SCÉNARISTE : MORRISON GRANT - DESSINATEUR : CASE RICHARD

Constituée de héros traumatisés par des événements brutaux, l'équipe de la Doom Patrol a été rassemblée par le Chef Niles Caulder afin de leur permettre de se réinsérer dans la société.
Mais après un événement tragique, le groupe se retrouve décimé et l'intégration de nouveaux membres comme Crazy Jane ou Rebis va entraîner la Doom Patrol dans des aventures encore plus surréalistes et horrifiques.
Contenu vo : The Doom Patrol #19-34, Secret Origins Annual #1

  • Stéph
    Stéph

    il y a 2 ans


    La Doom Patrol de Grant Morrison est paradoxale, ses qualités ainsi que le vent de fraîcheur apportée à ce titre finissent par en devenir ses principaux défauts. En effet à vouloir en faire trop dans le décalé et l’absurde, Morrisson en devient trop redondant. De plus, si Crazy Jane avec ses 64 personnalités est une bonne idée sur le papier, malheureusement son rôle se borne trop souvent à un simple Deus Ex Machina, sortant de son chapeau la personnalité avec le pouvoir adéquat ou les réponses au problème les plus ésotériques, mystiques ou farfelus qui résoudront tous les problèmes.
    Ceci étant dit ce tome 1 reste un titre agréable à lire, sans temps mort, qui nous transporte et nous tient en haleine jusqu’à sa dernière page. En somme malgré ses défauts, il reste un incontournable pour toute personne connaissant ou voulant découvrir la Doom Patrol ou tout simplement pour les fans de Grant Morrison.
     

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Doom Patrol (1987)

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La review du jour est un titre proposé par Urban Comics. Il s'agit de Doom Patrol volume 1. Le numéro est écrit par Grant Morrison et est dessiné par Case Richard. Il est sorti le 11 octobre pour 35€ et contient les titres US The Doom Patrol #19-34 et Secret Origins Annual #1.

Constituée de héros traumatisés par des événements brutaux, l'équipe de la Doom Patrol a été rassemblée par le Chef Niles Caulder afin de leur permettre de se réinsérer dans la société.
Mais après un événement tragique, le groupe se retrouve décimé et l'intégration de nouveaux membres comme Crazy Jane ou Rebis va entraîner la Doom Patrol dans des aventures encore plus surréalistes et horrifiques.

Grant Morrison a toujours été un scénariste à part et cela tombe bien, c'est également le cas de la Doom Patrol. Il y a beau y avoir des tonnes d'équipes au sein de l'écurie DC, il y en a peu qui sont aussi décalées que la Doom Patrol. Il faut dire aussi que rien que l'approche est on ne peut plus différente. Ici, le but est bien de se lâcher et de satisfaire un public essentiellement adulte. C'est plus violent, plus noir, presque malsain. Si, sur le principe, c'est déjà très tentant, il ne faut pas oublier non plus que cet opus est considéré, à juste titre, comme étant un incontournable autour de l'équipe. A titre d'information, sachez qu'il y a pas mal d'idées qui ont directement été tirées de ce volume pour la série TV. Cette approche assez singulière peut se voir dès la deuxième ligne de dialogue de Steele Cliff qui déclare "Je vais vous dire, moi. "On" va se la carrer là où je pense. Et profond."

Ce que je vous offre, c'est une raison d'être ! Ensemble, nous pouvons éviter des catastrophes. Lutter contre le mal. Aider les gens.

De manière générale, cette approche est d'ailleurs omniprésente dans l'opus. C'est direct, avec un vocabulaire un peu moins fleuri que d'ordinaire et pas mal de franc-parler de la part des personnages.  Dans le même ordre d'idée, il y a peut-être plus de sang que d'ordinaire, plus de violence, peut-être même un petit peu plus d'horreur à en juger par le visage de certans personnages. Ajoutez à cela le fait qu'ils soient plutôt travaillés et extrêmement touchants, une histoire qui a son lot de retournements de situation et vous avez un bon petit récit. Pour ceux qui veulent lire quelque chose de différent sans taper dans de l'indé, Doom Patrol peut clairement être une bonne option.


Je suis de race mixte, de sexe mixte. Je suis femme et homme et lumière et tènébres, mixte. Mixte.


Pour ce qui est du dessin, la différence entre le premier numéro et le reste de l'oeuvre n'est pas forcément flagrante. Il y a même une certaine continuité graphique. L'univers est si particulier que le dessinateur peut clairement se lâcher et ce, sur de nombreuses planches (comme les dernières du numéro 24). Cela peut concerner les décors ou encore l'ambiance générale mais le plus souvent, cela concerne le design des personnages, bien évidemment. Un petit peu loufoque ou complètement WTF, ils sont, le plus souvent, parfaitement encrées dans l'oeuvre. Pour la plupart d'entre eux, on les imagine même plutôt mal squatter un autre titre de DC Comics, c'est dire. On peut penser au principe des Hommes-Ciseaux qui est vraiment bien trouvé et qui confirment l'idée que le titre est vraiment à part. La colorisation est correcte. Les covers sont plutôt bonnes notamment la cover du numéro 21.


En bonus, vous trouverez une préface de Morrison ainsi que des travaux de recherches et de découpages. Nous allons nous quitter avec un petit extrait de la préface :


Plus j'y réfléchissais, cependant, plus l'idée de retaper la Doom Patrol me plaisait. Le truc qui m'a convaincu, c'était le fait qu'enfant, je ne lisais presque jamais cette revue. Cette BD me foutait les jetons et s'il m'arrivait de parcourir certaines histoires, c'était uniquement pour l'aura noire, quasi malsaine, que dégageaient ces quatre personnages.
C'était décidé. J'allais scénariser Doom Patrol.

 

En Résumé

 

LES POINTS FORTS

- L'approche
- Un vent de fraicheur
- Les personnages
- Les dialogues
- Le design des personnages

LES POINTS FAIBLES

- Un surréalisme qui n'est pas forcément accessible.

 

4

Une lecture différente

Conclusion

Une lecture différente et à l'approche adulte. Si vous voulez tester autre chose que la Justice League ou encore si vous avez aimé la série TV, c'est clairement à tester.