous les super-héros du monde, et sous peu, Black Adam se retrouve seul contre le monde entier. Mais derrière cet inflexible justicier en lutte perpétuel contre le mal se cache un être blessé et fragile, hanté par un amour perdu.

Avec l’arrivée du futur film Black Adam, Urban Comics publie le titre La Colère de Black Adam, Black Adam: The Dark Age en VO. Une des seules mini-séries sur le personnage (car bon, on ne va pas se mentir, le personnage n’a pas non plus eu beaucoup de publications), mais ce n’est pas non plus une mauvaise chose, car ici, on a le comics idéal pour se familiariser avec Black Adam !

Sauf qu’avant de s'attaquer au cœur de ce tome, il faudra passer par une mini-série World War Three qui se déroule durant la semaine contée dans le numéro #50 de la série 52. C’est la partie la plus faible du tome, cette mini-série permettait surtout d’expliquer comment certains personnages arriveront à leurs situations respectives dépeintes durant One Year Later. Ce n'est pas très utile pour mieux comprendre Black Adam, mais cela permet de montrer sa rage destructrice plus longuement que dans le numéro cité plus haut. Car sinon, c’est rempli de scènes servant à expliquer des changements qui ne parleront pas aux lecteurs puisque presque aucune de ces séries ne sont publiées en France. Le tout avec comme fil conducteur Martian Manhunter qui observe et commente sans que ce soit très intéressant.

Après ce récit, on arrive au cœur du comics, à savoir la quête tragique de Black Adam pour ramener sa femme Isis à la vie suite aux événements de 52. C’est là que va apparaître le point fort de ce comics, son personnage principal, à savoir Black Adam. L’auteur réussit à le rendre fascinant tout au long de la lecture en mettant en valeur toute sa complexité morale. En effet, le récit sera traversé par plusieurs moments de scènes plus posées qui humanisent le personnage montrant qu'il a un bon fond, et qu’il n’est pas un tueur insensible. Malgré tous les actes horribles qu’il a commis, il reste un homme avec des convictions et du respect pour les Super-héros malgré leurs différences.

Ce qui ne veut pas dire non plus que le personnage n’est pas violent. C’est même le contraire, car le titre ne lésine pas sur la violence, notamment quand il s’agit de démembrer des ennemis ou de faire gicler le sang. On est dans la violence des années 2000 où DC n'hésitait pas à proposer des moments vraiment gores.

Pour revenir à l’histoire si elle est bien narrée et que l’auteur nous implique dans la quête de Black Adam avec un côté tragédie grecque, il n'empêche qu’elle implique plus les lecteurs de la série 52 où la relation avec sa femme était développée. En effet, en terme de continuité, le récit y tient une place importante puisqu’il fait suite aux événements de 52 et permet de continuer d’autres intrigues de la série hebdomadaire pour les fans de cette période, tout en utilisant à bon escient la continuité de l’époque. L’auteur sait aussi utiliser l’historique du personnage, que ce soit en rappelant les liens qui lient Black Adam à certains personnages notamment, ceux de la JSA. Mais cela peut-être une faiblesse aussi, car les références parleront plus à des lecteurs qui ont été investi dans ces lectures, et c’est un reproche que l’on peut faire à la fin. Alors elle se suffit à elle-même, mais il y a une sorte de non-fin où pour connaître le fin mot de cette intrigue, il faudra se tourner vers JSA: Le Nouvel Age Tome 2 qui sort la même semaine que ce titre.

Pour les dessins, on retiendra surtout Doug Manhke qui est ici à son meilleur niveau. Le dessinateur a un trait propre où il représente des personnages musclés tels des dieux qui en imposent par leur présence. Son dessin est beau, et ne lésine pas sur la violence. L’auteur arrive à donner un charisme à ses personnages et un côté malsain quand il le faut.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- La caractérisation de Black Adam
- Une histoire tragique et prenante
- La violence des années 2000
- Doug Mahnke

LES POINTS FAIBLES

- Les renvois à la continuité
- La mini World War Three
- Sa fin

 

3.5

Violent !

Conclusion

Un récit idéal pour se familiariser avec le personnage. Malgré ses renvois à la continuité de l’époque, il reste une très bonne lecture qui n'hésite pas à verser dans la violence physique et morale.