Brian Haberlin & Brian Holguin ont imaginé ce récit mêlant horreur et fantaisie mettant en scène des créatures mythiques, transposées dans le monde moderne. Il est sublimé par le dessin du philippin Jay Anacleto.
Imaginez un monde où les fées, les elfes, les démons et les magiciens existent vraiment. Ayant quitté les sous-bois de Faerie, ils se sont installés à New-York et mènent grand train dans les fêtes nocturnes qui animent la métropole, où la belle Lady Kildare - surnommée Aria - rayonne de mille feux. Un vrai conte de fée ?... Pas certain... C'est même l'horreur au pays des fées !

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    AfA Staff MDCU

    il y a 6 mois

    Publié en Semic Book il y a fort longtemps sous le nom d'Aria, ce récit apportait de la fantasy à une époque où en on trouvait pas. Aujourd'hui, ce récit mérite surtout d'être redécouvert pour son somptueux graphisme. 

La review du jour est un titre proposé par Delcourt. Il s'agit de Lady Kildare Tome 1, écrit par Brian Holgun et dessiné par Brian Haberlin, Jay Anacleto et Roy Martinez. Il est sorti le 14 avril pour 16.95 euros.

Brian Haberlin & Brian Holguin ont imaginé ce récit mêlant horreur et fantaisie mettant en scène des créatures mythiques, transposées dans le monde moderne. Il est sublimé par le dessin du philippin Jay Anacleto.
Imaginez un monde où les fées, les elfes, les démons et les magiciens existent vraiment. Ayant quitté les sous-bois de Faerie, ils se sont installés à New-York et mènent grand train dans les fêtes nocturnes qui animent la métropole, où la belle Lady Kildare - surnommée Aria - rayonne de mille feux. Un vrai conte de fée ?... Pas certain... C'est même l'horreur au pays des fées !

Lady Kildare, c'est quoi ? Comme noté à la fin de l'oeuvre (et comme expliqué plusieurs fois par l'ami Thierry Mornet sur les réseaux sociaux), il s'agit en fait de la série Aria qui a été renommée de la sorte afin de ne pas créer de confusion avec la série éponyme de Michel Wayland. Dans les faits, il s'agit donc d'une réédition puisque le titre était déjà sorti en France il y a une vingtaine d'années du côté de Semic. Pour certains, il s'agira d'une découverte et pour d'autres, d'un joli souvenir qui refait surface. Dans les deux cas, jeter un oeil à cette série de trois tomes ne peut que valoir le coup dans le sens où chacun des tomes en question proposera des éléments inédits.

Tu crois aux fées ? Tape dans tes mains !

Avec un synopsis pareil, difficile de ne pas penser à Fables ou même à Sandman qui a également une dimension féérique. Ceux qui connaissent le principe et ont déjà lu plusieurs oeuvres dans le milieu devraient trouver leur bonheur avec Lady Kildare. Si cette dernière n'a pas le rayonnement des deux oeuvres citées, elle tire néanmoins son épingle du jeu par une approche différente et une réelle volonté d'intégrer les créatures magiques dans notre monde. Ajoutez à cela une certaine dimension horrifique, des personnages sans doute un peu plus sexualisés que ce qui se fait aujourd'hui, une (petite) enquête à suivre, et vous avez une lecture assez diversifiée et, il faut bien l'admettre, assez prenante. 

En fait, le seul reproche que l'on pourrait faire concerne Lady Kildare elle-même. Si, parfois, on reproche au personnage de s'improviser détective ou d'être trop lié à l'intrigue ce qui donne un côté "le monde est petit" à l'histoire, ici, c'est tout l'inverse. Le personnage principal est trop détaché, trop spectateur. Il "subit" plus qu'autre chose.

Pfff, lady Kildare de la maison Danann, votre postérieur est un modèle du genre. Il est incomparable. De quoi inspirer les poètes.

Côté partie graphique, il n'y a rien à dire. Les dessins étaient déjà impressionnants il y a vingt ans, ils le sont aujourd'hui encore. De manière générale, deux styles distincts s'alternent au sein de ce tome. Nous avons l'artiste principal qui a une approche très moderne et l'artiste secondaire qui possède une approche plus classique. L'alternance entre eux peut avoir une logique scénaristique ou non. Ainsi, le dessinateur a changé lorsque Lady Kildare a narré une histoire. Une décision intelligente puisque cela renforce l'effet de cassure avec cette histoire parallèle. Par contre, on peut, aussi, avoir un changement de dessinateur pour le chapitre 3. Un changement qui, pour le coup, n'a pas d'explication scénaristique. Au-delà des dessins, la colorisation, le design des personnages et la mise en scene sont également à souligner.

De manière générale, on notera d'ailleurs que c'est l'objet au sens large qui est beau. Il s'agit d'une belle édition en trois tomes avec, en bonus, un épilogue, le récit de Kildare et les illustrations.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Un récit qui joue sur plusieurs tableaux
- Une belle édition
- Des dessins qui n'ont pas pris une ride
- Du contenu inédit

LES POINTS FAIBLES

- Kildare n'est pas vraiment liée à l'intrigue. Elle est assez spectatrice de ce qui l'entoure.

 

4

La bonne idée de Delcourt

Conclusion

Le titre faisait déjà des merveilles il y a vingt ans. C'est le cas aujourd'hui encore.