À présent que le Romain et sa famille mafieuse ont vu leur règne s'achever suite à l'alliance de Batman et de James Gordon, la ville de Gotham peut à nouveau entrevoir un avenir radieux. Mais le retour d'un justicier du passé, le Faucheur, va mettre en péril l'amitié entre le jeune Chevalier Noir et le commissaire nouvellement nommé. Poussé à bout, Batman va même devoir s'allier avec l'homme qui a changé à jamais le cours de sa vie, et la deuxième année de Batman pourrait bien s'avérer être sa dernière.
Contenu vo : Contenu : Detective Comics #575-578, Batman : Full Circle, DC Retroactive Batman 80s

  • AfA
    AfA Staff MDCU

    il y a 1 an

    Urban réédite enfin ces épisodes commercialisés uniquement par souscription par Semic à l'époque. Et pourtant, avec Alan Davis et le jeune McFarlane, l'équipe artistique mérite à elle seule le détour. Mais c'est également un cycle intéressant car, comme son titre le suggère, l'histoire revisite les débuts de Batman après Year One. Il ne s'agit pas d'une suite et le ton est très différent mais, même si ce récit est beaucoup plus anecdotique que Year One, il mérite d'être lu. On s'étonnera juste qu'Urban le sorte dans cette collection. Sans doute pour attirer les lecteurs vers cette gamme  vintage en mettant en avant leur personnage vedette. 

  • The Batman
    The Batman

    il y a 1 an

    Batman Année Deux propose des thèmes intéressants mais les idées sont mal amenées et précipitées, comme si Mike W. Barr n'avait pas eu le temps nécessaire pour amener son concept à bien. La justification de l'utilisation du pistolet est un peu bancale et incohérente avec le passif du héros et la mise en place de la nouvelle idylle de Bruce Wayne est très brusque. Néanmoins, l'histoire se laisse lire avec intérêt et la rencontre entre la patte artistique de Todd MacFarlane et le monde du Chevalier Noir vaut le détour. On notera également quelques similarités de caractérisation entre le Fantôme Masqué du film animé de Bruce Timm et certaines idées de cette Année Deux, ce qui nous amène à nous demander si Bruce Timm ne serait pas en partie inspiré de quelques thèmes de ce récit un peu oublié aujourd'hui durant la création de son film.

La review du jour est un titre proposé par Urban Comics. Il s'agit de Batman Year-Two, écrit par Mike W. Barr et dessiné par Alan Davis, Todd McFarlane et Jerry Bingham. Il est sorti le 29 janvier 2021 pour 18 euros. Il contient les titres US Detective Comics #575-578, Batman : Full Circle, DC Retroactive Batman 80s.

À présent que le Romain et sa famille mafieuse ont vu leur règne s'achever suite à l'alliance de Batman et de James Gordon, la ville de Gotham peut à nouveau entrevoir un avenir radieux. Mais le retour d'un justicier du passé, le Faucheur, va mettre en péril l'amitié entre le jeune Chevalier Noir et le commissaire nouvellement nommé. Poussé à bout, Batman va même devoir s'allier avec l'homme qui a changé à jamais le cours de sa vie, et la deuxième année de Batman pourrait bien s'avérer être sa dernière.

Avant de parler du livre en lui-même, il serait de bon ton de parler la collection DC Confidential. Présentée comme étant l'histoire secrète de DC Comics, cette édition met en avant des moments clés d'anciennes versions des personnages de DC Comics. Par ancienne version, entendez âge d'or, d'argent etc. A titre d'exemple, il y a peu, nous avons eu droit au très attendu Emerald Twilight du côté de Green Lantern. Une histoire qui, à l'époque, était à placer juste avant la fin du personnage de Hal Jordan (avant que Geoff Johns et son Green Lantern Rebirth ne passent par là, bien sûr). Ici, c'est un petit peu la même chose puisque nous revenons plus de trente ans en arrière en retrouvant un Batman qui affronte le Faucheur mais qui, pour cela, doit former une incroyable alliance...

