Auteurs : Straczynski, Deodato Jr

AWA, un nouvel éditeur arrive chez Panini Comics, lancé par Axel Alonso et Bill Jemas, des noms bien connus des lecteurs Marvel. Après une pandémie qui a fait des centaines de millions de morts, des rescapés se découvrent des pouvoirs. Les gouvernements mondiaux vont-ils savoir mieux réagir que durant la pandémie ? Par Straczynski & Deodato Jr.
(Contient les épisodes The Resistance 1-6, inédits)
DISPONIBLE LE 17 MARS

  • jy77
    jy77

    il y a 4 mois

    J’étais assez hypé à sa sortie, au point d’acheter le comics sans savoir de quoi ça parlait mais uniquement pour son auteur. Et je suis déçu.
    Le postulat de base est intéressant, comment le monde se relève d’une épidémie qui a tué quatre-cent millions de personnes ? (je ne ferais volontairement aucun parallèle avec l’actualité parce que le comics était déjà en projet avant ce qu’il s’est passé en 2020 et son aspect actuel ne le rend pas plus pertinent. C’est comme dire que Drunk est un bon film parce qu’il est sorti au bon moment ça n’a pas de sens).
    Le problème c’est que Straczynski veut aborder plein de thèmes, et va les insuffler au gré des numéros mais sans jamais ne vraiment se décider sur lequel il veut réellement s’axer, faisant de l’œuvre globale un fourre-tout thématiques avec un développement de surface.
    Il va parler un peu de géopolitique, un peu de science, un peu de foi, un peu de social, un peu de guerre, un peu d’espionnage, un peu de super-héros (oui parce que comme si ce n’était pas assez dense, les survivants du virus qui tue 95% des infectés développent des superpouvoirs), un peu de science-fiction, un peu de révolution.
    Tous ces « un peu » font de ce récit   une successions d’introductions faisant de l’exposition jusqu’à l’avant-dernier numéro où il faudrait logiquement commencer à conclure.
    Conclusion frustrante d’ailleurs car utilisant des ficelles grossières pour se dépêtrer de l’enchevêtrement de scénarios qui pour certains sont conclus à la hâte et d’autres pas du tout.
    Il était impossible de faire quelque chose de satisfaisant avec ce format mini-série en six chapitres.    

La review du jour est un titre proposé par Panini Comics. Il s'agit de The Resistance. Le numéro est écrit par J. Michael Straczynski et est dessiné par Mike Deodato Jr. Il est sorti le 17 mars pour 20 euros. Il contient les titres US The Resistance 1-6.

AWA, un nouvel éditeur arrive chez Panini Comics, lancé par Axel Alonso et Bill Jemas, des noms bien connus des lecteurs Marvel. Après une pandémie qui a fait des centaines de millions de morts, des rescapés se découvrent des pouvoirs. Les gouvernements mondiaux vont-ils savoir mieux réagir que durant la pandémie ?

The resistance est un livre qui a beaucoup fait parler de lui lors de sa sortie aux Etats-Unis. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il traite d'une pandémie qui décime la majeur partie de la population mondiale et qu'il est sorti début 2020. Autrement dit, les auteurs étaient dessus avant que cela ne parte en couille dans la réalité (parfois, il faut dire les choses comme elles sont). Et au-delà du thème de la pandémie en lui-même qui n'a rien de novateur, on notera que Straczynski a tapé juste plus d'une fois concernant la réaction des gens et des pays.

- Comment peut-on l'arrêter ?

- L'arrêter ? On peut à peine le détecter !

Avant toute chose, il est important de noter que l'on est rapidement dans le coeur de la pandémie. Entendez par là que sa progression est telle que les prémices de la maladie, les "premiers cas", ne sont pas vraiment abordés. On passe très rapidement au stade catastrophique de la chose. Un parti pris intéressant et qui a ses avantages malgré un petit côté expéditif. Après, dans le sens où on tente de maintenir une certaine zone d'ombre, il est plutôt évident que l'auteur ne va pas raconter les premiers moments de l'épidémie.

Comme signalé, le point fort réside dans le fait que l'auteur a une approche assez réaliste de la chose (oui, la situation actuelle fait que l'on peut aisément parler de réalisme). A ce titre, le comics commence on ne peut plus fort avec son "personne ne savait pourquoi c'est arrivé. Mais tout le monde avait sa théorie". Plusieurs scènes font ainsi écho à des déclarations que nous avons pu entendre. La scène la plus forte à ce sujet est sans doute la planche qui met en avant plusieurs personnages qui donnent leur avis sur les causes de la pandémie. Des réponses que l'on a entendu dix fois ces derniers mois à la télévision. La pandémie est là à cause des militaires, des terroristes, de la politique, de Dieu et j'en passe. Le tout nous donne l'impression d'être face à un univers riche, complexe et surtout réaliste. Une approche largement renforcée par les débats lancés et les thèmes abordés tout au fil de la lecture. Certaines décisions donnent une dynamique extrêmement humaine et touchante au récit. On peut penser au médecin qui dit aux parents d'un enfant condamné qu'il n'y a plus rien à faire, qu'ils devraient déjà être heureux de ne pas avoir été touchés à leur tour. Ce à quoi les parents répondent qu'il y a bien quelque chose à faire. Une scène tout bonnement déchirante.

En fait, le seul point négatif concernant l'écriture résiderait sans doute dans le fait que l'on survole beaucoup d'éléments. Comme signalé plus haut, les débats lancés sont intéressants mais ce n'est pas forcément pour cela que l'on ira au bout des choses.

Compte tenu de la vitesse de transmission, les prévisions indiquent que presque toute l'espèce humaine aura été éradiquée d'ici un an. Peut-être moins. Peut-être beaucoup moins.

Pour ce qui est de la partie graphique, elle est plutôt bonne mais il est clair que nous ne sommes pas face à du grand Deodato. Il y a une certaine irrégularité et certains visages souffrent clairement d'un manque de soin général. Ajoutez à cela un découpage très académique et une mise en scène tout aussi classique et vous avez, finalement, une partie graphique qui ne laisse pas de souvenir impérissable. 

A l'inverse, les covers de Rahzzah sont assez dingues notamment la cover principle qui pourrait être un superbe tatouage (si on aime les tatouages. Et le feu. Et les crânes).

En bonus, vous trouverez la lettre du créateur, les variant covers, quelques pages annotées ainsi que les biographies des auteurs.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Le principe général
- De très bonnes idées
- Les débats lancés
- Les bonus
- La cover principale

LES POINTS FAIBLES

- Une certaine irrégularité dans les dessins
- Beaucoup d'éléments sont survolés

 

4

Bonne pioche pour Panini Comics

Conclusion

Une lecture qui ne nous fera clairement pas oublier le quotidien mais une très bonne lecture quand même !