Et nous retrouvons le capitaine... Excusez-moi, le nouvellement promu commissaire de police James Gordon.

Dire qu'une histoire est important dans l'univers de Batman, c'est, d'un côté, une façon rapide d'intriguer le fan. D'un autre côté, c'est également le meilleur moyen d'avoir un retour de flamme si l'histoire n'est pas aussi fondamentale que le sous-entend l'éditeur. Reste à savoir si c'est le cas ici. Est-ce que nous sommes dans une histoire important de Batman ? Dans un sens, non. Entendez par là que ce livre n'est pas à placer aux côtés de Knightfall, No man's land et autres incontournables. Par contre, on ne peut nier qu'il met pas mal d'éléments assez uniques en avant. Et à ce titre, on ne peut pas nier que le titre vaut le détour.

Avant toute chose, on peut dire un mot sur la mission de Batman. Le plus souvent, lorsque Bruce Wayne dit pourquoi il porte le costume de Batman, il dit que c'est pour que personne ne vive ce qu'il a vécu. Il veut protéger les habitants de Gotham. Autrement dit, il y a une approche noble, et plutôt désintéressée. Mais, en de plus rares occasions, vous avez une raison plus noire et bien plus égoïste : la vengeance. Ici, c'est cet argument qui est utilisé. Batman souhaite avant tout se venger de toute la vermine qui ronge Gotham. Et il a un visage bien particulier en tête lorsqu'il pense à sa vengeance.

Autre chose que l'on voit rarement : Batman tire au pistolet. Personnellement, cela fait 13 ans que je lis du comics et c'est la première fois que je le vois faire feu. C'est... surprenant ! Enfin, il y a une violence que l'on ne voit pas tous les jours non plus dans l'univers de Batman. Cela va du bain de sang au personnage décapité. Et bien que l'on ne voit pas l'intégralité de la scène, l'action n'en reste pas moins très claire.

Enfin, Batman se voit obligé de s'allier à un personnage assez improbable. Oui, ce genre de tournure de phrase est très convenu. Mais, pour le coup, c'est vrai. Ici aussi, il s'agit de quelque chose qui devrait marquer le lecteur.

Voilà les raisons pour lesquelles cet opus sort, effectivement, du lot. Ajoutez à cela un bon nombre de twists, un certain sens du spectacle, un Batman un peu différent et vous avez un opus qui ne peut que surprendre le fan. 

Jeunes sots ! Nombreuses sont les portes menant au royaume des morts... et le Faucheur en possède toutes les clés.

Pour ce qui est de la partie graphique, les dessins et la colorisation sont de la vielle école. Autant dire qu'il faudra, sans doute, un petit temps d'adaptation à certains d'entre vous. Dans le même ordre, le design du Faucheur a beau être inspiré de la Faucheuse, on sent bien qu'il s'agit d'un personnage dessiné trente ans plus tôt. De même, on retrouve également certains codes qui ne sont plus vraiment à l'ordre du jour. On peut notamment penser au jeu des ombres et au fait que le Chevalier Noir se dissimule avant de frapper. Une approche et une mise en scène très sympathiques qui, malgré un découpage très convenu, offre des scènes d'action de bonne facture. A noter que le chapitre 4 possède, étrangement, des dessins qui semblent avoir été mal adaptés. C'est difficile à expliquer. Il y a une sorte de pixelisation sur quelques cases. 

En bonus, vous trouverez une présentation de DC Confidential par Urban Comics ainsi qu'une préface.

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- Un Batman très différent de celui que l'on connait
- Une alliance VRAIMENT incroyable
- Pas mal de twists
- La mise en scène

LES POINTS FAIBLES

- Un super-vilain très anecdotique

 

4.5

Woow...

Conclusion

Difficile de résumer cet opus en deux lignes. Le moins que l'on puisse dire, c'est que la lecture surprendra le fan de Batman (et, neuf fois sur dix, de façon positive).